20160620 – News  / Social / Famille : Comment s’en sortent les pères face aux injonctions contradictoires qu’on ne cesse de leur envoyer ? | Atlantico.fr

Atlantico : Aujourd’hui est le jour de la fête des pères. Quelle photographie peut-on faire de leur rôle dans la famille actuelle ?

Dr Stéphane Clerget : Les pères occupent bien entendu une place fondamentale dans l’éducation de leurs enfants et notamment dans leur construction identitaire en tant que modèle masculin auprès de leur fils comme de leur fille. Leur rôle apparaît moins figé qu’autrefois et ils sont présents dès l’accouchement (et ne sont plus maintenus à l’écart dans les couloirs de la maternité) pour ensuite participer aux soins dit (encore) de maternage du nouveau né. Mais aujourd’hui encore ils se sentent trop souvent les assistants de leur compagne qu’il cherche à « aider » plus que de véritables associés.

Beaucoup refusent désormais de n’être qu’un symbole d’autorité et ont à cœur d’être présents aux différentes étapes du développement du bambin. C’est dans l’éducation des filles que leur implication a le plus progressé tandis qu’autrefois elle n’était l’affaire que des femmes de la famille. Les filles grâce à cela gagnent en assurance. Encore faut il qu’ils soient présents. Avoir un enfant avec un homme, donner un père à son enfant, devient une liberté de femme : elle seule peut en décider. Et s’il peut reconnaître son enfant, en cas de séparation, il est trop souvent condamné à ne pouvoir l’élever dans son studio que deux weekend par mois.

Comment ce rôle a-t-il pu évoluer depuis 1968, date à partir de laquelle la société a commencé à vouloir le redéfinir ?

Le rôle paternel a peu changé au cours des siècles jusqu’à l’époque contemporaine. Il détenait seul l’autorité sur sa femme et ses enfants. Et en son absence, le patriarcat sociétal prenait le relais. Et l’image du père, son autorité, étaient alors dévolus à des figures tutélaires masculines. Cependant l’éducation des filles et des jeunes garçons n’était globalement que l’affaire des mères. Le père dominait la maison mais l’éducation au quotidien, le ministère de l’intérieur, était un champ de compétence maternel. L’égalité des droits entre hommes et femmes, acquise progressivement depuis le milieu du XXe siècle et l’autorité parentale désormais commune dans les années 70 en France a redistribué les rôles. Mais alors que les femmes ont su prendre toute leur place dans la société et notamment les postes de pouvoir, les hommes ont tardé en tant que père à faire de même dans les territoires dont ils étaient jusqu’alors exclus. Qu’il s’agisse des champs professionnels comme celui de la petite enfance mais surtout du champ domestique, ils ne s’y sentent pas toujours, loin s’en faut, aussi légitimes que les femmes.

Entre injonctions d’indifférenciation vis-à-vis du rôle de la mère, les sociologues préférant parler de « parentalité » pour gommer les différences entre les deux, et celui d’accomplir leur rôle spécifique, comment s’y retrouvent-ils actuellement ?

Difficilement. Ils manquent de modèles. Celui de leur père a pu être insatisfaisant en raison de son absence au quotidien ou apparaître inadapté s’ils ont été éduqués « à l’ancienne ». Leur mère est alors le modèle dominant pour s’occuper des jeunes enfants mais ils ne s’y retrouvent pas toujours pour des raisons identitaires et éducatives. Les nouveaux pères qui font ce choix en font parfois des tonnes avec un perfectionnisme ou un jusqu’au boutisme qui rappellent celui des premières femmes qui accédaient à des postes de responsabilités et se devaient de faire mieux que les hommes. Pour les autres, il s’agit d’inventer une nouvelle identité paternelle qui reste encore à définir sur un plan sociologique. On est à l’heure de l’expérimentation et les jeunes pères ne se sont jamais autant qu’aujourd’hui passionnés pour les sciences de l’éducation et la psychologie de l’enfant. Sur un plan psychologique justement, les garçons de ces nouveaux pères seront plus à l’aise pour investir au quotidien l’éducation de leurs propres enfants car alors cette fonction sera en concordance avec leur modélisation identitaire (autrement dit conforme a leur sexe). L’avenir est certainement des façons d’être père diverses sans pour autant une indifférenciation avec les façons d’être des mères aux yeux de l’enfant. En effet dès l’âge de quelques mois ce dernier perçoit une différence des sexes et l’interprète à sa manière.

 

Source : Comment s’en sortent les pères face aux injonctions contradictoires qu’on ne cesse de leur envoyer ? | Atlantico.fr

 

Avis Pimpf : Oui je sais qu’il y a encore une partie qui restent sur l’ancien modèle  d’éducation et relation parentale, mais le rôle du père pour ceux qui s’investissent avec leur enfant a beaucoup changé,  mais n’est pas toujours bien vu de nos jours  bizarre non ?

20160609 – News / Education. Pas toujours facile de suivre ses parents aux quatre coins du monde | Courrier international

Les parents ne devraient jamais sous-estimer l’impact d’une expatriation sur leurs jeunes enfants. Témoignage d’une mère.

“Maman, maman, je veux devenir chanteuse. Je veux faire des chansons.” Quand Manika croit découvrir sa vocation, elle vit à Shanghai avec sa famille, qui se prépare à déménager pour un séjour de six mois à Bali avant de rejoindre Singapour. Or, de Shanghai à Singapour, Manika, 6 ans, a un peu grandi et beaucoup changé.
Sa mère, Rashmi J. Dalai, se contente d’abord de sourire, raconte-t-elle sur le site duWall Street Journal. “Mais ma fille a beaucoup insisté. Et moi aussi, à son âge, je voulais écrire des poèmes et des chansons. Moi aussi, j’ai déclaré à mes parents que je voulais être écrivaine. Mais j’étais fille d’immigrés indiens aux Etats-Unis et on m’a encouragée à travailler plutôt les mathématiques et les sciences. C’est même ce souhait ancien qui m’a poussé, trente ans plus tard, à quitter mon pays dans l’espoir de trouver ma voie. J’ai voulu donner à ma fille une chance de suivre ses passions sans attendre aussi longtemps.”

A Bali, Manika commence donc à apprendre la musique. Avec son professeur, elle compose même deux chansons, dont elle choisit les thèmes : se dire bonjour et adieu ; escalader les montagnes les plus hautes. “C’était comme si ma fille tentait de tresser une corde pour rester reliée à toutes les joies qu’elle avait ressenties en Chine, une corde à laquelle elle pourrait s’agripper dans le nouveau monde qui l’attendait.”

A la fin de l’année scolaire, la famille part s’installer à Singapour – et là, tout change. L’ambiance à l’école, beaucoup plus stricte ; l’état d’esprit de la mère de Manika, qui paie plus cher et devient plus exigeante en termes de résultats ; celui de Manika elle-même, qui perd son enthousiasme en même temps que sa voix s’éclaircit : sa vocation semble bien ne pas avoir résisté au déménagement.

Un jour, Manika, en pleurs, confie à sa mère à quel point tout est devenu difficile pour elle, qu’elle aimerait tant revenir à Shanghai, qu’elle regrette de ne plus pouvoir chanter avec ses amis…

Manika va-t-elle arrêter les leçons de musique ? ou bien va-t-elle convaincre ses nouveaux amis de se mettre à la chanson ? Rashmi J. Dalai n’a pas encore la réponse, mais de ces récentes difficultés elle tire quelques réflexions :

J’ai rencontré beaucoup de parents expatriés qui partagent mes préoccupations. Les difficultés que nous rencontrons pour organiser la vie de nos enfants peuvent nous rendre aveugles. Parfois, le souci d’exercer un contrôle sur leur parcours et de lui donner plus de consistance peut nous faire perdre de vue qui ils sont. Tous ces changements incessants nous rendent parfois incapables de comprendre ce qui est en jeu.”

Source : Education. Pas toujours facile de suivre ses parents aux quatre coins du monde | Courrier international

20160609 – News : Les parents français prêts à se sacrifier pour l’avenir de leurs enfants

Selon une enquête, 70 % des parents estiment que financer l’éducation de leurs enfants est plus important que d’épargner pour leur propre retraite.

Les parents français font, plus qu’ailleurs, passer l’avenir de leur enfant avant le leur. C’est ce qui ressort de la troisième étude Value of Education réalisée par l’institut de sondage Ipsos-Mori pour la banque HSBC.

Réalisée auprès d’un échantillon « représentatif » de six mille parents à travers quinze pays, cette enquête s’intéresse à l’attitude des parents à travers le monde face aux études de leurs enfants. Elle donne notamment, activité bancaire du financeur du sondage oblige, un éclairage sur la manière dont ils anticipent ce financement.

Les frais d’études des enfants

Parmi les parents français envisageant des études supérieures pour leurs enfants, 72 % estiment que ce financement est plus important que d’investir ou d’épargner sur le long terme (contre 49 % dans le monde), ou que d’épargner pour leur propre retraite (70 % en France, contre 49 %).

Tous pays confondus, et sur l’ensemble des parents interrogés, si ceux-ci devaient être amenés à réduire leurs dépenses, près d’un tiers affirment que l’éducation des enfants serait la dernière dépense qu’ils sacrifieraient.

La majeure partie des parents prennent en charge les frais d’études de leurs enfants. En effet, ils sont 86 % dans le monde à assurer le soutien financier des études de leurs enfants en incluant les charges annexes (frais d’études, de nourriture, appareils informatiques, factures, telles que le téléphone ou Internet, livres scolaires). En revanche, 59 % estiment qu’en raison de ces charges, il leur est plus difficile d’honorer leurs autres engagements financiers.

Lire aussi :   La crise de la dette étudiante, nouvel enjeu de la présidentielle américaine

Etudes et planification financière

A l’échelle mondiale, le coût moyen des études supérieures, tous frais confondus, est de 7 631 dollars (6 706 euros) par an et par enfant. Et les Emirats arabes unis arrivent en tête avec un coût moyen de 18 360 dollars (16 134 euros) par an et par enfant. En France, les parents dépensent environ 5 465 dollars (4 803 euros) par an et par enfant pour financer leurs études supérieures.

Conséquence directe de ce coût des études moins onéreux qu’ailleurs : c’est en France (46 %), après le Royaume-Uni (43 %) et l’Australie (44 %), que les parents envisagent le moins de s’endetter pour subvenir à l’éducation de leurs enfants. De même, alors que 67 % des parents dans le monde épargnent pour financer l’éducation de leurs enfants, le Mexique (39 %) et la France (43 %) arrivent en fin de classement.

Cependant les jeunes parents, tous pays confondus, anticipent beaucoup plus que leurs aînés la dépense que va représenter les études. Les jeunes parents issus de la génération Y sont plus prévoyants que leurs aînés. Au niveau mondial, 79 % des jeunes parents âgés de 34 ans ou moins (34 % en France) commencent à planifier le financement de l’éducation de leurs enfants avant que ceux-là ne rentrent à l’école primaire. Cette proportion descend à 52 % pour les parents issus des générations antérieures (21 % en France).

Orientation professionnelle, mobilité et carrière

L’étude s’intéresse aussi à la manière dont les parents dans le monde envisagent l’orientation professionnelle de leurs enfants. Et en particulier de l’avantage ou non d’inclure dans leur parcours une expérience à l’étranger : 67 % considèrent qu’elle serait bénéfique pour leurs enfants (contre 77 % en France) ; parmi eux, 41 % envisagent une expérience professionnelle ou un stage pour leurs enfants et 44 % un programme d’études à l’étranger.

L’étude pointe toutefois du doigt les parents de l’Hexagone qui ne sont que 16 % à envisager d’envoyer leurs enfants étudier à l’étranger, « l’une des proportions les plus faibles au monde ». « Les Français valorisent donc l’expérience à l’étranger plus que les études », analysent les auteurs de l’enquête.

Pour 34 % des parents interrogés, ce qui doit guider leurs enfants dans leur choix d’études est la « sécurité de l’emploi », et pour 35 % « le salaire ». Les Français se distinguent une fois encore« radicalement », selon l’étude, car ils considèrent à 42 % que l’orientation de leurs enfants doit principalement être guidée par leur « idéal de carrière ».

La totalité des parents a aussi été interrogée sur la profession qu’ils voudraient que leurs enfants choisissent. Comme dans l’édition de 2015, le métier le plus plébiscité est la médecine (16 %), suivie par les métiers d’ingénieurs (12 %), l’informatique (8 %).

  • Article de Séverin Graveleau
    Journaliste au Monde

 

Source : Les parents français prêts à se sacrifier pour l’avenir de leurs enfants

20160608 – News :VOTRE AVIS – La fête des parents, est-ce une bonne idée ?

Après une école dans le Var, une crèche à Dijon a décidé de remplacer les traditionnelles fêtes des mères et des pères par une fête des parents. Comme cela, les enfants de familles de même sexe ou monoparentale ne sont plus stigmatisés. Bonne ou mauvaise idée ? à vous de nous le dire.

En juin 2013, la directrice d’une école maternelle à la Môle dans le Var a décidé d’instaurer une fête des parents en lieu et place de celle des mères et des pères. La directrice motivait ce choix par l’évolution sociale de la structure familiale. On était dans l’après loi sur le mariage pour tous (promulguée le 17 mai 2013). La décision de supprimer la fête des pères et des mères dans les écoles pour une fête des parents, a été plus ou moins bien accueilli par les parents et les enfants. Certains ont été perturbés par le fait que l’on brouille les repères.

La fête des parents à la crèche Voltaire de Dijon

A Dijon, la crèche Voltaire a emboité le pas. La structure d’accueil de la petite enfance a elle aussi supprimer les deux fêtes des mères et des pères pour proposer une seule fête des parents. La directrice de l’établissement justifie son choix par la nécessité de ne pas stigmatiser les enfants de parents de même sexe ou de famille monoparentale. Les enfants de la crèche Voltaire ont pu offrir un collier de nouilles à leurs parents que ce soit leur papa ou leur maman.

  • La fête des parents, est-ce une bonne idée ? Témoignez sur Facebook et Twitter et ce mercredi à partir de 7 heures au  03.80.42.15.15.
  • A 7h54, l’invité France Bleu Bourgogne est Daniel Pommpuy, président de l’UDAF 21, l’union départementale des associations familiales de France.

Source : VOTRE AVIS – La fête des parents, est-ce une bonne idée ?

20160608 – News :Les parents doivent être informés et soutenus face à l’alcoolisation des jeunes – La Croix

Les adultes n’ont pas toujours conscience des dangers de l’alcool ni des responsabilités qui leur incombent.

« Les parents sont concernés et responsables »

Sandrine 47 ans, mère de deux enfants, responsable de conférences pour les parents, à l’APEL, dans un établissement scolaire de l’Ouest parisien.

« À partir de 14 ans, c’est le temps des premières soirées ou dîners de classe et du premier contact avec l’alcool. Souvent des produits forts comme la vodka. Donc il est important de sensibiliser les parents. On leur dit que “même à cet âge-là, cela arrive”, et aussi qu’ils portent une énorme responsabilité lorsque la soirée se passe chez eux. L’an dernier, une jeune fille de troisième a été hospitalisée, victime d’un coma éthylique. Les parents doivent en parler avec leurs enfants, les alerter sur les répercussions de l’alcool sur leur cerveau encore inachevé, leur santé, leurs études. Et aussi sur l’urgence absolue de prévenir un adulte si l’un des jeunes se sent mal après avoir absorbé de l’alcool.

Les parents doivent savoir dire non à leur enfant et tenir la règle de l’interdiction de l’alcool avant l’âge de 16 ans, en disant : “Ce n’est pas négociable parce que je suis là pour te protéger”. Comme les jeunes, les parents sont rassurés qu’on leur donne un cadre, qu’on pose le sens de l’interdit. À 14-15 ans, ils sont beaucoup trop jeunes pour rester seuls dans une soirée. Les parents doivent être présents du début à la fin. Lors de l’organisation d’un dîner de classe – en réalité un buffet suivi d’une mini-boom –, les délégués se chargent avec un ou deux élèves de l’achat des courses : pizzas, bonbons, boissons…“T’inquiète pas, on gère”, disent-ils. Justement, on rappelle aux parents qu’ils sont concernés et responsables. Ils doivent se montrer vigilants et bienveillants, passer une tête de temps en temps, vérifier le contenu des sacs des enfants qui arrivent. Certains peuvent apporter en douce des bouteilles d’alcool, voire remplir d’alcool des bouteilles d’eau. »

« Je suis tombé des nues »

François 55 ans, père de trois enfants de 17 à 23 ans

« J’ai longtemps été dans le déni et la naïveté. En clair, je n’ai rien vu venir. Parfois ma collègue de bureau me charriait lorsque je lui racontais les maux du dimanche matin de ma fille aînée. J’étais loin alors de me douter de l’origine de ses symptômes. Une fois, nous lui avons laissé la maison tout un week-end pour une soirée. Elle avait environ 17 ans. En rentrant, nous avons trouvé à l’extérieur un sac-poubelle transparent rempli de bouteilles vides : alcool blanc, bière… Notre fille a fini par admettre que des amis étaient arrivés en milieu de soirée avec des bouteilles. Ce qui avait provoqué un certain grabuge. Je suis tombé des nues, déterminé à ne jamais prêter à nouveau la maison.

À part m’être mis en colère, je ne me souviens pas avoir mis en garde mes aînées sur les dangers de l’alcool. Je réalise mon impuissance par rapport à ma grande fille qui étudie, loin de chez nous, en école de commerce, où on fait souvent la fête. J’ai été plus prudent avec notre fils de 17 ans, lui-même tenté un temps par le cannabis. Une réunion avec un professeur a créé un électrochoc. Notre garçon a été pris en charge par un psy. Par rapport à l’alcool, j’ai peut-être manqué de l’autorité d’un tiers qui nous alerte. J’ai toujours relativisé, pensant que cela leur passerait. Du coup, je suis moins inquiet mais peut-être inconscient de la gravité des risques. »

Recueilli par France Lebreton

Source : Les parents doivent être informés et soutenus face à l’alcoolisation des jeunes – La Croix

20160525 – News : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

Sources d’information, de partage et de réconfort, les réseaux sociaux font partie de la vie des parents d’aujourd’hui, souvent pour le meilleur, mais parfois pour le pire. Quand Geneviève Jetté a lancé son blogue et sa page Facebook Tatouée maman, elle visait à réunir une centaine de mamans tout au plus.

Mais 24 heures après avoir mis son groupe en ligne, la maman de deux jeunes enfants comptait déjà 1 500 abonnés. Aujourd’hui, la blogueuse au bagage d’éducatrice à l’enfance est suivie par plus de 26 000 personnes.

«Au départ, j’ai créé un blogue parce que j’avais besoin d’écrire ce que je vivais en tant que mère», explique-t-elle. Visiblement, celle qui travaille maintenant plus qu’à temps plein sur son blogue et sur les réseaux sociaux associés répond à un besoin réel des mamans qui la suivent. «Dans ma communauté, les mamans cherchent à se comprendre et à se faire rassurer», dit-elle, ajoutant que les mamans échangent énormément entre elles sur ses pages, partageant anecdotes et encouragements.

«Une fille qui a un bébé qui ne dort pas, un chum fatigué et un autre enfant en terrible two a le goût de se faire dire: « Moi aussi j’ai vécu ça, tu vas t’en sortir », et elle a aussi besoin qu’on mette un peu de poudre de fée dans sa vie», fait valoir la blogueuse, qui partage sur Tatouée maman de petits trucs, des coups de cœur, des recettes, des découvertes, des anecdotes et des idées pour rendre le quotidien familial plus doux.

Source d’information à double tranchant
Nancy Doyon, coach familiale, éducatrice spécialisée, chroniqueuse et auteure à succès, tient aussi un blogue et une page Facebook suivis par plus de 25 000 personnes, SOS Nancy.  Selon elle, les gens qui fréquentent ses pages sont moins à la recherche de soutien que d’information.

«Étant donné nos horaires chargés, le web devient un bel outil pour aller chercher de l’information», croit celle qui tourne actuellement de nouvelles capsules de formation pour le web.

Nancy Doyon met toutefois en garde contre les blogueurs qui s’improvisent spécialistes. «Un blogue tenu par un parent qui parle de sentiments liés à la parentalité en général sans s’improviser expert des TDAH, par exemple, c’est très bien, mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui respecte les limites de sa propre expertise.» La coach recommande aux parents de prendre le temps de vérifier les qualifications de l’auteur d’un texte ou d’une vidéo.

Certains réseaux sociaux entretiennent par ailleurs beaucoup de négativisme. «J’ai vu une page Facebook qui s’appelait Enfant TDAH, parents découragés, raconte Nancy Doyon. Il y a rarement du positif là-dedans. Certains parents semblent se trouver une identité à travers les problèmes de leurs enfants. Ces forums, blogues et pages deviennent de longues litanies de plaintes.»

Le fast-food de l’intervention
Toutes ces sources d’information 2.0 influencent-elles la façon dont on est parent aujourd’hui? Tout à fait, croit la coach. «Un des pièges dans lequel les parents ont tendance à tomber est la recherche de petites recettes d’interventions toutes faites sur le web, souligne Nancy Doyon. On est dans le fast-food en termes d’interventions. On désapprend à réfléchir et à observer nos enfants, on pose des diagnostics rapides. À un comportement, on cherche une solution.»

L’éducatrice spécialisée rappelle que chaque enfant est unique. Avant même d’aller chercher des outils sur le web, la meilleure approche est toujours de prendre du recul par rapport à son enfant, son âge, ce qu’il vit, sa personnalité et la relation entre le parent et lui.

Et les parents d’ados?
Si les parents de jeunes enfants sont très actifs sur la toile, les parents d’adolescents semblent être plus effacés. Selon la coach familiale Nancy Doyon, les parents d’ados sont aussi beaucoup moins nombreux à assister à des conférences. Deux explications possibles, selon elle : soit les parents ont acquis une sorte de sentiment de compétence, soit ils ont démissionné.

Voici quelques données provenant des États-Unis.

  • 14 %. des mères américaines bloguent.
  • 3,4. Nombre moyen de réseaux sociaux auxquels les mères américaines sont abonnées.
  • 17,4 heures. Nombre d’heures que les mères passent sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

Source : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

20160523 – News : Pourquoi les vacances en famille sont-elles toujours compliquées ? – metronews

PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres… mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe.

Quand Belle-Maman nous a proposé l’an dernier de partir en vacances avec eux en Bretagne pour rejoindre belles-sœurs et beaux-frères, je n’ai vu que l’occasion de passer une bonne semaine, en famille et au grand air. C’était sans compter les repas à heure fixe, la visite de tous les musées du coin et sept enfants pas vraiment compatibles. On ne m’y reprendra plus.

Juliette Allais, psychanalyste transgénérationnelle, présidente du CERFAT et auteure de  Guérir de sa famille –  Se libérer des souffrances du passé,(Eyrolles) décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

► Ce qui se passe
« Partir, c’est perdre ses repères. Ceux qui, habituellement, nous sécurisent. Cette insécurité peut créer de la tension. Car, une fois arrivé à destination, il faut retrouver son nid ou le refaire. Cela demande une bonne dose d’énergie parce que chacun va être sollicité et devra s’adapter au nouvel environnement pour quelques jours ou semaines. Là, dans ce nouveau cadre, et tous ensemble transvasés, les échappatoires ne sont plus les mêmes. Ainsi, s’isoler n’est pas toujours possible. On ne peut pas fuir, à l’image d’une cocotte-minute d’où la pression ne pourrait pas s’échapper. La pression vient du fait qu’il faut réussir ses vacances en famille, imaginées comme idéales. Au quotidien, nombreuses sont les occasions d’être en conflit, là elles gagnent en visibilité. Dans un environnement plus restreint qu’à l’accoutumée où l’on manque d’espace, ajouté au désœuvrement du déplacement, toutes les occasions de frictions remontent à la surface. D’autant que la famille alimente naturellement ces tensions-là. Bien qu’elle soit aussi le dernier bastion où l’on peut se réfugier, il n’est pas rare de s’y sentir coincés par les conflits larvés, les non-dits et tous ces ressentiments que l’on emmène aussi en vacances », explique Juliette Allais.

Concrètement, les vacances en famille permettent, parfois dans la douleur, de faire la différence entre rêve et réalité. On adorerait que ça se passe bien, mais dans les faits c’est pugilat party !

► Ce que l’on ressent
« La colère peut se traduire par du ressentiment, de l’agacement ou de l’irritabilité. Mais aussi Par la sensation d’être soumis et impuissant il y a quelque chose d’assez négatif. En colère mais pas suffisamment autonome pour décider de son temps et de son espace, au fil des jours, cela peut s’avérer dévalorisant. Le fait d’agir à contrecœur, conduit à se sentir prisonnier. Quand, à l’inverse, on parvient à conserver un espace pour soi, alors dans ce cas, les vacances peuvent être agréables. En fait, cela dépend du contexte dans lequel on part. Si tout est imposé, du lieu, aux activités aux personnes avec lesquelles on séjournera, alors la situation est d’emblée à risques. Nécessairement, ressentiment et colère, bien que masqués, finissent par remonter à la surface. Au final, on se le fait payer ou on le fait payer aux autres. Il y aura toujours de l’agressivité dans l’air, déclenchée par le mauvais temps, à une activité non choisie ou un restaurant pas si bon. Tout ce qui est frustrant, va servir de déclencher ravivant l’insatisfaction qui, va pouvoir exploser alors qu’on ne s’y attendait pas. Tout à coup, la personne frustrée montre son agressivité masquée pour ce qui semble être un détail pour les autres », poursuit-elle.

Qui n’a jamais assisté à un pétage de câble pour des spaghetti trop cuits ou une brique de lait laissée vide dans le frigo ?

► Comment s’en sortir ?
« L’objectif est de préciser les choses avant le départ. Pouvoir en parler, choisir la destination ensemble comme les activités. Il vaut mieux être acteurs de ses vacances en libérant la parole et en précisant ce qui pourrait inquiéter. Plus la situation est claire en amont, moins stressants seront les jours, une fois sur place. Il faut pouvoir être capable de se dire les choses, de suite sans dramatiser, d’adulte à adulte. On a le droit de dire que l’on ne veut pas faire telle activité. Cette liberté dépend du respect qui circule au sein de la famille. Arrivé à destination, le dialogue doit se poursuivre avec le maximum d’ouverture mais toujours sans jugement. Partir ensemble n’implique pas de tout faire ensemble, des repas aux activités. Déjeuner ailleurs ou en décalé offre une respiration. Un moment à soi. Mais dans les familles, cela ne va pas toujours de soi, car l’ingrédient de la tolérance n’y est pas forcément présent. Dans certaines circonstances, il vaut mieux ne pas partir tant les conflits possibles sont nombreux. La famille est un lieu où l’on doit sortir de la position infantile. Il faut vraiment être adulte pour que ça marche. Et notamment avec ses parents, pour en finir avec la dépendance. Les vacances sont toujours un révélateur du degré de liberté que l’on s’accorde », conclut la psychanalyste.

Pour m’octroyer le degré maximum de liberté, je laisse la famille partir sans moi. Repos garanti.

Source : Pourquoi les vacances en famille sont-elles toujours compliquées ? – metronews

Avis Pimpf : Autant j’adore mes parents , ma famille et belle-famille  , mais il est vrai que parfois imaginer passer de longues vacances en famille est parfois source de stress , car malgré tout quand tu vas ainsi chez les autres tu dois t’adapter aux habitudes et aux us et coutumes des personnes qui t’accueilles ( même tes parents) et la tu t’aperçois vite que tu n’as plus les mêmes habitudes ni le même rythme ( surtout à la limite quand tu as des enfants).

En plus dès que tu cumules plusieurs membres de la famille , frères, sœurs, cousins ,amis de la famille , on cumule un peu des fois des sources de tension. je ne dis pas que c’est à chaque fois et en permanence mais cela peut être source de tension de stress et autres, et quand tu es chez les autres tu n’impostes pas ta loi si ce n’est sur un point sur l’aspect famille, à titre perso  je n’accepte pas trop que mes parents ou beaux parents imposent la loi sur les enfants ( sauf si c’est justifié c’est à dire qu’ils touchent à des objets qu’il ne faut pas ou des comportements inappropriés), même si on est à l’extérieur et que les enfants sont la cela reste aux parents de gérer leurs enfants  mais souvent avec nos propres parents on a l’impression de nouveau d’être rétrogradé au statut d’enfant et la grande autorité parentale fait foi … non non pas à mon sens ( oui je sais on va me répondre  je n’ai qu’à le prendre plus cool mais quand on devient adulte , on a du mal à ce que quelqu’un en plus parmi ses proches remettent en cause son statut de parent et son autorité ceci devant ses enfants…)

20160523 – News : Les pleurs de bébé modifieraient le cerveau des parents

Les bébés pleurent très souvent. C’est un fait et un moyen pour eux d’exprimer leurs besoins et ce qu’ils ressentent. Face à leurs larmes, la très grande majorité des parents ont tendance à accourir pour vérifier si tout va bien et, le cas échéant, les aider. D’ailleurs , la plupart des parents ont du mal à ignorer les pleurs de leurs enfants. Pourquoi ?

C’est la question que se sont posés des chercheurs de l’université de Toronto. Ces derniers ont décidé de travailler sur l’impact que pouvaient avoir les pleurs d’un enfant sur ses parents.
Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques ont réuni un panel de volontaires. Ces derniers se sont prêtés à plusieurs tests dont l’un consistait à identifier des couleurs… après avoir entendu un bébé pleurer ou rire.

Les participants ayant entendu un bébé rire n’ont eu aucune difficulté à compléter le test.
En revanche, ceux ayant eu droit aux pleurs d’un bébé ont rencontré davantage de difficultés, semblaient avoir beaucoup de mal à se concentrer sur l’exercice et souffraient de conflits cognitifs, c’est-à-dire qu’il existait une sorte de contradiction entre leurs idées et ce qu’ils faisaient.
En clair, ils ne parvenaient pas à se concentrer à 100% sur la tâche qui leur avait été confiée.

Les pleurs d’un bébé modifient le fonctionnement du cerveau

Si l’on en croit les résultats obtenus par les chercheurs de l’université de Toronto et publiés dans la revue médicale Public Library of Sciences One, le cerveau des parents aurait été modifié.

Si les pleurs d’un enfant activent des conflits cognitifs dans le cerveau, ils peuvent également apprendre aux parents à concentrer leur attention de façon plus efficiente et plus sélective.
D’un côté, les pleurs de l’enfant déconcentreraient les parents, et ce, même durant les minutes suivant la fin des larmes.
D’un autre côté, ils participeraient à une modification du cerveau de ces derniers, leur permettant ainsi d’être plus flexibles.

D’après les chercheurs, les parents seraient dotés de flexibilité cognitive leur permettant de passer du mode “réponse aux pleurs de mon enfant” au mode “vie quotidienne” de façon rapide.

Cette flexibilité cognitive serait plus présente chez les parents pour la simple et bonne raison que ces derniers sont confrontés quotidiennement à ce type de stimuli, contrairement aux nullipares qui ne s’y frottent que rarement. Néanmoins, selon les chercheurs, tous les êtres humains auraient, en eux, cette capacité cérébrale.
Il suffirait simplement de la travailler pour la “réveiller”.

Ravis des résultats obtenus, les chercheurs de l’université de Toronto pensent avoir trouvé en leur étude, une hypothèse permettant d’expliquer pourquoi un parent ne peut ignorer les pleurs de son bébé. Cette réaction quasi-immédiate serait plus forte qu’eux et serait désormais un réflexe. Les parents agiraient naturellement, sauraient évaluer, simplement en écoutant les pleurs, les besoins de leur enfant, et fonctionneraient en « pilote automatique ».

Qui aurait cru que les pleurs d’un bébé étaient le secret de la polyvalence ?

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20160331 – News : Syndrome d’alcoolisation fœtale : pour être à l’abri c’est 0 alcool pendant toute la grossesse – metronews

C’était une autre génération, une autre époque. Il y a encore quelques années les recommandations en matière d’alcool pouvaient s’avérer… fluctuantes. Il était communément accepté d’entendre « qu’un petit verre par-ci, par-là, au final cela ne pouvait pas faire de mal ». Mais aujourd’hui,  la position des professionnels de santé est on ne peut plus claire : c’est 0 alcool pendant toute la grossesse.

Mais malgré un encadrement de plus en plus strict, le pictogramme sur les boissons alcoolisées et les messages de prévention à répétition, etc. trop d’enfants naissent encore atteints de ce que les médecins appellent le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF).

8000 nourrissons concernés

Cette maladie, provoquée par l’ingestion d’alcool lors de la grossesse, débouche sur des handicaps terribles tels que des malformations de la boîte crânienne et des retards moteurs et de croissance.

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En France, le SAF concerne moins de 1% des naissances, soit environ 8000 nouveau-nés par an mais ce qui signifie que près de 500 000 Français souffrent au cours de leur vie de séquelles plus ou moins importantes de l’alcoolisation fœtale selon les chiffres de l’ARS de Haute Normandie en date du 9 septembre 2015

Des degrés divers de la maladie

Dans ce contexte où de nombreux efforts restent à faire, l’Académie nationale a publié un rapport qui revient sur les conséquences de la consommation d’alcool durant la grossesse et sur la prise en charge des enfants touchés.

Les symptômes mentionnés plus haut correspondent à une consommation chronique de la mère durant la grossesse. Autrement dit, cela recouvre les situations où la patiente souffre d’alcoolisme. Mais sans aller jusqu’à ces situations extrêmes, boire quand on est enceinte peut entraîner des problèmes de santé conséquents pour l’enfant à naître. Troubles du comportement, retard scolaire, et difficultés d’adaptation d’ordre social peuvent alors apparaître chez l’enfant, certes, mais également poursuivre ce dernier au cours de son adolescence puis de sa vie d’adulte.

Le fœtus exposé au même taux d’alcoolémie que sa mère

Après avoir été absorbé par le tube digestif, l’alcool ingéré par la mère passe directement dans le placenta, puis gagne le secteur fœtal. Le taux d’alcoolémie est alors identique chez la mère et le fœtus. Mais, contrairement à sa mère, et en raison d’un foie encore très fragile, ce dernier est dans l’incapacité d’éliminer l’alcool qui va se diffuser dans tous les tissus de son organisme en construction.

Dès le début de la grossesse les répercussions de la consommation d’alcool peuvent être lourdes ; dès la troisième semaine de gestation, l’organogenèse (la formation des organes) commence et, dès cette période, le fœtus est exposé en cas d’ingestion d’alcool à de potentielles malformations. Les risques de retard perdurent du début à la fin de de la grossesse. Vous l’aurez compris, par mesure de précaution il est recommandé aux femmes enceintes d’observer une abstinence totale pendant toute la durée de gestation. Si vous pensez avoir un problème d’alcool et que vous attendez un enfant, vous devez impérativement en parler à votre médecin ou à votre sage-femme pour mettre en place, avec ces derniers, des solutions adaptées.

Source : Syndrome d’alcoolisation fœtale : pour être à l’abri c’est 0 alcool pendant toute la grossesse – metronews

20160321 – News / Patrimoine : les pièges à éviter quand on est en couple – Challenges.fr

Communauté ou séparation de biens ? Comme en témoignent de récentes modifications de textes par Bercy, chaque régime matrimonial cache des pièges. Voici comment les éviter.

 

Article de  pour Challenges

Elle embarrassait assureurs et assurés depuis 2010 : la réponse ministérielle Bacquet a été annulée le 12 janvier. Le texte tirait les conséquences fiscales d’un principe : dans un couple marié sous le régime légal, un contrat d’assurance- vie, même souscrit au nom d’un seul époux, est commun. Résultat : lorsque le conjoint non-souscripteur mourait, la moitié de la valeur du contrat était intégrée à la succession… et se retrouvait taxée comme de classiques liquidités. Brèche gênante dans l’image de havre fiscal de l’assurance-vie. Or après des mois de lobbying, la doctrine dite « Bacquet » a fini par être supprimée. Depuis le 1er janvier, les sommes revenant aux héritiers de l’époux non-souscripteur bénéficient à nouveau de la fiscalité privilégiée de l’assurance-vie. En principe, du moins, car le texte des services fiscaux est suffisamment flou pour susciter déjà de nouvelles questions…

L’affaire Bacquet le confirme, dans un couple, il n’est pas toujours simple de savoir précisément ce qui est à l’un et ce qui est à l’autre. Beaucoup ne le comprennent qu’à l’occasion d’un divorce, et souvent à leurs dépens. Sur le papier, pourtant, tout paraît si simple… Avec le régime de la communauté légale (contrat par défaut), tous les biens acquis par un couple à compter de son mariage (y compris l’épargne constituée avec les salaires) sont communs, sauf ceux reçus en donation ou en succession, qui restent propres. Au contraire, avec le régime de la séparation de biens, tout est séparé et reste séparé… Avec les pacs conclus avant le 1er janvier 2007, les partenaires sont en indivision : les biens acquis en commun sont réputés appartenir pour moitié à chacun d’eux. Les pacs signés après le 1erjanvier 2007, eux, sont proches du régime séparatiste. En réalité, il y a plusieurs pièges qu’il faut savoir éviter.

Piège n° 1 : la maison

Les époux croient souvent qu’en cas de divorce, chacun récupérera sa mise. Même avec un régime séparatiste, les choses sont loin d’être si simples. « La quote-part de financement des époux peut être différente de ce qui est mentionné dans l’acte d’achat, explique Delphine Pasquier, responsable de l’ingénierie patrimoniale de Bred Banque privée. Mais la jurisprudence récente l’affirme : si l’un a payé davantage, il n’a aucune créance contre son conjoint, car ses règlements participent à son obligation de contribuer aux charges du mariage. »

Les conséquences : l’un enrichit l’autre sans le vouloir… En communauté de biens, si rien n’est écrit, un bien propre enrichit un bien commun, ou, au contraire, des fonds communs valorisent un bien propre. Ainsi, une maison construite à deux, sur le terrain donné par les parents de monsieur est la propriété de monsieur. Même chose si les deux époux rachètent 80 % des parts d’une maison familiale dont le mari détient 20 % : il reste le propriétaire de 100 % de la maison ! Bien sûr, au moment de la liquidation du régime (divorce ou décès), il devra rembourser à la communauté les investissements et leur plus-value. Cela s’appelle une récompense : l’époux qui n’est pas propriétaire doit récupérer sa mise. « Mais au moment d’un divorce, il est toujours plus simple d’être propriétaire que créancier », rappelle Vincent Chauveau, notaire à Nantes.

La parade : dans un régime séparatiste, se tenir strictement aux parts de financement mentionnées dans l’acte. Dans un régime communautaire, déclarer l’origine des fonds propres. Pour Delphine Pasquier, de la Bred, il faut « déconseiller les transferts de biens propres vers des biens communs. Mieux vaut, si cela est possible, recourir à l’emprunt ».

Piège n° 2 : l’assurance-vie

« C’est le sujet sur lequel nous observons le plus d’incompréhensions », reconnaît Sébastien Granvillain, ingénieur patrimonial à la Banque Palatine. Par exemple, lorsque l’on est marié sous le régime de la communauté, il est dangereux pour un conjoint de déposer, pendant le mariage, son épargne propre dans un contrat d’assurance-vie. « S’il n’est pas précisé à la souscription que les fonds versés sont des biens propres, ils seront considérés comme communs », alerte Sébastien Granvillain. Plus fréquent encore : ignorer les conséquences de la communauté réduite aux acquêts… et souscrire un contrat à son nom, y placer des fonds communs sans savoir que le conjoint aura alors automatiquement des droits sur la moitié de la valeur du contrat (arrêt Praslicka et réponse ministérielle Proriol).

Les conséquences : en cas de divorce ou décès du non-souscripteur, le titulaire du contrat doit verser la moitié des sommes à son ex-conjoint ou à ses héritiers. Logique si ce sont des fonds communs, irritant si ce sont des sommes issues de donations ou successions familiales.

La parade: toujours préciser, lors de la souscription du contrat, que l’on verse des fonds propres et justifier de leur origine (cela s’appelle une clause de remploi). « Avec les fonds communs, pour éviter les calculs en cas de divorce, je préconise deux contrats, chacun au nom d’un époux, alimentés de façon strictement identique », reprend Sébastien Granvillain.

Piège n° 3 : l’entreprise

Attention, le fait qu’une société porte le nom de l’un ou l’autre des époux ne lui confère pas de caractère propre. « Si le régime matrimonial est la communauté réduite aux acquêts et que la société est créée après le mariage, la valeur patrimoniale est commune », explique maître Vincent Chauveau. Sur le plan légal, un des époux peut avoir le titre (associé, par exemple), mais son époux/épouse a droit à la moitié de la valeur des actions ! Idem en cas d’augmentation de capital pendant le mariage. Plus ennuyeux encore, pour certaines activités exercées en nom propre, ou dans les sociétés à responsabilité illimitée, les dettes professionnelles de l’un des époux engagent tous les biens de la communauté.

Les conséquences : un divorce, et madame doit à son mari 50 % de la valeur de la société qu’elle a créée et développée. Autre situation : si l’entreprise a des difficultés, les biens communs du couple peuvent être saisis pour éponger les dettes.

La parade : la séparation de biens ! C’est la meilleure protection face aux créanciers de l’autre. A défaut, les entrepreneurs individuels peuvent faire une déclaration d’insaisissabilité chez leur notaire, avant de contracter des emprunts. Sinon, il est aussi possible de créer la société avec des fonds personnels, c’est-à-dire issus de donations ou successions… bien traçables.

Source : Patrimoine : les pièges à éviter quand on est en couple – Challenges.fr