20161221 – L’orgasme, une obligation ?

Aujourd’hui, l’orgasme est partout : les magazines féminins le célèbrent et les injonctions sur la jouissance se multiplient. Jouir devient une norme incontournable, à l’origine de souffrances psychiques et de troubles sexuels. La Journée mondiale de l’orgasme, le 21 décembre, est une belle occasion de dire stop au culte de la performance et de la jouissance à tout prix, pour une sexualité épanouie et sans pression.

Les informations sur la sexualité se sont multipliées et elles favorisent l’éducation sexuelle lorsqu’elles sont pertinentes. Elles se révèlent dangereuses lorsqu’elles ne le sont pas : elles alimentent alors une société axée sur le culte de la performance et de la jouissance à tout prix. Selon le Dr Brenot*, on parlait peu de sexualité il y a trente ans. Il y a vingt ans, le désir féminin a été abordé et maintenant, l’orgasme est partout. « On en parle trop et il devient une norme », critique-t-il en dénonçant un véritable « terrorisme de l’orgasme ». Celui-ci s’expliquerait par la présence permanente du porno, organisé sur le modèle masculin (on voit les hommes jouir, mais la jouissance de la femme est peu représentée).

Ne pas jouir à chaque fois, un droit ?

Si certaines femmes ont un orgasme à chaque rapport, d’autres ne le font pas et ne sont pas frustrées pour autant car elles ont vraiment du plaisir ! Mais elles subissent une véritable tyrannie, celle de jouir à chaque fois. Ce qui n’est pas forcément en accord avec la physiologie féminine, différente de celle de l’homme : « Il y a une sorte de modèle imposé de la jouissance masculine, la femme doit jouir lors de chaque coït, sur un mode quasi-masculin, dénonce le Dr Philippe Brenot. Si la majorité des hommes ont un orgasme à chaque coït, c’est beaucoup plus variable au niveau féminin. Mais ce n’est pas moins jouissif : les femmes jouissent de multiples façons ! »

Quant aux hommes, certains subissent l’injonction de faire jouir leur partenaire à chaque rapport, faute de quoi ils ne seraient pas assez performants : « Ce qui traduirait une sorte de sentiment de toute puissance, les hommes pensant à tort être à l’origine de la jouissance féminine, estime-t-il. Or la jouissance féminine a peu de lien avec la performance de l’homme. »

Par exemple, une femme peu disponible à l’orgasme pour X raisons (trop de préoccupations, de stress, de fatigue,…) peut tout de même avoir envie de faire l’amour, sans pour autant vouloir jouir à tout prix. Les efforts répétés de son amant seront alors à l’origine de conflits au sein du couple et parfois même de ruptures, d’après le sexologue, certains hommes ne supportant pas d’avoir une partenaire qui ne jouit pas à chaque rapport.

L’inverse peut être vrai aussi, la femme peut se sentir très frustrée de ne pas voir éjaculer et prendre du plaisir son partenaire à chaque fois.

La course à l’orgasme, à l’origine de troubles

On en arrive à une situation ubuesque où les retrouvailles charnelles, qui devraient se suffire à elles-mêmes, mènent à des troubles sexuels et des conflits conjugaux ! « Cela donne des complexes aux femmes qui pensent ne pas être normales et consultent pour cette raison, regrette le Dr Brenot. Certaines femmes n’ont pas d’orgasmes profonds (NDLR : anciennement appelés vaginaux), mais elles ont énormément de plaisir ! » Bien sûr, s’il y a des interrogations douloureuses et de la souffrance, il est conseillé d’en parler à un sexologue, qui pourra dédramatiser la situation ou entamer une prise en charge si elle est vraiment nécessaire.

Autre injonction récurente et insensée : les magazines féminins prônent régulièrement la supériorité de l’orgasme simultané, les orgasmes non simultanés étant jugés comme égoïstes. « Certains couples à la recherche de cette nouvelle injonction, abîmeront leur sexualité, déplore le sexologue. Ils ne trouveront pas cette soi-disant harmonie sexuelle et seront déçus à chaque fois…  » 

Il est nécessaire d’avoir conscience de ces injonctions pour mieux s’en détacher ; ne pas rechercher l’orgasme à tout prix est le meilleur moyen de se faire plaisir. « La jouissance partagée n’est pas obligatoire ni simultanée », conclut Philippe Brenot. Et que les femmes se rassurent : il y a de multiples formes de jouissances et elles se valent toutes !

* Le Dr Philippe Brenot est psychiatre et anthropologue, directeur des enseignements de sexologie à l’université Paris-Descartes, et auteur d’un blog intitulé Liberté-Egalité-Sexualité.

Source : L’orgasme, une obligation ?

20161216 – Pourquoi l’homme a perdu l’os de son pénis au fil de l’évolution – LCI

#SANTÉ: DIS POURQUOI – Les singes ont un os pénien. Les hommes, non. Cette différence a intrigué des scientifiques britanniques qui ont voulu en savoir plus… Et l’explication pourrait en surprendre plus d’un.

Source : Pourquoi l’homme a perdu l’os de son pénis au fil de l’évolution – LCI

20161214 – Les langues qu’il faut parler pour trouver un job – Yahoo Finance France

Espagnol ou allemand ? Le choix, fait dès le collège, a pourtant une incidence sur la recherche d’emploi…

Source : Les langues qu’il faut parler pour trouver un job – Yahoo Finance France

20161212 – Comment faire durer son couple ? – Marie Claire

Après être tombée amoureuse, le plus difficile reste de faire durer son couple. Conseils, solutions miracles ou règles de bonne conduite : voici tout ce qu’il faut savoir pour faire rimer « amour » avec « toujours ».

Le défi principal dans la vie de couple est de faire durer les sentiments entre les partenaires, et ce, quel que soit l’âge auquel l’amour nous tombe dessus ou la configuration du couple en question. Après les premiers émois, les symptômes du coup de foudre s’amenuisant, il faut trouver des astuces et des réflexes pour minimiser l’impact du temps qui passe.

 

Ainsi des recettes miracles pour faire durer son couple pullulent sur la toile. Equations mathématiques, tests ou conseils pleins bon sens : grâce aux forums et aux sites spécialisés, on trouve des myriades de méthodes plus ou moins conventionnelles afin d’attiser la flamme.

 

COMMUNICATION ET SOUVENIRS : DES ÉLÉMENTS INDISPENSABLES POUR FAIRE DURER LE COUPLE

 

Mots doux, petites attentions, compliments et moments à deux : autant d’ingrédients romantiques qui permettent de faire rimer « amour » et « toujours ». Des éléments qui servent avant tout à fluidifier la communication dans le couple, premier critère de réussite pour la durabilité du couple.

 

En effet, c’est en se parlant et en partageant leur ressentis que les partenaires vont pouvoir se projeter dans l’avenir. Sans oublier de se créer des souvenirs communs, qui vont les aider à construire leur histoire.

 

DES SOLUTIONS ADAPTÉES À CHAQUE INDIVIDU 

 

Si certaines méthodes à l’instar du 2-2-2 semblent avoir fait leurs preuves, il ressort toutefois des études et des récits, que la solution miracle pour faire durer le couple à coup sûr, n’existe pas réellement puisque chaque individu a des attentes différentes et que chaque couple a sa propre histoire.

 

Relations à distance ou duos fusionnels : chaque « modèle » de relations a des besoins divers pour alimenter leurs sentiments, rassurer l’autre, et faire perdurer le désir et l’envie.

Par Emmanuelle Ringot

Source : Comment faire durer son couple ? – Marie Claire

20161212 – Faut-il en finir avec la vie en couple ? – Libération

Si vivre en couple demeure la situation conjugale la plus répandue – les familles «traditionnelles» de parents mariés représentent encore, selon l’Insee, plus d’une famille avec enfants mineurs sur deux – les unions qu’elles soient contractualisées ou non sont toutefois plus fragiles. Les séparations augmentent et les mises en couples sont plus tardives : la vie à deux perd du terrain. Face à ce constat, le couple est-il amené à disparaître ? Faut-il le bazarder d’autant qu’il reste le lieu de nombreuses inégalités entre homme et femme ?

Pour le philosophe Alain de Botton, les réformes doivent avoir lieu au sein même du couple. Il s’agit d’abord d’en finir avec l’idée que l’amour se termine inéluctablement et de prêter une attention aux choses du quotidien, même les plus triviales. Quant à Marcela Iacub, directrice de recherches au CNRS, le ménage étant le lieu de la domination sexuelle, il est urgent d’en sortir et d’inventer de nouvelles formes de relations et d’associations entre les individus.

Alain de Botton «L’amour est une compétence»

En Angleterre, son pays d’adoption, on le surnomme «Docteur Love». Depuis qu’il a publié, à 22 ans seulement, sa Petite Philosophie de l’amour, le journaliste et écrivain suisse, Alain de Botton décrit avec simplicité les rouages du sentiment amoureux. Son dernier opus, Aussi longtemps que dure l’amour (Flammarion, 2016), raconte l’histoire de Rabih et Kirsten, un couple d’Ecossais, et vise à changer notre regard sur la manière de vivre à deux.

Lire l’interview dans son intégralité

Marcela Iacub «Une entité amenée à disparaître»

Le constat est sans appel : la Fin du couple, tel est le titre du dernier essai de Marcela Iacub qui vient de paraître aux éditions Stock. La directrice de recherches au CNRS et chroniqueuse à Libération y poursuit l’enterrement du couple, institution qu’elle considère obsolète, violente et inégalitaire, en particulier pour les femmes.

Lire l’interview dans son intégralité

LIBERATION

Source : Faut-il en finir avec la vie en couple ? – Libération

20161212 – Un couple autorisé à congeler le cordon ombilical de son bébé

Le tribunal de Grasse a donné son accord à la procédure pour des raisons thérapeutiques, a expliqué lundi l’avocat des parents.

Source : Un couple autorisé à congeler le cordon ombilical de son bébé

20161212 – Le porno, une menace pour le couple ? | PassionSanté.be

Le fait de regarder des films X peut-il détériorer les relations de couple au point de conduire à la séparation ? En tout cas, quand l’un des partenaires s’y met, le risque augmente.

Ces données sont globales, bien sûr, et elles seront fortement nuancées selon les cas. Néanmoins, indique cette équipe américaine (université de l’Oklahoma), il existe une tendance assez nette. Les chercheurs ont suivi par vagues successives (sur une longue période de temps) quelque 6.000 personnes vivant en couple. Lors des interviews, il leur était demandé si elles avaient regardé au moins une vidéo pornographique pendant l’année écoulée, et si c’était – ou pas – la première fois depuis qu’elles évoluaient en couple. Et il s’avère que c’est ce second point qui fait toute la différence.

En effet, commencer à regarder du X augmente sensiblement le risque de séparation : de 6% à 11% dans l’ensemble, sachant que l’effet est plus marqué chez les femmes (de 6% à 16%) et chez les jeunes. Un autre élément porte sur le bien-être dans le couple. Parmi les répondants qui indiquaient au départ un haut degré de bonheur, l’intrusion du porno joue un rôle beaucoup plus néfaste – le risque de séparation passe de 3% à 12% – que chez ceux qui jugeaient la relation peu satisfaisante.

« Nous pensons que l’usage de la pornographie – un comportement peut-être découvert de manière fortuite par l’autre partenaire qui le prend très mal – peut briser une union heureuse, alors que cela ne semble pas contribuer à empirer une relation peu épanouissante », avancent les chercheurs. La question consiste aussi à savoir si la consommation de porno peut être considérée comme une cause de la détérioration du couple ou si elle doit être perçue comme un symptôme de la dégradation d’une relation. Les auteurs insistent sur le fait qu’ils n’ont pas d’agenda à l’esprit, en ce sens qu’ils ne soutiennent pas le bannissement de la pornographie sous le prétexte qu’elle soit susceptible de nuire aux couples. « Il ne s’agit pas d’une croisade morale, mais nous pensons qu’il est utile d’informer et d’attirer l’attention sur le fait que la pornographie, dans certaines circonstances, peut avoir des conséquences sérieuses, et nous invitons les couples à ne pas négliger cet aspect ».

Source: American Sociological Association (www.asanet.org)
publié le : 12/12/2016 , mis à jour le 11/12/2016

Source : Le porno, une menace pour le couple ? | PassionSanté.be

20161211 – La face cachée du sexe féminin

Le désir féminin serait insondable, indéchiffrable, voire incompréhensible. Cette conception a le fâcheux effet de disqualifier une libido bien réelle, nous dit la chroniqueuse de La Matinale, Maïa Mazaurette.

Cachez ce sexe qu’on ne saurait voir – depuis la feuille de vigne, nous avons bien compris le message. Quand on cache le sexe, on cache la sexualité… Mais si un sexe est « naturellement » caché, la sexualité devrait-elle l’être aussi ? Peut-on être censurée de naissance ?

Vous connaissez la chanson : le sexe féminin serait contrariant parce que invisible, au contraire de celui des hommes, qui ont un pénis bien en évidence, aux excitations spectaculaires, contenues entre l’érection et l’éjaculation.

Les femmes seraient non seulement affublées d’un orifice, mais elles en seraient un tout entier. Leur désir serait impalpable. On ne sait ni quand une femme mouille, ni quand elle ovule, ni quand elle jouit, et ça commence à faire beaucoup. D’où, d’ailleurs, notre condamnation de la simulation – si on pouvait passer les femmes au détecteur de mensonge, on le ferait (on n’aimerait pas les résultats).

Tout cela est charmant (pas vraiment) et peut sembler pratique (pas non plus). Pourrait-on maintenant faire une pause dans la malhonnêteté intellectuelle ? Déjà, le pénis des hommes n’est pas si évident que ça – même les chanceux affublés ici-bas d’une andouillette king-size 5A ont une fâcheuse tendance à porter des vêtements (ah, les prudes).

Un set génital impressionnant

Même dans l’intimité, la majorité se couvrira de pyjamas ou de boxers – un coup de froid est vite arrivé. Dans l’espace public, le pénis n’est pas plus visible qu’un vagin, et si certains hommes le voient partout, tout le temps, ça s’appelle de l’obsession (personnellement, je parviens à regarder même Rocco Siffredi dans les yeux).

Ensuite, réduire le sexe féminin à un orifice, expliquer que les femmes se construisent dans l’absence, c’est 1) amusant, 2) condescendant, mais il faudrait peut-être leur demander leur avis. Les petites filles ayant reçu une éducation féministe n’ont pas grandi dans l’amputation.

Non seulement nous avons un sexe visible, merci bien, ça s’appelle une vulve, mais quid de cette histoire de trou ? Je suis désolée d’enfoncer des portes ouvertes, mais quelle est cette absence qu’on peut toucher, qui se contracte, qui pulse, qui a des demandes, et ce, dès les premières années ? Dans quel monde vivent les personnes qui parlent d’orifice – s’imagine-t-on que les filles mettent leurs mains dans leur culotte pour n’y trouver qu’un vide, une matière noire ? Que, même sans curiosité graphique, elles ne connaîtraient jamais ni leur goût ni leur odeur ? Qu’elles seraient prises de cécité systématique devant leurs sécrétions ?

On nous renvoie au trou comme si les parois vaginales restaient écartées, propices aux courants d’air. Comme si nos pauvres cerveaux femelles n’allaient jamais vraiment intégrer qu’une fente remonte à l’utérus – un set génital impressionnant, complet, plaisant et reproduisant. C’est exactement comme si on disait que les hommes sont un trou parce qu’ils ont un urètre. Exactement comme si on leur assénait que leur sexe était invisible, parce qu’ils ne peuvent pas voir l’intérieur de leurs testicules. Misère.

Hypocrisies

Cette conception toute politique du corps humain implique une curiosité sans borne pour le désir féminin, toujours à décrypter, contrairement au désir masculin qui serait aussi solide et constant qu’une batte de base-ball (ne vous flattez pas). Comme s’il fallait choisir entre subtilité et bourrinage. Comme si l’excitation sexuelle féminine restait nébuleuse, désincarnée (car comment incarner un trou ?), avec des pâquerettes pour la déco.

En bonnes chérubines dénuées de sexe, éternelles enfants, nous pourrions ignorer le sang qui s’accumule dans les zones érogènes, nous zapperions la lubrification, nous passerions à côté des contractions musculaires. Bienheureuses les femmes, purs esprits flottant au-dessus des réalités matérielles, jamais distraites, dérangées par rien, plus productives au boulot !

Alors d’accord : le désir féminin est plus compliqué à remarquer que le masculin. Tout serait affaire de contraste. Le premier problème, c’est que cette conception binaire invisibilise et disqualifie la moitié de la libido humaine. Le deuxième problème est qu’on ne puisse, en 2016, envisager le corps féminin qu’en relation avec le corps masculin, ou du moins à travers un regard masculin forcément neutre (un intéressant retournement du concept de norme, puisqu’il faudrait moins de la moitié de la population pour créer cette norme).

Outre la pauvreté de cette conception du sexe façon saint Thomas (« Si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point »), on se lasse de telles hypocrisies. Demander à voir, c’est dénier à l’autre une part d’intimité. C’est vouloir tout comprendre pour mieux contrôler. C’est affirmer son désir contre celui de l’autre.

On castre les femmes

De toute façon, s’il fallait voir le désir féminin, pourquoi s’acharner à le couvrir ? Pourquoi ce double standard qui veut qu’un homme puisse montrer ses seins, mais pas une femme, alors même que cette tolérance permettrait de rendre visibles au moins certaines manifestations d’envie ? Pourquoi nous priver de parole sexuelle, de mots cochons, de la liberté de faire des avances (« Dans la bouche d’une femme c’est vulgaire ») ?

Pourquoi célébrer le mystère féminin, alors qu’on se plaint de cette opacité ? Pourquoi cette constante censure – les seins allaitants, les corps trop déshabillés sur les panneaux d’affichage, les corps trop politiques sur la plage ?

Plutôt que de s’interroger sur un désir intrinsèquement invisible, il faudrait se demander pourquoi nous refusons de voir. Pourquoi nous détournons, non pas notre regard, mais des corps en entier. On peut avancer des raisons morales ou religieuses, du double standard, une pudeur sélective. Mais aussi de la méchanceté : on castre les femmes. On les réduit à des orifices, on les réduit au vide. On tente de les anéantir. Ce n’est pas très sympa.

Même si le désir féminin était réellement invisible, on pourrait toujours le rendre dicible. Il suffirait de nous poser la question. Il suffirait de nous demander si nous avons envie. Une fois encore, si l’ordre social s’en abstient, c’est dans l’intérêt des hommes : ne pas savoir, c’est pouvoir outrepasser.

Si les femmes ne peuvent pas exprimer leur désir, il est quasiment justifiable de se raconter soit qu’elles sont toujours consentantes (c’est dans leur nature animale) soit qu’on s’est mal compris (ah, le viol par erreur de communication ! Presque aussi crédible que le crime par passion ou la violence domestique par amour).

Le sexe féminin n’est pas invisible : nous refusons de le voir. Il n’est pas impensable, seulement ignoré, par paresse intellectuelle et par pur égoïsme. Et pourtant. Le désir des femmes est là, présent, complexe, tissé de chair, de neurones et de terminaisons nerveuses. Il est mesurable. Malgré notre culture du déni, il parvient à exister, il commence même à s’exprimer : le sexe parle, tendons l’oreille – ça nous changera.

  • Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/12/11/la-face-cachee-du-sexe-feminin_5047052_4497916.html#1f6LzejdioqAtUtt.99

Source : La face cachée du sexe féminin

20161210 – Pourquoi vous êtes malheureux en couple, expliqué par un spécialiste de l’économie comportementale

L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs.

 

VIE DE COUPLE – Vous vous réveillez, un matin, à côté de votre moitié, et vous demandez « est-ce que c’est vraiment de ça dont j’ai envie pour le reste de ma vie? » Si vous vous reconnaissez, l’avis de ce spécialiste d’économie comportementale va vous intéresser.

Dans une vidéo mise en ligne le 29 novembre sur Youtube et dont vous pouvez découvrir un extrait traduit ci-dessus, l’économiste Dan Ariely explique que les couples condamnent leur relation dès lors qu’ils se mettent à idéaliser les options extérieures qui s’offrent à eux.

Pour étayer son propos, il compare le couple au recrutement d’un PDG pour une entreprise: pourquoi vouloir recruter un PDG extérieur et le payer plus cher, quand on a un employé plus qualifié sous ses yeux? Réponse: quand on regarde quelqu’un ou quelque chose d’un point de vue global, on ne voit pas les défauts, seulement les qualités.

« Une relation s’améliore quand on investit dedans »

C’est pareil avec le couple. Allongé à côté de quelqu’un dans son lit, on ne peut pas faire abstraction des défauts de cette personne. En revanche, on imagine toutes les rencontres qu’on pourrait faire via Tinder ou Facebook et on idéalise ces personnes. En réalité, si on apprenait à les connaître, elles ne seraient pas plus parfaites que celle qui dort à côté de nous.

Il établit une autre comparaison avec le bail d’un appartement. Si on devait signer son bail tous les jours, et non pas pour un an, deux ans, ou pour une durée indéterminée, s’investirait-on autant dans celui-ci? Peindrait-on les murs, y accrocherait-on des cadres? Probablement pas.

« Etre en couple mais en ayant seulement un pied dans la relation, en pensant continuellement que le monde extérieur est plus tentant et plus intéressant, ce n’est pas une bonne recette pour investir dans cette relation », explique-t-il dans cette vidéo. « Ce n’est pas un jeu à somme nulle. Une relation s’améliore quand on investit dedans. »

Découvrez la vidéo en entier (en anglais):

https://youtu.be/XkIJv0ze9yk

Source : Pourquoi vous êtes malheureux en couple, expliqué par un spécialiste de l’économie comportementale

 

Avis Pimpf : comme dans tout type de relation quand il n’y a qu’une seule partie qui s’investit réelement dans une relation, elle finit par se lasser avec le temps

20161204 – Le Royaume-Uni autorise les bébés à trois parents – leJDD.fr

L’ADN nucléaire de l’ovule de la mère est introduit, avec le sperme du père, dans l’ovule sans  noyau de la donneuse saine. (The Scientist)

Un petit garçon conçu au Mexique par fécondation in vitro (FIV) à partir de l’ADN d’un homme et celui de deux femmes est né au mois d’avril. Annoncée en septembre, l’information a relancé la controverse sur « les bébés à trois parents ». L’idée de certains chercheurs est de limiter le risque de transmission de maladies génétiques rares par la mère en utilisant une technique d’assistance à la procréation testée depuis près de vingt ans. L’expérience ayant conduit à la naissance de cet enfant a été menée au Mexique, pays qui n’a pas légiféré sur le sujet.

Pour l’instant, seul le Royaume-Uni a autorisé en théorie cette pratique controversée et un feu vert pour des essais cliniques, prélude à des grossesses, pourrait y être donné le 15 décembre. « Le but est de permettre à une femme porteuse d’une anomalie génétique d’être la mère biologique de l’enfant », décode le biologiste de la reproduction Samir Hamamah, du CHU de Montpellier.

« Plus de risques que de bénéfices »

Selon un tel protocole, la mère porteuse d’une maladie mitochondriale transmet à son bébé les gènes non mutés contenus dans le noyau de ses cellules (ADN nucléaire) mais pas ceux, beaucoup plus rares, qui se trouvent dans les mitochondries (ADN mitochondrial), les centrales énergétiques des cellules. Ces quelques gènes-là sont apportés par une donneuse, le « troisième parent ». « On extrait l’ADN nucléaire de l’ovule de la mère et on l’introduit, avec le sperme du père, dans l’ovule sans noyau de la donneuse dont le génome mitochondrial est sain », précise le professeur Hamamah.

Mais pour lui, cela « comporte plus de risques que de bénéfices », car « l’ADN porteur des mutations n’est pas totalement éliminé ». Une étude publiée cette semaine dans la revue Nature suggère de contourner la difficulté en choisissant une donneuse dont l’ADN mitochondrial est « compatible » avec celui de la mère. Samir Hamamah, toujours prompt à dénoncer le retard français en matière d’assistance à la reproduction, accueille cette nouvelle avec scepticisme : « La médecine offre déjà une solution à ces femmes : le don d’ovocytes. Certes elles ne transmettent pas leur patrimoine génétique mais elles portent l’enfant conçu avec le sperme de leur mari. Les Anglo-Saxons sacralisent trop le tout-biologique. »

Anne-Laure Barret – Le Journal du Dimanche

Source : Le Royaume-Uni autorise les bébés à trois parents – leJDD.fr

 

Avis Pimpf : On est loin d’être dans ce genre d’approche dans notre société française ou même au niveau religieux malheureusement… que de chemin encore à faire parcourir , cela reste dans mes points de discours par mes représentants officiels  ou religieux pour lesquels je n’ai pas du tout la même opinion et vision