Vous avez sans doute entendu parler de la pièce de Paul Dewandre : « les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus ». Dans la seconde version, Paul Dewandre a une métaphore très imagée, l’homme est un chalumeau et la femme un four.
En d’autres termes, l’homme s’allume immédiatement tandis que la femme a un temps de préchauffage plus ou moins long. Je confirme ; un homme ne fonctionne pas comme une femme et donc, forcément, pour rendre un homme fou amoureux, il ne faut pas lui faire les mêmes caresses que pour rendre une femme folle amoureuse.
“Ne tombons pas dans la caricature”
Je répète souvent : un homme a besoin de faire l’amour pour tomber amoureux tandis qu’une femme a besoin d’être amoureuse pour faire l’amour. Donc, si c’était vrai, pour rendre un homme fou amoureux, il suffirait de lui faire l’amour tous les jours, voire plus si vous avez la santé ! Mais ce serait trop simple, ne tombons pas dans la caricature.
Je vais donc vous révéler les moyens de rendre votre homme amoureux ou plutôt de garder votre homme dans cet état amoureux au fil du temps.
1) L’homme a besoin de se sentir admiré.
N’hésitez pas à le féliciter lorsqu’il a fait quelque chose mais évitez la flatterie car il déteste ça. Ce qui signifie que vous devez être sincère mais il y a toujours des zones dans lesquelles votre homme est le meilleur.
2) Evidemment, vous devez apprécier ses qualités d’amant.
Trop de femmes ont la critique facile et elles s’étonnent ensuite que leur amoureux se détache d’elles. Et si elles avaient su admirer leur virilité, leur amoureux continuerait à les traiter comme une princesse. Alors s’il n’est pas monté comme Rocco Siffredi vantez ses caresses lors des préliminaires. S’il est un peu introverti, vantez la douceur de ses caresses.
3) Ecoutez-le avec intérêt.
Il dit forcément des choses intéressantes. Surtout ne l’interrompez pas sous aucun prétexte, surtout devant des proches, il a horreur de ça.
4) Restez séduisante, vous n’avez pas besoin de vous habiller obligatoirement comme si vous sortiez mais évitez les vêtements qui ne mettent pas vos charmes en valeur.
5) Lâchez-le ! Les hommes ne supportent pas qu’on les colle. Vous devez lâcher du lest. Moins vous le tiendrez en laisse, plus il viendra à vos pieds.
6) Soyez attentive à ses petits bobos, quels qu’ils soient. Souvenez-vous de la chanson « maman bobo »
7) N’attendez pas qu’il vous écoute toujours avec attention, l’homme a besoin d’agir et laissez-le tenir la télécommande, au sens propre comme au sens figuré.
Deux psychologues avertissent sur les effets à long-terme de ce mythe sur la confiance des enfants en leurs parents.
Faut-il faire croire aux enfants que le Père Noël existe ? Pour la plupart des parents, entretenir cette croyance est une manière de perpétuer les rites de Noël et de faire vivre une part de magie dans l’imaginaire de leur fils ou leur fille. Mais viendra inévitablement le moment où la magie prendra fin, où l’enfant comprendra que le Père Noël n’a jamais existé.
Ce moment de désillusion n’est pas toujours sans conséquence. Dans un article publié dans la revue Lancet Psychiatry , deux psychologues mettent en garde contre ce « gentil mensonge », « un exercice moralement ambigu ». Mentir aux enfants, même sur quelque chose d’aussi merveilleux que le Père Noël, pourrait saper leur confiance en leurs parents et les laisser en proie à une « dure déception », écrit le Guardian qui pu interviewer les chercheurs.
« Le mythe du Père est un mensonge si durable entre parents et enfants, qui demande tant d’implication, que si une relation est vulnérable, cette désillusion peut être celle de trop. Si les parents peuvent mentir de façon si convaincante et pendant une si longue période, sur quoi d’autres peuvent-ils mentir ? », explique Kathy McKay, psychologue clinicienne à l’Université de Nouvelle-Angleterre, en Australie et co-auteur de l’étude. « Il y a un risque pour les enfants de se sentir blessés » en comprenant que l’on a abusé de leur naïveté.
« Si tu n’es pas gentil, le Père Noël ne viendra pas »
Pourquoi ce « mensonge collectif à l’échelle mondiale », comme l’appellent les psychologues, persiste ? D’abord en raison à la tendance de l’être humain à se conformer, même lorsqu’un comportement est illogique. Mais les psychologues suggèrent aussi que les parents cherchent égoïstement à faire revivre leurs souvenirs d’enfance, à échapper eux aussi à la réalité à travers les yeux de leurs enfants. « La persistance de fanatisme dans des histoires comme Harry Potter, Star Wars ou Doctor Who dans l’âge adulte illustre bien ce désir », ajoute Kathy McKay dans le DailyMail .
Chris Boyle, psychologue à l’Université d’Exeter et auteur principal, a une position moins dure que sa consoeur. « Il est intéressant de se demander si le fait de mentir de cette manière affectera les enfants d’une manière qui n’a pas été envisagée », explique-t-il. Mais il « ne prévoit pas de passer dans les rues d’Exeter en glissant des tracts à travers les portes ». S’il a des enfants, il jouera peut-être lui aussi le jeu du Père Noël, admet-il.
En revanche, le psychologue juge sévèrement les parents entretenant l’idée d’un Père Noël potentiellement terrifiant, jugeant si les enfants ont été gentils ou méchants. « Certains parents l’utilisent comme un outil de contrôle lorsqu’ils sont un peu sous pression, au moment de la préparation de Noël », note Chris Boyle, en soulignant que leur publication dans the Lancet n’est pas basée sur l’observation des enfants mais est théorique. « Ce n’est peut-être pas la meilleure méthode parentale. On parle d’un être mythique qui décide si vous obtenez des cadeaux ou pas ».
Le délicat moment de la révélation
Malheur à celui qui apprendra à un enfant que le Père Noël n’existe pas avant qu’il ne l’apprenne par lui-même ! « Ma filleule croit en Père Noël en ce moment et ce n’est pas mon rôle d’aller contre les souhaits de ses parents », abonde Kathy McKay. « Quand elle m’en parlera, je lui dirai que je veux qu’elle grandisse en sachant qu’il y aura toujours de l’honnêteté entre nous ».
Si l’on décide de faire croire ses enfants à l’existence du Père Noël, il faut préparer le moment où ils apprendront la vérité. « Il arrivera un moment où l’enfant va vous demander « Est-ce que le Père Noël est réel? » et à ce moment-là, vous devrez décider quoi dire », confirme Chris Boyle. L’enfant acceptera mieux la disparition du Père Noël s’il est accompagné, lorsqu’il commence à avoir des doutes, que s’il l’apprend de façon brutale, comme de la bouche de ses camarades de cour de récréation, souvent moins délicats.
Avis Pimpf : Sincèrement je partage cet article et son approche parceque cela fait débat tous les ans mais il faut arrêter avec ces approches de psy à 2 balles, oui on ment aux enfants, ou du moins on les fait rêver, l’enfance est faite pour cela, pour leur inculquer du rêve , du plaisir de l’espoir, il subsiste déja malheureusement suffisamment d’enfants dont l’enface est volé car leur contexte est lourd et difficile et qu’ils ne peuvent en profiter que de voler ce moment la aux enfants, moi perso je ne mens pas aux miens je leur dit un conte un mythe avec le père Noël , enfin bref je le vois ainsi …
Les femmes changent ; elles accèdent à plus d’autonomie, deviennent moins dépendantes des hommes et donc, s’affirment plus. A tel point parfois que les hommes ne les comprennent plus très bien, ou en tout cas ils ne savent plus très bien ce qu’elles attendent d’eux.
Rassurez-vous messieurs, les femmes attendent encore tout et encore plus de leur partenaire que vous ne l’imaginez. Il faut juste être moins directif et plus subtil.
1) La femme a besoin de se sentir belle dans les yeux de son compagnon et il doit manifester son désir mais sans évoquer son besoin de faire l’amour. Première subtilité pourtant facile à comprendre, elle veut être l’unique objet de son désir et non pas celle qui sera là pour satisfaire un besoin sexuel.
“Aucune femme n’y résistera”
2) Sans doute parce que toute femme n’a jamais vraiment coupé le lien avec sa mère. Elle reste dans l’illusion qu’un autre être humain peut lui apporter l’amour, la protection, la tendresse. Ne manquez pas une occasion de l’encercler de vos bras musclés, gardez-la dans vos bras en lui murmurant des mots d’amour rassurants. Aucune femme n’y résistera.
3) Vous avez sans doute entendu qu’il fallait être attentionné pour la séduire, c’est vrai mais vous devez varier vos attentions. Si vous lui offrez des fleurs toutes les semaines, le même bouquet, cela finira par ne plus avoir l’effet escompté. De temps en temps, offrez-lui un présent différent. La valeur a moins d’importance que le choix approprié à ses envies. Si vous n’avez pas d’idées, demandez à sa mère ou à sa meilleure amie.
4) Ensuite, osez être différent. Vous serez sérieux un soir puis joueur le lendemain et enfin coquin le jour suivant. Vous connaissez ce dicton : « souvent femme varie » et bien à vous de suivre ce modèle.
5) Venons-en au sujet essentiel : la sexualité. il vous faut la satisfaire alors n’hésitez pas à lui demander ce qu’elle désirerait de nouveau ; Si elle n’ose pas vous faire de propositions, donnez-lui des pistes mais avec toujours des questions ouvertes.
“Faites-lui l
’amour tous les trois jours”
6) Attention à ne jamais être trop en demande. Si vous savez lui laisser le temps d’être en manque de vous afin d’entretenir son désir, vous aurez des chances de maintenir une bonne harmonie sexuelle. Elle a envie de faire l’amour tous les deux jours et bien faites-lui l’amour tous les trois jours.
7) Enfin, faites-lui des compliments sur son physique certes mais pas trop, mieux vaut que vous la trouvez désirable mais n’hésitez pas à la complimenter sur le petit plat qu’elle vous a concocté en évitant les comparaisons avec ce que réussissait votre mère. Admirez ses compétences intellectuelles. Dites-lui à quel point vous êtes heureux avec elle, tout simplement…
La semaine prochaine nous évoquerons les sept secrets pour rendre un homme amoureux.
Les jeunes doivent attendre avant de prendre leur indépendance. C’est ce que révèle une enquête menée par l’Insee et la Drees. Selon ces travaux, un jeune adulte (18-24 ans) dispose de 9530 € par an pour vivre. Ce qui ne lui permet pas de louer un appartement ou une chambre. « Ils ont des ressources limitées qui ne leur permettent pas de partir ou économisent pour préparer leur autonomie résidentiellehttp://news.radins.com/actualites/7-jeunes-sur-10-recoivent-argent-leurs-parents,24693.html», explique Laurence Rioux chef de la division études sociales de l’Insee.
Par ailleurs, parmi les 43 % de jeunes qui disposent de leur propre logement, l’autonomie financière n’est pas encore réelle car 29 % d’entre eux se font aider par leurs parents pour payer leur loyer. Même avec un salaire, certains jeunes préfèrent rester chez leurs parents pour faire des économies. Le coût d’un loyer empiète forcément sur le confort de vie : moins de sorties, moins de dépenses, un réfrigérateur vide?
Une situation que subissent de nombreux jeunes
Toujours selon les résultats de cette enquête, les trois quarts des jeunes au chômage ou inactifs sont contraints d’habiter chez leurs parents car ils vivent avec moins de 300 € par mois. Cette situation est moins bien vécue parce qu’elle est subie mais en règle générale les jeunes expliquent bien s’entendre avec leurs parents.
« Résider avec ses parents n’est pas globalement vu comme une contrainte, car cela permet de bénéficier d’aides en nature, comme l’alimentation, les équipements, la voiture… », analyse Laurence Rioux. Parmi les jeunes sans emploi habitant chez leurs parents, ils ne sont tout de même que 6 sur 10 à se déclarer satisfaits de leurs conditions de vie et 43 % d’entre eux expliquent avoir des difficultés financières.
Aux États-Unis, dans les communautés noires, les parents ont, tôt ou tard, une discussion avec leurs enfants sur les effets dévastateurs que le racisme peut avoir sur eux et sur leur vie. “Préparer son enfant à la vie est le boulot de tous les parents, mais trop de parents d’enfants noirs se retrouvent à devoir expliquer à leur progéniture la possibilité de leur mort entre les mains de la police”, écrit Mic.
Dans cette vidéo, réalisée par le Jubilee Project, une association qui produit des courts-métrages, des documentaires et des vidéos engagées, des parents sont filmés en train d’avoir “la” discussion face caméra. Voici un extrait de cet échange :
Si la police s’approche de toi, reste calme, ne réponds pas, ne réfute rien. Tu dois bien comprendre que si tu veux rester en vie, tu dois faire ce qu’ils disent. Ça pourrait faire toute la différence entre le fait, pour moi, de te revoir ou de ne plus te revoir. C’est triste à dire, mais il est possible que ça ne suffise pas. Je vais être honnête : ça pourrait ne pas marcher du tout. Je sais que ça fait peur. Mais ce n’est pas de ta faute.”
Il apparaît évident que, en grandissant, on adopte les opinions politiques de nos parents. Après tout, notre environnement familial constitue le premier lien avec ce monde-là, que ce soit devant la télé, en écoutant la radio ou en lisant la presse. Plusieurs études sont allées dans ce sens.
Mais comme le signale le site Vox.com, ces études posaient un problème: elles sous-entendaient que les enfants connaissaient les opinions politiques de leurs parents, qu’ils étaient à même de les resituer dans le schéma en place dans nos sociétés. Ce qui n’est pas forcément le cas quand on est adolescent. Ainsi, seuls deux tiers des enfants interrogés dans ces fameuses études pouvaient clairement identifier les affinités politiques de leurs parents, et un quart d’entre eux les rejetaient. C’est pour cela que deux chercheurs spécialisés en politique ont, de manière plus simple, cherché à comparer ceux que pensent les enfants et ce que pensent leurs parents.
«Ils ont trouvé que moins de la moitié des Américains perçoivent correctement les penchants politiques de leurs parents et les adoptent,écrit Vox. Et une grande partie de ce processus dépend de la relation entre un parent et son enfant.»
Les parents connaissent moins bien l’opinion de leur enfant
Ainsi, un enfant aura plus de facilité à déterminer l’opinion politique de ses parents si les conversations sur le sujet sont riches. En revanche, l’adoption de ces opinions se joue au niveau de la connexion dans leur relation. «Si un enfant se sentait soutenu et connecté à son parent, il était plus à même d’adopter ce qu’il pense être l’orientation politique de son père», note Vox.com. Mais ce double facteur peut amener une situation paradoxale: si un enfant parle peu politique avec ses parents mais qu’ils se sentent proche d’eux, il peut facilement adopter une opinion qu’il pense être celle de ses parents mais qui ne l’est pas forcément.
Cette configuration est d’autant plus intéressante que l’étude montre que seuls 42% des parents connaissent l’opinion politique de leurs enfants. Ce qui, autour de la table d’un repas familial, peut entraîner une discussion remplie de fausses perceptions sur les uns et les autres.
On le voit, la transmission politique dans une famille n’est pas forcément le fruit d’un héritage génétique ou d’un besoin de contradiction. Il s’agit avant tout de quelque chose de profondément intime et personnel. Une information importante à prendre en compte le jour où votre enfant vous demandera qui sont les gens en costume qui s’écharpent sur un plateau de télévision.
L’éducation à la sexualité est tout à fait inégale d’une école à l’autre.
«On parlait du cycle menstruel. Le jour 14, c’est le jour où tu ovules, et tout. Un élève a dit: “Merde ! J’ai fait l’amour le 14 février!” Il a fallu que j’explique que l’ovulation n’avait pas nécessairement lieu le 14 de tous les mois», raconte, perplexe, une enseignante d’école secondaire québécoise. «“En matière de sexualité, c’est au garçon d’assurer. C’est lui qui fait tout puisque c’est lui qui pénètre”. C’est le genre de commentaire qu’on entend systématiquement», rapportent des professeurs de collège français. Pour peu qu’on s’intéresse à l’éducation à la sexualité, les anecdotes abondent, navrantes et similaires des deux côtés de l’Atlantique.
La sexualité sans plaisir
Ces constats, pourtant, sont loin d’étonner les membres du Groupe académique Éducation à la sexualité de Créteil. Ce groupe d’une quinzaine de membres (infirmières, enseignant(e)s, chefs d’établissements, etc.) de l’Académie de Créteil œuvre depuis 2013 à l’information et à la formation des personnels en matière d’éducation à la sexualité. Leurs actions menées au sein de différents établissements visent à susciter chez les élèves des réflexions quant aux fausses croyances (liées notamment à une méconnaissance du fonctionnement du corps ou des pratiques sexuelles) et aux stéréotypes sexués (accordant aux filles et aux garçons des rôles distincts et complémentaires dans l’exercice de la sexualité) qu’ils peuvent entretenir.
Ces préconceptions ne sont pas entièrement prises en compte par les programmes actuels, qui misent pour la plupart sur des points d’entrée en matière essentiellement biologiques, via les sciences de la vie et de la Terre. Cela contribue à constituer, toujours selon des membres du Groupe avec qui nous avons échangé, un frein à une éducation à la sexualité plus complète et inclusive. Ils estiment que cette approche dessert les élèves LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexes) mais, plus globalement, «tous les élèves qui se questionnent ou estiment ne pas être dans la norme –du corps, du comportement, du ressenti», comme le montrait d’ailleurs l’anthropologue américaine Gayle Rubin.
Les contenus des apprentissages en éducation à la sexualité passionnent Guillaume Cyr, doctorant en éducation à l’Université du Québec à Montréal et ancien enseignant de science. L’ennui, selon lui, c’est que l’inclusion des programmes d’éducation à la sexualité se heurte à au moins deux types d’obstacles. Le premier, c’est l’insistance accordée aux enseignements sur la reproduction sexuée. «Cela évacue la question du plaisir sexuel, ce qui tend à naturaliser l’hétérosexualité». Le second, «c’est qu’on présente les corps, et donc la sexualité, selon une bicatégorisation par sexe».
Selon ces enseignements, au-delà des anatomies féminine et masculine, il y aurait des manières acceptables de draguer, de solliciter les rapprochements sexuels, de se comporter pour plaire à l’autre, de concevoir le plaisir sexuel, qui seraient distinctes en fonction du sexe. Ces représentations limitées de la sexualité humaine (presqu’exclusivement associées à la pénétration vaginale) contribueraient de surcroît à présenter une sexualité associée au plaisir pour les garçons/hommes, et à la responsabilité et à la gestion du risque pour les filles/femmes. Bref, les programmes auraient tendance à reconduire une série de normes en matière de sexualité qui seraient largement genrées.
Tabous, clichés et controverses
Les tensions autour des contenus à transmettre en éducation à la sexualité n’étonnent guère les sociologues du curriculum. La sexualité est peut-être l’une des thématiques dont l’inclusion dans le curriculum scolaire a fait –et continue de faire– l’objet du plus de controverses, et dans plusieurs pays. Au Canada, le gouvernement de la province de l’Ontario a dû retourner à la table de travail en 2010 après que sa tentative d’introduire un nouveau programme d’éducation à la sexualité abordant les notions d’orientation sexuelle et d’identité de genre ait déplu à des groupes de parents d’élèves. Au Royaume-Uni, de 1988 à 2003, les enseignant(e)s désireux de parler d’homosexualité étaient largement freinés en raison de la section 28 de l’acte de gouvernement local interdisant de faire la promotion de l’homosexualité.
En France, la controverse la plus récente date de 2011 et concerne l’introduction des notions d’identité et d’orientation sexuelles dans les manuels scolaires de science et vie de la terre. Cette initiative a engendré une importante levée de boucliers, ses opposants reprochant à l’Éducation nationale de se faire porteuse d’une supposée «théorie du genre».
On identifie trois courants dominants d’intervention en éducation à la sexualité, qui correspondent à autant de manières d’inclure la sexualité dans le curriculum: le modèle traditionnel, préconisé par plusieurs états américains se caractérise par la promotion de l’abstinence avant le mariage, la valorisation de l’union hétérosexuelle et la condamnation de l’homosexualité. Ces programmes accentuent la construction d’un certain type de «normalité sexuelle», encensant les notions de monogamie, de relation sexuelle comme étant uniquement centrée sur la pénétration, de la conformité des partenaires aux rôles de genre conventionnels; le modèle préventif, sur lequel s’axe notamment le programme scolaire français, aborde la sexualité sous l’angle de ses risques inhérents (infections transmissibles sexuellement, grossesse à l’adolescence, violence dans les relations amoureuses, etc.) et des manières d’y faire face (principalement la contraception); quant au modèle libéral, en vigueur dans les pays scandinaves, il est axé sur la promotion du plaisir et la discussion des différentes orientations sexuelles.
L’Unesco a publié en 2010 des principes directeurs internationaux sur l’éducation à la sexualité, mais suggère qu’une approche uniforme des contenus liés à la sexualité n’est ni possible, ni souhaitable. L’efficacité des initiatives d’éducation sexuelle dépend ainsi des influences culturelles spécifiques à chaque région.
Pas d’uniformisation des savoirs
Au-delà des contenus scolaires, le manque d’uniformisation des connaissances transmises d’une école à l’autre, même d’une classe à l’autre, règne en maître au chapitre des préoccupations. «L’éducation à la sexualité est tout à fait inégale d’une école à l’autre», constate Guillaume Cyr. «Au Québec, on a peu d’informations, autres qu’anecdotiques, sur ce qui se passe dans les écoles.»
Il faut dire que l’éducation à la sexualité a connu son lot de pérégrinations dans la province. Instaurés en 1986 comme module du cours de formation personnelle et sociale, les enseignements liés à la sexualité ont à toutes fins utiles disparu du cursus scolaire en 2000, avec la modification du programme de formation de l’école secondaire. Malgré cette réforme des contenus, ces sujets demeuraient en théorie sous la responsabilité de l’école. Les enseignant(e)s et les personnels scolaires se partageaient donc la tâche d’évoquer, ici les mécanismes de la reproduction humaine, là la puberté, là encore, l’épineuse question des orientations sexuelles. En septembre 2015, un programme pilote d’éducation à la sexualité a vu le jour dans dix-neuf écoles secondaires, mais n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements.
La situation n’est ni plus simple, ni plus rose en France. L’éducation à la sexualité est obligatoire dans les écoles françaises depuis l’adoption de la loi du 4 juillet 2001. Les écoles, les collèges et les lycées sont tenus d’assurer au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité. Comme au Québec, on fait rapidement le constat d’initiatives inégales en fonction des écoles et des territoires, puisqu’étroitement liées aux bonnes volontés d’enseignants et de personnels.
Comment aller de l’avant, alors, avec une éducation à la sexualité répondant dans les faits aux besoins de tous les élèves? Le caractère inclusif du programme devrait être dans la mire des ministères d’éducation et du corps enseignant, suggère Guillaume Cyr.
«Le programme d’éducation à la sexualité devrait faire mention des réalités des personnes LGBTI, inclure une historicisation des contenus des programmes afin d’éviter de les présenter et de les percevoir comme universels, et les présenter de manière non genrée afin d’éviter la bicatégorisation par sexe.»
Selon le Groupe académique Éducation à la sexualité de Créteil, il faudrait a minima que l’on questionne la manière dont les membres des équipes éducatives se représentent eux-mêmes la sexualité. Car si les tabous en matière de sexualité sont surtout verbalisés par les jeunes, ils n’en sont pas moins partagés par les adultes à l’école.
Parler de sexe ? C’est ce que fait, sans hypocrisie, Olivia Ruiz dans son dernier album. La chanteuse en avait marre des clichés sur le désir féminin… et elle les a démontés !
Si tous les enfants bénéficient théoriquement du droit à l’éducation, force est de constater que « l’accès à l’école aujourd’hui en France n’est pas un droit effectif pour de nombreux enfants », notamment les plus vulnérables, souligne le défenseur des droits qui consacre son rapport annuelà cette thématique
Enfants de familles vivant dans des squats ou des campements, enfants mal logés, itinérants (issus des familles des gens du voyage), allophones (ayant une langue maternelle autre que le français), mineurs migrants non accompagnés, enfants handicapés, hospitalisés, à haut potentiel intellectuel ou encore « en conflit avec la loi »… Autant de cas de figure où les jeunes sont trop souvent « empêchés d’aller à l’école », selon Jacques Toubon, le défenseur des droits.
Pour l’ex-ministre, il y a « un hiatus entre le droit proclamé à l’éducation et l’effectivité de ce droit ». Dans le rapport annuel publié vendredi, il énumère, avec Geneviève Avenard, défenseure des enfants, 30 recommandations pour améliorer la situation.
« Notre combat peut apparaître sans fin » mais « notre organisme a été créé pour intervenir chaque fois que la société se laisse aller », a déclaré le défenseur des droits lors d’une conférence de presse cette semaine. « La scolarisation doit être un critère au centre des préoccupations des pouvoirs publics », a abondé Mme Avenard.
Tous deux soulignent que ce rapport n’a pas pour but d’évaluer le système scolaire français, mais de pointer les barrières auxquelles se heurtent des milliers d’enfants chaque année.
Le rapport met également l’accent sur les inégalités territoriales: entre les zones les plus défavorisées socialement et les autres, entre campagnes et zones urbaines, entre des départements d’outre-mer et la métropole, etc.
– ‘Considérations politiques’ –
Parmi les recommandations figure le rappel aux maires de « l’obligation de scolariser en primaire (maternelle ou élémentaire) les enfants installés physiquement sur leur territoire ». Pour l’inscription, les seuls documents nécessaires sont une copie de document d’identité, une preuve de résidence sur la commune (par exemple une attestation sur l’honneur donnée par une association) et un document attestant des vaccinations obligatoires (la famille a trois mois pour le présenter, l’enfant sera scolarisé entretemps).
« Il ne faut pas faire passer un nombre de considérations, dont certaines sont bien évidemment politiques, avant l’intérêt de l’enfant », a plaidé Jacques Toubon, faisant notamment référence aux cas d’exclusion d’enfants vivant en bidonville ou issus de familles roms.
Pour la maternelle, certaines mairies considèrent qu’il ne s’agit pas d’une obligation, la scolarité étant obligatoire en France de 6 à 16 ans. Certes, mais l’inscription des enfants en maternelle « est de droit lorsque les parents en font la demande, sauf à justifier précisément de problèmes d’effectifs ».
Le rapport pointe aussi les trop longs délais d’affectation dans un établissement scolaire, spécifique ou pas, des enfants allophones. Et le défenseur des droits « est régulièrement saisi de difficultés pour la scolarisation des mineurs non accompagnés », de jeunes migrants qui subissent eux aussi des délais trop longs. « Ces mineurs ne sont pas peu à peu intégrés mais au contraire laissés à la porte des dispositifs ».
Une fois inscrits, les enfants vivant dans des bidonvilles par exemple sont parfois confrontés à des problèmes de transports en commun ou scolaires pour se rendre dans leurs écoles.
Le rapport demande par ailleurs au ministère de l’Education nationale de « systématiser la formation aux stéréotypes et aux discriminations dans la formation initiale et continue » des professionnels de l’éducation, et notamment des enseignants, pour contribuer à lutter contre l’un des maux du système scolaire français, régulièrement souligné par les études internationales: le poids des origines sociales d’un élève dans son destin scolaire.