Eli Stone creators Greg Berlanti and Marc Guggenheim each remembered George Michael and his contributions to the ABC series, shortly after news broke that the pop icon had passed away on Sunday morning at age 53. Starring Jonny Lee Miller as a San Francisco lawyer, Eli Stone ran for two short seasons (starting in January…
Depuis quatre ans, la troupe du “Burlesque Klub”, emmenée par Valentina del Pearls, enflamme la péniche Nouvelle Seine. Plus “Tournée” que Dita Von Teese, leur show drôle, culotté et engagé met tous les corps en valeur !
« On n’est pas à la Comédie-Française, ici, c’est un spectacle participatif, alors vous allez crier ! » Perchée sur ses talons de 12 centimètres (voire plus) et moulée dans une robe en latex multicolore, Sucre d’orge, maîtresse de cérémonie de la soirée, n’aura pas besoin de répéter son injonction. Le public est là, et il est chaud. Presque quatre ans déjà que Cabaret burlesque enflamme la péniche Nouvelle Seine avec son show déluré, drôle, glamour et rock’n’roll, dans la plus pure tradition du néoburlesque, cet art de l’effeuillage rétro, décalé et féministe, né dans les années 1990 aux Etats-Unis. Chez nous, c’est Valentina del Pearls, sorte de Betty Boop moderne, et sa troupe à géométrie variable (le Burlesque Klub, créé en 2010), qui, toutes les semaines, montrent les différentes facettes du genre : « J’essaie de trouver la combinaison parfaite de performeurs pour que le mélange fonctionne et qu’il représente toute l’étendue de la scène burlesque. C’est un vrai bordel organisé ! » avoue Valentina.
Au programme, plumes, paillettes, costumes extravagants et nippies (cache-seins), sur fond de Gainsbourg, Madonna ou The Champs. Plus Tournée (Mathieu Amalric) que Dita von Teese, Valentina del Pearls, Soa de Muse, Sucre d’orge, Tom de Montmartre et les autres osent tout avec une drôlerie insolente. Ce Burlesque Klub, où tous les corps sont représentés, fait du strip-tease un art, tout en flirtant avec le tatouage vintage et une bonne dose de second degré. A la fois coquin, glamour, féroce et engagé. Bref, on en redemande.
Le pape François a demandé samedi aux 1,2 milliard de catholiques dans le monde d’éprouver de la compassion pour les enfants qui souffrent des guerres ou de la misère, mais aussi pour ceux qu' »on ne laisse pas naître », pendant la messe de veillée de Noël.
Dans sa traditionnelle homélie de Noël, qui est la célébration pour les chrétiens du jour de la naissance de Jésus de Nazareth, le pape a évoqué « la simplicité fragile d’un petit nouveau-né, la douceur de son être couché, la tendre affection des langes qui l’enveloppent ». « Là est Dieu », a-t-il insisté, devant une dizaine de milliers de fidèles rassemblés dans la basilique Saint-Pierre de Rome, qui pour certains ont fait la queue dès l’après-midi pour être là.
L’actrice américaine a été victime d’une violente attaque, vendredi 23 décembre.
L’actrice américaine Carrie Fisher, victime d’une violente attaque cardiaquevendredi, se trouve dans un « état stable ». Sa mère, l’actrice Debbie Reynolds, a donné des nouvelles de la star deStar Wars sur Twitter, dimanche 25 décembre. « S’il y a du changement, nous vous en ferons part », a promis la comédienne.
Carrie Fisher voyageait à bord d’un avion reliant Londres à Los Angeles, vendredi 23 décembre, lorsqu’elle a cessé de respirer. L’incident s’est produit 15 minutes avant l’atterrissage, selon des témoins. Il a fallu plusieurs minutes de réanimation intensive pour la ramener à la vie, avant son transfert aux urgences du centre hospitalier universitaire de UCLA.
« Que la force soit avec Carrie »
Les messages de soutien à l’interprète de la princesse Leia se sont multipliés sur les réseaux sociaux durant le week-end. Celui qui incarne son frère jumeau Luke Skywalker dans ces aventures intergalactiques, l’acteur Mark Hamill, a lui aussi posté un message sur Twitter. Il a souhaité de bonnes fêtes aux internautes, « en particulier à [sa] Super Cool Soeur de l’Espace Carrie Fisher ».
Un peu plus tard, il a tweeté plusieurs photos dont une de l’actrice extraite du premier volet de Star Wars, sorti en 1977. « Tout ce que je veux pour Noël, c’est que la Force soit forte avec Carrie », a ajouté Mark Hamill.
Icône des années 80, George Michael a vendu plus de 100 millions d’albums à travers le monde avec son groupe Wham! ou en solo.
George Michael est mort dimanche à 53 ans à son domicile londonien. Les causes de sa mort sont encore inconnues mais le monde de la musique perd l’idole des adolescents dans les années 1980 devenue superstar mondiale. Un chanteur et compositeur dont les mélodies sucrées cachaient une vie personnelle tourmentée, entre problèmes de drogue et ruptures sentimentales.
Le chanteur aux 100 millions d’albums. D’abord au sein du boys band Wham! puis en solo, il a composé parmi les plus grands succès musicaux des années 1980, dont Careless Whisper et Faith, vendant plus de 100 millions d’albums en presque quatre décennies. Ces dernières années, il se montrait peu en public, plus fréquemment cité dans la presse pour des incidents liés à la drogue que pour sa musique.
Une homosexualité assumée. George Michael, qui a révélé publiquement son homosexualité en 1998 après avoir été arrêté pour attentat à la pudeur dans des toilettes publiques à Los Angeles (États-Unis), assumait sa vie privée compliquée. « Les gens veulent me voir comme un personnage tragique, avec ces relations sexuelles dans les toilettes publiques et la prise de drogues », mais « je ne vois même plus ça comme des faiblesses. C’est simplement ce que je suis », déclarait-il au quotidien britannique Guardian en 2009.
Wham!, premier groupe occidental à se produire en Chine. George Michael est né Georgios Kyriacos Panayiotou, d’un père grec chypriote et d’une mère anglaise, à Londres en 1963. Avec Andrew Ridgeley, il crée le groupe Wham! en 1981. Apparence soignée, bronzage permanent, chevelures bouffantes à mèches et image hédoniste, Wham! a capturé l’esprit de l’époque, devenant rapidement un des plus grands groupes britanniques, avec des tubes comme Club Tropicana et Wake Me Up Before You Go-Go.
Le succès devient planétaire et en 1985, Wham! fut le premier groupe occidental à se produire en Chine. Après quatre singles classés numéro un en Grande-Bretagne, Wham! implose en 1986 et George Michael se lance en solo, ciblant une audience plus adulte.
Nouveau style pour sa carrière solo. Son premier album, Faith (sorti en 1987), montre un changement de style, avec sur la pochette le chanteur vêtu de cuir, barbe de trois jours et boucle d’oreille, et un premier single titré I Want Your Sex. Acclamé par la critique, Faith se vend à des millions d’exemplaires. Épuisé par la promotion de l’album, George Michael mit trois ans à sortir un second album solo, Listen Without Prejudice Vol. 1.
Deux deuils difficiles. Quelques années plus tard, la mort de son petit ami brésilien, Anselmo Feleppa, laisse la star effondrée. Qui replonge dans le deuil en 1997 à la mort de sa mère. Le chanteur ne révèlera son homosexualité qu’en 1998 après son arrestation. Il expliquera plus tard ne pas avoir voulu en parler tant que sa mère vivait. Il continua à sortir des tubes dans les années 1990 et au début des années 2000, provoquant la polémique en 2004 avec Shoot The Dog, une chanson contre la guerre en Irak.
Quand la drogue s’en mêle. En 2009, David Furnish, le mari du chanteur Elton John, qui chanta en duo avec George Michael sur Don’t Let The Sun Go Down On Me, confia à quel point des amis du couple s’inquiétaient pour la santé du crooner. Ce dernier, qui enchaînait les avertissements de la police pour possession de cannabis et de crack, fut condamné en 2010 à huit semaines de prison pour avoir foncé dans un magasin londonien avec son 4X4, sous l’emprise de cannabis et de médicaments.
Une grave pneumonie. En 2011, il annonça sa séparation de son partenaire de longue date Kenny Goss. Il passa ensuite plusieurs semaines dans un hôpital de Vienne pour soigner une pneumonie qui l’amena à l’article de la mort. En 2012, il chanta White Light, qui évoque son hospitalisation, à la cérémonie de clôture des jeux Olympiques de Londres. L’année suivante, nouvelles inquiétudes : il est évacué par hélicoptère vers un hôpital après être tombé du 4X4 que conduisait son chauffeur sur une autoroute.
« Ne croyez pas ces conneries dans les journaux ». En 2015, il nia sur Twitter les affirmations de la femme de son cousin, selon qui il prenait du crack et de la marijuana et se trouvait en cure de désintoxication. « À mes chéris, ne croyez pas ces conneries dans les journaux d’aujourd’hui, venant de quelqu’un que je ne connais plus et que je n’ai pas vu depuis presque 18 ans », écrivait-il alors.
Une mort qui n’est pas suspecte. Sa mort n’est pas considérée comme suspecte par la police britannique, alertée peu avant 15h dimanche. « À ce stade, la mort est traitée comme inexpliquée mais pas suspecte. Une autopsie va être menée en temps voulu », a précisé la police. En retrait ces dernières années, George Michael préparait un album avec le producteur britannique Naughty Boy.
Ils transforment la vie de famille en enfer. De 4 à 18 ans, ce sont les nouveaux tortionnaires domestiques. Une honte pour beaucoup de parents, désespérés et culpabilisés. aujourd’hui, la parole se libère. les mères – et quelques pères – se réunissent pour en discuter. Depuis un an, il existe même une consultation pour parents en détresse au chu de Montpellier. plongée dans la noirceur de ces «chers» petits.
On connaissait les Alcooliques anonymes, les Narcotiques anonymes, les Dépendants sexuels anonymes, il existe aujourd’hui les Parents anonymes. Des papas et surtout des mamans qui n’en peuvent plus, tyrannisés par leur progéniture. C’est au café de l’Ecole des parents à Paris qu’ils se retrouvent.
Grande, brune, regard bleu acier, les cheveux attachés en une très longue queue-de-cheval, Valérie participe au groupe de parole pour la première fois: «Bonjour, ma fille a bientôt 13 ans et c’est une enfant difficile, notre relation est très conflictuelle. Hier soir encore on s’est disputées de 19 heures à 23 heures, je suis épuisée.» Jusque-là, se dit-on, rien de bien original, encore une ado en conflit avec sa mère. Anne, la trentaine intello, paire de lunettes rondes sur le nez, est bibliothécaire: «J’ai deux enfants, c’est l’aîné qui pose problème… Il a 6 ans, il me parle mal, me bouscule, essaie de couvrir ma voix quand je discute avec d’autres gens…» Parmi la dizaine de parents présents ce jour-là, deux grand-mères inquiètes. «Je suis la mamie d’un petit garçon de 5 ans qui rend la vie de ses parents impossible! Ma fille redoute les moments où il rentre de l’école ou les week-ends. Elle a peur de son enfant et moi, j’ai peur pour elle et pour son couple. Elle m’a autorisée à venir à sa place pour savoir s’il existe des solutions… »
Seul un papa a accepté d’accompagner sa femme au groupe de parole: «Dès qu’on leur laisse un peu trop de liberté, ils prennent les rênes», constate-t-il, désabusé. Au fil de la discussion, la parole se libère. «Quand mon fils fait des colères, je sens monter en moi la violence, mais je ne veux pas taper mes enfants », lâche Anne, en confessant avoir elle-même été frappée par son père quand elle était jeune… Face à elle, Valérie finit par avouer avoir donné, la veille, des fessées à sa fille ! « J’ai tout essayé, la douceur, la discussion, et là j’en reviens à la bonne vieille méthode, y a que ça qui la calme.» Silence autour de la table. Une fessée à une ado de 13 ans! «Peut-être une erreur de stratégie? » suggère avec douceur Caroline Le Roux, la psychologue qui anime le groupe.
«La plupart des parents qui viennent nous voir se sentent reniés dans leur parentalité. Ils ont l’impression d’avoir perdu le pouvoir sur leurs enfants ou qu’ils ne servent plus à rien», explique Caroline. Même si la notion de tyrannie est parfois toute relative dans notre société, «ce qui tyrannise les uns laisse les autres complètement froids», ajoute la psychologue. Comme cette maman qui se sent martyrisée par sa fille tous les soirs au moment du coucher: «Ça dure des heures, se plaint-elle, elle me demande d’aller faire pipi, puis d’aller lui chercher un verre d’eau, de rester avec elle, de lui tenir la main… Et moi, quand j’ai toute une journée de travail dans les pattes, je ne supporte pas, je craque.»
«L’autorité parentale, c’est l’équilibre entre ‘donner des règles’ et ‘être à l’écoute des besoins de l’enfant’, explique Nathalie Isoré, la directrice de l’Ecole des parents de Paris. C’est mathématique. Quand je reçois les parents, je leur demande où ils se situent sur un graphique. En ordonnée, à quel point ils sont directifs ; en abscisse, à quel point ils sont à l’écoute. C’est ensuite à eux d’ajuster. On critique beaucoup les parents parce qu’ils ne savent prétendument pas poser de limites ou parce qu’ils ne sont pas assez autoritaires. Cette notion des limites, la plupart d’entre eux l’ont, c’est le ‘comment’ qui pose problème. Ils l’expriment d’ailleurs quand on les reçoit : ‘Je sais ce qu’il faut dire, mais je n’y arrive pas.’ Ces parents exercent l’autorité dans la culpabilité : ils ont été trop brimés dans leur enfance, et ils en ont souffert, ou bien ils ont peur de perdre l’amour de leurs enfants. Il faut savoir dire non, souvent un non bref et ferme suffit. Nous sommes dans une société où on parle trop aux enfants… Avant, l’autorité était verticale et les enfants soumis. Il y avait d’ailleurs beaucoup de bègues, l’un des symptômes de cette soumission. Aujourd’hui, l’autorité est devenue horizontale, les enfants sont plus rebelles, ils ont leur mot à dire, leur agressivité s’exprime davantage. D’un point de vue éducatif c’est plus intéressant mais bien plus dur. On reçoit beaucoup de parents qui sont trop à l’écoute de leurs enfants», résume Nathalie Isoré.
«J’étais une enfant sage. Et ma fille à moi me traite de salope» Une maman
«Avant, on voulait que nos enfants deviennent des adultes polis, bien élevés. Maintenant, on veut qu’ils soient épanouis.»Dans son dernier opus, «Parents sous influence» (éd. Odile Jacob), une sorte de bréviaire plein d’espoir à l’adresse des parents qui se sentent coupables, la romancière Cécile David-Weill, qui estime avoir été une «mauvaise» mère pour ses trois enfants, le rappelle : «L’ambition éducative a explosé. De nos jours, il faut être à la fois une mère exceptionnelle, une femme accomplie dans son boulot, trouver du temps pour sortir, faire du sport entres copines et, surtout, ne pas oublier son mari… La question est comment s’investir? Combien de temps y consacrer ? C’est pour cette raison que j’ai écrit tout un chapitre sur cette thématique: il faut ‘choisir ses batailles’. Quant à apprendre le job… Lorsqu’on devient parent, on n’a aucun repère, et ce n’est pas dans les livres dédiés qu’on trouve des solutions. Alors, que fait-on ? C’est très simple, soit on reproduit l’éducation de ses propres parents soit, si on en a souffert, on essaie le contraire, estime l’écrivain qui a consulté des dizaines de psys pour tenter de comprendre. Ce que j’ai constaté avec mes enfants, c’est que, en voulant faire l’inverse de mes parents, j’ai fait pire. Autre constat : mes enfants s’en sont mieux sortis dans les domaines où je leur fichais la paix. Ce n’est pas toujours simple de les voir se débattre ou souffrir, mais parfois il faut les laisser se dépatouiller tout seuls avec leurs problèmes.»
Au CHU de Montpellier, le Dr Nathalie Franc pointe du doigt la « suradaptation » des parents. Cette pédopsychiatre a mis en place, il y a un an, un groupe de parole unique en France pour les parents d’enfants tyrans. Des petits Dr Jekyll et Mr Hyde qui cachent bien leur jeu en société. Epuisés, parfois au bord du burn-out, une quinzaine de parents s’expriment. «Ma fille m’insulte, elle me bouscule, mais hier, lors de la dernière crise, j’ai suivi vos conseils et j’ai ouvert les fenêtres, raconte une mère tyrannisée par son ado de 16 ans. Elle a hurlé: ‘Non mais, ça va pas!’ et je lui ai rétorqué qu’au contraire il fallait que les gens dans la rue entendent la façon dont elle me parle», se défend-elle devant le groupe de parole. Ces parents ont peur de leur progéniture: «A tel point que, tous les jours, je préviens les deux petits que leur grand frère va rentrer de l’école et qu’il ne faut pas l’embêter pour éviter qu’il ne pète un plomb», raconte une maman de 38 ans, en guerre ouverte avec son aîné de 8 ans.
La mère d’un petit de 6 ans, ingérable lui aussi, ose alors raconter sa dernière humiliation publique: « J’étais au café avec ma meilleure amie quand mon petit me demande d’aller acheter des bonbons avec son grand frère. Je refuse et lui explique que c’est trop dangereux à cause de la route. Alors il se met à hurler devant tout le monde. Je l’ai ‘ceinturé’ fermement, raconte-t-elle, parce qu’il donnait des coups de pied dans tous les sens. Ma meilleure amie m’a regardée, les yeux ronds. C’était la première fois qu’elle vivait ce que j’endure tous les jours… et quand mon petit a vu son regard stupéfait, il s’est arrêté tout seul.» «Souvent, ces parents ont honte de leurs enfants, alors que, au contraire, le regard des autres fait partie de la thérapie. En famille, l’enfant se sent libre d’exploser, mais en société il se sent jugé», analyse la pédopsychiatre, en approuvant une autre mère qui a appelé un couple d’amis à la rescousse quand son fils a tout cassé dans l’appartement.
«Dès qu’on leur laisse un peu de liberté, ils prennent les rênes» Un papa
Depuis un an, le Dr Franc suit une cinquantaine de familles au bout du rouleau. Car ce n’est pas qu’un problème d’éducation défaillante. L’enfant qui martyrise ses parents physiquement et psychologiquement est un sujet tabou: «Je pense que cela a toujours existé mais, aujourd’hui, les parents en parlent et les enfants sont pris en charge. Il n’y a rien de pire que la culture du secret, cela conforte l’enfant dans son mal-être car un petit tyran est souvent en souffrance. La majorité a des troubles du comportement», informe le Dr Franc. La plupart des enfants suivis au CHU de Montpellier ont été diagnostiqués hyperactifs, anxieux ou à haut potentiel (QI élevé). «Depuis que mon fils a été diagnostiqué hyperactif, ça va mieux, je me sens moins isolée, je partage mes problèmes avec d’autres parents et j’ai des outils pour essayer de l’aider. Il va peut-être avoir un traitement qui va l’apaiser.» « Ces enfants-là sont comme des Cocotte-Minute, ils prennent sur eux toute la journée quand ils sont à l’école ou en société et quand ils rentrent à la maison, ils décompensent », explique une maman qui a compris que tout n’était pas de sa faute. «Au début, on se sent responsable, on se dit qu’on a dû faire une erreur quelque part…», ajoute une autre.
Les parents concernés sont dépassés. «Quand ils ont 6 ou 8 ans, ça va encore, tempère la mère de Jules, 9 ans, qui lui fait des misères du matin au réveil pour s’habiller au soir pour se coucher et qui tape son petit frère et sa petite soeur quand le programme télé ne lui convient pas. Mais les adolescents, c’est encore plus dur.» «C’est vrai, confirme une autre mère courage dont la fille de 16 ans a fait de sa vie un enfer. Moi, je n’étais pas du tout préparée à ça, j’étais une enfant sage, je n’ai jamais dit merde à mes parents et aujourd’hui ma fille me traite de salope et m’insulte…» Ces parents en arrivent à détester leurs enfants. «Vous savez, ces gens qui partent acheter des cigarettes et qui ne reviennent pas? Eh bien moi, j’en rêve», avoue froidement une des participantes.
«Le plus inquiétant, c’est quand l’enfant n’a pas d’empathie », explique le Dr Franc. Dans le groupe de parole, un seul couple, solidaire face à un petit «monstre». «Théo, il faut le surveiller tout le temps, il pourrait passer à l’acte, je le sais, raconte la mère. La dernière fois, il se disputait avec sa soeur et je l’ai vu mettre la main sur le couteau de cuisine. Et ce n’est pas la première fois. Il n’a jamais exprimé de regrets, on est de plus en plus inquiets.» Malaise. «La plupart des parents qu’on reçoit au CHU portent leur croix, certains ont tellement de difficultés avec leurs enfants qu’ils sont obligés d’arrêter de travailler pour s’occuper d’eux. Il y en a aussi beaucoup qui sont déprimés. Alors, nous essayons de les aider à retrouver une vie normale, à prendre une distance sereine et ferme pour que chacun récupère sa place dans la famille.»
«On dit souvent que tout se joue entre 0 et 6 ans, mais ce n’est pas une règle, on peut toujours rectifier le tir», estime Nathalie Isoré qui reçoit des parents depuis quinze ans. Cécile David-Weill a réalisé qu’elle avait pris le mauvais chemin au bout de quinze ans, alors que ses enfants étaient déjà des adolescents, et « lorsque tous les voyants étaient au rouge » (dépression, addictions…). Oscillant entre l’intransigeance de ses propres parents qui l’élevaient «façon début XIXe » – selon ses mots – et la permissivité totale, elle faisait souffrir ses enfants, qui le lui rendaient bien…
Albéric de Serrant : « Frustrer un enfant le fait grandir »
Directeur du Cours Alexandre-Dumas, à Montfermeil. Il accueille une centaine d’enfants en difficulté sociale ou scolaire, leur enseigne le respect des parents, et des adultes en général, en prônant une éducation bienveillante.
Paris Match. Qu’est-ce qu’un enfant-roi? Albéric de Serrant. C’est un enfant qui ne sait pas demander, qui revendique. Quand il y a enfant-roi, il y a parent-roi, chacun défend son ‘je’ et c’est un combat mené par la revendication. Le ‘je’ s’impose alors qu’on sait très bien que la clé des rapports au sein de la famille, c’est le ‘nous’. Si on n’échange pas et si on ne pense pas avec le ‘nous’, tout est foutu. L’éducation, c’est l’apprentissage du vivre ensemble et l’épanouissement personnel dans le vivre ensemble. Le ‘je’ ne doit pas s’effacer, il doit s’harmoniser avec le ‘tu’ et le ‘nous’. Exemple: je suis un père de famille fatigué qui demande à son enfant qui regarde la télé de ‘dégager’. Ce dernier revendique à son tour son envie de continuer avec un argument de taille: ‘Maman m’a dit qu’elle était d’accord’, utilisant alors la mère comme une arme redoutable contre le père.
Beaucoup de parents ne sont pas d’accord sur la façon d’éduquer leurs enfants. Le problème ne réside-t-il pas dans ce conflit?
L’éducation, c’est éveiller l’enfant. Et, dans cette construction, l’éducateur peut aider les parents à retrouver leur autorité. C’est ce que nous faisons au Cours Alexandre-Dumas mais sans nous substituer à eux. Il faut autant que possible arriver à parler d’une seule voix. Le ‘nous’ doit d’abord s’exprimer au sein du couple, quelle que soit la situation (parents divorcés, séparés ou du même sexe…), puis dans le rapport parents-enfants. Chaque parent, chaque tuteur est responsable – non pas à 50% mais à 100% – de l’éducation de ses enfants, ce qui implique des échanges et des décisions communes avant de s’adresser à lui. Pour parler d’une seule voix, il faut que l’amour soit le guide, l’amour comme expression du respect de l’autre ou celui que les deux parents ont pour l’enfant. Il faut inverser le jeu du conflit conjugal et ‘rester uni face à l’aimé commun’.
Vous-même, vous arrive-t-il de commettre des erreurs avec votre progéniture?
Bien sûr! Je suis père et je ne respecte pas toujours la règle du ‘front uni’. Un jour, j’ai voulu expliquer à mon fils comment chercher un mot dans le dictionnaire. Ma femme est intervenue: elle n’était pas d’accord sur la méthode. Je me suis alors défendu de mieux connaître le sujet en tant qu’enseignant, et elle s’est vexée. Plus tard, elle m’a rétorqué que c’était elle qui s’acquittait des devoirs et que je l’avais décrédibilisée. J’ai reconnu mon erreur: j’aurais dû la laisser intervenir, mon fils ne se serait pas retrouvé face à deux parents désunis. C’est la clé de la transmission. Se répartir les tâches dans le couple n’est pas s’effacer dans une activité, mais rejoindre l’autre. On peut appliquer cette règle dans tous les domaines: la gestion des conflits avec l’enfant comme les moments de partage heureux avec eux!
Beaucoup de parents ont peur du conflit. L’autorité parentale passe-t-elle uniquement par le conflit?
Les parents n’ont pas peur du conflit, ils ont peur de la frustration. Notre société la refuse. Accéder systématiquement à la pulsion d’acquisition d’un enfant est en réalité d’une grande cruauté. Manger une glace est un plaisir, mais avoir une glace tous les jours n’est plus un plaisir, cela devient un dû. Frustrer un enfant le fait grandir. C’est bon de désirer une glace, on l’apprécie encore plus! La frustration apprend à être patient et laisse à l’autre la liberté de faire un cadeau quand il est prêt. Le vivre ensemble rime pour moi avec liberté et non avec esclavage. Certaines familles ont besoin du conflit, d’autres au contraire se targuent de ne jamais devoir élever la voix; l’autorité peut s’exercer de différentes manières. Mon père n’avait qu’à faire les gros yeux quand j’étais enfant pour que je m’arrête, mais ma soeur le faisait hurler. Cela dépend de la personnalité et de la psychologie de l’enfant.
Notre société prône l’empathie avec l’enfant. Qu’en pensez-vous?
Il faut trouver un juste milieu entre le discours de nos grands-parents, le fameux ‘tais-toi, fais ce que je te dis, c’est moi qui ai raison’, et les parents d’aujourd’hui auxquels on impose de se taire et d’être à l’écoute des jeunes. La crise de l’autorité parentale réside dans le fait qu’on ne se donne plus le droit d’utiliser le patrimoine transmis par ceux qui nous ont précédés: prendre ce qui était bon chez nos grands-parents et ce qui est bon chez nos enfants dans l’intelligence du contexte actuel bouleversé par les nouvelles technologies.
Il y a aujourd’hui tout un débat sur la fessée. Doit-on punir les enfants qui ne respectent pas les limites? Et comment?
Je préfère le mot sanction au mot punition. La sanction est essentielle car c’est un avertisseur. Sur la route, la première sanction est la ligne blanche qui nous rappelle qu’on dévie du droit chemin. Le radar a la même fonction quand on va trop vite, mais la sanction est plus forte car elle nous supprime des points et de l’argent. Une sanction peut également être une récompense quand on récupère ses points au bout de deux ans. Elle a toujours vocation à définir la limite et elle doit s’adapter à la gravité du dépassement de cette limite. On ne gronde pas de la même façon un enfant qui va toucher un bibelot fragile ou qui s’apprête à mettre les doigts dans une prise. Quand un enfant se met en danger ou qu’il met en danger les autres, la sanction doit être plus forte. Je ne suis pas un partisan de la fessée; si elle pouvait disparaître, ce serait bien. Ainsi la modification du Code civil va dans le bon sens. Une fessée, si elle advient, ne doit pas être répétitive. Je me souviens des deux seules fessées de ma vie. Elles m’ont marqué! Je pense qu’il faut éviter les gifles et, après 10 ans, plus de fessée. Si l’enfant est insupportable, il va s’isoler dans sa chambre jusqu’à ce qu’il retrouve son calme.
Star Wars fans around the world have been glued to the internet since news first broke about Carrie Fisher’s heart attack on Thursday, with very little information on her condition being shared. Her mother, Debbie Reynolds, took to Twitter to update fans on her daughter’s condition.Carrie is in stable condition.If there is a change,we will…