20160920 – News : S’occuper de sa famille, plus difficile qu’il y a 30 ans ?

Une étude montre que 65 % des Français jugent la vie familiale plus dure qu’auparavant.

Difficultés financières et individualisme grandissant sont pointés du doigt.

Pour presque les deux tiers des Français (65 %), il est plus difficile de s’occuper de sa famille aujourd’hui qu’il y a 30 ans. Principale raison : la dégradation de la situation financière causée par le développement du chômage et de la précarité, générant une baisse du pouvoir d’achat. Ces phénomènes sont d’ailleurs tous les deux cités comme des obstacles pour le bon fonctionnement des familles par plus de la moitié des personnes interrogées (respectivement 56 et 54 %).

Telle est la conclusion d’une étude Kantar Sofres publiée lundi et réalisée en juillet dernier auprès de 1 007 interlocuteurs pour le compte de l’association d’aide à domicile ADMR. Parmi les facteurs facilitant la vie familiale, 50 % des sondés mentionnent le développement des services à domicile et 44 % l’aide fournie par les structures d’accueil extérieures comme les crèches ou les maisons de retraite. Les nouvelles technologies (36 %) et l’allongement du temps libre et de l’espérance de vie (tous deux 34 %) viennent ensuite.

Individualisme, prix du logement, obligations professionnelles…

Mais pour beaucoup, ces éléments ne suffisent pas à contrebalancer les difficultés rencontrées par les familles. Comme, pour 46 % des personnes interrogées, la montée en puissance de l’individualisme et la disparition des valeurs traditionnelles. Parmi les écueils à surmonter, la distance géographique entre les membres de la famille (45 %), le prix du logement (42 %) et les obligations professionnelles des deux parents (42 % également) sont également vus comme des problèmes importants.

Les Français sont par ailleurs une nette majorité à ne pas estimer suffisantes les actions de l’Etat destinées aux personnes âgées, malades ou en situation de handicap.

: pour 65% des Français, il est plus difficile de s’en occuper aujourd’hui qu’il y a 30 ans http://ow.ly/Nyya304nGbk @ADMRun

Source : S’occuper de sa famille, plus difficile qu’il y a 30 ans ?

20160914 – News : Cette nouvelle série de photos positives sur le corps est encourageante

La positivité du corps est en plein essor aujourd’hui. Ce matin, nous avons rapporté la campagne Women’s Equality Party’s visant à booster la diversité durant la fashion week de Londres en encourageant les designers à utiliser des modèles grande taille. Et il semblerait que le WEP ne soit pas le seul à vouloir faire changer les choses à propos du manque de diversité dans le monde de la mode.

Une nouvelle campagne vise à augmenter la diversité dans l’industrie de la mode. [Photo : Instagram/allwomanproject]

Le All Woman Project est une nouvelle campagne créée par Charli Howard, une mannequin taille 34 à qui l’on avait dit qu’elle était « trop grosse » pour travailler dans la mode, et Clémentine Desseaux, une bloggeuse et mannequin.

En dépit des demandes incessantes faites aux publicitaires et aux magazines pour qu’ils utilisent une plus grande représentation de mannequins reflétant mieux la femme normale, les femmes doivent toujours chercher longtemps avant de trouver une femme ayant leur morphologie sur les panneaux publicitaires, les podiums et les publicités pour la mode. Et Charli et Clémentine en ont marre.

Ces superbes images ont pour but d’aider les femmes de toutes tailles à se sentir mieux représentées dans le monde de la mode. [Photo : Instagram/allwomanproject]

Le duo a décidé de réunir une équipe diversifiée de mannequins afin de les faire poser ensemble pour une série de photos incroyablement encourageantes, pour ne pas dire magnifiques. Photographié par les mannequins et photographes Heather Hazzan et Lily Cummings, le All Woman Project réunit des visages familiers chez les mannequins grande taille comme Iskra Lawrence, Denise Bidot et Barbie Ferreira, ainsi que le top androgyne Elliot Sailors, l’activiste Shivani Persad et la rappeuse Victoria Brito.

L’objectif est simple. Aider toutes les filles, peu importe leurs silhouette, taille, âge ou race à se sentir mieux représentées dans les médias.

« Nous voulons que toutes les jeunes filles qui regardent les magazines de mode y voit une représentation de leur silhouette ou de leur appartenance ethnique, quelque chose que la plupart d’entre nous n’avons pas connu », a expliqué Clémentine à propos de l’idée derrière la campagne.

Les femmes ont partagé ces images sur les réseaux sociaux. [Photo : Instagram/allwomanproject]

Et le message envoyé est important.

« Ce projet a été mis en place parce que nous pensons toutes les deux que les grandes marques peuvent faire preuve de plus de diversité dans leur choix de mannequins et de silhouettes », explique Charli.

« Nous espérons que le All Woman Project va prouver que les mannequins fines et rondes peuvent apparaitre dans les mêmes campagnes, et que c’est beau à voir. Bien que la société nous amène à croire que nos défauts sont honteux, nous espérons prouver que rien n’est moche sur un corps, et nous voulons que les femmes commencent à aimer le leur. Tout le monde mérite d’être représenté dans la mode, et nous espérons que les jeunes filles qui regardent la campagne y verront leur silhouette représentée par un de nos mannequins ».

Le projet encourage tous ceux qui souhaitent rejoindre le mouvement à répondre à l’appel #iamallwoman, qui a débuté aujourd’hui sur clapit, une nouvelle plateforme de réseau social. Elles veulent que les femmes partagent leurs propres photos en utilisant le hashtag #iamallwoman et en taguant @allwomanproject afin de pouvoir leur dire ce qui fait d’elles des femmes.

Les participations les plus « applaudies » auront une chance d’apparaitre sur le site officiel du All Woman Project’s.

Marie-Claire Dorking

Source : Cette nouvelle série de photos positives sur le corps est encourageante

20160914 – News : Sur le chemin de l’école, des parents imprudents ! – 14/09/2016 – ladepeche.fr

Alors que les enfants viennent de reprendre le chemin de l’école, l’association Attitude Prévention dévoile les résultats d’une étude sur le comportement des parents en tant que piétons lors des trajets scolaires. Ainsi trois quart d’entre eux reconnaissent avoir déjà été imprudents. Cependant, la quasi-totalité des enfants ont relevé des comportements à risque chez leur papa ou leur maman.

En 2015, 468 piétons ont été tués (14% de la mortalité routière). Or jusqu’au portail de l’école, nombre de parents minimisent les risques qu’ils encourent et qu’ils font encourir à leur petit. Ainsi, la moitié des personnes interrogées ont déjà utilisé leur téléphone portable pour passer ou recevoir des appels. La même proportion a déjà traversé en dehors des passages protégés. Un parent sur trois a traversé lorsque le feu piéton était rouge et/ou marché sur la chaussée plutôt que sur le trottoir.

Les enfants seraient-ils plus attentifs que leurs parents ?

Dans son étude, l’association Attitude Prévention a directement interrogé les enfants pour connaître leur ressenti sur le comportement parental. Et le verdict est sans appel, puisque 91% des enfants de 6 à 12 ans ont déjà identifié une attitude à risque chez leurs parents. La moitié déclare même avoir déjà repris leurs parents dans la rue…

Pour ces bambins, le premier comportement inadapté est l’utilisation du téléphone portable (77%), suivi du fait de traverser en dehors des clous pour 64%.

Devant ce constat déprimant, il n’est peut-être pas inutile de rappeler quelques conseils (de bon sens). Pour traverser la rue, expliquez à l’enfant les règles de sécurité routière. A savoir :

  • Aller sur un passage piéton. S’il n’y en a pas, lui montrer comment choisir un lieu avec une bonne visibilité des deux côtés et où il sera visible ;
  • Regarder à gauche et à droite puis encore à gauche avant de s’engager sur la chaussée pour voir si des véhicules arrivent ;
  • S’il y a des feux, vérifier que le bonhomme est vert et que tous les véhicules sont à l’arrêt avant de s’engager ;
  • Traverser en marchant, et surtout pas en courant pour ne pas risquer de tomber sur la chaussée ;
  • Apprenez-lui à détecter de potentiels dangers de la route : sorties de garage, travaux, tombée de la nuit, pluie, neige…

Source : Sur le chemin de l’école, des parents imprudents ! – 14/09/2016 – ladepeche.fr

20160912 – L’astuce à piquer au pays le plus heureux du monde pour élever un enfant épanoui

Le Danemark est le pays le plus heureux du monde et ses habitants apprennent la notion du bonheur à leurs enfants dès leur plus jeune âge afin qu’ils grandissent tout en étant épanouis.

La botte secrète des Danois pour faire grandir des enfants épanouis :leur enseigner le bonheur ! Le but est aussi simple qu’efficace, ces petites têtes blondes sont les adultes de demain et s’ils sont heureux, ils retransmettront cette notion à leur tour. Avec cette tactique, le pays scandinave n’est pas près de perdre son titre de « Pays le plus heureux du monde ». Evidemment, tous les enfants n’ont pas la chance de se voir délivrer des cours de bonheur à l’école, mais les Danois ont une autre pratique, le Hygge, qui contribue à leur bien-être au quotidien et que l’on peut tout à fait adopter à la maison. Voici quelques clés tirées du site Mindbodygreen pour vous aider à y parvenir :

1- Passez du temps en famille

Programmer des plages (dîners, week-ends, petit-déjeuners…) en famille et s’y tenir sans seulement se contenter d’être là, il s’agit de profiter de cet instant avec ses proches. Il faut considérer ce moment comme un temps précieux durant lequel on ne fait rien d’autre.

2- Créez une ambiance spéciale

Une table joliment décorée, un bon repas, des bougies dispatchées dans la maison, c’est en créant une atmosphère chaleureuse que l’on va pouvoir se mettre en mode « hygge ». Vous l’aurez sans doute deviné, les smartphones et autres écrans sont à éviter lors de ce moment car ils nuisent aux échanges réels.

Des instants pour profiter des siens
Des instants pour profiter des siens

3- Soyez positifs

Pour se sentir dans cet état de plénitude qui les caractérise, les Danois tentent de mettre à profit les temps de « hygge » pour laisser tous les sentiments négatifs de côté. Plaintes, jugements, vantardise et négativité n’ont donc pas leur place durant ces moments, le but est d’avoir des échanges positifs et d’instaurer un cadre rassurant à tous les participants.

4- Agissez en équipe

L’individualisme n’a pas sa place durant le « hygge ». On est là pour s’écouter les uns les autres et s’entraider. Cela passe aussi par la répartition des tâches ménagères. En effet, si tout le monde met la main à la pâte, on ira plus vite et cela évitera qu’une personne se charge de tout, toute seule.

5- Amusez-vous

Pendant les temps de « hygge », les Danois aiment passer du bon temps ensemble. Une partie de cartes, un match de football ou même une session de chorale improvisée, voilà qui donne le sourire à tout le monde.

Source : L’astuce à piquer au pays le plus heureux du monde pour élever un enfant épanoui

 

Avis Pimpf : Des conseils qui devraient presque être une évidence pour tous, passer du temps avec ceux qu’on aime, être du temps ensemble , échanger, communiquer, c’est la l’essentiel ?

20160910 – News : Comment parler de sexualité à des élèves ?

De l’école au collège, « l’éducation à la sexualité » fait partie du programme. Mais en pratique, la question n’est pas toujours simple à traiter.

« Comment un clitoris 3D va aider les élèves français à en apprendre sur le sexe »,titrait, en août, The Guardian, au sujet de l’invention d’Odile Fillod. Cette dernière, qui se définit comme une « chercheuse indépendante en sciences médico-sociales », a mis au point, avec l’aide d’une amie artiste, un modèle de clitoris en trois dimensions, imprimable au moyen d’une imprimante 3D. Son objectif : aider les enseignants français à enseigner le plaisir sexuel, et notamment le plaisir féminin, aux élèves. Selon Libération, le clitoris 3D devrait même être diffusé en janvier aux enseignants, « sur une plateforme de ressources pédagogiques anti-sexistes », qu’ils ne seront pas obligés d’utiliser. En attendant, les professeurs peuvent déjà librement s’appuyer dessus dans le cadre de leurs cours d’éducation à la sexualité.

>> Mais le clitoris 3D a-t-il vraiment sa place en salle de classe? De manière générale, est-ce le lieu pour enseigner le plaisir sexuel ? Comment aborder ces questions face à des adolescents ou des enfants ? Que valent les cours « d’éducation sexuelle » aujourd’hui ? Europe 1 a mené l’enquête.

Parler du plaisir oui, mais sans le « standardiser ». Pour Valérie Sipahimalani, professeure de SVT à Paris et secrétaire générale adjointe du SNES, le clitoris 3D ne doit pas être « une obligation ». Mais « s’il peut permettre de mieux comprendre le corps et le plaisir des femmes, c’est important », soutient-elle. « Le plaisir féminin est souvent oublié. Le professeur doit choisir son outil pédagogique. Mais c’est bien s’il a la palette la plus large possible », estime l’enseignante. Odile Fillod, la conceptrice du clitoris 3D, ne dit pas autre chose. « Il est essentiel que les femmes sachent que l’équivalent du pénis chez elles n’est pas le vagin, mais le clitoris. Les femmes ont des érections lorsqu’elles sont excitées, mais elles restent invisibles parce que le clitoris est interne. Je voulais montrer que les hommes et les femmes ne sont pas foncièrement différents », détaille-t-elle dans le Guardian.

>> Le fameux clitoris 3D :

https://player.vimeo.com/video/166628201

L’objet est, toutefois, encore loin de faire l’unanimité. « Avec un clitoris 3D, le risque est double », juge ainsi Stéphane Clerget, pédopsychiatre et auteur de Bien vivre ta première relation sexuelle si tu es une fille et Bien vivre ta première relation sexuelle si tu es un garçon. Et de poursuivre : « Cela créé un risque de provoquer l’excitation et l’agitation dans la classe. Mais il y a aussi un risque de malentendu : celui de croire que le plaisir s’apprend par un professeur, alors que c’est quelque chose de personnel. Avec un professeur qui montre un modèle 3D, il y a une idée d’injonction. Des élèves risquent de se dire : ‘ah, si je ne prends pas du plaisir comme ça c’est que je suis bizarre' ».

« Les fondamentaux dans la sexualité sont le respect, l’intimité et la découverte. La construction du plaisir sexuel doit se faire avec la découverte. Parler du clitoris à des adolescents est important pour évacuer la honte. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose de le montrer en 3D », avance également Hélène Romano, sexologue et auteure de École, sexe et vidéo. « Cela transgresse cette notion de découverte. Les adolescents ont une représentation du corps qui est imaginaire. Ils ont besoin de rêver, de fantasmer, de se représenter. En montrant un objet standardisé comme un clitoris 3D, on fixe cet imaginaire. Cela ne leur apprend pas la différence qu’il y a d’une femme à l’autre. Il n’y a pas un seul corps comme un autre. Si on va jusqu’au bout de la logique (d’un clitoris 3D), on peut aussi mettre un couple en train de faire l’amour au milieu de la classe ou apprendre à faire une fellation. Mais je ne pense pas que ça apprenne à avoir du plaisir ! En parler oui, mais le montrer, je suis sceptique », conclut la sexologue.

Ce n’est pas forcément facile d’aborder ces questions
VALÉRIE SIPAHIMALANI, PROFESSEURE DE SVT

L’Education nationale trop frileuse ? Pour Stéphane Clerget, s’il faut parler du plaisir à l’école, cela ne peut être qu’au moyen de termes très généraux. « Il faut dire qu’il n’est pas interdit de faire tel ou tel chose, expliquer les différentes manières d’avoir du plaisir, chez la femme comme chez l’homme. Il faut donner des informations sur les moyens de protections, les contraceptifs. Et en même temps bien souligner ce qu’il y a d’acceptable et de non acceptable (forcer quelqu’un, se masturber en public etc.). C’est même ça la première chose à faire », détaille le pédopsychiatre.  Le problème, pour Stéphane Clerget, c’est que ce « B.A.B.A n’est même pas encore correctement enseigné ». Et là-dessus, tout le monde est d’accord : l’éducation sexuelle, même la plus basique, peine à s’imposer à l’école.

Durant tout son parcours scolaire un élève doit, en théorie, suivre des cours « d’éducation à la sexualité ». Depuis 2003, en effet, ces enseignements sont obligatoires. Si, à l’école primaire, les maîtres ne sont tenus de délivrer que quelques connaissances de base (anatomie, définition de l’intimité, de la pudeur…) les choses sont censées s’intensifier dans le secondaire. Trois séances  par an doivent être proposées aux  élèves de collège et de lycées. Généralement, cela se passe en cours de SVT : l’enseignant assure la séance ou demande l’intervention d’une association. Cela se décide chaque année lors de réunions des équipes pédagogiques.

Les objectifs sont résumés, ici, sur le site du ministère de l’Education nationale. Parmi eux : « apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances scientifiques « , « permettre une meilleure perception des risques » ou encore « faire connaître aux élèves les dimensions relationnelle, juridique, sociale et éthique de la sexualité ». Avec les nouveaux programmes, les professeurs de SVT, sont, en outre, désormais tenus de dispenser un cours pour « expliquer sur quoi reposent les comportements responsables dans le domaine de la sexualité », lit-on sur le site du ministère de l’Education nationale. Les professeurs sont incités, par exemple, à « expliquer la distinction entre reproduction et de sexualité ». Pour la secrétaire générale du SNES, cela peut offrir, enfin, un bon cadre « pour parler enfin du plaisir. Alors qu’historiquement, le sexe est abordé via les interdits ».

Mais dans la pratique, ces enseignements ont du mal à trouver leur place. De l’avis de nombreux acteurs, l’éducation sexuelle n’est évoquée qu’une ou deux fois par an, voire pas du tout. Et beaucoup prédisent le même avenir à ces questions dans les nouveaux programmes. « Il y a tout ce qu’il faut en termes juridiques. Mais sur le terrain, c’est plus difficile. Les équipes pédagogiques ont toujours autre chose à faire. Et elles ne savent pas toujours à qui s’adresser », explique ainsi Véronique Soulier, présidente d’Estim’, la principale association qui intervient dans les établissements et forme les enseignants sur ces questions.

« Ce n’est pas forcément facile d’aborder ces questions. Les cours d’anatomie sont abordés comme un cours de science comme un autre. Mais les cours d’éducation sexuelle, c’est différent. Il faut savoir s’y prendre avec un adolescent. Même avec toute la bonne volonté du monde, on peut aboutir à des effets inverses de ce que l’on voudrait. Il vaut donc mieux être formé », confirme Valérie Sipahimalani, la professeure de SVT. « La formation, en théorie, les enseignants y ont droit. Mais dans les faits, peu y ont recours. Il n’y en a pas assez pour tout le monde, et l’on prétexte qu’il y a toujours autre chose à faire », regrette-t-elle.

Certains élèves font dans la provocation

Comment parler de sexe à des adolescents ? L’enseignante, qui a plusieurs fois abordé ces questions en classe, notamment face à des élèves de première (14 à 16 ans en moyenne), a bien en tête les difficultés : « Certains élèvent parlent facilement, d’autres pas du tout. Parfois cela déclenche des fou-rires. Certains font dans la provocation : cela peut-être des blagues sexistes, des commentaires homophobes etc. Et il n’y a pas de recette miracle pour calmer l’attention. Il faut cadrer, parfois rappeler la loi, expliquer par exemple aux élèves : ‘certes, ta religion interdit l’homosexualité, mais tes propos sont répréhensibles par la loi’. En revanche, il ne faut pas juger la personne. On peut juger des propos, mais pas la personne ».

Selon la professeure de SVT, il y a surtout un piège dans lequel il ne faut pas tomber : « il ne faut pas se projeter soi-même ». « Certains enseignants, même à l’insu d’eux-mêmes, peuvent condamner certaines choses, ou donner l’impression qu’ils condamnent. Il faut arriver à faire dire les choses sans que l’élève se sente jugé. Un élève vierge, par exemple, c’est tout à fait acceptable. Tout comme un  élève plus débridé. L’enseignant ne doit pas projeter son propre jugement, ni parler de sa propre expérience », assure-t-elle. Et de poursuivre : « Il faut être capable de lancer des débats. La sexualité est quelque chose de personnel, il faut apprendre aux élèves à réfléchir par eux-mêmes pour qu’ils puissent s’emparer eux-mêmes du sujet, sans risque ».

Pour Stéphane Clergét, ce n’est pas forcément à un enseignant d’aborder ces questions-là. « Je pense que des membres d’associations spécialisées sont plus adaptés », glisse le pédopsychiatre. Et de s’expliquer : « Tous les profs ne sont pas à l’aise avec ces questions. Et les élèves n’osent pas forcément poser des questions à leur prof, qu’ils vont revoir tout au long de l’année. L’intervenant extérieur peut faire office de tiers. A condition que les parents d’élèves soient associés au recrutement de ces intervenants ».

Véronique Soulier, présidente d’Estim’, l’association qui intervient en collège et lycée, est effectivement rodée. Pour elle, un professeur peut très bien parler de sexe à ses élèves. Mais il doit connaître quelques principes de base. « On doit mettre un cadre en place, ne pas se moquer. On explique que la sexualité ce n’est ni tout blanc ni tout noir, c’est gris. Il faut aborder les questions sans tabou, mais dans la limite du respectable. Généralement, les élèves sont surpris et ils écoutent », raconte-t-elle. « Le plus souvent, ce qu’il se passe sous la couette, les élèves le savent. C’est plus dans la relation affective, humaine, qu’ils ont à apprendre. On met l’accent sur le plaisir, le respect, le consentement. On leur apprend à se construire des valeurs : on leur dit, par exemple, qu’ils ne doivent pas tout accepter s’ils n’en ont pas envie, qu’ils peuvent réfléchir à comment dire non », poursuit-elle. Et de conclure : « Tous les intervenants ne sont pas forcément à l’aise avec le sujet. Ils ont l’impression de rentrer dans l’intime des jeunes. Un jour, une infirmière m’a confiée qu’elle refusait de parler de masturbation avec des garçons. Or, on ne leur demande pas de rentrer dans l’intime, mais de parler de ces choses de manière générale ».

Source : Comment parler de sexualité à des élèves ?

20160910 – News / Ecrans : les pédiatres les déconseillent pour les moins de 3 ans

Près de la moitié des enfants de moins de 3 ans utilisent des tablettes ou des smartphones. Ils y passent en moyenne 30 minutes par semaine..

Smartphone, tablette, ordinateur, télévision… Près d’un enfant de moins de 3 ans sur deux utilise déjà ces écrans interactifs environ 30 minutes par semaine, et près d’un tiers l’utilise sans la présence d’un adulte, alerte l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).

Inquiète de l’impact négatif que peuvent avoir ces appareils sur le développement des jeunes enfants, l’AFPA a réalisé une enquête descriptive auprès de parents suivis par 144 pédiatres (1). Elle révèle, notamment, que 44 % des parents prêtent leur téléphone portable à leur enfant de moins de 3 ans pour le consoler ou l’occuper. Plus d’un tiers des enfants ont également déjà visionné un programme télé non adapté à leur âge, comme le journal télévisé.

Limiter le temps sur la tablette

Pour le Dr François-Marie Caron, pédiatre à Amiens, il est important de donner des repères aux parents afin d’introduire ces écrans au bon moment et de la meilleure façon, en s’appuyant par exemple sur la règle « 3-6-9-12 ». Ainsi avant 3 ans, les pédiatres recommandent de privilégier les jeux traditionnels et les livres pour aider l’enfant à construire ses repères spatiaux et temporels. Ceux-ci ont également pour objectif qu’il apprenne à interagir à la fois avec son environnement et son entourage.
« L’enfant n’a pas besoin d’une tablette pour se développer. S’il n’en a pas, il ne prendra pas de « retard » sur les autres, explique le spécialiste. Si l’enfant est demandeur, on peut l’initier à son utilisation, à partir de 2 ans et demi. Il est important de privilégier le jeu à partager, sans autre but que de jouer ensemble ».

Pour les plus grands, entre 3 et 6 ans, l’utilisation des tablettes peut prendre plus de place, sans toutefois le monopoliser. « À cet âge, il est indispensable de respecter 4 conditions : toujours utiliser la tablette sur des périodes courtes et jamais pendant le repas ou avant de dormir, être accompagné par un adulte ou un aîné, poursuivre l’unique objectif de jouer et utiliser des logiciels adaptés », précise le Dr Caron.

Outre la tablette, la télévision préoccupe beaucoup les pédiatres. De fait, cet écran est toujours plébiscité par les plus jeunes, et il est loin d’être utilisé à bon escient. Aussi, pour les pédiatres, les enfants de moins de 3 ans ne devraient pas regarder la télévision, du fait de l’absence de programmes adaptés. Chez les aînés, là encore, les mots d’ordre sont accompagnement et limites.

Une surveillance étroite même après 12 ans

A partir de 9 et 12 ans, d’autres écrans et usages s’installent dans le quotidien. Les spécialistes estiment que les enfants de 9 ans peuvent surfer seuls sur internet si les parents leur ont appris à se protéger, et expliqué que tout ce qu’ils publieront sur cet espace dématérialisé est enregistré pour toujours. Mais le Dr Caron émet une exception : les réseaux sociaux.
« Ils sont à éviter avant 12 ans : certes ils représentent un nouvel espace d’expérimentation sociale et assouvissent le besoin de divertissement et de communication des jeunes adolescents, mais ils peuvent aussi, paradoxalement, engendrer un sentiment de solitude, une baisse de l’estime de soi, et surtout, des risques de harcèlement », explique le pédiatre.

Le spécialiste considère également que la pratique des jeux vidéo, particulièrement ceux en réseau,  et la possession d’un téléphone portable devraient être encore étroitement surveillées par les parents, en raison du risque de mésusage qui peut retentir sur le sommeil et les résultats scolaires.
(1) Enquête réalisée en février 2016 par 144 pédiatres de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire auprès parents de 197 enfants de moins de 3 ans (âge moyen : 20 mois) et 231 enfants de plus de 3 ans scolarisés en école primaire (âge moyen : 6,5 ans)

Source : Ecrans : les pédiatres les déconseillent pour les moins de 3 ans

20160731 – Arts – Faites l’amour, pas la guerre – Une étonnante campagne contre le SIDA | Ufunk.net

Faites l’amour, pas la guerre est une nouvelle campagne étonnante et créative contre le SIDA, imaginée par l’agence TBWA/Paris pour la fondation AIDES. Quand les couleurs des drapeaux du monde entier se mélangent grâce au body painting, une campagne osée et décalée qui rappelle l’importance de se protéger contre le VIH.

 

Source : Faites l’amour, pas la guerre – Une étonnante campagne contre le SIDA | Ufunk.net

20160728 – Arts – Sex Fears – De quoi avons-nous peur lorsqu’on fait l’amour | Ufunk.net

Sex Fears est une nouvelle étude qui regroupe dans une infographie les choses dont nous avons le plus peur lorsque nous faisons l’amour. Réalisée sur un panel de 2000 Européens et Américains, cette étude compare les différentes peurs liées au sexe chez les hommes et chez les femmes, mais aussi les différences entre les américains et les européens.

Source : Sex Fears – De quoi avons-nous peur lorsqu’on fait l’amour | Ufunk.net

20160723 – News : Au volant, 89% des parents admettent conduire dangereusement

Au volant, 89% des parents admettent conduire dangereusement

Les départs sont classés orange vendredi, et rouge samedi par Bison Futé. Une raison de plus pour redoubler de vigilance au volant.

INFO EUROPE 1On attend de nouveau beaucoup de monde sur les routes ce week-end : ce sera orange dans le sens des départs, rouge samedi indique Bison Futé. Et pourtant le comportement des conducteurs se relâche… même quand ils ont les enfants sur les sièges arrière. Selon une enquête de l’association Attitude Prévention, qu’Europe 1 vous révèle jeudi, 89% des parents reconnaissent avoir un comportement dangereux au volant.

« Il parle avec ses copains au téléphone ». En un an, l’étude pointe des parents plus nombreux à rouler vite, voire très vite. La moitié s’accroche au volant alors qu’ils se sentent fatigués, et 50% des parents ne  respectent plus l’intervalle de deux heures maximum entre deux pauses. C’est 17 points de plus que l’an dernier. Des comportements vraiment dangereux qui n’échappent pas à la banquette arrière : un enfant sur trois de moins de 15 ans a déjà repris son père ou sa mère. « Dans la voiture, tout le temps il parle avec ses copains au téléphone », raconte ainsi une petite fille, interrogée sur la conduite de son père. « Il ne porte pas la ceinture et il conduit fatigué », témoigne un autre enfant.

« Je me lâche, je suis en vacances ». Et les raisons invoquées par les parents sont parfois surprenantes. « Comme c’est les vacances, on a un coté ‘je me lâche, je suis en vacances' », explique par exemple un conducteur. « On a un trajet de six heures, on va s’arrêter peut-être deux fois. Parce qu’on veut arriver plus tôt, les enfants sont pressés. Comme ça, ça va plus vite », confie une autre. Autant de mauvaises raisons dangereuses, qui se traduisent en chiffres. En juillet et en août, 11,5 personnes en moyenne qui meurent chaque jour sur la route.

Source : Au volant, 89% des parents admettent conduire dangereusement

Epices : sexualité et bonheur — echodecythere

Très bon article à lire sur le blog Echo de Cythere

Parce qu’elles sont échauffantes, qu’elles piquent, qu’elles brûlent ou anesthésient la langue, les épices ont toujours eu la réputation d’être aphrodisiaques. C’est vrai qu’à partir d’un afflux de sang au visage consécutif à l’ingestion d’un piment fort ou d’une autre épice, il n’est pas difficile de le concevoir dans le reste de l’organisme et plus […]

via Epices : sexualité et bonheur — echodecythere