20161022 -Vacances de la Toussaint : les parents ne sont pas contents

Les vacances de la Toussaint ont commencé, mais ce ne fut pas sans quelques problèmes pour les parents des élèves. Le calendrier scolaire de cette année 2016 est très particulier et les vacances se retrouvent à cheval sur trois semaine. Une situation complexe pour bien s’organiser, que les associations d’élèves n’ont pas manqué de signaler au gouvernement.

Des vacances qui vont de mercredi à mercredi

Depuis des décennies, les vacances scolaires suivent plus ou moins toujours le même calendrier : elles commencent un vendredi soir et se terminent un dimanche soir. Commencer le week-end et terminer le week-end, c’est ce qu’il y a de mieux, tant pour les enfants que pour les parents. Pour l’organisation des congés aussi, c’est simple. Mais cette année 2016, ce n’est pas le cas.

Les vacances de la Toussaint ont commencé le mercredi 19 octobre 2016 et se termineront le mercredi 2 novembre 2016. Les parents d’élèves n’ont pas manqué de faire connaître leur mécontentement au ministère de l’Éducation nationale. En terme d’organisation, ce n’est effectivement pas l’idéal. Les jeudi 20 et vendredi 21 octobre 2016 sont particulièrement gênants, car il faut, pour certains parents, organiser des gardes.

L’Éducation nationale répond qu’il s’agit d’un cas exceptionnel

De nombreuses associations ont donc fait remonter à l’Éducation nationale le mécontentement des parents d’élèves, contraignant cette dernière à répondre. Il s’agit d’une situation exceptionnelle liée à un hasard de calendrier : le 1er novembre 2016 tombe un mardi. C’est un jour férié et faire reprendre les cours le 31 octobre pour que le lendemain soit de nouveau férié n’aurait pas été une bonne chose pour les élèves et pour les professeurs. Sans compter le risque de voir des classes semi-vides ce jour-là.

Ainsi faisant, donc, l’Éducation nationale a trouvé une solution qui met la majorité des acteurs concernés d’accord. Et le secrétaire général de l’Unsa enseignants, Christian Chevalier, estime que la grogne n’est pas totalement justifiée, car les dates des vacances scolaires étaient connues depuis longtemps et que les parents avaient le temps de s’organiser.

Source : Vacances de la Toussaint : les parents ne sont pas contents

20161017 – Maman solo : «La maternité, c’est pour tout le monde, non ?» – Libération

Par l’adoption ou l’insémination à l’étranger, elles choisissent de se lancer dans la maternité, sans père. Quel regard la société porte-t-elle sur elles ? Comment ont-elles pris cette décision ? Six d’entre elles se sont confiées à «Libération».

Elles ont fait un bébé toute seule, mais pas comme le chantait Goldman en 1987… Ni «filles-mères» d’autrefois ni amazones envoyant valdinguer pour de bon la gent masculine, elles ont en commun un désir d’enfant solidement ancré. Et tant pis si elles n’ont pas trouvé le père, elles ont décidé de se lancer seules, quitte à trouver un partenaire par la suite. Car, paradoxalement, la majorité d’entre elles chérit un modèle de famille «traditionnelle». La sociologue et directrice de recherche au CNRS Dominique Mehl s’est penchée sur le parcours et les motivations de ces «mamans solo», dans un livre paru en cette rentrée (1). Même si elles ne représenteraient pour l’heure que 1,6% des maternités actuelles, elles semblent bien parties pour être de plus en plus nombreuses. Comment vivent-elles cette expérience ? Quel regard leur entourage porte-t-il sur elles ? Comment envisagent-elles l’avenir ? Six de ces «mamans solo» se sont confiées à Libération.

A LIREUn jour, un père viendra

Sophie, 41 ans, consultante à Paris, un bébé de 3 mois : «Les hommes vont finir par se dire qu’on a de la chance»

«J’ai pris la décision de faire un enfant seule quand j’ai compris que mon compagnon freinait des quatre fers. J’avais 39 ans. Il me disait de ne pas me sentir coincée par mon horloge biologique, que les histoires de fertilité qui baisse après un certain âge ne sont que des statistiques. Ce qui est faux. Et nous, les femmes, ne sommes pas assez informées sur cette question. J’ai fini par me séparer de lui et me lancer dans une insémination avec donneur à 40 ans, à l’étranger.

Je suis assez indépendante. Je n’ai pas forcément besoin d’être en couple. Le problème le plus important pour moi, c’était que ce bébé n’ait pas de père. Je me disais que je vais le priver sciemment d’un père. Mais mon désir était trop fort. Et j’avais le sentiment d’être très entourée. Par ma famille, mes amis. Je savais que cet enfant ne serait pas dans une situation de face-à-face avec moi. Aujourd’hui, je me dis que cette absence de père n’est pas gravissime, mais quand même. En revanche, ça ne m’a posé aucun problème de vivre ma grossesse seule. Et pour l’accouchement, c’est une copine féministe qui a deux enfants, et pour laquelle toutes les parentalités sont possibles, qui m’a accompagnée.

Là, mon bébé a un âge auquel on est ultra-dépendant. Et je suis la «seule» ultraresponsable. Le seul pilier, même si j’ai des coups de main. Mais je ne suis pas plus seule que celles qui ont un mari militaire, par exemple. En revanche, j’angoisse aussi sur ce qui se passerait si je disparaissais. Je veux vraiment que mon enfant soit entouré que je ne sois pas sa seule famille. Avec un compagnon ou pas.

Avant les hommes et les femmes étaient obligés de se marier et de faire des enfants. Aujourd’hui, on est libres de ses choix. Et on peut faire un enfant seule. Les hommes vont finir par se dire qu’on a de la chance. Quand un homme veut un enfant seul, c’est quand même plus compliqué pour eux. Mais quand je repense à cette insémination, je me dis que c’est étrange que des pays aussi variés autour de nous autorisent le don de sperme (Espagne, Grande-Bretagne, Danemark, Espagne) et pas la France censée être ouverte. Le patriarcat est-il justement encore si important ? Je me demande, même si comme maman solo je me sens aujourd’hui, moins jugée qu’une femme divorcée dans les années 50.»

Raïssa, 38 ans, juriste, un enfant de 5 mois : «L’enfant d’abord, peut-être un papa de cœur après»

«J’ai toujours eu une envie viscérale d’avoir un enfant. Ado déjà, je me disais je le ferai avec ou sans compagnon. La chanson de Goldman m’a toujours parlé. A 25 ans, après une rupture, je me suis dit : je ne veux pas avoir à regarder ma montre, et m’engager avec quelqu’un juste pour faire un enfant. Je me suis fixée un ultimatum : si à 30 ans, je n’avais pas de relation sérieuse depuis plus de cinq ans, je le ferai seule. Bref, l’enfant d’abord, et peut-être un papa de cœur après. L’adoption s’est révélée trop fastidieuse. J’ai envisagé une coparentalité, mais je suis surtout tombée sur des sites glauques. Enfin, je n’aurais jamais pu faire un enfant dans le dos d’un homme, c’est horrible. Quand on voit la souffrance de certains qui se battent pour voir leurs enfants, ou qui ont un vrai désir de paternité qu’ils ne peuvent satisfaire, impossible. J’ai opté pour un don de sperme. Je trouve d’ailleurs scandaleux que dans ce pays l’accès à des dons soit aussi restreint. Les tribunaux sont remplis de familles traditionnelles dysfonctionnelles !

Lorsque j’ai parlé de mes projets à mon entourage, certains m’ont traitée d’égoïste. Mais je crois que le besoin, le désir d’enfant est toujours égoïste, narcissique. J’ai opté pour Cryos au Danemark, où je pouvais choisir un donneur non anonyme. J’avais lu des tas de choses sur les enfants nés de don et cela me semblait important. J’ai fait cinq tentatives. A chaque fois, cela coûte entre 3 000 et 5 000 euros (l’achat du sperme, le voyage etc.). Faut vouloir, mais faut pouvoir aussi. Qui a dit que la vie n’a pas de prix ?

Aujourd’hui, je n’exclus pas de trouver un père, même si je me débrouille bien. Mais j’aurais bien aimé avoir un compagnon quand je me suis mise à chercher des prénoms. Je n’ai pas fait un enfant pour moi. J’ai créé une famille. Une famille monoparentale pour l’instant. Et mon enfant saura tout de son histoire. Mes amis sont au courant. Leurs enfants aussi. Je fais simplement attention à ce que je raconte quand je sens que les gens sont tradi.»

Maeva, 31 ans, agricultrice dans le Lot-et-Garonne, 3 enfants de 9 ans, 7 ans et 2 mois : «Le troisième enfant, je me suis dit : je le fais seule»

«On s’est séparés avec le père de ma première fille après sa naissance. Le père de ma seconde fille est décédé avant la naissance. Quand j’ai eu envie d’un troisième enfant, je me suis dit : je le fais seule. L’adoption c’est galère. Et j’avais pas envie de me lancer dans la recherche d’un géniteur malgré lui à une soirée. Je suis allée sur des forums de personnes qui pratiquent l’insémination artisanale. Le donneur et la réceptrice se donnent rendez-vous à des jours précis dans des hôtels. Je suis agricultrice, c’est impossible pour moi. Et puis on n’est pas sûr que les mecs ont fait le test de dépistage du sida, de l’hépatite, etc. Du coup, je me suis renseignée sur la durée de conservation du sperme. Quand j’ai vu que je pouvais en commander du congelé au Danemark, je me suis dit que c’était pour moi. Et tant qu’à faire cet enfant seule, j’ai choisi un donneur anonyme. Avec les caractéristiques que je voulais.

Je voulais vraiment cet enfant, et j’avoue que je me suis surtout posée des questions pratiques. Sur la livraison du sperme, par exemple. Pourquoi on ne légifère pas en France pour élargir le cercle de ceux qui peuvent obtenir un don ? C’est ridicule. On donne des sous à l’étranger. Et ce blocage sur les célibataires et les homos n’a pour seule conséquence que de pousser les gens à se tourner vers d’autres pays. Ceux qui veulent vraiment se débrouillent. Je ne cacherai rien de son histoire à ma fille. Un quatrième enfant ? Pourquoi pas. Peut-être un homme à nouveau dans ma vie ? Pourquoi pas. En tout cas, ce sera à lui de s’adapter. Et, en ce moment je me sens très bien toute seule.»

Ingrid, bientôt 41 ans, cadre dans un casino des Pyrénées, une fille de 9 mois : «Il y a aura de plus en plus de maternités célibataires»

«Autour de moi, à partir d’un certain âge, tout le monde s’est mis à avoir des enfants. Mon tour ne venait jamais. Je n’ai pas vraiment eu de compagnon stable. A la base, je voulais une famille normale. Mais après un énième échec alors que j’allais avoir 38 ans, je me suis résolue à me lancer seule. Je ne voulais surtout pas avoir à me dire : voilà, t’es toute seule, et pendant toute va vie, t’as fait que bosser. Pour moi, il n’était pas question de couillonner un mec. J’avais regardé l’adoption, mais c’est trop compliqué. Comme je travaille le week-end et les jours fériés, je n’aurais jamais eu agrément. J’ai opté pour insémination avec donneur en Espagne, chez Eugin. Premier rendez-vous en janvier 2014. J’en ai eu en tout cas pour 2 000 euros. J’ai pris un petit crédit. Après un deuxième échec, j’ai fait une pause, sans renoncer, le temps de me refaire une santé financière.

En mars 2015, j’ai pu retenter et ça a marché. Bien sûr, je me suis demandée comment mon enfant allait faire pour vivre sans papa. Mais la loi espagnole n’autorise que les dons anonymes. Je sais seulement qu’on m’a donné le sperme de quelqu’un qui me ressemble pour éviter les problèmes identitaires. Etait-il beau, moche ? Ça ne m’obsède pas du tout. Après mon congé maternité, j’ai déménagé près de chez mes parents qui sont très “ouverts” et auxquels je n’ai rien caché. Je suis très épaulée. Bien sûr j’aimerais bien trouver un homme. Mais, là, je ne cherche plus, je suis heureuse. Je vois que ces maternités célibataires se développent de plus en plus. Il y en aura de plus en plus. On nous a parlé carrière et… Il y a aussi les couples homos qui veulent avoir accès aux dons. La maternité c’est pour tout le monde, non ? En France, on est en retard.»

Pauline, 37 ans, expert-comptable, Paris, enceinte de 4 mois : «Je préférerais mourir tout de suite que de savoir que je n’aurai jamais d’enfant»

«A 35 ans, j’ai commencé à réfléchir à mes histoires de cœur. Je me suis dit que je n’avais pas su conjuguer réussite professionnelle et succès amoureux. En septembre dernier, j’ai eu un déclic : “Il faut que tu avances. Tu vas avoir 37 ans, c’est cuit.” Autour de moi, tous mes amis sont mariés et ont des enfants. Je me sentais marginale. L’idée qu’il fallait scinder l’amour de la maternité s’est finalement imposée à moi. J’ai fait appel à une banque de sperme danoise. C’était la solution de ma vie : pas besoin de me déplacer, choix sur catalogue, zéro maladie… J’ai fait quatre inséminations, pour 15 000 euros. Je me sentais davantage capable de me lancer dans un processus hasardeux, encore tabou et interdit, plutôt que me retrouver à 50 balais névrosée, sans gosse. Je préférerais mourir tout de suite que de savoir que je n’aurai jamais d’enfant.

Récemment j’ai croisé un ancien collègue, qui m’a demandé si j’étais enceinte “comme dans la chanson de Goldman”. J’ai prétexté que le père n’est pas très disponible… Ce n’est pas un choix : je préférerais être avec un homme. Je rêve de rencontrer quelqu’un et qu’on fasse les trois prochains ensemble. Je crains d’éprouver une certaine forme de culpabilité : qu’est-ce que va ressentir ce gosse sans père ? Qui sera avec moi à l’accouchement ? Qu’est-ce que je vais dire à l’enfant ensuite ? Que son papa est au Danemark ? Qu’il a un autre papa, quand j’aurai rencontré quelqu’un ? J’appréhende les questions des autres. Je n’ai ni envie d’être jugée ni de me justifier. D’ici là, j’espère que j’aurai trouvé un mec, c’est mon challenge désormais. Ce gosse, je vais me battre pour qu’il ne m’en veuille pas. J’ai l’impression que quand on fait un enfant avec quelqu’un, on tombe assez vite dans une autre catégorie : on n’est plus la petite princesse de son mec, mais la mère des gosses, comme rangée dans un placard, qu’on ne regarde plus comme une femme. Je préfère le chemin que j’ai pris – même s’il est escarpé, complexe – à un couple pourri, qui explose. Mais cette maternité solo est ambiguë et complexe pour moi, à cause de mon éducation : j’ai en tête le montage du siècle d’avant, mais je vis avec les méthodes d’aujourd’hui. C’est comme si j’étais deux personnes, qui vivent ensemble mais ne se bagarrent pas.»

Suzanne, 30 ans, conductrice de travaux, Paris : «Je laisse une porte ouverte à un schéma plus simple»

«Depuis quelques mois, je réfléchis sérieusement à faire un bébé seule. Dès mes premières règles, j’ai ressenti comme une forme d’urgence d’avoir des enfants, qui commence clairement à s’éterniser à 30 ans. J’ai d’abord fantasmé sur le modèle « classique ». Au cours de ma dernière relation longue, qui a duré trois ans, on a parlé assez vite de devenir parents. Lui avait des problèmes de fertilité, alors nous avons entamé une procédure d’insémination artificielle. Il m’a quittée presque aussitôt, dès que c’est devenu réel. J’étais amoureuse, donc j’ai du faire le deuil de cette relation, mais le plus dur, c’était l’enfant. Petit à petit j’ai réalisé que mon désir d’enfant pouvait être détaché de lui. L’idée que le couple n’est ni une nécessité ni une fatalité s’est finalement imposée à moi. L’organisation ne me fait pas peur. A la rigueur, la seule chose qui m’a posé question, c’est le bien-être de l’enfant. Avoir un seul parent, ce peut être une forme de léger handicap social. Mais dans le fond, on a tous des handicaps de ce genre : familles monoparentales, couples conflictuels…

Il est vrai que le schéma classique est socialement plus accepté. Je sais que dans le milieu où je bosse, qui est assez macho, si je dis qu’il n’a pas de père, on va me juger. Mais ce n’est pas parce que je me lance seule que je ne peux pas rencontrer quelqu’un par la suite. Je suis très entourée, j’ai beaucoup d’amis, il aura d’autres modèles. Me faire inséminer à l’étranger n’est pas vraiment dans mes moyens. D’autant que cela implique des traitements lourds, des séjours prolongés sur place… le tout sans garantie de résultats. L’adoption ? On nous demande de prouver qu’on est de bons parents, alors qu’à mon sens, on ne peut le démontrer avant de le devenir. Je ne veux pas de coparentalité, que je vois comme une grosse contrainte, sans les avantages du couple. Alors depuis peu, je me suis inscrite sur des groupes Facebook spécialisés dans le don de sperme, mais je ne suis pas dans une recherche effrénée, je me laisse un an… Comme une porte laissée ouverte à un schéma plus simple.»

(1) Maternités solo, Editions universitaires européennes, 2016. Disponible en version numérique et papier.

Source : Maman solo : «La maternité, c’est pour tout le monde, non ?» – Libération

20161012 – Pour la première fois, un enfant naît de deux femmes et un homme

Une équipe médicale internationale a utilisé une technique inédite de transfert des matériaux génétiques du noyau pour éviter que la mère ne transmette à son enfant des gènes défectueux responsables du syndrome de Leigh.

La technique est controversée. Le premier bébé conçu grâce à une technique consistant à utiliser l’ADN de trois personnes dans l’embryon est né en avril dernier, affirme l’American Society for Reproductive Medicine (ASRM) (en anglais), mardi 27 septembre. Cette première mondiale avait été dévoilée par le magazine scientifique britannique New Scientist (en anglais) dans sa dernière édition. Selon le New Scientist, le petit garçon se prénomme Abrahim et ses parents sont jordaniens, mais ni le magazine ni l’ASRM n’ont révélé leur identité.

Une équipe médicale internationale menée par le docteur John Zhang, du New Hope Fertility Center à New York, a utilisé une technique inédite de transfert des matériaux génétiques du noyau pour éviter que la mère ne transmette à son enfant des gènes responsables du syndrome de Leigh, précise le communiqué de l’ASRM. Ce syndrome est un trouble métabolique héréditaire rare qui se caractérise par la dégénérescence du système nerveux central. Il est dû à des gènes défectueux situés sur l’ADN mitochondrial, qui n’est transmis que par la mère.

L’ADN de deux femmes dans un ovule

Cette technique de conception assistée n’est pas autorisée aux Etats-Unis, ce qui a conduit l’équipe médicale à réaliser cette procédure au Mexique, où l’enfant est venu au monde. Les médecins ont prélevé le noyau de l’ovule de la mère et l’ont implanté dans l’ovule d’une donneuse dont le noyau avait été retiré. L’ovule ainsi obtenu (constitué de l’ADN nucléaire de la mère et de l’ADN mitochondrial de la donneuse) a ensuite été fécondé par le sperme du père.

La femme qui a bénéficié de cette technique de procréation avait déjà transmis ses gènes du syndrome de Leigh à ses deux précédents enfants, tous deux morts de cette pathologie. Elle avait aussi fait deux fausses couches. Dans la mesure où l’ADN mitochondrial est transmis seulement par la mère, cette technologie permet de minimiser la (…) Lire la suite sur Francetv info

Source : Pour la première fois, un enfant naît de deux femmes et un homme

20161012 – Des parents publient le journal intime de leur fille qui s’est tuée

Emilie, 17 ans, s’est suicidée le 19 décembre 2015 à Lille. Pour ses parents, c’est la conséquence de plusieurs années de harcèlement scolaire qu’a subi leur fille lorsqu’elle était au collège. Ils ont porté plainte contre l’établissement.

 

Emilie, 17 ans, s’est suicidée le 19 décembre 2015 à Lille. Pour ses parents, c’est la conséquence de plusieurs années de harcèlement scolaire qu’a subi leur fille lorsqu’elle était au collège. Ils ont porté plainte contre l’établissement.

«Esquiver les coups, les croche-pieds et les crachats. Fermer ses oreilles aux insultes et moqueries. Surveiller son sac et ses cheveux. Retenir ses larmes. Encore et encore.» Dans un récit que ses parents n’ont découvert qu’à sa mort, Emilie, 17 ans, raconte ses journées de souffrance au collège Notre-Dame de la Paix à Lille. De la 5e à la 3e, elle y subit les humiliations et les coups de la part des autres élèves. Pour les éviter, elle se cache dans les toilettes, «le seul endroit dans ce foutu collège où j’étais sûre d’être tranquille», écrit-elle. Mais en cours, impossible de leur échapper. Elle raconte les chewing-gums collés sur ses cheveux ou sur son sac, et les insultes quotidienne comme cet élève qui lance haut et fort en classe : «Il paraît qu’ils vont décerner un prix aux intellotes les plus moches de chaque pays […] Ah ouais ? pouffa son voisin. Je te parie qu’on a la gagnante de la classe ! […] Voyant que je ne réagissais pas, il m’envoya son équerre dans la tête.»

Emilie est première de sa classe, se fiche des garçons et de la mode. «Je sentais leurs yeux se poser sur mes vieilles baskets, mon jean effilé, mon pull à col roulé et mon sac à dos. J’entendis quelques « clocharde ! »», se souvient-elle. Après la cantine (où des élèves lui mettent de la viande dans son assiette alors qu’elle est végétarienne), elle s’isole chaque jour au quatrième étage d’un bâtiment où personne n’a le courage (et l’intérêt) de se rendre. Elle s’évade en lisant et se dit à chaque fois «T’as fait la moitié de la journée, plus que l’autre. Mais aussitôt une autre pensée venait tout gâcher : « et demain faudra recommencer »». Et là encore où elle pense se sentir à l’abri, elle subit parfois les (…) Lire la suite sur Liberation.fr

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20161012 – Pourquoi de plus en plus de femmes ont des bébés après 40 ans

Parmi les près de 800.000 bébés nés en France en 2015, un sur 20 avait une mère âgée de 40 ans ou plus. Comme… en 1948.

Selon une étude publiée par l’Insee jeudi sur les 799.000 bébés nés en France en 2015, un nouveau-né sur 20 a une mère âgée de 40 ans ou plus. La part des maternités tardives avait décru depuis l’après-guerre, jusqu’en 1981 où seulement 1,1% des nouveau-nés avaient une mère de 40 ans ou plus. Avec la hausse qui a suivi, le part de ces naissances a retrouvé en 2015 son niveau de 1948 (5,1%).

>> Comment expliquer un tel chiffre ? Pourquoi de plus en plus de mères ont-elles des enfants sur le tard ?

Les baby-boomers au pouvoir. Quatre facteurs expliquent principalement ces naissances ‘tardives’. « Toutes les générations du baby-boom ont atteint les 40 ans à partir de la fin des années 1980 », explique Laurent Toulemon, directeur de l’unité fécondité, famille et sexualité à l’Institut national d’études démographiques (Ined). Un tournant donc dans la démographie française. Ainsi, mécaniquement, l’augmentation de la part de femmes âgées de 40 ans ou plus dans la population féminine a contribué à la hausse de la part de maternités tardives.

Les jeunes ont des enfants plus tard. Autre facteur pour expliquer ces maternités tardives, la frilosité des jeunes. « La fécondité des jeunes a beaucoup reculé ces dernières années », indique Laurent Toulemon. « Grâce aux progrès de la contraception et à cause de la précarisation du marché du travail, les jeunes attendent de plus en plus pour avoir des enfants. Ils veulent une situation stabilisée avant ».

Augmentation de la fécondité. Cette tendance des naissances tardives est aussi due à une augmentation de la fécondité des femmes de 40-49 ans (nombre d’enfants par femme) depuis 1984. En 2015, on comptait 9 enfants pour 1.000 femmes de cette tranche d’âge, comparé à moins de 3 enfants entre 1978 et 1983. « Une grossesse à 40 ans n’est plus une grossesse à problème », assure le spécialiste de la démographie Laurent Toulemon. « Grâce aux progrès de la médecine, les femmes n’ont plus peur de mourir en couche qu’avant ».

Les unions recomposées ont plus d’enfants. De plus en plus souvent, ces naissances tardives sont des premières naissances. En 2014, 26% des maternités tardives étaient des premières naissances contre 12% en 1967. « On peut expliquer cette proportion plus importante aussi par l’explosion des unions recomposées », poursuit Laurent Toulemon. « En refaisant leur vie, ces couples veulent parfois un premier ou un autre enfant ».

Source : Pourquoi de plus en plus de femmes ont des bébés après 40 ans

20161008 -10% des utilisateurs de sites pornographiques sont des enfants de moins de dix ans

Une enquête publiée et menée par une société concevant des antivirus a étudié le comportement des jeunes enfants sur Internet. Les chiffres sont préoccupants.

Une enquête conduite par la société d’antivirus Bitdefender auprès de 706 de ses utilisateurs dans le monde révèle des chiffres particulièrement préoccupants pour l’usage d’Internet par les plus jeunes enfants. Selon les données collectées par ce sondage mené au cours du mois de septembre dernier, 10% des visiteurs de sites pornographiques dans le monde seraient âgés de moins de dix ans.

Ces très jeunes internautes représentent 22% des mineurs qui se connectent régulièrement à ces sites, tandis que 36% se situent dans la tranche d’âge 10-14 ans, et 42% sont âgés de 15 à 18 ans. Les moins de dix-huit ans sont donc présents en nombre sur les pages X et ce, bien avant l’adolescence.

Certains commencent dès l’âge de six ans

Pour éviter que les enfants n’aillent jeter un coup d’œil au mauvais endroit de la Toile, il est recommandé aux parents de placer l’ordinateur familial à un emplacement où l’écran est facilement visible de tout un chacun. Il s’agit également d’établir un contrôle parental, de clairement fixer les règles, de ne pas laisser ce sujet en dehors de la discussion.

De fait, lorsqu’ils surfent sur Internet, les jeunes enfants risquent en permanence d’être exposés à des contenus pornographiques. En 2013, Bitdefender publiait une enquête détaillée sur les habitudes des mineurs sur Internet. Réalisée avec le concours de 17.000 adultes et enfants du…

Source : 10% des utilisateurs de sites pornographiques sont des enfants de moins de dix ans

Avis Pimpf : c’est un bilan désastreux, , certes ce n’est que 10 % mais à cet age devant du porno sur le web non !!! parents inconscients…

20161008 – États-Unis : des parents obligés de payer 40 dollars pour embrasser leur nouveau-né après une césarienne – LCI

#INTERNATIONAL: PEAU À PEAU – On savait le système de santé américain cher et assez opaque, l’histoire de ce couple d’Américains le confirme davantage. Ils ont été obligés de débourser 40 dollars pour avoir le droit d’embrasser leur bébé après la naissance.

Malgré la réforme de l’assurance maladie, dite Obamacare, les États-Unis ont toujours le système de santé le plus coûteux des pays de l’OCDE. En témoigne cette histoire rapporté mardi 4 octobre par le site Vox, facture à l’appui.

Une jeune maman qui voulait prendre son bébé dans ses bras après sa césarienne a eu la surprise de voir la prestation facturée 39,35 dollars par la clinique.

« Pendant la césarienne, l’infirmière a demandé à ma femme si elle souhaitait prendre le bébé contre elle après la naissance », a expliqué le père, contacté par le site Vox. « Bien sûr, ma femme a répondu oui », ajoute-t-il.

Les parents ont donc pu tranquillement cajoler leur bébé, pendant que l’infirmière prenait quelques photos. Une parenthèse enchantée attendue par tous les jeunes parents. Mais manifestement ce petit geste a un coût, à en croire les professionnels américains.

Ainsi, la sage-femme a livré un semblant d’explication, dans un billet publié sur un blog du site Slate. « Depuis plusieurs années, ces contacts sont de plus en plus fréquents dans les salles de naissance, y compris après une césarienne », raconte-t-elle. « Cela nécessite une sage-femme supplémentaire pour garantir que la patiente immobilisée, et souvent sous médicaments, ne fasse pas tomber l’enfant par accident ou même ne l’étouffe. »

40 dollars pour un simple câlin, on comprend maintenant mieux le prix exorbitant des césariennes aux Etats-Unis.

Source : États-Unis : des parents obligés de payer 40 dollars pour embrasser leur nouveau-né après une césarienne – LCI

 

Avis Pimpf :  j’espère ne jamais voir cela en France, comme quoi la connerie n’a pas de limite ni de prix !

20161008 – Ce livre va parler à tous les parents d’enfants qui « nous les brisent »

Parce que les enfants sages n’existent pas.

Ne vous fiez pas aux grands yeux mignons en couverture et au doux nom de « Petit Poussinou« . Prêtez plutôt attention à la suite du titre: « nous les brise ». Oui « Petit Poussinou nous les brise ».

Ce qui ressemble à livre pour enfant bien cucul est en réalité un livre d’histoire trash sur un petit héros insupportable que ses parents auraient préféré ne jamais mettre au monde.

Les titres des aventures de cet enfant infernal donnent le ton:

  • Petit Poussinou écoute que dalle
  • Petit Poussinou pourrit les chiottes
  • Petit Poussinou noie son petit chat
  • Petit Poussinou peut pas saquer sa sœur

Difficile de ne pas sourire aux dessins et textes cruels de Capucine Lewalle (scénariste pour la télévision) et Benoit Drigny (graphiste et illustrateur). Interdit aux moins de 12 ans, ce petit livre n’est pas à laisser entre toutes les mains mais il fera sans aucun doute beaucoup de bien à certains parents. Il donnera également raison à ceux qui ne veulent pas d’enfant.

Source : Ce livre va parler à tous les parents d’enfants qui « nous les brisent »

20161008 -Rotterdam veut imposer la contraception aux parents jugés « incompétents » – LCI

#INTERNATIONAL: NÉGLIGENCES – Toxicomanes, sans-abri, prostitués… aux Pays-Bas, la ville de Rotterdam souhaite imposer la contraception aux parents incapables d’élever un enfant convenablement.

Rotterdam veut lutter contre les maltraitances subies par les enfants. Si bien qu’elle propose une loi pour contraindre les parents jugés « incompétents » à utiliser des moyens de contraception. « Grandir sainement et en sécurité est également un droit que les enfants doivent recevoir, pointe Hugo de Jonge, échevin de la jeunesse et de l’éducation, cité par RTL Info. Et nous choisissons pour les droits de l’enfant. Certains enfants ont alors le droit de ne pas naître », se justifie-t-il.

Les femmes sont particulièrement visées par l’élu : « Il s’agit par exemple de femmes dépendantes ou qui ont des problèmes psychiatriques, qui sont handicapées, sans-abri ou qui travaillent dans le milieu de la prostitution », détaille Hugo de Jonge. Ces femmes jugées « incapables » se verraient alors imposer un stérilet ou un implant pendant trois ans après l’aval d’un juge, relate l’agence de presse Belga.

La proposition de loi ne fait toutefois par consensus à la mairie de Rotterdam. Pour Maarten van de Donk, cité par Belga, il s’agit d’une « pente glissante sur laquelle nous ne devrions pas nous engager ». « C’est effrayant de penser qu’une loi pourrait décider des grossesses », a de son côté réagi un autre conseiller.

Source : Rotterdam veut imposer la contraception aux parents jugés « incompétents » – LCI

 

Avis Pimpf: Alors oui je reste persuadé que tout le monde n’est pas apte à être parent ou à élever des enfants, mais de la à passer par un cadre législatif??  demain on va alors imposer aux seuls riches d’avoir des enfants et aux pauvres rien ? attention à la dérive de ce genre de mesure…

20161006 – La Réunion : elle corrige son fils en direct sur Facebook et finit en garde à vue

La mère de famille s’en prend à son fils de 16 ans, accusé de vol aggravé. Elle a été placée en garde à vue, indique le procureur. La vidéo a été largement partagée et visionnée sur les réseaux sociaux ; plus de 400 000 fois. On y voit une mère de famille donner notamment des coups de ceinture à son

Source : La Réunion : elle corrige son fils en direct sur Facebook et finit en garde à vue