20160716 – News / Portugal : la victoire à l’Euro, un bol d’air financier

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Lisbonne (AFP)

Echarpe du Portugal autour du cou, le ministre des Finances Mario Centeno a été acclamé par ses pairs à Bruxelles pour le sacre de la Seleçao à l’Euro-2016. Certes, ce triomphe n’a pas écarté la menace de sanctions budgétaires, mais il apporte un bol d’air à l’économie lusitanienne.

« La marque +Portugal+ a gagné en notoriété, le nom du pays a été mentionné un nombre incalculable de fois. Jamais le gouvernement n’aurait eu les moyens de se payer une telle campagne de pub! », commente à l’AFP Daniel Sa, directeur de l’Institut portugais de marketing (IPAM).

Avant même la finale gagnée in extremis par l’équipe de Cristiano Ronaldo face aux Bleus, une étude de l’IPAM avait chiffré à 609 millions d’euros les retombées potentielles sur l’économie portugaise d’un tel exploit sportif, qui paraissait alors un rêve lointain.

Hôtels, restaurants, cafés, agences de voyages, publicité, médias, paris sportifs, supermarchés, magasins de foot, entreprises de transports ou encore le business de la sécurité sont les grands gagnants: « On boit, on mange, on se déplace … cette consommation n’aurait pas existé sans l’Euro », fait valoir Daniel Sa.

Au total 3,7 millions de téléspectateurs au Portugal, soit plus d’un habitant sur trois, et 20,8 millions en France ont suivi cette finale qui a mis sous les projecteurs un petit pays accueillant où le football est roi.

De quoi regonfler le moral des Portugais, qui peinent à se remettre de la quasi-faillite de leur pays en 2011, suivie d’une sévère cure d’austérité mise en oeuvre en échange d’un plan d’aide international de 78 milliards d’euros.

« Cette victoire va nous requinquer. C’est un tournant dans l’histoire de notre pays », se réjouit Nuno Brito, un chômeur de 39 ans venu applaudir les héros nationaux lundi à leur retour au Portugal.

Mais si « cet exploit va redonner confiance aux investisseurs, banques et chefs d’entreprises, il est loin de résoudre les problèmes du pays », relève l’expert en marketing Daniel Sa.

‘Pas de miracle économique’

L’investissement au Portugal est quasiment à l’arrêt, et la croissance a subi un net coup de frein dans un contexte d’incertitude entourant les élections législatives en octobre 2015, qui ont porté au pouvoir un gouvernement socialiste soutenu par la gauche radicale.

Le triomphe de la Selecçao donnera des ailes à « un pays qui croule sous les problèmes financiers. Mais il n’y aura pas de miracle économique grâce au football », estime Domingos Amaral, professeur d’économie du sport.

Si le Premier ministre Antonio Costa continue à s’accrocher à l’espoir de voir l’économie croître de 1,8% cette année, le Fonds monétaire international (FMI) n’en prévoit que 1%.

Et le Portugal a eu beau remporter l’Euro, les ministres des Finances de la zone euro sont eux restés intraitables. Ils ont décidé mardi de maintenir leur menace d’infliger à Lisbonne, tout comme à Madrid, des sanctions pour déficits excessifs.

Primes de victoire

Pour le professeur d’économie Joao Cesar das Neves, la réussite sur le terrain de foot est loin d’être synonyme de reprise économique, même si « l’image du pays en sort renforcée ».

Il en veut pour preuve la finale maudite de l’Euro 2004, perdue à domicile contre l’équipe hellénique: « Dans la foulée, la Grèce a subi un des pires désastres financiers de l’histoire ».

En attendant, les 23 joueurs de la Seleçao sont assurés d’empocher une prime d’au moins 300.000 euros chacun, grâce au pactole de 25,5 millions d’euros que la Fédération portugaise de football recevra de l’UEFA.

S’y ajoutent des gains liés aux produits dérivés, comme les maillots rouges officiels de l’équipe nationale, vendus 140 euros à Lisbonne, qui étaient en rupture de stock dès le lendemain de la finale.

Au Nike Store dans le quartier historique du Chiado, les clients ressortent bredouilles. « J’étais prêt à payer bien plus pour le maillot du Portugal, mais il n’y en a plus », regrette Ali Kabli, un touriste venu du Koweït.

Source : Portugal: la victoire à l’Euro, un bol d’air financier

20160716 – Arts -60 artistes en images pop par Greg Guillemin pour le Montreux Jazz Festival – La boite verte

Greg Guillemin est déjà connu pour son excellente série Secret Life of Heroes, à revoir ici et là. Cet artiste talentueux vient de dévoiler 60 portraits de musiciens pour la 50ème édition du Montreux Jazz Festival ! Ses créations pop très colorées rendent hommage aux présents lors de cet évènement.  […]

On y retrouvera Muse, Future, Lana Del Rey, Slayer, ZZ Top, Nekfeu parmi tant d’autres. Greg Guillemin prend ainsi la suite de nombreux artistes prestigieux qui ont collaboré aux affiches de ce festival, à l’instar d’Andy Warhol, Niki de Saint Phalle ou les musiciens David Bowie et Phil Collins.

Retrouvez plus d’images sur la page consacrée à cette collection chez l’auteur. Elles seront bientôt disponibles également dans sa boutique.

Source : 60 artistes en images pop par Greg Guillemin pour le Montreux Jazz Festival – La boite verte

20160716 – lovethepinups: Gil Elvgren – “A Sharp Lookout” – June 1967… — Retro | Vintage | Pin up

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lovethepinups: Gil Elvgren – “A Sharp Lookout” – June 1967 Brown & Bigelow Calendar – Originally done in 1961 and also known as “Stern to Stern” on a few other calendars.

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20160716 – News : Sanctions contre Lisbonne et Madrid: les eurodéputés partagés – Europe – RFI

Les ministres des Finances de la zone euro ont enclenché ce mardi 12 juillet une procédure de sanctions à l’encontre de l’Espagne et du Portugal. Une situation inédite dans l’histoire de la monnaie unique. Deux pays en dérapage budgétaire qui n’ont pas réduit dans les délais leurs déficits excessifs. Réactions des eurodéputés à Bruxelles.

Avec notre correspondante à Bruxelles,  Laxmi Lota

Dans une Europe encore secouée par le Brexit, la nouvelle surprend les eurodéputés. « C’est compliqué parce que ce dont l’Europe a maintenant besoin c’est de l’unité et peut-être un peu de flexibilité dans les règles », observe Jose Faria, député portugais du Groupe des libéraux. Cette décision est un contresens, estime également le Premier ministre portugais qui dénonce un processus contre-productif.

Il faut toutefois faire attention à ne pas tout mettre sur le dos de l’Union européenne, prévient Eider Gardiazabal, eurodéputée espagnole socialiste. « C’est une décision qui vient de l’Europe, mais c’est une des conséquences des politiques du gouvernement du Parti populaire. J’espère que chacun va prendre ses responsabilités et nous savons qui est le responsable et ce n’est pas encore une fois l’Europe. On utilise toujours l’Europe comme le faux ami ou l’ennemi même des citoyens. Ce n’est pas du tout le cas. »

La Commission européenne proposera des sanctions à l’encontre des deux pays d’ici vingt jours. Madrid et Lisbonne ont dix jours pour demander la clémence de l’institution et proposer leurs solutions. Le ministre espagnol de l’Economie a déjà annoncé qu’il envisageait une hausse de l’impôt sur les sociétés.

Source : Sanctions contre Lisbonne et Madrid: les eurodéputés partagés – Europe – RFI

Avis Pimpf : ou comment mettre deux pays déjà à genoux, plus bas que terre.  et si on faisait le bilan de la France et d’autres pays? L’UE n’a encore rien appris avec le Brexit

20160716 -Turquie : au moins 60 morts et 754 militaires arrêtés, après la tentative de coup d’Etat

De violents affrontements ont eu lieu pendant la nuit en Turquie, après la tentative de coup d’Etat menée par des militaires. Des avions de chasse turcs ont bombardé les chars des putschistes à Ankara, près du palais présidentiel. Les violences ont fait au moins 60 morts, tandis que plusieurs centaines de militaires ont été arrêtés.

 

La situation est toujours très confuse en Turquie ce samedi matin, quelques heures après le début d’une tentative de coup d’Etat pour renverser le régime de Recep Tayyip Erdogan. Un groupe de militaires putschistes a tenté vendredi soir de prendre le pouvoir, entraînant plusieurs manifestations, notamment près de l’aéroport Ataturk d’Istanbul, où se sont réunis des partisans du putsch, ou encore place Taksim, où des milliers de personnes sont venues protester contre ce coup d’Etat.

  • La riposte violente d’Ankara

Dans la nuit, Ankara a répondu par une violente riposte. Des avions militaires ont bombardé les chars des putschistes près du palais présidentiel, dans la capitale. Les affrontements ont fait pour l’heure au morts 60 morts, parmi les civils et les policiers, tandis que plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées, d’après un responsable turc.

  • Sanctions immédiates au sein de l’armée

Au petit matin, un groupe de putschistes s’est rendu aux autorités, en direct à la télévision. Au total, 754 militaires en lien avec cette rébellion ont été arrêtés, d’après l’agence de presse progouvernementale Anadolu. Cinq généraux et 29 colonels ont aussi été démis de leurs fonctions.

Le Premier ministre Yildirim avait ordonné à l’armée d’abattre les avions et les hélicoptères se trouvant aux mains des militaires putschistes, selon un responsable turc. Il a aussi annoncé avoir nommé un nouveau chef de l’armée par intérim, pour remplacer le général Hulusi Akar, retenu prisonnier par des militaires pendant quelques heures et libéré tôt dans la matinée.

  • Retour précipité d’Erdogan

Au cours de cette nuit de violence, le président turc est revenu précipitamment de vacances, pour tenter de reprendre la main. Accueilli à l’aéroport d’Istanbul en provenance de Marmaris, une station balnéaire du sud-ouest du pays, il a prédit l’échec de la rébellion et assuré qu’il assumerait ses fonctions « jusqu’à la fin ». Erdogan, qui a estimé qu’une « minorité » de l’armée était impliquée dans cette rébellion, a aussi affirmé que l’hôtel dans lequel il se trouvait quelques heures plus tôt avait été bombardé après son départ.

Pris de court par ces événements, le chef de l’Etat a d’abord donné une allocution via l’application Facetime, avant de tenir un point presse plus traditionnel à la télévision.

  • Fehtullah Gülen nie son implication dans le putsch

Dès son arrivée, le président a accusé les putschistes d’être liés à Fethullah Gülen, un imam exilé depuis des années aux Etats-Unis et qui est son ennemi juré. Des accusations que ce dernier a réfutées « catégoriquement », dans un communiqué envoyé depuis les Etats-Unis.

« J’ai souffert de plusieurs coups d’Etat militaires au cours des 50 dernières années et trouve donc particulièrement insultant d’être accusé d’avoir un quelconque lien avec cette tentative », a-t-il déclaré.

  • L’armée turque n’en est pas à son premier coup d’Etat

Par le passé, l’armée turque, la plus importante en nombre au sein de l’OTAN après les Etats-Unis, a mené trois coups d’Etat, en 1960, 1971 et 1980. Les deux derniers avaient été réalisés sous le contrôle de la hiérarchie militaire, qui avait pris le pouvoir dans le pays. Cette fois-ci, de hauts responsables, habituellement silencieux, se sont exprimés pendant la nuit pour dénoncer un « acte illégal » de leurs compagnons d’armes.

  • Les réactions se multiplient à l’étranger

Samedi, l’Union européenne a appelé à « un retour rapide à l’ordre constitutionnel en Turquie », par la voix du président du Conseil européen, Donald Tusk. « L’UE soutient totalement le gouvernement démocratiquement élu, les institutions du pays et l’Etat de droit », ont affirmé dans un communiqué commun Donald Tusk, le président de la Commission Jean-Claude Juncker, et la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

« Les tensions et les défis auxquels fait face la Turquie ne peuvent être résolus par les armes. Il n’y a pas d’alternative à la démocratie et au régime de droit », a par ailleurs insisté Donald Tusk devant la presse. Les dirigeants européens se sont exprimés depuis la Mongolie, où se tient un sommet Europe-Asie depuis vendredi.

Vendredi soir, la chancelière allemande, Angela Merkel, a fait savoir par le biais de son porte-parole que « l’ordre démocratique devait être respecté », tout en déclarant soutenir le gouvernement turc élu. Le président américain, Barack Obama, a quant à lui appelé à « faire preuve de retenue et éviter violence ou bain de sang », invitant toutes les parties à soutenir également le gouvernement « démocratiquement élu » du président Erdogan.

Alexis Tsipras, le chef du gouvernement grec, a lui aussi exprimé son soutien au gouvernement d’Erdogan. Les deux hommes, dont les pays sont voisins, s’entretiendront dans la journée par téléphone.

Source : Turquie: au moins 60 morts et 754 militaires arrêtés, après la tentative de coup d’Etat