L’immense succès des mommy porn à connotation SM a déclenché une vague de sondages concernant leur impact sur la sexualité des françaises, en particulier.
Une enquête de l’IFOP sur plus de 1 000 femmes, commandée par le journal Femme Actuelle (2013), montre une progression des pratiques sado maso » soft » : 24 % des femmes interrogées déclarent avoir reçu une fessée de la part de leur partenaire, alors qu’elles n’étaient que 8 % en 1985. Les pratiques SM plus hard (soumission, domination) restent, pour elles, très marginales et non souhaitées.
Il en va de même pour les sex toys, que 38 % des femmes déclarent utiliser plus ou moins fréquemment, et le fantasme de faire l’amour dans un lieu public pour pimenter sa vie de couple, partagé par 51 % d’entre elles..
En ce qui concerne l’utilisation des nouvelles technologies dans leur sexualité, les SMS coquins sont échangés avec leur partenaire par 47 % des femmes et 41 % ont déjà visionné en couple un film pornographique. 10 % ont même filmé leurs ébats avec une caméra ou leur smartphone.
Ce genre de sondage nous montre, au-delà la déculpabilisation de certaines pratiques, le rapprochement générationnel entre hommes et femmes et l’expression de leurs fantasmes. Il existe actuellement un réel désir des femmes, dans ces jeux sexuels, à rompre avec une certaine banalité et elles en sont actrices, jusqu’à se rapprocher de certaines limites qui anciennement pouvaient être connotées perverses (SM, voyeurisme…). Nous voyons que, sous le désir d’élargir son répertoire sexuel, pour diversifier le plaisir conjugal, les frontières d’une sexualité normale adulte sont très mouvantes en fonction des époques, et rendent plus difficile la définition d’une sexualité » anormale » ou même addictive.
Une recherche nationale plus officielle1 et plus exhaustive, menée auprès de plus de 12 000 personnes entre 18 et 69 ans, troisième du genre depuis 1970, permet ainsi de voir les bouleversements de notre sexualité depuis ces 4 dernières décennies.
Les modifications sociales, relevées par cette enquête en grand nombre, donnent des pistes d’explications à cette évolution : la modification des structures familiales, l’augmentation de l’autonomie sociale et économique des femmes, les lois sur la parité et leur application, l’apparition du PACS et les débats sur le mariage homosexuel, l’inscription de la question de la violence contre les femmes à l’agenda politique, mais aussi la précarisation de certains groupes sociaux affectés par le chômage et les difficultés de la vie quotidienne. Bien évidemment, le contexte épidémiologique (VIH, hépatite…) a également eu une influence sur nos pratiques sexuelles.
Ici également, ce sont les femmes qui ont vu le plus leur sexualité se modifier :
— L’âge de leur premier rapport sexuel se rapproche de celui des hommes (17,6 pour 17,2 pour les hommes). Mais la différence générationnelle la plus importante reste que, pour les nouvelles générations, le premier partenaire ne devient que très rarement le futur conjoint. Ainsi, il devient plus une » expérience « , au même titre que les garçons.
— Le nombre de partenaires sexuels pour les femmes est en augmentation et se rapproche insensiblement de ce que déclarent les hommes (avec à mon avis une propension nette à majorer pour ces derniers) : 4,4 pour les femmes contre 11,6 pour les hommes. L’enquête, à ce propos, nuance un peu cet écart, en relevant que les femmes ne retiennent que ceux qui ont compté dans leur vie !
— Si la fréquence des rapports sexuels s’est peu modifiée en quarante ans et reste fixée à 8,7 rapports par mois, c’est la sexualité des seniors (50‑69 ans) qui a le plus évolué, et surtout celle des femmes qui déclarent 7,3 rapports par mois au lieu de 5,3 en 1992.
Mais ce sont les pratiques qui ont le plus changé et qui modifient notre regard sur une sexualité dite » normale » :
— Le nombre de femmes qui déclarent avoir eu une expérience homosexuelle a presque doublé (2,6 % en 1992 contre 4 % en 2006).
— L’usage d’Internet, pour les rencontres affectives et sexuelles, a également bouleversé nos habitudes, plus particulièrement sur la sexualité des adolescents.
Cependant, nous pouvons déjà relever que cette pratique de rencontre » flambe » chez les filles de 18 ans et dépasse les garçons (36 % pour les filles contre 24 % pour les garçons.).
Cette évolution ne va pas sans difficultés, car cette étude révèle une vie sexuelle plus diversifiée mais également des tensions, liées à une contradiction qui perdure entre pratiques et représentations sociales. Cette émancipation féminine se heurte à des a priori persistants : » La sexualité féminine ne serait pensable qu’en référence à l’affectivité et la conjugalité alors que la sexualité masculine serait par nature plus diverse et plus liée à des besoins naturels. «
Ce qui pourrait expliquer également que, dans cette enquête, le recours à la prostitution ne semble pas être en diminution chez les hommes. Ce sont toujours les hommes entre 20 et 34 ans qui représentent la plus forte clientèle (près de 5 % des hommes à ces âges). Ainsi, après 50 ans, plus d’1 homme sur 4 a eu au moins un rapport sexuel payant dans sa vie. Car cette évolution de nos pratiques sexuelles, tant dans leurs natures que dans leurs fréquences, ne modifie en rien les difficultés que nous pouvons rencontrer au sein de notre relation de couple, au cours d’une vie, et de son retentissement sur notre vie sexuelle. Et cela, quel que soit notre niveau social, comme le montre le cas de Jean venu me consulter, pensant être malade.Le recours à la prostitution recouvre des situations extrêmement différentes, tant parmi les travailleurs du sexe que des clients. C’est une des raisons pour lesquelles le débat actuel sur la pénalisation des clients est si compliqué. Du côté des prostituées, il n’existe pas de situations univoques, entres celles qui s’engage dans cette » auto entreprise » soumise aux impôts et charges diverses, de manière volontaire, celles qui sont engluées dans leur toxicomanie, les victimes de réseaux proxénètes… et pour les clients, ceux qui sont dans une » misère sexuelle « , les pervers sadiques et violents, ceux qui, en difficulté dans leur couple, préfèrent ce recours à une relation extraconjugale, comme mon patient.
Extrait de Fantasmes et réalités sur les Sex addicts, de Jean-Claude Matysiak, publié chez JC Lattès.
Catégorie : Social
20160406 – News : Ces parents qui ont choisi de faire l’école à leurs enfants – France 3 Franche-Comté
L’école à la maison. Beaucoup d’enfants en rêvent. Certains le vivent vraiment. Exemple en Franche-Comté.
En France, contrairement à ce que l’on pense, l’école n’est pas obligatoire. C’est l’instruction qui est obligatoire.
Certains parents se transforment donc en maître d’école. Le ministère de l’éducation nationale ne donne pas de chiffres mais l’apprentissage libre et autogéré serait en constante augmentation. 30.000 enfants n’iraient pas à l’école de façon « classique ».
Marc et Christine Laboureyras ont choisi l’instruction en famille (IEF) pour leurs quatre enfants. Marc travaille a temps partiel pour s’occuper de sa petite école à la maison. Il est contrôlé une fois par an par un inspecteur de l’Education Nationale.
Certains parents se regroupent parfois pour des sorties sur le terrain.
Source : Ces parents qui ont choisi de faire l’école à leurs enfants – France 3 Franche-Comté
20160406 – News / Social | Nuit debout : ils rêvent d’un nouveau jour
Article de Luc Chaillot pour Le Progrès :
Ils occupent la place de la République à Paris chaque soir depuis bientôt une semaine. Le mouvement « Nuit debout » a vu le jour jeudi dernier, dans le sillage de la manifestation contre la loi travail. Hier, pour la sixième soirée consécutive, plusieurs centaines de manifestants étaient réunis sur cette place symbolique des mobilisations parisiennes. Ils disent tous rêver d’un autre monde. « Le retrait de la loi El Khomri, ce n’est qu’un détail. Même si cette loi est abrogée, on ne rentrera pas chez nous. On tient la rue et on ne la lâchera pas », lance Franche, une jeune vacataire de 31 ans salariée de la Bibliothèque nationale de France, qui en est à son sixième jour de grève.
« Notre mobilisation vise d’abord à rassembler et à libérer une parole citoyenne inaudible dans les cadres étriqués de la représentation politique traditionnelle », proclame le collectif « Convergence des luttes », qui tente d’organiser et de structurer ce mouvement qui se présente comme spontané.
« Les jeunes n’ont plus de perspective d’avenir »
« On faisait tous des choses dans notre coin, mais on avait l’impression d’être muselés. En se rassemblant, on espère être plus forts », explique une Parisienne de 46 ans. Elle veut qu’on l’appelle Camille, prénom utilisé par les zadistes. « C’est le prénom qu’on a décidé de tous porter. Personne ne doit se mettre en avant. Il n’y a pas de hiérarchie dans notre collectif », explique cette militante engagée au sein d’une association de soutien aux jeunes mineurs isolés. En 2012, elle a voté Hollande. « Les jeunes n’ont plus de perspective d’avenir. La situation est catastrophique. On a un gouvernement censé être de gauche qui fait le contraire de ce qu’on attend de lui », dénonce la quadragénaire, qui en train de confectionner une banderole.
Lors de l’assemblée générale « citoyenne » qui se tient chaque soir à 18 h, tout le monde peut prendre le micro. « En 1968, j’avais 18 ans. C’est parti pour vous. Surtout, ne lâchez pas. Ayez du courage et allez jusqu’au bout », lance un homme à une assistance surtout composée de jeunes. Un groupe de migrants et de réfugiés, notamment des Afghans et des Soudanais, vient d’arriver au milieu des banderoles. Le mouvement « Nuit debout » les a invités à établir leur campement sur la place de la République. « Leur quotidien, c’est d’être gazés et matraqués. Leur meilleure protection désormais, c’est nous », annonce un militant. Juste à côté, des jeunes grattent une guitare en enchaînant les bières et en tirant sur un joint.
« Les lieux publics ne peuvent pas être privatisés »
Chaque matin, à l’aube, la police et la mairie font démonter les installations provisoires montées la veille sur la place « Les lieux publics ne peuvent pas être privatisés par mesure de sécurité, quelles que soient les intentions », estime Anne Hidalgo, la maire PS de Paris.
Après Paris, le mouvement « Nuit debout » s’est étendu à une vingtaine de villes en France, dont Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg. Ces rassemblements ressemblent au mouvement des « Indignés » de 2011 et 2012 qui n’avait pas rencontré un grand succès en France, contrairement à l’Espagne, où il a servi de terreau au parti de gauche radicale Podemos. La place de la République va-t-elle devenir une Puerta del Sol à la française, comme à Madrid il y a cinq ans ? En tout cas, les participants à la « Nuit debout » bousculent les partis politiques traditionnels. « Jean-Luc Mélenchon a tenté de se réapproprier le mouvement. Il a été refoulé. Il voulait nous donner des conseils, mais nous refusons toute récupération », commente Guillaume, un technicien de 32 ans, fidèle au poste depuis jeudi.
Source : Social | Nuit debout : ils rêvent d’un nouveau jour
20160405 -Sexo: la simulation dans le couple
Vous souvenez-vous du passage mythique dans le film « Quand Harry rencontre Sally »? Celui où Meg Ryan simule un orgasme dans un restaurant ? Ce fût une révélation pour certains hommes d’apprendre que les femmes pouvaient simuler si facilement.
Vous souvenez-vous du passage mythique dans le film « Quand Harry rencontre Sally »? Celui où Meg Ryan simule un orgasme dans un restaurant ? Ce fût une révélation pour certains hommes d’apprendre que les femmes pouvaient simuler si facilement.
Si on analyse les chiffres, 50 à 70 % des femmes avouent avoir recours à la simulation pendant leurs rapports sexuels. Pas systématiquement mais régulièrement.
Fait moins connu, les hommes aussi simulent. Ça étonne car historiquement, même les sexologues n’étaient pas au courant, néanmoins des études le démontrent. C’est évidemment plus difficile à concevoir. En effet pour l’homme on se focalise généralement sur l’éjaculation, parce qu’à priori il est difficile defeindre une éjaculation. Cependant peu de femme ont réellement conscience de l’éjaculation et ne la ressentent pas vraiment. D’autre part, l’homme peut tout à fait simuler tout le reste, il peut bouger plus énergiquement, ou gémir, ce qui donne l’impression qu’il a terminé et effectivement jouit.
Pourquoi les hommes et le femmes simulent?
Il existe un scenario commun chez toutes les personnes qui simulent. Ce scenario est qu’ils pensent que la jouissance doit se produire de manière simultanée ou encore que la femme doit avoir son orgasme juste avant la jouissance de l’homme.
Les personnes qui sont trop attachées à ce scenario peuvent passer à côté de leur plaisir. Soit parce qu’ils se disent « je vais l’attendre », soit parce qu’ils ont l’impression que le partenaire est sur le point de jouir et qu’ils s’imaginent devoir faire comme si, juste avant ou au même moment. Dans le premier cas ils auront trop attendu, et dans l’autre pas assez, mais le résultat est le même, pas de jouissance pour eux.
Une autre raison qui pousse les gens à simuler c’est lorsque, pour x raisons, ils n’ont pas trop la tête à ça, ils vont alors simuler pour accélérer les choses et en terminer au plus vite.
Une troisième raison qui est plus négative est que certaines personnes ne veulent pas dire à leur conjointqu’ils n’éprouvent pas ou peu de plaisir, souvent parce qu’ils ne veulent pas blesser le partenaire en faisant la lumière sur ses piètres performances au lit.
Tout cela n’est pas vraiment jojo, la simulation à l’air de rimer avec une mauvaise communication dans le couple. Dans tous les cas c’est mieux de dire honnêtement si on ne ressent pas bien les choses, mais il y a néanmoins aussi du positif dans la simulation.
C’est bien plus excitant pour le partenaire si on en rajoute un peu plutôt que de faire l’étoile ou la planche (c’est selon). Et même pour soi, le fait de se mettre dans le mood et de jouer le jeu, voir même d’amplifier certaines sensations peut augmenter le plaisir et permettre d’accéder plus facilement au 7ème ciel. Il faut considérer la simulation comme un aphrodisiaque pour décupler les sensations.
Conclusion: un peu de simulation c’est bon. Il faut par contre éviter qu’elle ne soit le reflet d’unemauvaise communication érotique dans le couple.
Source : Sexo: la simulation dans le couple
20160405 – News : Livret des parents: les nouvelles recommandations du gouvernement – L’Express Styles
Paru ce lundi à l’initiative de la ministre des Familles, Laurence Rossignol, ce nouveau guide remplace l’ancien Livret de la paternité. Passage en revue des principaux points qui y sont évoqués.
Il ne fait que 16 pages mais se donne une mission d’envergure: répondre aux principales interrogations des futurs parents, des plus concrètes aux plus existentielles. Réalisé conjointement par le ministère des Familles avec la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et la Mutualité sociale agricole (MSA), le Livret des parents sera envoyé à tous les futurs parents entre le 4ème et le 5ème mois de grossesse. Ce nouveau guide remplace le Livret de la paternité édité en 2002, au moment de l’instauration du congé paternité.
Son but est de s’adapter à une parentalité plus large, trois ans après l’adoption du mariage pour tous. Un bouleversement sociétal qui ne change rien aux droits fondamentaux des futurs parents en matière de suivi pendant la grossesse.
Entretien prénatal et séances de préparation à la naissance
Un entretien prénatal est par exemple prévu par la loi depuis 2007 au quatrième mois de grossesse, afin d’exprimer ses doutes, ses peurs et ses appréhensions face à une sage-femme ou à un gynécologue. Ce rappel peut s’avérer judicieux tant le rendez-vous est peu connu des principaux intéressés. Le livret souligne aussi que sept séances de préparation à la naissance sont proposées au cours de la grossesse.
Aux conseils pratiques s’ajoute un message pédagogique: « Instaurez l’échange avec votre enfant, trouvez le bon dosage entre fermeté et souplesse (…) vous l’aiderez à bien grandir. » Si les parents sont dépassés, deux pages détaillent les différentes structures d’accueil vers lesquelles ils peuvent se tourner.
« Frapper un enfant n’a aucune vertu éducative »
Une démarche pédagogique afin de promouvoir le dialogue et éviter les punitions corporelles: « Frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative » et « se fâcher après un bébé qui pleure ne sert à rien et peut l’angoisser », rappelle le livret.
Dans un contexte de débat accru autour de l’interdiction de la fessée, pas question pour autant de culpabiliser les parents « qui, à un moment, n’ont pas imaginé d’autres solutions ». En mars 2015, la France avait été épinglée par le Conseil de l’Europe pour ne pas avoir interdit de « manière suffisamment claire, contraignante et précise les châtiments corporels ». Elle n’a toujours pas légiférée sur la question.
Source : Livret des parents: les nouvelles recommandations du gouvernement – L’Express Styles
20160404 – News / Autisme : « Le premier problème pour les familles, c’est de se battre pour obtenir un diagnostic »
L’autisme touche 650.000 personnes en France, soit une naissance sur 100. Un handicap souvent diagnostiqué tardivement.
Alors que se déroule samedi la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, la prise en charge des enfants et de leurs familles reste souvent défaillante. C’est ce que dénonce Sophie Janois, avocate et spécialiste de cette question. Elle rappelle aux familles concernées qu’il est possible d’obtenir réparation.
Des familles laissées à l’abandon. « Le premier problème, pour ces familles, c’est d’avoir à se battre pour obtenir un diagnostic. Généralement, elles sont laisséesdans une errance absolue de connaissance des troubles de leurs enfants. Ce sont les familles elles-mêmes qui se forment et qui découvrent en fait le mot à poser sur les symptômes de leur enfant, à savoir un autisme », explique-t-elle au micro d’Europe 1.
Diagnostic et prise en charge : des « fautes professionnelles ». Le trouble autistique touche 650.000 personnes en France, dont 250.000 enfants. Les garçons sont trois fois plus touchés que les filles, mais le diagnostic est souvent tardif. « Un médecin doit poser le diagnostic, donc laisser des parents des années sans poser un diagnostic sur l’enfant, c’est déjà une faute professionnelle. La deuxième faute professionnelle, c’est de ne pas prendre en charge ces enfants, de les laisser ‘bidouiller’ avec de la pâte à modeler ou du macramé pendant des années alors qu’on connaît les méthodes pour les aider et les faire gagner en autonomie », détaille Sophie Janois.
La France déjà condamnée. « Ensuite, il y a encore un autre volet, celui de la scolarisation, c’est-à-dire tous les enfants qui sont aujourd’hui mis à la porte des écoles. Là, il y a vraiment moyen, au regard des droits fondamentaux, d’attaquer le ministère de l’Education nationale pour défaut de scolarisation des enfants autistes ». D’autant que la France a déjà été condamnée à plusieurs reprises par le Conseil de l’Europe, pour pour ne pas avoir respecté le droit des personnes autistes à recevoir une éducation. En 2014, 80% des enfants autistes n’étaient pas scolarisés en milieu ordinaire.
Source : Autisme : « Le premier problème pour les familles, c’est de se battre pour obtenir un diagnostic »
20160402 – News : Etre en couple, un boulot à temps plein? – DH.be
Être en couple demande des concessions, et parfois même des sacrifices. À tel point que certains vont jusqu’à dire que le mariage réclame un travail quotidien.
Entretenir la flamme, travailler son couple, réinventer son intimité… Quelle que soit la formule, elle n’est pas magique : faire durer son couple ne coule pas toujours de source. Chez les scientifiques, le sujet a déjà fait couler beaucoup d’encres, dont récemment celle d’un chercheur américain de l’université du Maryland spécialisé dans l’étude des couples sur le long terme. Après avoir rappelé qu’être en relation n’est pas une compétence innée – cela s’apprend, comme les mathématiques, certains ont la bosse, d’autres non – il insiste sur le fait qu’une relation de couple, c’est un peu comme une carrière. Il faut beaucoup de travail, de temps et d’engagement pour la réussir, mais si elle nous épanouit et nous donne assez de satisfaction, nous n’avons pas vraiment l’impression d’y travailler… Ou en tout cas, ce travail-là est agréable.
Il donne l’exemple d’un pâtissier qui aime faire des gâteaux et des cookies : il lui faut passer par tout le processus de production, de marketing et de vente – ce qui est un sacré boulot qui prend du temps. C’est contraignant. Il doit être productif, et convaincre sans cesse les autres que son travail a de la valeur. Mais s’il a de la passion pour ce qu’il fait, ce processus a du sens pour lui.
C’est ce que les psychologues appellent l’immersion complète : quand la passion et l’épanouissement que nous procure notre travail nous permet d’abattre des montagnes de boulot, et de nous concentrer sans effort pendant des heures sur notre tâche. Travailler n’est plus travailler, même si cela reste du boulot.
À cet égard, il estime que les relations de couple qui durent ressemblent fort à une carrière : elles réclament notamment des concessions, une certaine constance, un engagement certain, et du soin. Qui ne sont pas vécus comme problématiques si l’épanouissement suit.
Force est de constater que les dernières données en terme de sexualité des couples établis vont dans le même sens : le désir aussi, ça se travaille. Pas étonnant quand on sait que, selon une étude récente menée aux États-Unis, 80 % des couples connaissent des périodes où leur désir n’est pas sur la même longueur d’onde. Ces fluctuations de libido et pertes de complicité sont on ne peut plus normales quand un couple dure : son degré d’intimité est fortement influencé par les événements de vie. Prendre soin de son couple passe donc aussi par travailler son intimité, afin qu’elle reste épanouissante pour l’un et pour l’autre.
Les clefs d’Alexandra
Vous vous souvenez très certainement des premiers mois de votre relation : vous ne pouviez pas vous passer l’un de l’autre, et vous ne vous lassiez pas de vous étreindre passionnément. C’est ce qu’on appelle l’effet “lune de miel”. Pour de nombreux couples, cet effet s’estompe après quelques mois. Et c’est là que le vrai engagement commence : il s’agit d’entretenir le désir. Voici quelques conseils pour y parvenir tout en s’amusant.
– Déjouez la routine. Au fil des ans, un couple construit sa zone de confort : dans le lit, en missionnaire, le samedi,… Autant d’habitudes qui rendent la chose moins savoureuse. Faites différemment, cela ne fera que donner du piment à vos ébats.
– Ne vous reposez pas sur vos lauriers. Vous pensez connaître les goûts et les fantasmes de votre partenaire ? Détrompez-vous : notre imaginaire sexuel évolue au fil du temps. Explorez régulièrement de nouveaux horizons sous la couette, vous n’en serez que plus complices.
Faites un effort. Fatigue, stress, lassitude… Parfois, notre état d’esprit nous empêche de profiter des bonnes choses. C’est dans ces moments-là qu’entretenir l’intimité de son couple peut paraître plus difficile. Souvenez-vous : en termes de sexualité aussi, l’appétit vient en mangeant. Même si se mettre à table peut parfois sembler éreintant…
20160326 – News : Changement d’heure: Comment bien préparer la famille au passage à l’heure d’été
RYTHME – Avec quelques mesures simples, l’heure de sommeil en moins ne fera pas trop mal…
Avec lui, pour la première fois de l’année, on comprend que oui, l’été va bien finir par arriver. Lui, c’est le passage à l’heure d’été et ce dimanche, comme chaque dernier dimanche de mars, à 2 heures, il sera 3 heures. Une heure de soleil en plus qu’il faudra payer ce week-end par une heure de sommeil en moins. Mais avecune petite préparation adéquate, petits et grands ne sentiront presque rien passer.
Décalage progressif
« Cette année, le passage à l’heure d’été intervient lors du week-end de Pâques, qui dure trois jours. Cela permet une transition plus douce, notamment pour les enfants, qui auront plus de temps pour écluser cette heure de sommeil en moins et éviteront le réveil douloureux du lundi matin », note Joëlle Adrien, neurobiologiste et présidente del’Institut national du sommeil et de la vigilance.
Mais même avec un week-end plus long, le sommeil sera perturbé par le changement d’heure. En décalant progressivement son réveil, les effets de cette dette de sommeil ne se feront pas trop sentir. « L’horloge biologique est facile à retarder mais elle plus difficile à avancer. On ne peut pas, à la demande, s’endormir plus tôt. En revanche, on peut se réveiller chaque jour un quart d’heure plus tôt que la veille dans les jours qui précèdent le changement d’heure, préconise la neurobiologiste. Grâce à cela, on parvient petit à petit à s’endormir plus tôt ».
Se réveiller plus tôt donc, mais sans se coucher plus tard. « Souvent les parents laissent les enfants veiller un peu le week-end. Là, il est recommandé de ne pas retarder l’heure du coucher, pour ne pas accroître la dette de sommeil des plus jeunes », insiste Joëlle Adrien. « Les bébés, eux, garderont leur propre rythme et se caleront en quelques jours, en fonction de leur faim », assure-t-elle.
Prendre le soleil
Pour les adultes en revanche, qui dit heure d’été dit journées plus longues, annonciatrices de soirées ensoleillées en terrasse. Et justement, prendre le soleil est un bon moyen de se caler sur la nouvelle heure. A condition dans un premier temps de le prendre le matin. « Dans les trois à quatre jours suivantle changement d’heure, s’exposer dès le matin à la lumière du jour permet de resynchroniser son horloge biologique sur la nouvelle heure. Cela favorise un endormissement plus tôt le soir venu et aide à caler l’organisme sur l’heure d’été », indique Joëlle Adrien.
Et côté repas, on mise sur un dîner plutôt léger. « Si le repas est trop riche, en graisses notamment, cela perturbe la digestion et rend l’endormissement plus difficile », avertit le Dr Adrien. « Mieux vaut privilégier les sucres lents et éviter les boissons excitantes comme le café et le thé, qui perturbent la qualité du sommeil. »
Source : Changement d’heure: Comment bien préparer la famille au passage à l’heure d’été
20160321 – Sexualité : À tous les âges | LeFigaro.fr – Santé
La santé sexuelle fait partie de la santé globale, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé.Le déferlement d’informations sur le
Quels sont les paramètres qui maintiennent la vie sexuelle épanouissante dans les couples de plus de trois ans? Des chercheurs de quatre universités américaines se sont penchés sur la question.Ceux qui estiment avoir une vie sexuelle tout à fait épanouissante ne seront peut-être pas intéressés par ces travaux menées par des chercheurs de quatre universités américaines (Chapman, California State, Sonoma State, Indiana). Ils auront tort. Car en explorant les statistiques concernant 38.746 hommes et femmes âgées de 18 à 65 ans, le Pr David Frederik et ses collègues en ont déduit les facteurs prédictifs d’épanouissement sexuel du couple. Les insatisfaits seront peut-être rassurés de voir que bien des choses qu’ils interprètent comme un signe de déclin de leur vie intime sont en réalité fréquentes dans les couples sexuellement épanouis.
Une vie sexuelle «prévisible» mais épanouissante
«Notre vie sexuelle est prévisible», une plainte fréquente parmi les couples qui consultent en sexologie. Mais c’est aussi ce que pensent 71% des hommes et 65% des femmes du groupe des sexuellement satisfaits. C’est certes moins que dans le groupe des insatisfaits (respectivement 85% et 86%), mais ça n’en reste pas moins une majorité. C’est surtout la confirmation qu’une vie sexuelle prévisible peut être parfaitement épanouissante (à partir du moment où les deux partenaires en conviennent), même si elle peut sembler moins excitante a priori… D’autant qu’avoir atteint un haut niveau d’intimité et de confiance avec son partenaire facilite en général le lâcher-prise indispensable au plaisir.
La nostalgie des débuts du couple
Et si les satisfaits n’étaient au fond que des couples pour qui le sexe n’a pas tant d’importance que cela? «Pour moi c’est important d’avoir une vie sexuelle excitante», disent de nombreux insatisfaits. Soit, mais c’est le cas de 9 hommes sur dix et de huit femmes sur dix, satisfaits ou pas! Autant dire que tout le monde est d’accord. En réalité, lorsque des différences apparaissent entre les satisfaits et les insatisfaits, deux thèmes émergent: l’un concerne la nostalgie du passé, l’autre la communication dans le couple.
Nostalgie de la passion des premiers mois? En effet, moins de 7% des hommes et femmes insatisfaits trouvent leur vie sexuelle actuelle aussi passionnante qu’au début, contre 61% de ceux et celles qui sont satisfaits. Notons tout de même au passage que cela signifie qu’il est tout à fait possible d’être satisfait d’une vie sexuelle moins excitante qu’au début du couple, puisque c’est le cas d’un tiers de ceux qui sont épanouis.
Moins beau, et alors?
«Je trouve mon/ma partenaire moins attirant physiquement qu’au début», est l’explication spontanée de beaucoup pour justifier du désintérêt pour la chose érotique. Du moins pour la moitié du groupe «insatisfait». Là encore, c’est un raccourci. En effet, les «satisfaits» pensent la même chose pour un homme sur trois et une femme sur quatre. Inversons à nouveau la lecture des chiffres, on peut dire alors que la moitié des insatisfaits trouvent leur partenaire aussi attirant physiquement qu’au début. Logique, car la sexualité ne se résume pas au seul corps: l’alchimie érotique est aussi ce que l’esprit, le comportements, les paroles en font.
Savoir exciter l’autre
D’ailleurs la communication est un ingrédient à considérer. La preuve, neuf épanouis sur dix «sont à l’aise pour demander à leur partenaire ce qu’ils veulent au lit», alors que ça n’est vrai que pour la moitié des insatisfaits. Sans surprise, 75% des hommes et 87% des femmes épanouis se «disent satisfaits de la variétés des positions amoureuses pratiquées dans leur couple». Ce qui n’est le cas que pour 25% des hommes et 38% des femmes frustrés. D’ailleurs, les deux tiers des insatisfaits l’avouent: «J’ai l’impression que mon partenaire ne sait pas comment m’exciter». Après trois années de couple, c’est effectivement un problème qu’il est temps d’aborder.
20160321 – News : Des crèches pour aider les parents au chômage – L’Express
Le gouvernement veut encourager la création de crèches « à vocation d’insertion professionnelle ». Des places y sont réservées pour les bébés de parents sans emploi qui s’engagent à suivre un accompagnement.
Source : Des crèches pour aider les parents au chômage – L’Express









