20180121 – Paris: Un homme de 33 ans inculpé et écroué pour un projet d’attentat déjoué

Un véhicule de police. (Illustration) — Olivier Aballain / 20 Minutes

Un homme de 33 ans, qui avait prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo, a été mis en examen et écroué ce samedi pour un projet d’attentat par un juge antiterroriste à Paris. Inconnu des services et a priori sans antécédents judiciaires, l’homme, dont les cibles potentielles n’ont pas été identifiées, a été arrêté mardi dans le Gard par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon des sources proches de l’enquête. Il s’agit du premier projet d’attentat déjoué depuis le début de l’année.

«L’enquête a débuté par une veille de la DGSI sur les réseaux sociaux où les policiers ont détecté la volonté d’acquisition d’une arme par un homme habitant la région de Nîmes et qui tenait des propos islamistes», a rapporté l’une des sources à l’AFP. Au cours des perquisitions, des «produits pouvant servir à la confection d’explosifs, un engin potentiellement explosif (un tube rempli de poudre) et un système de mise à feu ont été saisis», selon cette source.

«Projet de passage à l’acte»

«Différentes poudres, mais en quantité peu importante et qui sont en cours d’analyse, ainsi qu’une mèche, ont été retrouvées», a précisé une autre source proche du dossier. L’homme avait également réalisé, entre l’été et la fin de l’année, au moins deux vidéos, dont une où il prêtait allégeance au chef de l’EI Abou Bakr Al-Baghdadi, avec le drapeau noir de l’organisation djihadiste en fond. «Il les a réalisées et diffusées seul, évoquant un projet de passage à l’acte», selon une source proche du dossier.

Transporté dans les locaux de la DGSI en région parisienne, l’homme a été déferré ce samedi matin au parquet de Paris qui a ouvert une information judiciaire, au terme de ses quatre jours de garde à vue, selon une source judiciaire. Présenté à un juge antiterroriste dans la foulée, le suspect a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» et placé en détention provisoire, selon cette source. D’après «les premiers éléments de l’enquête, il nourrissait le projet d’un passage à l’acte violent», a-t-elle ajouté.

Le premier attentat déjoué depuis le début de l’année

«Il s’agit du premier attentat déjoué depuis le début de l’année par la DGSI», a déclaré une source proche de l’enquête. Peu avant Noël, un homme de 21 ans et une femme de 19 ans, sans lien apparent mais qui projetaient chacun de commettre un attentat, avaient été interpellés, respectivement près de Lyon et en région parisienne.

En 2017, deux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) ont été commis en France : le 20 avril sur les Champs-Élysées à Paris et le 1er octobre à la gare Saint-Charles à Marseille. Ils ont fait trois morts. Mais même si le pays a été moins frappé l’an dernier, les autorités restent sur le qui-vive: vingt attentats ont été déjoués dans le pays en 2017, a affirmé début janvier le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb.

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20180120 – Arts : La bonne aventure (1937) – René Magritte 

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20180120 – News : Dans le métro à Paris, «pas un jour ne se passe sans qu’on ne voie des toxicomanes se piquer»

Quai de métro. (Archives) — MARZARI EMANUELE/SIPA

TRANSPORT L’association SOS Usagers et le syndicat Unsa RATP dénoncent l’insécurité liée aux problèmes de drogue dans le métro parisien…

  • Dans un tract, l’Unsa RATP dénonce une insécurité grandissante liée à la présence de toxicomanes sur certaines lignes.
  • La ligne 12 est la plus impactée.
  • Plusieurs organisations syndicales ont annoncé un mouvement de grève sur la ligne 12, ce vendredi

« Depuis des années, le réseau métro est envahi par des groupes de dealers qui attirent des toxicomanes souvent agressifs et dangereux. » Vendredi, l’association SOS Usage et le syndicat Unsa RATP ont tiré la sonnette d’alarme après les multiples incidents sur les lignes 4 et 12 ces derniers mois. Dans un tract, l’organisation syndicale dénonce une augmentation des agressions sur ces lignes et appelle les autorités à se saisir de la situation. Plusieurs organisations syndicales ont d’ores et déjà annoncé un mouvement de grève sur la ligne 12 vendredi.

 

Bagarres dans les stations de métro, drogués qui traversent les voies, agressions verbales et physiques des voyageurs, malaises liés à l’alcool et la drogue… « Les conducteurs ont une boule au ventre en entrant dans certaines stations, détaille Jean-Marc Judith, conducteur de la ligne 4 et délégué syndical au sein de l’Unsa RATP. On est toujours sur le qui-vive mais on ne peut pas anticiper tous les comportements, surtout les plus imprévisibles. »

« Pas un jour ne se passe sans qu’on voit des toxicomanes se piquer »

Dans son souvenir, les premiers groupes de toxicomanes ont été repérés sur la ligne 4 en 2011, au niveau des stations Simplon et Marcadet-Poissonniers. « Au début, c’était très localisé, au nord de la ligne, et puis progressivement, les groupes se sont installés sur la portion nord de la ligne 12, entre Porte de la Chapelle et Saint-Lazare », précise-t-il. « Aujourd’hui, pas un jour ne se passe sans qu’on voit des toxicomanes se piquer ou prendre un rail de coke, c’est devenu notre quotidien », poursuit Damien Villette, conducteur sur la ligne 12 depuis mars 2015 et délégué FO. Son dernier signalement remonte à vendredi : un homme nu, étendu sur le quai, une seringue dans la cuisse.

Dans les stations touchées par ce phénomène, les bagarres sont devenues très fréquentes. Avec le risque, quand elle se déroule sur le quai, que l’un des protagonistes tombe au moment de l’entrée en gare d’un train. Les syndicats dénoncent également une augmentation des agressions physiques ou verbales d’usagers.

Ces difficultés ont également des conséquences sur le trafic. « A chaque fois qu’il y a une bagarre sur le quai, on doit stopper la rame, quand quelqu’un traverse la voie, on met la ligne hors tension, sans compter tous les malaises voyageurs qui ralentissent le trafic », poursuit le délégué FO. Interrogée par l’AFP, la Ratp a reconnu que cette situation a « un impact sur le sentiment de sécurité des voyageurs et du personnel », ainsi que sur « l’état des équipements, la propreté et la régularité du trafic ».

Refus de marquer l’arrêt

Pour protester, certains conducteurs de la ligne 12 ont refusé de marquer l’arrêt dans certaines stations. « A ma connaissance, ils sont au moins trois conducteurs de la ligne 12 à avoir refusé de s’arrêter depuis le début de l’année », précise Jean-Marc Judith. Lui-même a recouru une fois à cette pratique pour alerter sa hiérarchie. En 2017, il n’a pas arrêté son métro à la station Simplon. « Cela faisait plus de deux heures que nous sollicitions, avec mes autres collègues, une intervention des forces de l’ordre car il y avait un important attroupement de toxicomanes et de dealers. Ça commençait à devenir dangereux mais personne ne faisait rien. J’ai donc averti les voyageurs et le PC que nous ne marquerions pas l’arrêt. C’est gênant pour les passagers, mais compte tenu de la situation, la majorité est compréhensive, d’autant que cela reste très exceptionnel. »

Une « convention » a été signée fin 2017 entre la RATP et la préfecture de police de Paris pour « permettre une meilleure prise en charge des toxicomanes présents dans les espaces du métro », précise un porte-parole de l’entreprise. Elle prévoit l’expérimentation de maraudes pour aiguiller les toxicomanes vers des structures adaptées. La présence policière et celle des agents de sécurité de la RATP ont également été « accentuées » ces dernières années « pour déstabiliser les trafiquants », poursuit-il.

Source : Dans le métro à Paris, «pas un jour ne se passe sans qu’on ne voie des toxicomanes se piquer»