20161017 – Darth Veep Is The NSFW Star Wars Parody You’ve Been Waiting For — CBR.com

At first glance, the worlds of Star Wars and HBO’s political comedy “Veep” may not seem to have much overlap. After all, one takes place in a galaxy far, far away and the other takes place on an all too real and all too accurate Earth. But after watching Nerdist’s “Veep” parody starring Darth Vader,…

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20161017 – The Nobel Prize Panel Has Stopped Trying to Reach Bob Dylan — TIME

The Swedish Academy says it has stopped trying to reach Bob Dylan, who has neither made a public statement nor responded to the academy after it awarded him the Nobel Prize in Literature. Sara Danius, the Swedish Academy’s permanent secretary said she has not heard from Dylan since the announcement, according to the Guardian. “Right…

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20161017 – News : Tollé au Royaume-Uni après les déclarations du gouvernement May hostiles aux étrangers

De nombreuses voix, dans l’opposition travailliste, mais également parmi les tories, se sont élevées pour dénoncer les mesures annoncées lors du congrès du Parti conservateur

La première ministre britannique, Theresa May, en projetant de montrer du doigt les entreprises qui emploient des étrangers, a-t-elle compromis l’image d’ouverture du Royaume-Uni, au point d’aggraver les conséquences du Brexit pour l’économie et de faire plonger la livre sterling ? Pour tenter d’apaiser ce débat, son gouvernement a été contraint de faire marche arrière sur son projet visant à exiger des employeurs qu’ils publient la liste de leurs salariés étrangers. Plusieurs ministres ont été envoyés sur les plateaux de télévision, dimanche 9 octobre, pour expliquer que ces données seraient collectées, mais qu’il n’était « pas question de les rendre publiques » ni de « nommer » les entreprises mauvaises élèves.

Lire aussi :   Londres n’obligera pas les entreprises à lister les travailleurs étrangers

Devant le public acquis du congrès du Parti conservateur, la semaine dernière, plusieurs mesures destinées à répondre au message anti-immigrés des électeurs lors du référendum sur le Brexit avaient été annoncées : outre les listes visant à « débusquer » les entreprises qui préfèrent embaucher des étrangers plutôt que de former des Britanniques, la ministre de l’intérieur, Amber Rudd, avait annoncé des restrictions visant l’arrivée de nouveaux étudiants étrangers. Son collègue chargé de la santé, lui, avait indiqué que le système de santé allait, à terme, devoir se passer de médecins étrangers. Mardi, dans le Times, un ancien ministre de l’immigration, Mark Harper, a même suggéré de remplacer des Européens par des handicapés britanniques.

Le message hostile aux « non-British » a été confirmé lorsque le Foreign Office a informé des universitaires de la prestigieuse London School of Economics que le gouvernement n’emploierait plus d’experts non britanniques pour des consultations sur les questions liées au Brexit, par crainte de fuites vers les pays de l’UE.

Après les acclamations du congrès, le retour de bâton a été rude pour Mme May. Non seulement le chef du Labour, Jeremy Corbyn, a estimé que le Parti conservateur avait « touché le fond en soufflant sur les braises de la xénophobie », non seulement Nicola Sturgeon, première ministre (indépendantiste) d’Ecosse, a qualifié de « hideuse » la vision du Brexit de Mme May, mais des voix conservatrices et patronales se sont élevées dans le même sens. Steve Hilton, ancien conseiller de David Cameron et militant acharné pro-Brexit, a trouvé les mots les plus durs : le projet de fichage des entreprises ouvertes aux étrangers est « clivant, répugnant et terriblement bureaucratique ». Le gouvernement aurait pu tout aussi bien annoncer que « les étrangers devraient se faire tatouer un numéro sur l’avant-bras », a-t-il été jusqu’à écrire dans le Sunday Times.

Organe des milieux d’affaires, le Financial Times accuse la première ministre de « jouer avec le feu », en doutant que « sa tactique permette d’aboutir à un meilleur accord pour le Royaume-Uni » lors du Brexit. Quant à Carolyn Fairbairn, présidente du CBI, principale fédération de chefs d’entreprise, elle a mis en garde lundi contre le risque de « fermer les portes » et cloue au pilori le message du gouvernement May selon lequel il y aurait « quelque chose de honteux [pour les entreprises britanniques] plutôt qu’une source de fierté, à attirer les meilleurs talents du monde entier ».

La City et les milieux patronaux, qui ont l’habitude d’être davantage écoutés à Downing Street, reprochent de plus en plus ouvertement à Theresa May de privilégier la baisse des flux d’immigration, y compris européens, sur l’intérêt de l’économie et de l’emploi, et de rester sourds à leurs avertissements. Seul le ministre des finances, Philip Hammond, fait entendre une autre musique : « Les Britanniques n’ont pas voté pour être plus pauvres et moins en sécurité », a-t-il mis en garde. Selon le Trésor, un « hard Brexit » pourrait coûter jusqu’à 9,5 % du PIB britannique.

La possible perte du « passeport » qui permet à la City d’effectuer les transactions en euros nourrit toutes les inquiétudes qu’exprime la poursuite de la chute de la livre sterling. Mais plutôt que de voir dans la réaction des marchés la conséquence des annonces de MmeMay favorables à la sortie du marché unique européen, son gouvernement préfère accuser l’étranger. Lundi, devant les députés, David Davis, ministre chargé du Brexit, a affirmé que les déclarations de François Hollande avaient « en partie provoqué » la chute de la livre. Le président français avait estimé, vendredi, que le Brexit « devait avoir un prix ».
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/10/11/tolle-au-royaume-uni-apres-les-declarations-du-gouvernement-may-hostiles-aux-etrangers_5011767_4872498.html#e0E8kHhWfZ3GXdTi.99

 

Source : Tollé au Royaume-Uni après les déclarations du gouvernement May hostiles aux étrangers

20161017 – News : France – Monde | Nos ancêtres sont introuvables

L’inventeur de nos ancêtres les Gaulois porte un nom : Ernest Lavisse. En 1870, 150 ans avant que Nicolas Sarkozy en campagne électorale réveille nos origines gauloises, cet auteur du manuel d’histoire pour les instituteurs écrit à la première page : « Autrefois, notre pays s’appelait la Gaule et ses habitants, les Gaulois ».

L’histoire de nos origines occultée

Pendant près de 100 ans, les écoliers de France et des colonies ont donc découvert leur ancêtre moustachu, querelleur, frondeur et ripailleur sous les traits du perdant magnifique Vercingétorix, aujourd’hui disparu des manuels d’histoire. Les mots béret, banquet, grève, entre 200 autres, ont bien été empruntés à la langue gauloise. De jolis clins d’œil aux clichés sur le caractère français. Mais pour la descendance, c’est une autre histoire.

« Le problème, c’est qu’on a occulté le récit véridique de notre histoire, beaucoup plus multiculturel et multiethnique. En 1870, le Gaulois permettait aux fondateurs de la République de garantir l’unité et l’indivisibilité nationale », constate l’historienne Suzanne Citron. Il faut donc distinguer une conception politique de l’histoire de la réalité ethnique.

Vagues de migrations

Dans leur atlas des immigrations en France, Pascal Blanchard, Hadrien Dubucs et Yvan Gastaut démontrent que la France s’est construite par 96 vagues successives d’immigration après la Gaule. Romains et Grecs à la fin de l’Antiquité puis Germains, Celtes en Bretagne, Vikings en Normandie au début du Moyen-Âge, attirés par la richesse de ses sols et sa situation privilégiée, ont dilué l’origine gauloise. De 1200 à 1789, les troupes armées et les mercenaires qui s’installent en France au fil des guerres ajoutent de nouvelles origines. Plus grand monde n’a des ancêtres gaulois parmi les 38 millions de Français de 1918.

Le brassage du XXe siècle

Le XXe siècle accélère ce brassage avec une dominante méditerranéenne. Ainsi, la population française d’ascendance italienne est estimée à 4 millions de personnes, soit environ 6 %. Proportion trois fois plus élevée en Paca, Lorraine, deux fois plus en Rhône-Alpes, Alsace, Gascogne.

Les Espagnols étaient déjà 254 000 avant la « retirada », l’exil des républicains. Un demi-million de réfugiés se sont établis en France en 1939 puis autant par émigration économique entre 1956 et 1975 : 4,8 % de la population actuelle. Pour les Portugais, le chiffre est plus précis : la France compte 1 522 000 Portugais ou Franco-Portugais de trois générations.

Un autre pays européen a atteint le million d’exilés au siècle précédent : 700 000 Polonais ont choisi la France entre les deux guerres, 200 000 avant et après. Les migrations plus récentes de la rive sud de la Méditerranée sont aussi chiffrées : 1,1 million de ressortissants du Maghreb actuellement, trois fois plus sur trois générations. Quant aux Africains et Afro-Français des Dom ou en métropole, ils représentent 4 % de la population. Enfin, 500 000 Arméniens et autant d’Asiatiques se sont établis en France en 100 ans.

Test ADN incertain

La génétique peut aider à déterminer les origines géographiques et ethniques d’une personne avec un simple test ADN. Mais les entreprises américaines spécialisées qui le proposent, moyennant 300 dollars le test, avertissent qu’il existe une marge d’erreur importante malgré leurs bases de données génétiques colossales et leur capacité à décortiquer 500 000 points de génome. En fait, selon le Human Genome diversity center de Houston, ce test fonctionne pour des Afro-Américains ou Antillais, la déportation étant récente et le brassage ethnique ayant été moins fort en Afrique.

Pour des Européens de l’ouest et plus encore pour les Français, la conclusion est large : avant 3 500 ans, pas d’ancêtre commun. Chacun a des ancêtres vikings et romains, et descend à des degrés divers de Gengis Khan ou de Charlemagne. Cela fait beaucoup de croisements.

Pascal JALABERT

 

Source : France – Monde | Nos ancêtres sont introuvables

20161017 – News : Combien gagnent les développeurs en 2016 ?

Urban Linker s’intéresse aux profils techniques des métiers du web et nous dévoile son étude des salaires 2016.

 

Urban Linker s’intéresse aux profils techniques des métiers du web et nous dévoile son étude des salaires 2016.

 

Le cabinet de recrutement Urban Linker est de retour pour une cinquième année consécutive avec son étude des salaires consacrée aux profils techniques des métiers.

Une nouvelle étude qui fait la part belle aux nouveautés, à commencer par l’intégration de la région Rhône-Alpes à cette étude. Pour rappel, Lyon est le second écosystème digital en France et cette décision permet de constater l’écart de salaire important entre les développeurs de la région Ile-de-France et ceux de la région Rhône-Alpes. En effet, les profils tech franciliens gagnent en moyenne 25% de plus que leurs collègues rhodaniens comme nous l’explique Urban Linker.

Un développeur parisien gagne en moyenne 25% de plus qu’un développeur lyonnais

Par exemple, un développeur PHP et CMS (WordPress, Joomla, Spip, Prestashop) junior pourra espérer une rémunération entre 30 000 et 35 000 euros brut par an contre 24 000 à 28 000 euros brut par an pour son confrère basé en région Rhône-Alpes. On notera d’ailleurs qu’Urban Linker a décidé de séparer la catégorie PHP en deux, d’un côté les CMS et de l’autre les Frameworks pour une « meilleure lisibilité de l’étude ».

Le langage PHP reste d’ailleurs l’un des langages web les plus prisés et si l’étude ne montre pas de « véritables évolutions salariales sur ce langage », elle met en avant quelques disparités selon les CMS et frameworks maîtrisés. Le framework Symfony2 se démarque et « cristallise la plupart des demandes, à tel point qu’il devient de moins en moins courant de voir des profils spécialisés sur Zend » nous indique Urban Linker dans son communiqué.

Même constat concernant les salaires des développeurs .Net et Java qui restent stables par rapport à 2015 mais l’étude note un « regain d’énergie » pour le langage Java.

Quant aux développeurs fullstack JavaScript, « la rareté […] et le profil tout terrain qu’ils offrent en font des cibles privilégiées des startups », ils voient donc leurs salaires progresser (+2 % en moyenne). Urban Linker note que « l’avènement de ces profils » se fait au détriment des intégrateurs sans développement front ends dont les salaires baissent de façon importante (-7% pour les profils confirmés et jusqu’à -8% pour les profils seniors).

De leur côté et malgré un ralentissement, les salaires des développeurs maîtrisant le langage Ruby continuent de croître (+5% pour les profils juniors). Pour Urban Linker, cette croissance qui profite notamment aux candidats juniors « s’explique par l’augmentation du nombre d’entreprises qui adoptent ce langage ».

Il faut d’abord penser aux supports mobiles

Les mobinautes (utilisateur d’Internet sur téléphone mobile) sont de plus en plus nombreux et cela impacte directement les développeurs. Urban Linker confirme que la tendance mobile first a le vent en poupe et « les besoins en recrutement suivent » avec un nombre d’offres d’emploi « en forte et constante augmentation ces derniers mois » en France.

Les entreprises souhaitent maîtriser l’ensemble des rouages de leurs produits mobiles et l’on assiste « à l’essor des postes orientés DevOps qui garantissent la bonne relation entre les problématiques liées au développement, à l’infrastructure, au déploiement et à la mise en production ». Ces profils sont encore rares mais ils sont de plus en plus demandés et leurs salaires décollent.
On notera d’ailleurs qu’Urban Linker a décidé de remodeler l’étude de salaires concernant les développeurs mobile en divisant la catégorie en deux avec Android et iOS et a rajouté les catégories Administrateur Système et DevOps.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’étude des salaires des métiers tech 2016 sur le site Urban Linker :

(Source : communiqué de presse Urban Linker / Crédit image : Pixabay)

Source : Combien gagnent les développeurs en 2016 ?

20161017 – Maman solo : «La maternité, c’est pour tout le monde, non ?» – Libération

Par l’adoption ou l’insémination à l’étranger, elles choisissent de se lancer dans la maternité, sans père. Quel regard la société porte-t-elle sur elles ? Comment ont-elles pris cette décision ? Six d’entre elles se sont confiées à «Libération».

Elles ont fait un bébé toute seule, mais pas comme le chantait Goldman en 1987… Ni «filles-mères» d’autrefois ni amazones envoyant valdinguer pour de bon la gent masculine, elles ont en commun un désir d’enfant solidement ancré. Et tant pis si elles n’ont pas trouvé le père, elles ont décidé de se lancer seules, quitte à trouver un partenaire par la suite. Car, paradoxalement, la majorité d’entre elles chérit un modèle de famille «traditionnelle». La sociologue et directrice de recherche au CNRS Dominique Mehl s’est penchée sur le parcours et les motivations de ces «mamans solo», dans un livre paru en cette rentrée (1). Même si elles ne représenteraient pour l’heure que 1,6% des maternités actuelles, elles semblent bien parties pour être de plus en plus nombreuses. Comment vivent-elles cette expérience ? Quel regard leur entourage porte-t-il sur elles ? Comment envisagent-elles l’avenir ? Six de ces «mamans solo» se sont confiées à Libération.

A LIREUn jour, un père viendra

Sophie, 41 ans, consultante à Paris, un bébé de 3 mois : «Les hommes vont finir par se dire qu’on a de la chance»

«J’ai pris la décision de faire un enfant seule quand j’ai compris que mon compagnon freinait des quatre fers. J’avais 39 ans. Il me disait de ne pas me sentir coincée par mon horloge biologique, que les histoires de fertilité qui baisse après un certain âge ne sont que des statistiques. Ce qui est faux. Et nous, les femmes, ne sommes pas assez informées sur cette question. J’ai fini par me séparer de lui et me lancer dans une insémination avec donneur à 40 ans, à l’étranger.

Je suis assez indépendante. Je n’ai pas forcément besoin d’être en couple. Le problème le plus important pour moi, c’était que ce bébé n’ait pas de père. Je me disais que je vais le priver sciemment d’un père. Mais mon désir était trop fort. Et j’avais le sentiment d’être très entourée. Par ma famille, mes amis. Je savais que cet enfant ne serait pas dans une situation de face-à-face avec moi. Aujourd’hui, je me dis que cette absence de père n’est pas gravissime, mais quand même. En revanche, ça ne m’a posé aucun problème de vivre ma grossesse seule. Et pour l’accouchement, c’est une copine féministe qui a deux enfants, et pour laquelle toutes les parentalités sont possibles, qui m’a accompagnée.

Là, mon bébé a un âge auquel on est ultra-dépendant. Et je suis la «seule» ultraresponsable. Le seul pilier, même si j’ai des coups de main. Mais je ne suis pas plus seule que celles qui ont un mari militaire, par exemple. En revanche, j’angoisse aussi sur ce qui se passerait si je disparaissais. Je veux vraiment que mon enfant soit entouré que je ne sois pas sa seule famille. Avec un compagnon ou pas.

Avant les hommes et les femmes étaient obligés de se marier et de faire des enfants. Aujourd’hui, on est libres de ses choix. Et on peut faire un enfant seule. Les hommes vont finir par se dire qu’on a de la chance. Quand un homme veut un enfant seul, c’est quand même plus compliqué pour eux. Mais quand je repense à cette insémination, je me dis que c’est étrange que des pays aussi variés autour de nous autorisent le don de sperme (Espagne, Grande-Bretagne, Danemark, Espagne) et pas la France censée être ouverte. Le patriarcat est-il justement encore si important ? Je me demande, même si comme maman solo je me sens aujourd’hui, moins jugée qu’une femme divorcée dans les années 50.»

Raïssa, 38 ans, juriste, un enfant de 5 mois : «L’enfant d’abord, peut-être un papa de cœur après»

«J’ai toujours eu une envie viscérale d’avoir un enfant. Ado déjà, je me disais je le ferai avec ou sans compagnon. La chanson de Goldman m’a toujours parlé. A 25 ans, après une rupture, je me suis dit : je ne veux pas avoir à regarder ma montre, et m’engager avec quelqu’un juste pour faire un enfant. Je me suis fixée un ultimatum : si à 30 ans, je n’avais pas de relation sérieuse depuis plus de cinq ans, je le ferai seule. Bref, l’enfant d’abord, et peut-être un papa de cœur après. L’adoption s’est révélée trop fastidieuse. J’ai envisagé une coparentalité, mais je suis surtout tombée sur des sites glauques. Enfin, je n’aurais jamais pu faire un enfant dans le dos d’un homme, c’est horrible. Quand on voit la souffrance de certains qui se battent pour voir leurs enfants, ou qui ont un vrai désir de paternité qu’ils ne peuvent satisfaire, impossible. J’ai opté pour un don de sperme. Je trouve d’ailleurs scandaleux que dans ce pays l’accès à des dons soit aussi restreint. Les tribunaux sont remplis de familles traditionnelles dysfonctionnelles !

Lorsque j’ai parlé de mes projets à mon entourage, certains m’ont traitée d’égoïste. Mais je crois que le besoin, le désir d’enfant est toujours égoïste, narcissique. J’ai opté pour Cryos au Danemark, où je pouvais choisir un donneur non anonyme. J’avais lu des tas de choses sur les enfants nés de don et cela me semblait important. J’ai fait cinq tentatives. A chaque fois, cela coûte entre 3 000 et 5 000 euros (l’achat du sperme, le voyage etc.). Faut vouloir, mais faut pouvoir aussi. Qui a dit que la vie n’a pas de prix ?

Aujourd’hui, je n’exclus pas de trouver un père, même si je me débrouille bien. Mais j’aurais bien aimé avoir un compagnon quand je me suis mise à chercher des prénoms. Je n’ai pas fait un enfant pour moi. J’ai créé une famille. Une famille monoparentale pour l’instant. Et mon enfant saura tout de son histoire. Mes amis sont au courant. Leurs enfants aussi. Je fais simplement attention à ce que je raconte quand je sens que les gens sont tradi.»

Maeva, 31 ans, agricultrice dans le Lot-et-Garonne, 3 enfants de 9 ans, 7 ans et 2 mois : «Le troisième enfant, je me suis dit : je le fais seule»

«On s’est séparés avec le père de ma première fille après sa naissance. Le père de ma seconde fille est décédé avant la naissance. Quand j’ai eu envie d’un troisième enfant, je me suis dit : je le fais seule. L’adoption c’est galère. Et j’avais pas envie de me lancer dans la recherche d’un géniteur malgré lui à une soirée. Je suis allée sur des forums de personnes qui pratiquent l’insémination artisanale. Le donneur et la réceptrice se donnent rendez-vous à des jours précis dans des hôtels. Je suis agricultrice, c’est impossible pour moi. Et puis on n’est pas sûr que les mecs ont fait le test de dépistage du sida, de l’hépatite, etc. Du coup, je me suis renseignée sur la durée de conservation du sperme. Quand j’ai vu que je pouvais en commander du congelé au Danemark, je me suis dit que c’était pour moi. Et tant qu’à faire cet enfant seule, j’ai choisi un donneur anonyme. Avec les caractéristiques que je voulais.

Je voulais vraiment cet enfant, et j’avoue que je me suis surtout posée des questions pratiques. Sur la livraison du sperme, par exemple. Pourquoi on ne légifère pas en France pour élargir le cercle de ceux qui peuvent obtenir un don ? C’est ridicule. On donne des sous à l’étranger. Et ce blocage sur les célibataires et les homos n’a pour seule conséquence que de pousser les gens à se tourner vers d’autres pays. Ceux qui veulent vraiment se débrouillent. Je ne cacherai rien de son histoire à ma fille. Un quatrième enfant ? Pourquoi pas. Peut-être un homme à nouveau dans ma vie ? Pourquoi pas. En tout cas, ce sera à lui de s’adapter. Et, en ce moment je me sens très bien toute seule.»

Ingrid, bientôt 41 ans, cadre dans un casino des Pyrénées, une fille de 9 mois : «Il y a aura de plus en plus de maternités célibataires»

«Autour de moi, à partir d’un certain âge, tout le monde s’est mis à avoir des enfants. Mon tour ne venait jamais. Je n’ai pas vraiment eu de compagnon stable. A la base, je voulais une famille normale. Mais après un énième échec alors que j’allais avoir 38 ans, je me suis résolue à me lancer seule. Je ne voulais surtout pas avoir à me dire : voilà, t’es toute seule, et pendant toute va vie, t’as fait que bosser. Pour moi, il n’était pas question de couillonner un mec. J’avais regardé l’adoption, mais c’est trop compliqué. Comme je travaille le week-end et les jours fériés, je n’aurais jamais eu agrément. J’ai opté pour insémination avec donneur en Espagne, chez Eugin. Premier rendez-vous en janvier 2014. J’en ai eu en tout cas pour 2 000 euros. J’ai pris un petit crédit. Après un deuxième échec, j’ai fait une pause, sans renoncer, le temps de me refaire une santé financière.

En mars 2015, j’ai pu retenter et ça a marché. Bien sûr, je me suis demandée comment mon enfant allait faire pour vivre sans papa. Mais la loi espagnole n’autorise que les dons anonymes. Je sais seulement qu’on m’a donné le sperme de quelqu’un qui me ressemble pour éviter les problèmes identitaires. Etait-il beau, moche ? Ça ne m’obsède pas du tout. Après mon congé maternité, j’ai déménagé près de chez mes parents qui sont très “ouverts” et auxquels je n’ai rien caché. Je suis très épaulée. Bien sûr j’aimerais bien trouver un homme. Mais, là, je ne cherche plus, je suis heureuse. Je vois que ces maternités célibataires se développent de plus en plus. Il y en aura de plus en plus. On nous a parlé carrière et… Il y a aussi les couples homos qui veulent avoir accès aux dons. La maternité c’est pour tout le monde, non ? En France, on est en retard.»

Pauline, 37 ans, expert-comptable, Paris, enceinte de 4 mois : «Je préférerais mourir tout de suite que de savoir que je n’aurai jamais d’enfant»

«A 35 ans, j’ai commencé à réfléchir à mes histoires de cœur. Je me suis dit que je n’avais pas su conjuguer réussite professionnelle et succès amoureux. En septembre dernier, j’ai eu un déclic : “Il faut que tu avances. Tu vas avoir 37 ans, c’est cuit.” Autour de moi, tous mes amis sont mariés et ont des enfants. Je me sentais marginale. L’idée qu’il fallait scinder l’amour de la maternité s’est finalement imposée à moi. J’ai fait appel à une banque de sperme danoise. C’était la solution de ma vie : pas besoin de me déplacer, choix sur catalogue, zéro maladie… J’ai fait quatre inséminations, pour 15 000 euros. Je me sentais davantage capable de me lancer dans un processus hasardeux, encore tabou et interdit, plutôt que me retrouver à 50 balais névrosée, sans gosse. Je préférerais mourir tout de suite que de savoir que je n’aurai jamais d’enfant.

Récemment j’ai croisé un ancien collègue, qui m’a demandé si j’étais enceinte “comme dans la chanson de Goldman”. J’ai prétexté que le père n’est pas très disponible… Ce n’est pas un choix : je préférerais être avec un homme. Je rêve de rencontrer quelqu’un et qu’on fasse les trois prochains ensemble. Je crains d’éprouver une certaine forme de culpabilité : qu’est-ce que va ressentir ce gosse sans père ? Qui sera avec moi à l’accouchement ? Qu’est-ce que je vais dire à l’enfant ensuite ? Que son papa est au Danemark ? Qu’il a un autre papa, quand j’aurai rencontré quelqu’un ? J’appréhende les questions des autres. Je n’ai ni envie d’être jugée ni de me justifier. D’ici là, j’espère que j’aurai trouvé un mec, c’est mon challenge désormais. Ce gosse, je vais me battre pour qu’il ne m’en veuille pas. J’ai l’impression que quand on fait un enfant avec quelqu’un, on tombe assez vite dans une autre catégorie : on n’est plus la petite princesse de son mec, mais la mère des gosses, comme rangée dans un placard, qu’on ne regarde plus comme une femme. Je préfère le chemin que j’ai pris – même s’il est escarpé, complexe – à un couple pourri, qui explose. Mais cette maternité solo est ambiguë et complexe pour moi, à cause de mon éducation : j’ai en tête le montage du siècle d’avant, mais je vis avec les méthodes d’aujourd’hui. C’est comme si j’étais deux personnes, qui vivent ensemble mais ne se bagarrent pas.»

Suzanne, 30 ans, conductrice de travaux, Paris : «Je laisse une porte ouverte à un schéma plus simple»

«Depuis quelques mois, je réfléchis sérieusement à faire un bébé seule. Dès mes premières règles, j’ai ressenti comme une forme d’urgence d’avoir des enfants, qui commence clairement à s’éterniser à 30 ans. J’ai d’abord fantasmé sur le modèle « classique ». Au cours de ma dernière relation longue, qui a duré trois ans, on a parlé assez vite de devenir parents. Lui avait des problèmes de fertilité, alors nous avons entamé une procédure d’insémination artificielle. Il m’a quittée presque aussitôt, dès que c’est devenu réel. J’étais amoureuse, donc j’ai du faire le deuil de cette relation, mais le plus dur, c’était l’enfant. Petit à petit j’ai réalisé que mon désir d’enfant pouvait être détaché de lui. L’idée que le couple n’est ni une nécessité ni une fatalité s’est finalement imposée à moi. L’organisation ne me fait pas peur. A la rigueur, la seule chose qui m’a posé question, c’est le bien-être de l’enfant. Avoir un seul parent, ce peut être une forme de léger handicap social. Mais dans le fond, on a tous des handicaps de ce genre : familles monoparentales, couples conflictuels…

Il est vrai que le schéma classique est socialement plus accepté. Je sais que dans le milieu où je bosse, qui est assez macho, si je dis qu’il n’a pas de père, on va me juger. Mais ce n’est pas parce que je me lance seule que je ne peux pas rencontrer quelqu’un par la suite. Je suis très entourée, j’ai beaucoup d’amis, il aura d’autres modèles. Me faire inséminer à l’étranger n’est pas vraiment dans mes moyens. D’autant que cela implique des traitements lourds, des séjours prolongés sur place… le tout sans garantie de résultats. L’adoption ? On nous demande de prouver qu’on est de bons parents, alors qu’à mon sens, on ne peut le démontrer avant de le devenir. Je ne veux pas de coparentalité, que je vois comme une grosse contrainte, sans les avantages du couple. Alors depuis peu, je me suis inscrite sur des groupes Facebook spécialisés dans le don de sperme, mais je ne suis pas dans une recherche effrénée, je me laisse un an… Comme une porte laissée ouverte à un schéma plus simple.»

(1) Maternités solo, Editions universitaires européennes, 2016. Disponible en version numérique et papier.

Source : Maman solo : «La maternité, c’est pour tout le monde, non ?» – Libération

20161017 – Alerte consommation : des steaks hachés contaminés rappelés

Attention, si vous avez acheté des steaks hachés des marques Cora et Thiriet, ainsi que des burgers oignon Auchan. Certains sont contaminés par une bactérie E.coli. Ils sont retirés de la vente. L’alerte a été donné par la société Elivia.

 

Les produits concernés sont :

– Des steaks hachés surgelés 15%MG lot V2541115 en date limite d’utilisation optimale (DLUO) du 11 septembre 2016 commercialisés sous la marque Cora

– Les lots V2531615, V2532615 et V2541615 en DLUO des 10 et 11 mars 2017 commercialisés sous la marque Thiriet.

– Les burgers oignons lots V2533115, V2534115 en DLUO du 10 septembre 2016 commercialisés sous la marque Auchan.

“Elivia demande aux personnes qui les auraient achetés de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés, contre remboursement, ou de les jeter”, précise un communiqué.

Le groupe français, numéro 2 de la viande bovine en France, assure qu’à ce jour, aucune réclamation de la part de consommateurs n’a été portée à sa connaissance.

Elivia avait déjà procédé en juin 2016 à un rappel de steaks hachés après y avoir détecté la bactérie E.coli.

Source : Alerte consommation : des steaks hachés contaminés rappelés

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