20160920 – News : S’occuper de sa famille, plus difficile qu’il y a 30 ans ?

Une étude montre que 65 % des Français jugent la vie familiale plus dure qu’auparavant.

Difficultés financières et individualisme grandissant sont pointés du doigt.

Pour presque les deux tiers des Français (65 %), il est plus difficile de s’occuper de sa famille aujourd’hui qu’il y a 30 ans. Principale raison : la dégradation de la situation financière causée par le développement du chômage et de la précarité, générant une baisse du pouvoir d’achat. Ces phénomènes sont d’ailleurs tous les deux cités comme des obstacles pour le bon fonctionnement des familles par plus de la moitié des personnes interrogées (respectivement 56 et 54 %).

Telle est la conclusion d’une étude Kantar Sofres publiée lundi et réalisée en juillet dernier auprès de 1 007 interlocuteurs pour le compte de l’association d’aide à domicile ADMR. Parmi les facteurs facilitant la vie familiale, 50 % des sondés mentionnent le développement des services à domicile et 44 % l’aide fournie par les structures d’accueil extérieures comme les crèches ou les maisons de retraite. Les nouvelles technologies (36 %) et l’allongement du temps libre et de l’espérance de vie (tous deux 34 %) viennent ensuite.

Individualisme, prix du logement, obligations professionnelles…

Mais pour beaucoup, ces éléments ne suffisent pas à contrebalancer les difficultés rencontrées par les familles. Comme, pour 46 % des personnes interrogées, la montée en puissance de l’individualisme et la disparition des valeurs traditionnelles. Parmi les écueils à surmonter, la distance géographique entre les membres de la famille (45 %), le prix du logement (42 %) et les obligations professionnelles des deux parents (42 % également) sont également vus comme des problèmes importants.

Les Français sont par ailleurs une nette majorité à ne pas estimer suffisantes les actions de l’Etat destinées aux personnes âgées, malades ou en situation de handicap.

: pour 65% des Français, il est plus difficile de s’en occuper aujourd’hui qu’il y a 30 ans http://ow.ly/Nyya304nGbk @ADMRun

Source : S’occuper de sa famille, plus difficile qu’il y a 30 ans ?

20160914 – News : Sur le chemin de l’école, des parents imprudents ! – 14/09/2016 – ladepeche.fr

Alors que les enfants viennent de reprendre le chemin de l’école, l’association Attitude Prévention dévoile les résultats d’une étude sur le comportement des parents en tant que piétons lors des trajets scolaires. Ainsi trois quart d’entre eux reconnaissent avoir déjà été imprudents. Cependant, la quasi-totalité des enfants ont relevé des comportements à risque chez leur papa ou leur maman.

En 2015, 468 piétons ont été tués (14% de la mortalité routière). Or jusqu’au portail de l’école, nombre de parents minimisent les risques qu’ils encourent et qu’ils font encourir à leur petit. Ainsi, la moitié des personnes interrogées ont déjà utilisé leur téléphone portable pour passer ou recevoir des appels. La même proportion a déjà traversé en dehors des passages protégés. Un parent sur trois a traversé lorsque le feu piéton était rouge et/ou marché sur la chaussée plutôt que sur le trottoir.

Les enfants seraient-ils plus attentifs que leurs parents ?

Dans son étude, l’association Attitude Prévention a directement interrogé les enfants pour connaître leur ressenti sur le comportement parental. Et le verdict est sans appel, puisque 91% des enfants de 6 à 12 ans ont déjà identifié une attitude à risque chez leurs parents. La moitié déclare même avoir déjà repris leurs parents dans la rue…

Pour ces bambins, le premier comportement inadapté est l’utilisation du téléphone portable (77%), suivi du fait de traverser en dehors des clous pour 64%.

Devant ce constat déprimant, il n’est peut-être pas inutile de rappeler quelques conseils (de bon sens). Pour traverser la rue, expliquez à l’enfant les règles de sécurité routière. A savoir :

  • Aller sur un passage piéton. S’il n’y en a pas, lui montrer comment choisir un lieu avec une bonne visibilité des deux côtés et où il sera visible ;
  • Regarder à gauche et à droite puis encore à gauche avant de s’engager sur la chaussée pour voir si des véhicules arrivent ;
  • S’il y a des feux, vérifier que le bonhomme est vert et que tous les véhicules sont à l’arrêt avant de s’engager ;
  • Traverser en marchant, et surtout pas en courant pour ne pas risquer de tomber sur la chaussée ;
  • Apprenez-lui à détecter de potentiels dangers de la route : sorties de garage, travaux, tombée de la nuit, pluie, neige…

Source : Sur le chemin de l’école, des parents imprudents ! – 14/09/2016 – ladepeche.fr

20160912 – L’astuce à piquer au pays le plus heureux du monde pour élever un enfant épanoui

Le Danemark est le pays le plus heureux du monde et ses habitants apprennent la notion du bonheur à leurs enfants dès leur plus jeune âge afin qu’ils grandissent tout en étant épanouis.

La botte secrète des Danois pour faire grandir des enfants épanouis :leur enseigner le bonheur ! Le but est aussi simple qu’efficace, ces petites têtes blondes sont les adultes de demain et s’ils sont heureux, ils retransmettront cette notion à leur tour. Avec cette tactique, le pays scandinave n’est pas près de perdre son titre de « Pays le plus heureux du monde ». Evidemment, tous les enfants n’ont pas la chance de se voir délivrer des cours de bonheur à l’école, mais les Danois ont une autre pratique, le Hygge, qui contribue à leur bien-être au quotidien et que l’on peut tout à fait adopter à la maison. Voici quelques clés tirées du site Mindbodygreen pour vous aider à y parvenir :

1- Passez du temps en famille

Programmer des plages (dîners, week-ends, petit-déjeuners…) en famille et s’y tenir sans seulement se contenter d’être là, il s’agit de profiter de cet instant avec ses proches. Il faut considérer ce moment comme un temps précieux durant lequel on ne fait rien d’autre.

2- Créez une ambiance spéciale

Une table joliment décorée, un bon repas, des bougies dispatchées dans la maison, c’est en créant une atmosphère chaleureuse que l’on va pouvoir se mettre en mode « hygge ». Vous l’aurez sans doute deviné, les smartphones et autres écrans sont à éviter lors de ce moment car ils nuisent aux échanges réels.

Des instants pour profiter des siens
Des instants pour profiter des siens

3- Soyez positifs

Pour se sentir dans cet état de plénitude qui les caractérise, les Danois tentent de mettre à profit les temps de « hygge » pour laisser tous les sentiments négatifs de côté. Plaintes, jugements, vantardise et négativité n’ont donc pas leur place durant ces moments, le but est d’avoir des échanges positifs et d’instaurer un cadre rassurant à tous les participants.

4- Agissez en équipe

L’individualisme n’a pas sa place durant le « hygge ». On est là pour s’écouter les uns les autres et s’entraider. Cela passe aussi par la répartition des tâches ménagères. En effet, si tout le monde met la main à la pâte, on ira plus vite et cela évitera qu’une personne se charge de tout, toute seule.

5- Amusez-vous

Pendant les temps de « hygge », les Danois aiment passer du bon temps ensemble. Une partie de cartes, un match de football ou même une session de chorale improvisée, voilà qui donne le sourire à tout le monde.

Source : L’astuce à piquer au pays le plus heureux du monde pour élever un enfant épanoui

 

Avis Pimpf : Des conseils qui devraient presque être une évidence pour tous, passer du temps avec ceux qu’on aime, être du temps ensemble , échanger, communiquer, c’est la l’essentiel ?

20160723 – News : Au volant, 89% des parents admettent conduire dangereusement

Au volant, 89% des parents admettent conduire dangereusement

Les départs sont classés orange vendredi, et rouge samedi par Bison Futé. Une raison de plus pour redoubler de vigilance au volant.

INFO EUROPE 1On attend de nouveau beaucoup de monde sur les routes ce week-end : ce sera orange dans le sens des départs, rouge samedi indique Bison Futé. Et pourtant le comportement des conducteurs se relâche… même quand ils ont les enfants sur les sièges arrière. Selon une enquête de l’association Attitude Prévention, qu’Europe 1 vous révèle jeudi, 89% des parents reconnaissent avoir un comportement dangereux au volant.

« Il parle avec ses copains au téléphone ». En un an, l’étude pointe des parents plus nombreux à rouler vite, voire très vite. La moitié s’accroche au volant alors qu’ils se sentent fatigués, et 50% des parents ne  respectent plus l’intervalle de deux heures maximum entre deux pauses. C’est 17 points de plus que l’an dernier. Des comportements vraiment dangereux qui n’échappent pas à la banquette arrière : un enfant sur trois de moins de 15 ans a déjà repris son père ou sa mère. « Dans la voiture, tout le temps il parle avec ses copains au téléphone », raconte ainsi une petite fille, interrogée sur la conduite de son père. « Il ne porte pas la ceinture et il conduit fatigué », témoigne un autre enfant.

« Je me lâche, je suis en vacances ». Et les raisons invoquées par les parents sont parfois surprenantes. « Comme c’est les vacances, on a un coté ‘je me lâche, je suis en vacances' », explique par exemple un conducteur. « On a un trajet de six heures, on va s’arrêter peut-être deux fois. Parce qu’on veut arriver plus tôt, les enfants sont pressés. Comme ça, ça va plus vite », confie une autre. Autant de mauvaises raisons dangereuses, qui se traduisent en chiffres. En juillet et en août, 11,5 personnes en moyenne qui meurent chaque jour sur la route.

Source : Au volant, 89% des parents admettent conduire dangereusement

20160711 – News : Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

Parmi les salariés, ce sont les femmes qui sont le plus à temps partiel et en particulier celles qui vivent en couple.

Parmi les salariés, ce sont les femmes qui sont le plus à temps partiel et en particulier celles qui vivent en couple, quels que soient l’âge et la génération, selon une étude du ministère du Travail publiée vendredi.

Une forte augmentation du temps partiel. « Les dernières décennies ont été marquées par une forte augmentation de l’emploi à temps partiel », relève cette étude du service des statistiques du ministère (Dares), basée sur un panel de 9.900 personnes nées entre 1935 et 1979. La part de temps partiel dans l’emploi s’établissait à 8% en 1975, dépassait 10% au milieu des années 1980 et atteignait 19% en 2013. Les femmes représentent 80% des salariés à temps partiel. Mais « les taux de temps partiels des femmes en couple sont supérieurs à ceux de l’ensemble des femmes, quasiment à tous les âges et pour toutes les générations », souligne la Dares, ajoutant que « pour les femmes, plus longue est la durée passée en couple, plus grande est la distance à l’emploi à temps complet ».

« Cette situation opposée à celle des hommes rend compte de la spécificité des comportements d’activité des femmes, qui lient vie professionnelle et vie familiale, et affecte leur progression sur le marché du travail », explique le service. Côté hommes, quelle que soit leur génération, qu’ils soient en couple ou seuls, leur taux d’emploi dépassent les 80% passé l’âge de 30 ans. Celui des femmes se situe sous ce taux.

Par Rédaction Europe1.fravec AFP

Source : Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

 

Avis Pimpf : Cela reste malheureusement assez vrai, ce sont souvent les femmes qui choisissent un temps partiel au travail  pour pouvoir à la fois gérer leur travail , leur vie de famille et  leurs enfants, et globalement le sentiment souvent ressenti, c’est tu as des enfants  tu assumes et tu te débrouilles mais tu dois continuer à faire ton boulot, faire des heures de folies et tout assumer et démerdes toi…. Je ne parle même pas du congé maternité, qui aux yeux de certains responsables ou directeurs semble une aberration complète , payer quelqu’un à rester chez soi pour s’occuper de leurs enfants??  cela semble un concept bizarre chez certains.  Sans vouloir diminuer l’impact chez les femmes je ne vous raconte même pas l’impact chez les hommes , car déjà prendre son congé parental de nos jours semble presque un exploit (à titre personnel je n’ai eu aucun scrupule à prendre mes 4 jours de naissance  [grâce à la CCN de ma boite ] plus mes 11 jours de congé paternité,  et bien j’ai l’impression de passer pour un extra-terrestre !
Autant on peut changer de boite/ d’entreprise dans une vie, autant on ne change pas ses enfants , et ils sont plus importants à mes yeux que l’entreprise.

Mais pour revenir au sujet des femmes et concilier vie de famille et vie professionnelle, vous avez encore du chemin à parcourir, ou du moins les mentalités doivent évoluer, et quand je vois les fameux sondages ou enquêtes qualité de vie au travail pour savoir si les gens estiment que la charge de travail et répartition vie pro / vie privée est respectée, répond on tous réellement  et honnêtement à cette question ? je ne sais pas car souvent les résultats me surprennent..

20160711 – News /Technologies : Si t’as pas d’agenda partagé, t’as raté ton couple – Rue89 – L’Obs

De nombreux couples, avec ou sans enfants, partagent leur agenda Google. Cela leur évite de parler logistique et contingences, mais c’est parfois un peu étouffant.

Par Alice Maruani Rue89.

Chez les Puech, le dimanche soir, après un week-end rythmé par le poney de la petite, les anniversaires des uns et des autres et les cours de tennis, on souffle. Et on se pose devant l’ordinateur, l’agenda Google ouvert. Qui va emmener le grand au foot ou au permis ? La petite à la gym ? Bref, on s’organise.

« Une fois que c’est sur l’agenda, c’est réputé être su. Ça libère l’esprit, on parle moins d’intendance. »

Toute la famille – cinq personnes au total — a une adresse mail en puech.com (Anthony, le papa, est informaticien). Sur l’agenda, chacun a son code couleur.

L'agenda partagé de la famille Puech

L’agenda partagé de la famille Puech

« On le fait parce qu’on est une famille nombreuse. On ne l’aurait pas utilisé seulement pour notre couple, sinon ça digitalise un peu la communication. »

Des CSP + plutôt fusionnels

Certains le font pourtant, avec un seul ou aucun enfant.

Sophie Demonceaux, sociologue du couple « connecté », a interrogé vingt personnes pendant trois ans sur leurs pratiques numériques. Elle s’est demandé si le numérique rapprochait ou éloignait les couples.

« Je m’y attendais pas, mais plusieurs ont évoqué l’agenda partagé, et même le doodle. Ce qui est assez incroyable. »

« Ce sont surtout des CSP +, des cadres qui utilisent cet outil dans leur environnement professionnel », explique-t-elle.

En général, on s’y met à la trentaine, à l’occasion d’un événement – mariage, achat d’appartement, premier enfant, projet professionnel commun. A partir de là, à chaque couple son agenda.

  • Il y a la version la plus fusionnelle : tous les agendas sont mis en commun, perso et pro, avec droits de modification.
  • Il y a la version plus individualiste : un agenda en commun pour les soirées couple, sans rien de perso dessus. Ou on envoie seulement à l’autre une invitation sur une date précise.
  • Et toute la palette au milieu : on partage seulement le pro, on n’a pas les droits de modification, etc.

Sophie Demonceaux :

« En général, les personnes fusionnelles, qui ouvrent le courrier au nom de l’autre, ont plus tendance à avoir un Gmail ou un agenda commun. »

Les codes varient aussi. Souvent, chaque moitié a sa couleur. Certains ajoutent des initiales devant les événements pour savoir qui il concerne. D’autres mettent un « option » devant un rendez-vous à confirmer ensuite, qui devient « définitif ». Alors, à quoi ça sert toute cette organisation ? On a demandé aux intéressés.

1

Eviter les tensions et mieux partager les tâches

 

Toute la palette des petits agacements quotidiens se lit dans les témoignages recueillis. Spécialement quand l’un est organisé et l’autre non.

« Olivier est un étourdi chronique », soupire Virginie. La jeune femme raconte qu’à leurs débuts, ça avait « tendance à (l)’attendrir ». Puis, ça l’a franchement « exaspérée », surtout au moment d’emménager ensemble.

« Un jour, au bout du énième “oubli” d’Olivier (il avait posé un rendez-vous au moment où on avait déjà quelque chose de prévu), je lui ai imposé l’agenda partagé Google Calendar. »

Depuis, ils partagent tous leurs agendas ensemble.

« Il reste très tête en l’air, mais il y a moins de quiproquos. Récemment, il s’est trompé de date pour un dîner avec des amis et j’ai dû improviser un repas. »

La maman hyper organisée du

La maman hyper organisée du « Petit Prince » et son agenda à la minute près – film de Mark Osborne, 2015

Romain et Pauline, 29 ans, partagent aussi leurs agendas individuels depuis deux ans et demi. D’abord dans le but d’éviter les conflits.

« Pauline a des horaires irréguliers. Avant je prévoyais des sorties entre amis et en fait elle travaillait ce week-end là, donc j’y allais seul. »

Romain dit aussi qu’il aime bien savoir qu’elle est allée chez le coiffeur. Ça lui évite de se faire engueuler quand il ne le remarque pas, « parce que ça ne se voit pas toujours en fait ».

Parfois aussi, l’agenda partagé est l’occasion de rééquilibrer les tâches et corvées (cela se voit trop si c’est toujours le même qui s’y colle). Sophie Demonceaux m’explique :

« En objectivant, on se dit que ce n’est pas toujours à la femme d’emmener l’enfant malade chez le médecin, par exemple. »

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Se resynchroniser quand on est surbookés

 

Pour la sociologue Sophie Demonceaux, l’agenda partagé est le signe d’une société qu’elle dit « hyper-moderne » où :

  • La femme travaille de plus en plus.
  • Les individus sont multi-tâches et multi-engagés sur les réseaux sociaux.

« L’agenda partagé peut être l’occasion d’une resynchronisation salutaire, qui peut sauver un couple. »

Céline et Bertrand (les prénoms ont été changés) qui sont ensemble depuis cinq ans, ont des « agendas de ministre », surtout depuis que Bertrand a des horaires décalés.

« On bosse sur Internet, on s’en sert dans nos boulots respectifs et on l’a toujours sous la main donc c’est vraiment pratique. »

Ils ont un agenda commun mais ne partagent pas leurs agendas persos, même si Céline dit qu’elle n’y verrait pas d’inconvénient.

« Grâce à l’agenda, on peut se coordonner, ne pas avoir deux trucs à la fois genre l’anniversaire d’un super pote et un dîner prévu depuis trois semaines. » Oui, trois semaines.

« Parfois mon copain écrit “SURPRISE !” dans l’agenda et je sais qu’il faut que je réserve ma soirée pour un dîner, un concert ou autre. Ce qui est mignon et évite de se planter si l’autre n’est pas là finalement. »

Les témoignages donnent l’impression que ces couples sont tellement occupés, et leurs amis aussi, qu’ils doivent s’organiser hyper en amont.

Ariane Picoche, 29 ans, a réalisé avec son petit ami un web-documentaire sur le couple connecté. Et ils partagent aussi un agenda. « On est de jeunes citadins en freelance, qui doivent s’inventer un cadre », dit-elle. Elle s’auto-analyse :

« Je pense que c’est aussi dans l’idée d’être performant, efficace sur tous les fronts, avec un équilibre de vie parfait entre les amis, le travail, le couple et le sport, sans vouloir rien lâcher. »

Pour Ariane Picoche :

« On a tous tendance à penser que notre couple fonctionne si on lui accorde du temps. Ce genre d’outils nous permet de quantifier. Genre : OK, on s’est vu une après-midi cette semaine, tout va bien. »

3

Parler moins des trucs inconfortables

 

Derrière l’agenda, il y a aussi le rêve que le poids du quotidien et de l’intendance pèse moins sur le couple « installé ».

Un peu comme dans cette chanson de Benjamin Biolay et Jeanne Cherhal où la liste de tâches (puis, la lettre de rupture) finit par remplacer les mots d’amour.

C’est que disent les témoins interrogés : grâce à l’agenda, on s’envoie moins de SMS, on s’appelle moins pour faire tourner la cellule familiale/de couple.

Il y a aussi l’idée, pour les plus angoissés, d’évacuer les communications inconfortables. Ariane Picoche témoigne :

« Avant ça, mon copain pouvait me proposer des trucs à l’oral : je les prenais pour des propositions définitives alors que lui balançait ça en l’air… J’attendais son coup de fil, alors que lui était déjà au ciné avec quelqu’un d’autre. »

Elle parle d’une « difficulté à se comprendre dans la vraie vie, à se trouver un langage commun ».

La journaliste m’explique que parfois, elle aimerait bien « se reposer complètement sur l’agenda ». Mais que ce n’est pas possible – « on en reparle derrière, on bouge les choses. »

Céline confirme : « On n’arrête pas de se parler au téléphone, par SMS ou mails. Mais ça enlève quand même une étape. »

Quelques questions

C’est bien joli tout ça, mais un simple agenda partagé pose pas mal de questions.

  • D’abord, en partageant son agenda, on rend notre vie totalement transparente aux yeux de l’autre. On a vu plus mystérieux et sexy. Evidemment, on peut cacher ce qu’on veut, mais cela implique de le faire sciemment.
  • Ensuite, c’est la victoire des organisés sur les bordéliques. Ce pauvre Google Agenda peut devenir, si on n’y prend garde, un outil de domination pour le plus control-freak du couple.

Pierre-Yves par exemple a tendance à prévoir des sorties la veille ou l’avant-veille, quand sa femme bloque les rendez-vous avec ses amis plusieurs semaines à l’avance.

« Il y a des soirées qui sont parfois déjà faites et je n’ai pas regardé à l’avance. Je suis pas super content, mais je me dis que j’aurais dû avoir le réflexe d’y penser pour m’y préparer. »

  • Enfin, comme les SMS, les mails, le téléphone, l’agenda en ligne ajoute une couche de contact permanent avec l’autre. C’est mignon, mais ça peut vite devenir étouffant. Ariane Picoche s’étonne :

« On se dit de plus en plus indépendant et individualiste, on veut tout segmenter, et on n’a jamais été autant connectés en couple. Comme en fusion totale. C’est paradoxal. »

Elle-même parle avec envie d’un de ses amis qui, quand il veut voir quelqu’un, demande la veille ou l’avant-veille et « si c’est pas possible, ce n’est pas grave ».

« Avec mon copain, on a déjà discuté de la possibilité de ne plus communiquer du tout dans la journée, ni à l’oral ni à l’écrit, avant de se voir le soir. Cela nous ferait du bien. »

Source : Si t’as pas d’agenda partagé, t’as raté ton couple – Rue89 – L’Obs

Avis Pimpf :  Etant dans une famille de geek  je n’irai pas contre cette idée, par contre cela ne remplace pas la communication orale, cela reste un outil qui permet d’avoir un calendrier / agenda  avec le rappel des rendez-vous, des sorties des enfants,  de tout ce qui concerne la vie de famille . On cumule à la fois une version agenda papier collé sur notre frigo et le rappel des invitations sur nos agendas électroniques perso ou on partage les invitations aux événements  chacun,  quand cela reste un outil de rappel , ça va  ( en plus le fait de pouvoir  y ajouter les invita à la famille et amis qui ont aussi des agendas ça permet de mieux centraliser les choses) quand on ne vient  qu’à communiquer que par cela c’est là où le bat blesse. C’est là où commence la dérive, on devrait juste s’en servir comme outil et pas que cet outil nous dirige.

20160710 – News : Le bonheur des vacances chez papi et mamie, c’est aussi pour les parents

VACANCES – L’école est finie, c’est l’heure des vacances. Cela vaut pour les parents, comme pour les enfants. Qui dit vacances, dit option séjour chez les grands-parents.

Et pour les parents, un moment parfait pour les enfants qui n’ont plus leurs parents sur le dos. Un moment parfait pour faire des apéros en terrasse, la grasse matinée, des soirées, des restaurants, des moments en amoureux, des cinés et même, soyons fous, rien du tout. Les parents sont tout sauf perdants dans l’équation.

La dessinatrice Astrid M a voulu représenter « le sourire libérateur » qu’elle a pu voir sur le visage des parents qui « avec des yeux pétillants » disent que leurs enfants vont chez leurs grands-parents dans son dernier dessin. « Il faut bien l’avouer, les vacances des enfants sont aussi celles des parents même si eux ne partent pas et continuent à travailler. Les parents en profitent alors pour fêter les vacances eux aussi à leur manière (tournée générale de Mojitos !), ces même parents qui à leur retour de soirée sans enfant « sniffent » discrètement les peluches laissées par les enfants en comptant le nombre de jours qui les sépare… »

Source : Le bonheur des vacances chez papi et mamie, c’est aussi pour les parents

20160704 – News :La relation avec les parents influence la santé des enfants | Santé Magazine

Une étude menée par des chercheurs canadiens met en évidence la façon dont les relations familiales jouent sur la qualité de vie des adolescents et jeunes adultes.

 

Nous accordons beaucoup plus d’importance à la relation parents-enfants que ne le faisaient les familles il y a une cinquantaine d’années. Le bénéfice émotionnel de ce type de relation ne fait aucun doute, mais qu’en est-il du bénéfice santé ? Dans la revue International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, des chercheurs de l’université de Guelph, au Canada, apportent une réponse à cette question. Ils estiment que la relation entre les parents et les enfants peut avoir un impact sur le poids, l’exercice physique et la qualité de sommeil des adolescents et jeunes adultes.

Leurs travaux sont basés sur les données d’une cohorte de 2011 incluant plus de 3 700 femmes et 2 600 hommes âgés de 14 à 24 ans. Les scientifiques ont évalué les facteurs qui influencent la qualité de la relation parent-enfant et la stabilité de la famille en observant les activités quotidiennes, le rôle de chaque personne et leur lien émotionnel. Ils ont également pris en compte le poids des enfant, les troubles alimentaires éventuels, la consommation de fast food et de boissons sucrées, le temps passé devant les écrans, l’activité physique et la durée moyenne du temps de sommeil.

Rétablir la communication

Environ 80% des adolescents et jeunes adultes du groupe étudié étaient proches de leurs familles. Cette bonne relation a été associée à une diminution des troubles alimentaires, plus d’exercice physique, moins d’obésité et une meilleure qualité de sommeil. Le lien entre pères et fils serait particulièrement important dans la prise de poids, précisent les chercheurs. Une autre étude menée par une équipe de l’université d’état de nord Caroline, aux Etats-Unis, estime que les horaires de travail décalés seraient particulièrement néfastes au développement des enfants.

En cause, expliquent les auteurs de ces travaux, le manque de routine concernant l’alimentation, le sommeil et l’activité physique. Mais une bonne communication et un rapport parent-enfant de qualité suffisent à diminuer le stress, la pression, ainsi que l’inflammation de l’organisme de l’enfant, rappelle le site Medical Daily.

Source : La relation avec les parents influence la santé des enfants | Santé Magazine

20160621 – News : Sept jeunes adultes sur dix aidés financièrement par leurs parents

 

Sept jeunes adultes sur dix bénéficient d’un soutien financier régulier de leurs parents, proportion qui atteint neuf sur dix pour les 18-24 ans en cours d’études, selon une enquête de l’Insee publiée lundi.

Ce sont les jeunes en cours d’études qui reçoivent l’aide la plus importante : 330 euros par mois en moyenne, et 510 euros lorsqu’ils ne vivent plus chez leurs parents, selon cette enquête réalisée conjointement par l’Insee et la Drees (service statistiques des ministères sociaux) en octobre-décembre 2014. Pour les jeunes sortis du système éducatif, le soutien financier des parents est plus rare et moins élevé: en moyenne 110 euros par mois pour ceux qui travaillent, et 130 euros pour les jeunes au chômage ou inactifs.

L’aide des parents varie selon le milieu social: les enfants de cadres ou professions libérales sont plus nombreux à être aidés que les enfants d’ouvriers (88% contre 61%), et perçoivent des montants environ 2,5 fois plus élevés. Les aides des parents sont destinées aux frais de communications et transports pour les plus fréquentes, aux dépenses de loisirs, au loyer, à l’alimentation. 46% des jeunes adultes sont affiliés à la complémentaire santé de leurs parents. Les parents prennent aussi en charge le financement du permis de conduire de leurs enfants (pour 84% des titulaires) et l’acquisition d’un véhicule (pour 64% des jeunes qui en ont un).

Fin 2014, 57% des jeunes âgés de 18 à 24 ans résidaient de façon permanente chez leurs parents, proportion parmi les plus faibles d’Europe. 24% résidaient dans leur propre logement, et 19% habitaient à la fois chez leurs parents et dans un autre logement. L’aide parentale vient le plus souvent compléter les aides publiques, principalement les allocations logement qui bénéficient à un jeune sur deux disposant de son propre logement. Fin 2014, trois jeunes adultes sur dix avaient un emploi (permanent pour 48% d’entre eux, temporaire pour 46%, les autres étant indépendants ou sans contrat), et percevaient en moyenne 1.250 euros nets par mois. Par ailleurs, près d’un jeune en cours d’études sur quatre travaillait, dont presque la moitié en alternance ou en stage rémunéré. Au total, 5.800 jeunes et 6.300 parents ont répondu à l’enquête.

Source : Sept jeunes adultes sur dix aidés financièrement par leurs parents

 

Avis Pimpf : et ce n’est pas près de s’arranger pour les plus jeunes,  vu la difficulté à entrer dans le monde du travail on rencontre un vrai souci à ce niveau la.

20160620 – News  / Social / Famille : Comment s’en sortent les pères face aux injonctions contradictoires qu’on ne cesse de leur envoyer ? | Atlantico.fr

Atlantico : Aujourd’hui est le jour de la fête des pères. Quelle photographie peut-on faire de leur rôle dans la famille actuelle ?

Dr Stéphane Clerget : Les pères occupent bien entendu une place fondamentale dans l’éducation de leurs enfants et notamment dans leur construction identitaire en tant que modèle masculin auprès de leur fils comme de leur fille. Leur rôle apparaît moins figé qu’autrefois et ils sont présents dès l’accouchement (et ne sont plus maintenus à l’écart dans les couloirs de la maternité) pour ensuite participer aux soins dit (encore) de maternage du nouveau né. Mais aujourd’hui encore ils se sentent trop souvent les assistants de leur compagne qu’il cherche à « aider » plus que de véritables associés.

Beaucoup refusent désormais de n’être qu’un symbole d’autorité et ont à cœur d’être présents aux différentes étapes du développement du bambin. C’est dans l’éducation des filles que leur implication a le plus progressé tandis qu’autrefois elle n’était l’affaire que des femmes de la famille. Les filles grâce à cela gagnent en assurance. Encore faut il qu’ils soient présents. Avoir un enfant avec un homme, donner un père à son enfant, devient une liberté de femme : elle seule peut en décider. Et s’il peut reconnaître son enfant, en cas de séparation, il est trop souvent condamné à ne pouvoir l’élever dans son studio que deux weekend par mois.

Comment ce rôle a-t-il pu évoluer depuis 1968, date à partir de laquelle la société a commencé à vouloir le redéfinir ?

Le rôle paternel a peu changé au cours des siècles jusqu’à l’époque contemporaine. Il détenait seul l’autorité sur sa femme et ses enfants. Et en son absence, le patriarcat sociétal prenait le relais. Et l’image du père, son autorité, étaient alors dévolus à des figures tutélaires masculines. Cependant l’éducation des filles et des jeunes garçons n’était globalement que l’affaire des mères. Le père dominait la maison mais l’éducation au quotidien, le ministère de l’intérieur, était un champ de compétence maternel. L’égalité des droits entre hommes et femmes, acquise progressivement depuis le milieu du XXe siècle et l’autorité parentale désormais commune dans les années 70 en France a redistribué les rôles. Mais alors que les femmes ont su prendre toute leur place dans la société et notamment les postes de pouvoir, les hommes ont tardé en tant que père à faire de même dans les territoires dont ils étaient jusqu’alors exclus. Qu’il s’agisse des champs professionnels comme celui de la petite enfance mais surtout du champ domestique, ils ne s’y sentent pas toujours, loin s’en faut, aussi légitimes que les femmes.

Entre injonctions d’indifférenciation vis-à-vis du rôle de la mère, les sociologues préférant parler de « parentalité » pour gommer les différences entre les deux, et celui d’accomplir leur rôle spécifique, comment s’y retrouvent-ils actuellement ?

Difficilement. Ils manquent de modèles. Celui de leur père a pu être insatisfaisant en raison de son absence au quotidien ou apparaître inadapté s’ils ont été éduqués « à l’ancienne ». Leur mère est alors le modèle dominant pour s’occuper des jeunes enfants mais ils ne s’y retrouvent pas toujours pour des raisons identitaires et éducatives. Les nouveaux pères qui font ce choix en font parfois des tonnes avec un perfectionnisme ou un jusqu’au boutisme qui rappellent celui des premières femmes qui accédaient à des postes de responsabilités et se devaient de faire mieux que les hommes. Pour les autres, il s’agit d’inventer une nouvelle identité paternelle qui reste encore à définir sur un plan sociologique. On est à l’heure de l’expérimentation et les jeunes pères ne se sont jamais autant qu’aujourd’hui passionnés pour les sciences de l’éducation et la psychologie de l’enfant. Sur un plan psychologique justement, les garçons de ces nouveaux pères seront plus à l’aise pour investir au quotidien l’éducation de leurs propres enfants car alors cette fonction sera en concordance avec leur modélisation identitaire (autrement dit conforme a leur sexe). L’avenir est certainement des façons d’être père diverses sans pour autant une indifférenciation avec les façons d’être des mères aux yeux de l’enfant. En effet dès l’âge de quelques mois ce dernier perçoit une différence des sexes et l’interprète à sa manière.

 

Source : Comment s’en sortent les pères face aux injonctions contradictoires qu’on ne cesse de leur envoyer ? | Atlantico.fr

 

Avis Pimpf : Oui je sais qu’il y a encore une partie qui restent sur l’ancien modèle  d’éducation et relation parentale, mais le rôle du père pour ceux qui s’investissent avec leur enfant a beaucoup changé,  mais n’est pas toujours bien vu de nos jours  bizarre non ?