20160609 – News / Education. Pas toujours facile de suivre ses parents aux quatre coins du monde | Courrier international

Les parents ne devraient jamais sous-estimer l’impact d’une expatriation sur leurs jeunes enfants. Témoignage d’une mère.

“Maman, maman, je veux devenir chanteuse. Je veux faire des chansons.” Quand Manika croit découvrir sa vocation, elle vit à Shanghai avec sa famille, qui se prépare à déménager pour un séjour de six mois à Bali avant de rejoindre Singapour. Or, de Shanghai à Singapour, Manika, 6 ans, a un peu grandi et beaucoup changé.
Sa mère, Rashmi J. Dalai, se contente d’abord de sourire, raconte-t-elle sur le site duWall Street Journal. “Mais ma fille a beaucoup insisté. Et moi aussi, à son âge, je voulais écrire des poèmes et des chansons. Moi aussi, j’ai déclaré à mes parents que je voulais être écrivaine. Mais j’étais fille d’immigrés indiens aux Etats-Unis et on m’a encouragée à travailler plutôt les mathématiques et les sciences. C’est même ce souhait ancien qui m’a poussé, trente ans plus tard, à quitter mon pays dans l’espoir de trouver ma voie. J’ai voulu donner à ma fille une chance de suivre ses passions sans attendre aussi longtemps.”

A Bali, Manika commence donc à apprendre la musique. Avec son professeur, elle compose même deux chansons, dont elle choisit les thèmes : se dire bonjour et adieu ; escalader les montagnes les plus hautes. “C’était comme si ma fille tentait de tresser une corde pour rester reliée à toutes les joies qu’elle avait ressenties en Chine, une corde à laquelle elle pourrait s’agripper dans le nouveau monde qui l’attendait.”

A la fin de l’année scolaire, la famille part s’installer à Singapour – et là, tout change. L’ambiance à l’école, beaucoup plus stricte ; l’état d’esprit de la mère de Manika, qui paie plus cher et devient plus exigeante en termes de résultats ; celui de Manika elle-même, qui perd son enthousiasme en même temps que sa voix s’éclaircit : sa vocation semble bien ne pas avoir résisté au déménagement.

Un jour, Manika, en pleurs, confie à sa mère à quel point tout est devenu difficile pour elle, qu’elle aimerait tant revenir à Shanghai, qu’elle regrette de ne plus pouvoir chanter avec ses amis…

Manika va-t-elle arrêter les leçons de musique ? ou bien va-t-elle convaincre ses nouveaux amis de se mettre à la chanson ? Rashmi J. Dalai n’a pas encore la réponse, mais de ces récentes difficultés elle tire quelques réflexions :

J’ai rencontré beaucoup de parents expatriés qui partagent mes préoccupations. Les difficultés que nous rencontrons pour organiser la vie de nos enfants peuvent nous rendre aveugles. Parfois, le souci d’exercer un contrôle sur leur parcours et de lui donner plus de consistance peut nous faire perdre de vue qui ils sont. Tous ces changements incessants nous rendent parfois incapables de comprendre ce qui est en jeu.”

Source : Education. Pas toujours facile de suivre ses parents aux quatre coins du monde | Courrier international

20160609 – News : Les parents français prêts à se sacrifier pour l’avenir de leurs enfants

Selon une enquête, 70 % des parents estiment que financer l’éducation de leurs enfants est plus important que d’épargner pour leur propre retraite.

Les parents français font, plus qu’ailleurs, passer l’avenir de leur enfant avant le leur. C’est ce qui ressort de la troisième étude Value of Education réalisée par l’institut de sondage Ipsos-Mori pour la banque HSBC.

Réalisée auprès d’un échantillon « représentatif » de six mille parents à travers quinze pays, cette enquête s’intéresse à l’attitude des parents à travers le monde face aux études de leurs enfants. Elle donne notamment, activité bancaire du financeur du sondage oblige, un éclairage sur la manière dont ils anticipent ce financement.

Les frais d’études des enfants

Parmi les parents français envisageant des études supérieures pour leurs enfants, 72 % estiment que ce financement est plus important que d’investir ou d’épargner sur le long terme (contre 49 % dans le monde), ou que d’épargner pour leur propre retraite (70 % en France, contre 49 %).

Tous pays confondus, et sur l’ensemble des parents interrogés, si ceux-ci devaient être amenés à réduire leurs dépenses, près d’un tiers affirment que l’éducation des enfants serait la dernière dépense qu’ils sacrifieraient.

La majeure partie des parents prennent en charge les frais d’études de leurs enfants. En effet, ils sont 86 % dans le monde à assurer le soutien financier des études de leurs enfants en incluant les charges annexes (frais d’études, de nourriture, appareils informatiques, factures, telles que le téléphone ou Internet, livres scolaires). En revanche, 59 % estiment qu’en raison de ces charges, il leur est plus difficile d’honorer leurs autres engagements financiers.

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Etudes et planification financière

A l’échelle mondiale, le coût moyen des études supérieures, tous frais confondus, est de 7 631 dollars (6 706 euros) par an et par enfant. Et les Emirats arabes unis arrivent en tête avec un coût moyen de 18 360 dollars (16 134 euros) par an et par enfant. En France, les parents dépensent environ 5 465 dollars (4 803 euros) par an et par enfant pour financer leurs études supérieures.

Conséquence directe de ce coût des études moins onéreux qu’ailleurs : c’est en France (46 %), après le Royaume-Uni (43 %) et l’Australie (44 %), que les parents envisagent le moins de s’endetter pour subvenir à l’éducation de leurs enfants. De même, alors que 67 % des parents dans le monde épargnent pour financer l’éducation de leurs enfants, le Mexique (39 %) et la France (43 %) arrivent en fin de classement.

Cependant les jeunes parents, tous pays confondus, anticipent beaucoup plus que leurs aînés la dépense que va représenter les études. Les jeunes parents issus de la génération Y sont plus prévoyants que leurs aînés. Au niveau mondial, 79 % des jeunes parents âgés de 34 ans ou moins (34 % en France) commencent à planifier le financement de l’éducation de leurs enfants avant que ceux-là ne rentrent à l’école primaire. Cette proportion descend à 52 % pour les parents issus des générations antérieures (21 % en France).

Orientation professionnelle, mobilité et carrière

L’étude s’intéresse aussi à la manière dont les parents dans le monde envisagent l’orientation professionnelle de leurs enfants. Et en particulier de l’avantage ou non d’inclure dans leur parcours une expérience à l’étranger : 67 % considèrent qu’elle serait bénéfique pour leurs enfants (contre 77 % en France) ; parmi eux, 41 % envisagent une expérience professionnelle ou un stage pour leurs enfants et 44 % un programme d’études à l’étranger.

L’étude pointe toutefois du doigt les parents de l’Hexagone qui ne sont que 16 % à envisager d’envoyer leurs enfants étudier à l’étranger, « l’une des proportions les plus faibles au monde ». « Les Français valorisent donc l’expérience à l’étranger plus que les études », analysent les auteurs de l’enquête.

Pour 34 % des parents interrogés, ce qui doit guider leurs enfants dans leur choix d’études est la « sécurité de l’emploi », et pour 35 % « le salaire ». Les Français se distinguent une fois encore« radicalement », selon l’étude, car ils considèrent à 42 % que l’orientation de leurs enfants doit principalement être guidée par leur « idéal de carrière ».

La totalité des parents a aussi été interrogée sur la profession qu’ils voudraient que leurs enfants choisissent. Comme dans l’édition de 2015, le métier le plus plébiscité est la médecine (16 %), suivie par les métiers d’ingénieurs (12 %), l’informatique (8 %).

  • Article de Séverin Graveleau
    Journaliste au Monde

 

Source : Les parents français prêts à se sacrifier pour l’avenir de leurs enfants

20160608 – News :VOTRE AVIS – La fête des parents, est-ce une bonne idée ?

Après une école dans le Var, une crèche à Dijon a décidé de remplacer les traditionnelles fêtes des mères et des pères par une fête des parents. Comme cela, les enfants de familles de même sexe ou monoparentale ne sont plus stigmatisés. Bonne ou mauvaise idée ? à vous de nous le dire.

En juin 2013, la directrice d’une école maternelle à la Môle dans le Var a décidé d’instaurer une fête des parents en lieu et place de celle des mères et des pères. La directrice motivait ce choix par l’évolution sociale de la structure familiale. On était dans l’après loi sur le mariage pour tous (promulguée le 17 mai 2013). La décision de supprimer la fête des pères et des mères dans les écoles pour une fête des parents, a été plus ou moins bien accueilli par les parents et les enfants. Certains ont été perturbés par le fait que l’on brouille les repères.

La fête des parents à la crèche Voltaire de Dijon

A Dijon, la crèche Voltaire a emboité le pas. La structure d’accueil de la petite enfance a elle aussi supprimer les deux fêtes des mères et des pères pour proposer une seule fête des parents. La directrice de l’établissement justifie son choix par la nécessité de ne pas stigmatiser les enfants de parents de même sexe ou de famille monoparentale. Les enfants de la crèche Voltaire ont pu offrir un collier de nouilles à leurs parents que ce soit leur papa ou leur maman.

  • La fête des parents, est-ce une bonne idée ? Témoignez sur Facebook et Twitter et ce mercredi à partir de 7 heures au  03.80.42.15.15.
  • A 7h54, l’invité France Bleu Bourgogne est Daniel Pommpuy, président de l’UDAF 21, l’union départementale des associations familiales de France.

Source : VOTRE AVIS – La fête des parents, est-ce une bonne idée ?

20160608 – News :Les parents doivent être informés et soutenus face à l’alcoolisation des jeunes – La Croix

Les adultes n’ont pas toujours conscience des dangers de l’alcool ni des responsabilités qui leur incombent.

« Les parents sont concernés et responsables »

Sandrine 47 ans, mère de deux enfants, responsable de conférences pour les parents, à l’APEL, dans un établissement scolaire de l’Ouest parisien.

« À partir de 14 ans, c’est le temps des premières soirées ou dîners de classe et du premier contact avec l’alcool. Souvent des produits forts comme la vodka. Donc il est important de sensibiliser les parents. On leur dit que “même à cet âge-là, cela arrive”, et aussi qu’ils portent une énorme responsabilité lorsque la soirée se passe chez eux. L’an dernier, une jeune fille de troisième a été hospitalisée, victime d’un coma éthylique. Les parents doivent en parler avec leurs enfants, les alerter sur les répercussions de l’alcool sur leur cerveau encore inachevé, leur santé, leurs études. Et aussi sur l’urgence absolue de prévenir un adulte si l’un des jeunes se sent mal après avoir absorbé de l’alcool.

Les parents doivent savoir dire non à leur enfant et tenir la règle de l’interdiction de l’alcool avant l’âge de 16 ans, en disant : “Ce n’est pas négociable parce que je suis là pour te protéger”. Comme les jeunes, les parents sont rassurés qu’on leur donne un cadre, qu’on pose le sens de l’interdit. À 14-15 ans, ils sont beaucoup trop jeunes pour rester seuls dans une soirée. Les parents doivent être présents du début à la fin. Lors de l’organisation d’un dîner de classe – en réalité un buffet suivi d’une mini-boom –, les délégués se chargent avec un ou deux élèves de l’achat des courses : pizzas, bonbons, boissons…“T’inquiète pas, on gère”, disent-ils. Justement, on rappelle aux parents qu’ils sont concernés et responsables. Ils doivent se montrer vigilants et bienveillants, passer une tête de temps en temps, vérifier le contenu des sacs des enfants qui arrivent. Certains peuvent apporter en douce des bouteilles d’alcool, voire remplir d’alcool des bouteilles d’eau. »

« Je suis tombé des nues »

François 55 ans, père de trois enfants de 17 à 23 ans

« J’ai longtemps été dans le déni et la naïveté. En clair, je n’ai rien vu venir. Parfois ma collègue de bureau me charriait lorsque je lui racontais les maux du dimanche matin de ma fille aînée. J’étais loin alors de me douter de l’origine de ses symptômes. Une fois, nous lui avons laissé la maison tout un week-end pour une soirée. Elle avait environ 17 ans. En rentrant, nous avons trouvé à l’extérieur un sac-poubelle transparent rempli de bouteilles vides : alcool blanc, bière… Notre fille a fini par admettre que des amis étaient arrivés en milieu de soirée avec des bouteilles. Ce qui avait provoqué un certain grabuge. Je suis tombé des nues, déterminé à ne jamais prêter à nouveau la maison.

À part m’être mis en colère, je ne me souviens pas avoir mis en garde mes aînées sur les dangers de l’alcool. Je réalise mon impuissance par rapport à ma grande fille qui étudie, loin de chez nous, en école de commerce, où on fait souvent la fête. J’ai été plus prudent avec notre fils de 17 ans, lui-même tenté un temps par le cannabis. Une réunion avec un professeur a créé un électrochoc. Notre garçon a été pris en charge par un psy. Par rapport à l’alcool, j’ai peut-être manqué de l’autorité d’un tiers qui nous alerte. J’ai toujours relativisé, pensant que cela leur passerait. Du coup, je suis moins inquiet mais peut-être inconscient de la gravité des risques. »

Recueilli par France Lebreton

Source : Les parents doivent être informés et soutenus face à l’alcoolisation des jeunes – La Croix

20160525 – News : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

Sources d’information, de partage et de réconfort, les réseaux sociaux font partie de la vie des parents d’aujourd’hui, souvent pour le meilleur, mais parfois pour le pire. Quand Geneviève Jetté a lancé son blogue et sa page Facebook Tatouée maman, elle visait à réunir une centaine de mamans tout au plus.

Mais 24 heures après avoir mis son groupe en ligne, la maman de deux jeunes enfants comptait déjà 1 500 abonnés. Aujourd’hui, la blogueuse au bagage d’éducatrice à l’enfance est suivie par plus de 26 000 personnes.

«Au départ, j’ai créé un blogue parce que j’avais besoin d’écrire ce que je vivais en tant que mère», explique-t-elle. Visiblement, celle qui travaille maintenant plus qu’à temps plein sur son blogue et sur les réseaux sociaux associés répond à un besoin réel des mamans qui la suivent. «Dans ma communauté, les mamans cherchent à se comprendre et à se faire rassurer», dit-elle, ajoutant que les mamans échangent énormément entre elles sur ses pages, partageant anecdotes et encouragements.

«Une fille qui a un bébé qui ne dort pas, un chum fatigué et un autre enfant en terrible two a le goût de se faire dire: « Moi aussi j’ai vécu ça, tu vas t’en sortir », et elle a aussi besoin qu’on mette un peu de poudre de fée dans sa vie», fait valoir la blogueuse, qui partage sur Tatouée maman de petits trucs, des coups de cœur, des recettes, des découvertes, des anecdotes et des idées pour rendre le quotidien familial plus doux.

Source d’information à double tranchant
Nancy Doyon, coach familiale, éducatrice spécialisée, chroniqueuse et auteure à succès, tient aussi un blogue et une page Facebook suivis par plus de 25 000 personnes, SOS Nancy.  Selon elle, les gens qui fréquentent ses pages sont moins à la recherche de soutien que d’information.

«Étant donné nos horaires chargés, le web devient un bel outil pour aller chercher de l’information», croit celle qui tourne actuellement de nouvelles capsules de formation pour le web.

Nancy Doyon met toutefois en garde contre les blogueurs qui s’improvisent spécialistes. «Un blogue tenu par un parent qui parle de sentiments liés à la parentalité en général sans s’improviser expert des TDAH, par exemple, c’est très bien, mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui respecte les limites de sa propre expertise.» La coach recommande aux parents de prendre le temps de vérifier les qualifications de l’auteur d’un texte ou d’une vidéo.

Certains réseaux sociaux entretiennent par ailleurs beaucoup de négativisme. «J’ai vu une page Facebook qui s’appelait Enfant TDAH, parents découragés, raconte Nancy Doyon. Il y a rarement du positif là-dedans. Certains parents semblent se trouver une identité à travers les problèmes de leurs enfants. Ces forums, blogues et pages deviennent de longues litanies de plaintes.»

Le fast-food de l’intervention
Toutes ces sources d’information 2.0 influencent-elles la façon dont on est parent aujourd’hui? Tout à fait, croit la coach. «Un des pièges dans lequel les parents ont tendance à tomber est la recherche de petites recettes d’interventions toutes faites sur le web, souligne Nancy Doyon. On est dans le fast-food en termes d’interventions. On désapprend à réfléchir et à observer nos enfants, on pose des diagnostics rapides. À un comportement, on cherche une solution.»

L’éducatrice spécialisée rappelle que chaque enfant est unique. Avant même d’aller chercher des outils sur le web, la meilleure approche est toujours de prendre du recul par rapport à son enfant, son âge, ce qu’il vit, sa personnalité et la relation entre le parent et lui.

Et les parents d’ados?
Si les parents de jeunes enfants sont très actifs sur la toile, les parents d’adolescents semblent être plus effacés. Selon la coach familiale Nancy Doyon, les parents d’ados sont aussi beaucoup moins nombreux à assister à des conférences. Deux explications possibles, selon elle : soit les parents ont acquis une sorte de sentiment de compétence, soit ils ont démissionné.

Voici quelques données provenant des États-Unis.

  • 14 %. des mères américaines bloguent.
  • 3,4. Nombre moyen de réseaux sociaux auxquels les mères américaines sont abonnées.
  • 17,4 heures. Nombre d’heures que les mères passent sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

Source : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

20160523 – News : Pourquoi les vacances en famille sont-elles toujours compliquées ? – metronews

PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres… mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe.

Quand Belle-Maman nous a proposé l’an dernier de partir en vacances avec eux en Bretagne pour rejoindre belles-sœurs et beaux-frères, je n’ai vu que l’occasion de passer une bonne semaine, en famille et au grand air. C’était sans compter les repas à heure fixe, la visite de tous les musées du coin et sept enfants pas vraiment compatibles. On ne m’y reprendra plus.

Juliette Allais, psychanalyste transgénérationnelle, présidente du CERFAT et auteure de  Guérir de sa famille –  Se libérer des souffrances du passé,(Eyrolles) décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

► Ce qui se passe
« Partir, c’est perdre ses repères. Ceux qui, habituellement, nous sécurisent. Cette insécurité peut créer de la tension. Car, une fois arrivé à destination, il faut retrouver son nid ou le refaire. Cela demande une bonne dose d’énergie parce que chacun va être sollicité et devra s’adapter au nouvel environnement pour quelques jours ou semaines. Là, dans ce nouveau cadre, et tous ensemble transvasés, les échappatoires ne sont plus les mêmes. Ainsi, s’isoler n’est pas toujours possible. On ne peut pas fuir, à l’image d’une cocotte-minute d’où la pression ne pourrait pas s’échapper. La pression vient du fait qu’il faut réussir ses vacances en famille, imaginées comme idéales. Au quotidien, nombreuses sont les occasions d’être en conflit, là elles gagnent en visibilité. Dans un environnement plus restreint qu’à l’accoutumée où l’on manque d’espace, ajouté au désœuvrement du déplacement, toutes les occasions de frictions remontent à la surface. D’autant que la famille alimente naturellement ces tensions-là. Bien qu’elle soit aussi le dernier bastion où l’on peut se réfugier, il n’est pas rare de s’y sentir coincés par les conflits larvés, les non-dits et tous ces ressentiments que l’on emmène aussi en vacances », explique Juliette Allais.

Concrètement, les vacances en famille permettent, parfois dans la douleur, de faire la différence entre rêve et réalité. On adorerait que ça se passe bien, mais dans les faits c’est pugilat party !

► Ce que l’on ressent
« La colère peut se traduire par du ressentiment, de l’agacement ou de l’irritabilité. Mais aussi Par la sensation d’être soumis et impuissant il y a quelque chose d’assez négatif. En colère mais pas suffisamment autonome pour décider de son temps et de son espace, au fil des jours, cela peut s’avérer dévalorisant. Le fait d’agir à contrecœur, conduit à se sentir prisonnier. Quand, à l’inverse, on parvient à conserver un espace pour soi, alors dans ce cas, les vacances peuvent être agréables. En fait, cela dépend du contexte dans lequel on part. Si tout est imposé, du lieu, aux activités aux personnes avec lesquelles on séjournera, alors la situation est d’emblée à risques. Nécessairement, ressentiment et colère, bien que masqués, finissent par remonter à la surface. Au final, on se le fait payer ou on le fait payer aux autres. Il y aura toujours de l’agressivité dans l’air, déclenchée par le mauvais temps, à une activité non choisie ou un restaurant pas si bon. Tout ce qui est frustrant, va servir de déclencher ravivant l’insatisfaction qui, va pouvoir exploser alors qu’on ne s’y attendait pas. Tout à coup, la personne frustrée montre son agressivité masquée pour ce qui semble être un détail pour les autres », poursuit-elle.

Qui n’a jamais assisté à un pétage de câble pour des spaghetti trop cuits ou une brique de lait laissée vide dans le frigo ?

► Comment s’en sortir ?
« L’objectif est de préciser les choses avant le départ. Pouvoir en parler, choisir la destination ensemble comme les activités. Il vaut mieux être acteurs de ses vacances en libérant la parole et en précisant ce qui pourrait inquiéter. Plus la situation est claire en amont, moins stressants seront les jours, une fois sur place. Il faut pouvoir être capable de se dire les choses, de suite sans dramatiser, d’adulte à adulte. On a le droit de dire que l’on ne veut pas faire telle activité. Cette liberté dépend du respect qui circule au sein de la famille. Arrivé à destination, le dialogue doit se poursuivre avec le maximum d’ouverture mais toujours sans jugement. Partir ensemble n’implique pas de tout faire ensemble, des repas aux activités. Déjeuner ailleurs ou en décalé offre une respiration. Un moment à soi. Mais dans les familles, cela ne va pas toujours de soi, car l’ingrédient de la tolérance n’y est pas forcément présent. Dans certaines circonstances, il vaut mieux ne pas partir tant les conflits possibles sont nombreux. La famille est un lieu où l’on doit sortir de la position infantile. Il faut vraiment être adulte pour que ça marche. Et notamment avec ses parents, pour en finir avec la dépendance. Les vacances sont toujours un révélateur du degré de liberté que l’on s’accorde », conclut la psychanalyste.

Pour m’octroyer le degré maximum de liberté, je laisse la famille partir sans moi. Repos garanti.

Source : Pourquoi les vacances en famille sont-elles toujours compliquées ? – metronews

Avis Pimpf : Autant j’adore mes parents , ma famille et belle-famille  , mais il est vrai que parfois imaginer passer de longues vacances en famille est parfois source de stress , car malgré tout quand tu vas ainsi chez les autres tu dois t’adapter aux habitudes et aux us et coutumes des personnes qui t’accueilles ( même tes parents) et la tu t’aperçois vite que tu n’as plus les mêmes habitudes ni le même rythme ( surtout à la limite quand tu as des enfants).

En plus dès que tu cumules plusieurs membres de la famille , frères, sœurs, cousins ,amis de la famille , on cumule un peu des fois des sources de tension. je ne dis pas que c’est à chaque fois et en permanence mais cela peut être source de tension de stress et autres, et quand tu es chez les autres tu n’impostes pas ta loi si ce n’est sur un point sur l’aspect famille, à titre perso  je n’accepte pas trop que mes parents ou beaux parents imposent la loi sur les enfants ( sauf si c’est justifié c’est à dire qu’ils touchent à des objets qu’il ne faut pas ou des comportements inappropriés), même si on est à l’extérieur et que les enfants sont la cela reste aux parents de gérer leurs enfants  mais souvent avec nos propres parents on a l’impression de nouveau d’être rétrogradé au statut d’enfant et la grande autorité parentale fait foi … non non pas à mon sens ( oui je sais on va me répondre  je n’ai qu’à le prendre plus cool mais quand on devient adulte , on a du mal à ce que quelqu’un en plus parmi ses proches remettent en cause son statut de parent et son autorité ceci devant ses enfants…)