20170316 – News : Être parents, c’était vraiment mieux avant ?

À l’heure des forums, pour chaque question concernant sa progéniture, les parents se voient offrir une réponse. Une bonne chose ?

En 2011, un sondage IPSOS révélait que 75% des parents estimaient qu’il était plus difficile d’élever un enfant qu’autrefois. Les parents comme les non-parents considérant alors que le laxisme avait pris une part trop importante dans l’éducation. Paradoxalement, ces mêmes parents avouaient alors que la principale difficulté rencontrée dans l’éducation était d’avoir eu une réaction excessive par rapport à ce que la situation demandait. Une chose est certaine, aujourd’hui, les parents ont à disposition une foultitude de savoirs scientifiques (ou non) sur l’éducation.

Marie Thirion, médecin, pédiatre et Béatrice Kammerer, journaliste indépendante étaient les invitées de La Tête au Carré pour en parler.

L’illusion du choix

M. Thirion : « Les parents sont perdus aujourd’hui, mais c’est parce qu’on leur fait croire qu’ils ont vraiment le choix. Autrefois il y avait des normes très précises qui étaient transmises de générations en générations. Maintenant on a l’illusion qu’on a le choix de modifier beaucoup de choses alors qu’on ne l’a pas tant que ça. »

Discrédits des savoirs populaires

Finis les conseils de grand-mère pour faire dormir le petit dernier ou calmer le plus grand ? Force est de reconnaître que le savoir scientifique a pris le pas sur le savoir populaire. C’est d’ailleurs une rupture qui s’est faite au XIXe siècle.

À partir du moment où l’on a commencé à lutter contre la mortalité infantile, le savoir de la puériculture a prévalu sur le savoir populaire. « Aujourd’hui, les savoirs vont très vite et sont très vite renouvelés » nous explique Béatrice Kammerer. Pour autant, on réalise bien vite que les conseils et astuces de grand-mère ont le vent en poupe dans nos moteurs de recherche, même tournés en dérision.

L’aspect managérial de la parentalité

Pour Béatrice Kammerer, l’éducation est devenue une préoccupation majeure parce que les parents ont beaucoup de pression. Dans notre société d’aujourd’hui, être parents c’est assurer l’éducation des enfants et son travail, tout en ayant en tête des injonctions à l’égard de sa progéniture comme manger sain, privilégier le moment du bain, trop de temps devant un écran est nuisible…

L’enfant est considéré comme un projet. On se met des objectifs, il faut évaluer.

Cet aspect managérial de la parentalité est évidemment très très loin de la réalité parentale, car « c’est avant tout quelque chose d’émotionnel et d’intime » comme le rappelle Marie Thirion.

On n’élève pas un enfant tout seul, on l’élève dans une société, dans un quartier, dans un groupe d’humains avec lequel on partage des valeurs communes. La société n’étant plus vraiment celle de nos aïeuls, la comparaison entre l’éducation d’antan et celle d’aujourd’hui n’a pas vraiment lieu d’être. Le martinet et l’orange de Noël aux oubliettes, les applications parentales prennent le relais ?

Aller plus loin

Source : Être parents, c’était vraiment mieux avant ?

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