20160710 – News : Si vos enfants ne savent pas coder à la rentrée, leur vie sera foutue

De nombreux manuels et applications proposent aux enfants d’apprendre le langage informatique…

 

Et en bouquins, on met quoi dans sa valise, au gamin ? Un album de coloriage Les Légendaires, le troisième tome de La 5e Vague, une BD Pokémon… Et un cahier de vacances parce que le 12 de moyenne en histoire, ça le fait pas.

Non, non, non. Vous avez tout faux. Cet été, votre gosse doit apprendre à coder. Manon entre au lycée ? Elle doit apprendre à coder. Lucas débarque en 6e ? Il doit apprendre à coder. Emma passe en CE2 ? Elle doit apprendre à coder. Nathan arrive en moyenne section ? Il doit apprendre à coder.

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Si la maîtresse le dit, c’est que c’est vrai

Il n’y a pas d’âge pour commencer. Pire, quel que soit son âge, c’est sans doute déjà trop tard. Ateliers ou stages intensifs, livrets pédagogiques ou applications ludiques pullulent pour donner des bases ou des perfectionnements en langage informatique. Même l’Education nationale prend la chose au sérieux. Le stade expérimental est désormais dépassé et l’apprentissage des langages informatiques entre dans les programmes à la rentrée 2016. Bref, vous êtes en retard sur l’Education nationale…

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Face à cette débauche d’offres pédagogiques de tous niveaux, de nombreux parents, et enfants, ont déjà la sensation de passer à côté de quelque chose. Le directeur des systèmes d’information de 20 Minutes (a.k.a le boss des nerds) a trois enfants. Leur a-t-il enseigné quelques rudiments de code ? « Hein ? Ah non… Je n’y ai jamais pensé… Tu crois que je devrais ? Mmmm… Holala, mais je devrais carrément ! »

Les arguments blasés du parent sur lequel glissait jusque-là ce type d’injonctions culpabilisantes ne tiennent plus. Hugues Marchand, président de l’associationCode : Demain est catégorique : « La maîtrise d’une tablette et la connaissance des bons usages sur Internet ne suffisent plus. Bientôt, 90 % des emplois nécessiteront de connaître les principes de la programmation informatique. Et surtout, dans notre monde, il faut savoir comment fonctionnent les programmes informatiques pour ne pas se laisser diriger par eux. On apprend l’Histoire aux enfants pour en faire des citoyens éclairés. Il faut apprendre le code aux enfants pour en faire des usagers malins, pas dupes, de l’informatique. » Olivier Crouzet, directeur pédagogique de l’école 42, voit également dans la maîtrise du code un moyen de « passer de l’utilisation à la configuration. C’est un changement d’état d’esprit complet grâce auquel on comprend que la technologie est là pour faire ce qu’on a envie qu’elle fasse. On ne doit pas être limités par la technologie, la subir, mais au contraire s’en servir pour être pionniers. »

Coder comme un vrai paysan

Imaginons que l’on soit convaincu. Comment s’y prendre ?

Un mercredi après-midi, on retrouve une dizaine de jeunes enfants, entre 4 et 9 ans, dans un des nombreux ateliers ouverts ces derniers mois. Le formateur, Eric, travaille comme développeur pour une société de télécoms. Quand il est devenu papa, il a imaginé ces ateliers, avec d’autres parents. « Je leur fais utiliser un programme simple. Pour ceux qui ne savent pas encore écrire, j’ai créé une tablette qui permet de placer des balises, avec des formes et des codes couleurs. Avec ça, ils peuvent créer un petit jeu avec des épreuves, des labyrinthes. Ou alors juste un petit cheminement. Certains enfants veulent créer un jeu très difficile, d’autres travaillent plutôt l’aspect visuel. »

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Oui, bon, mais ils ne codent pas vraiment en fait ? « Non, pas vraiment. On veut surtout leur faire comprendre qu’il y a un travail, un effort et une planification qui président à la création des outils informatiques de leur quotidien. » Le papa-informaticien compare son atelier à «une visite à la ferme. Montrer aux enfants comment travaillent les agriculteurs, leur fait prendre conscience que les plantes ne poussent pas toutes seules, qu’il faut élever les animaux, ramasser les œufs, traire les vaches, et que tout ça demande du travail. Vous n’en ferez pas tous des paysans, ni même des cultivateurs du dimanche avec leurs tomates cerise et leurs deux poules sur le balcon, mais au moins, ils ne seront pas complètement demeurés. »

Dictée, récré, coder

Si vous n’avez pas vos mercredis, vous pouvez toujours compter sur l’école pour faire le job. La fondation La main à la pâte a imaginé le projet pédagogique 1, 2,3… codez ! Celui-ci passe notamment par une formation des enseignants. 5.000 d’entre eux ont reçu un guide pédagogique publié aux éditions Le Pommier. L’objet, touffu, semble toutefois difficile d’accès même s’il se veut comme un outil « clé en mains ».

Avec, dans un coin de la tête, l’espoir de récolter une interview bien lol, on a refilé l’ouvrage à une institutrice qui, de son propre aveu, « ne pipe rien à l’informatique à part les mails et pour acheter des billets de train sur voyagessncf.com ». Dix jours plus tard le verdict est sans appel : « C’est très bien fichu. L’apprentissage du langage informatique fait appel à des logiques peu ou pas exploitées dans d’autres disciplines. C’est intéressant parce que ça met la logique propre de l’enfant au centre du processus. Il y a aussi une notion d’entraide collective, de mise en avant des qualités individuelles… » Quant à l’aspect de l’ouvrage, « bof on a l’habitude des manuels austères. »

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« Avant de coder, il faut savoir ce qu’on veut faire faire au programme, explique Olivier Crouzet. Il faut construire une suite logique, avec différentes étapes, penser aux différents cas de figure. Tout ça est indépendant du langage informatique mais primordial, et beaucoup plus difficile que coder parce que ça demande une logique particulière, une autonomie et une liberté, que les joueurs de Minecraft ont pu acquérir, par exemple. »

Le Java tue le script que mange le Python

Des voix discordantes prétendent cependant qu’apprendre, concrètement, les langages informatiques d’aujourd’hui, est inutile dans la mesure où ceux-ci changent sans cesse. « C’est beaucoup plus facile d’apprendre un langage informatique quand on en connaît déjà deux ou trois, affirme Eric, le papa-informaticien. Le premier est le plus difficile à apprendre, donc, oui, d’une certaine manière, plus on apprend ce premier langage jeune, plus ce sera facile d’apprendre les codes qui seront créés à l’avenir. »

Selon Olivier Crouzet, il est important de mettre les mains dans le code, même si le langage est obsolète dans quelques années. « On utilise souvent l’image du bac à sable, cette zone où les gens sont livrés à eux-mêmes et doivent s’approprier les outils en essayant encore et encore. Rien ne remplacera jamais la pratique. On est en juillet et je ne sais toujours pas quels langages mettre au programme de la rentrée, explique le directeur pédagogique de l’école 42. Mais ce n’est pas important. De toute façon, quand on arrive dans une entreprise, il faut toujours s’adapter à des systèmes préexistants. »

Pour autant, les spécialistes ne voient rien d’irrémédiable si, passé 15 ans, vous ne savez toujours pas coder. « Il y aura toujours quelqu’un qui sait mieux coder que vous de toute façon, affirme Olivier Crouzet. Le numérique est un changement profond de nos sociétés, qui change par exemple les relations entre les gens. L’important est de comprendre ça. Les enfants d’aujourd’hui vont tous apprendre les langages informatifs, c’est un fait. La vraie question est de savoir si leurs parents seront capables de s’y mettre aussi. »

Source : Si vos enfants ne savent pas coder à la rentrée, leur vie sera foutue

20160710 – News :Faut-il punir un enfant qui pique des colères ? – A la une – Destination Santé

esthermm/shutterstock.com
Quand un bambin se met à crier et à se rouler par terre pour un oui ou un non, on ne sait plus quoi faire.

Hurler plus fort que lui pour lui faire entendre raison ? Le sanctionner pour lui faire comprendre que son comportement est inadapté ? C’est tentant, mais totalement inutile. Il y a d’autres façons d’aider toute la famille à mieux vivre les colères enfantines. 

Les premières vraies colères apparaissent généralement vers 2 ans. Elles permettent à l’enfant d’exprimer son impuissance face aux indispensables limites et frustrations imposées par son entourage. Se fâcher ne sert à rien et risque au contraire de renforcer ce comportement. Mieux vaut l’aider à vivre cette émotion nouvelle, en mettant à sa place des mots dessus et en lui offrant la contenance rassurante de vos bras. Lui-même est désemparé par ce qui l’agite, il a avant tout besoin d’être rassuré.

A 3-4 ans, un enfant qui parle bien, et donc commence à structurer sa pensée, est en mesure d’apprendre à gérer seul sa colère. Pour la psychothérapeute Isabelle Filliozat, lorsque la fureur l’envahit et le dépasse, le mieux est alors de lui demander d’aller la crier dans une autre pièce, jusqu’à ce que le calme revienne en lui. Attention, il ne s’agit en rien d’une punition face à un comportement « méchant ». Pas question de lui laisser penser qu’on ne veut plus le voir car il a été trop vilain. C’est une façon d’entendre et de respecter sa colère en lui laissant un espace pour s’exprimer. L’objectif est aussi de faire comprendre à l’enfant que tout le monde a le droit d’être parfois en colère. Mais l’entourage n’a pas à en subir les conséquences, ni verbales, ni encore moins physiques.

Une réparation plutôt qu’une punition

Si la colère s’accompagne d’une conduite blessante (votre enfant tape son frère ou casse son jouet, il vous dit des gros mots), cette conduite doit être punie. Pour que la sanction fasse sens, elle doit intervenir rapidement afin que l’enfant puisse faire le lien direct entre sa conduite et ses conséquences. S’il est possible de « réparer » le comportement inadapté, la « réparation » sera toujours préférable à n’importe quelle punition. Invitez-le à s’excuser, à faire un bisou à l’endroit tapé, à aider à recoller les pages déchirées d’un livre, à donner un de ses jouets en échange…

Source : Faut-il punir un enfant qui pique des colères ? – A la une – Destination Santé

20160710 – News : « Cela ne signifie pas qu’ils n’aiment pas la France » – Le Parisien

El Yamine Soum, sociologue

Auteur de l’ouvrage « la France que nous voulons », ce sociologue n’est guère surpris de voir autant de Français d’origine portugaise soutenir le pays de leurs parents plutôt que les Bleus.

 

Pourquoi ces Français d’origine portugaise préfèrent la Selecçao à l’équipe de France ?

EL YAMINE SOUM. C’est un phénomène assez classique de mystification des origines. Cela ne signifie pas qu’ils n’aiment pas la France ou qu’ils ne se sentent pas français. Il ne faut pas opposer les identités. La France et le Portugal font partie de ce qu’ils sont. Sportivement parlant, certains seront déchirés dimanche soir. D’autres ont choisi le pays de leurs parents. Cela relève du symbolique.

 

D’où vient ce besoin d’afficher ses origines ?

Aujourd’hui, la mondialisation facilite les mouvements, les échanges. Mais les hommes se ressemblent aussi de plus en plus. On mange la même chose, on s’habille pareil, on écoute la même musique. Dans ce contexte, on ressent parfois le besoin d’affirmer sa petite différence. On va se rattacher à ce petit bout de culture qui nous est propre.

 

Est-ce du communautarisme ?

Je préfère parler d’esprit communautaire, qui est d’abord une préoccupation des premières générations pour que leur culture ne se perde pas, un enjeu de transmission. D’ailleurs, le Portugal est une vraie nation de football. Ces gens-là ont sûrement été initiés, socialisés au ballon par leur père, leurs oncles, leurs cousins qui leur ont transmis cet attachement à l’équipe nationale.

 

Cette préférence est-elle comprise en France ?

Certains Français peuvent en être surpris. « Ah bon, tu es né en France mais tu ne soutiens pas les Bleus ? Tu n’aimes pas la France, alors. » Il y a souvent des questions ou des remarques de ce genre. Le reste de l’année, cet attachement n’est pas mis en avant. C’est lors d’un tournoi comme celui-là qu’on voit les drapeaux, la préférence d’un tel. Si c’est parfois mal compris, c’est aussi parce que les Etats-nations figent les identités. Encore plus dans le modèle français d’assimilation où c’est une langue, une nation, une culture. Or, les identités évoluent, se mélangent. On est français et portugais. On peut soutenir les Bleus ou la Selecçao.

  Le Parisien

Source : « Cela ne signifie pas qu’ils n’aiment pas la France » – Le Parisien

20160710 – News : Les communes aux noms burlesques se rassemblent à Marans pour rire d’elles-mêmes – Lindépendant.fr

Arnac-la-Poste, Vinsobres, Plumaudan, Simplé, Cocumont, Mariol ou Bouzillé seront fières de leur identité au 14e rassemblement des communes aux noms burlesques, organisée de samedi à dimanche dans la bien nommée commune de Marans (Charente-Maritime).

« Profiter de son nom pour se faire un nom », c’est la devise de ce rassemblement annuel, organisé dans une ville différente chaque année, dont le but est de faire la promotion touristique et culturelle des communes en alliant burlesque et traditions régionales. L’événement est articulé autour d’un grand marché des terroirs propice à faire notamment la promotion des gastronomies locales. Ce rassemblement se veut surtout une fête populaire ponctuée d’animations humoristiques en rapport avec le nom des communes: 26 délégations, soit plus de 750 représentants, se rendront à Marans pour y faire rire les quelque 10.000 visiteurs attendus.

Dimanche lors de la grande parade, ces représentants rivaliseront de fantaisie dans leurs costumes et accessoires évoquant le nom de leur commune, et le« défi des maires », tenu secret, prouvera l’implication des édiles des communes. Lors de précédents rassemblements, ils étaient invités à façonner une Marianne en terre glaise ou construire une mairie miniature avec planches et clous. Ce groupement de communes aux noms burlesque est né en 2003 en Haute-Garonne, lorsque ses deux initiateurs avaient décidé de trouver un lieu de résidence à deux personnages imaginaires du folklore occitan, Catinou et Jacouti. C’est un lieu-dit de Saint-Lys, Minjocebos (« mangeur d’oignon » en Occitan) qui avait été choisi.

« Chaque année, pour la fête de Catinou et Jacouti, on invitait des communes aux noms cocasses et après avoir invité le maire de Clochemerle, ça ne s’invente pas, est venue l’idée de regrouper tous ces noms burlesques de France », a expliqué à l’AFP Patrick Lasseube, président-fondateur du Groupement national des communes aux noms burlesques, pittoresques ou chantants. Selon lui, « sur les 36.000 communes de France il en existe au moins 3 à 400 qui portent des noms burlesques ». Mais « il faut que les communes elles-mêmes soient demandeuses de rejoindre le groupement, en ayant une démarche positive et motivée », dit-il. Car le groupement entend « prendre le contre-pied de ce qui est arrivé à Montcuq », village du Lot passé à la postérité après un sketch de Daniel Prévost pour l’émission « Le Petit rapporteur », pour faire en sorte que les communes « rient d’elles-mêmes » pour ne pas être « la risée des autres ».

Le groupement comptera prochainement un 39e adhérent, la commune champenoise de Trécon, et organisera ses prochains rassemblements à Folles (Haute-Vienne) en 2017 et à Monteton (Lot-et-Garonne) en 2018.

 

Le sketch « Montcuq » de Daniel Prévost pour l’émission « Le Petit rapporteur » : un moment hilarant d’anthologie.

https://youtu.be/qi7a-Mw-qlo

Source : Les communes aux noms burlesques se rassemblent à Marans pour rire d’elles-mêmes – Lindépendant.fr

20160710 – News : Le bonheur des vacances chez papi et mamie, c’est aussi pour les parents

VACANCES – L’école est finie, c’est l’heure des vacances. Cela vaut pour les parents, comme pour les enfants. Qui dit vacances, dit option séjour chez les grands-parents.

Et pour les parents, un moment parfait pour les enfants qui n’ont plus leurs parents sur le dos. Un moment parfait pour faire des apéros en terrasse, la grasse matinée, des soirées, des restaurants, des moments en amoureux, des cinés et même, soyons fous, rien du tout. Les parents sont tout sauf perdants dans l’équation.

La dessinatrice Astrid M a voulu représenter « le sourire libérateur » qu’elle a pu voir sur le visage des parents qui « avec des yeux pétillants » disent que leurs enfants vont chez leurs grands-parents dans son dernier dessin. « Il faut bien l’avouer, les vacances des enfants sont aussi celles des parents même si eux ne partent pas et continuent à travailler. Les parents en profitent alors pour fêter les vacances eux aussi à leur manière (tournée générale de Mojitos !), ces même parents qui à leur retour de soirée sans enfant « sniffent » discrètement les peluches laissées par les enfants en comptant le nombre de jours qui les sépare… »

Source : Le bonheur des vacances chez papi et mamie, c’est aussi pour les parents

20160710 – News : Japan Expo 2016 : au paradis de la culture nippo-geek – Le Point

Les aficionados du pays du Soleil-Levant avaient rendez-vous ce jeudi pour l’ouverture de la 17e édition du salon le plus coloré de France.

Il n’y a qu’un endroit où Pikachu, Spider-Man et Jack Sparrow peuvent savourer des boulettes de poulpe tous ensemble. Temple de la culture et des loisirs japonais depuis dix-sept ans, Japan Expo a rouvert ses portes pour quatre jours jeudi matin. Cosplay de rigueur, sacs (et quelques caddies) en main pour les ravitaillements en goodies… La routine pour beaucoup de visiteurs assidus, le paradis pour les autres, qui – à raison – se font déjà du mauvais sang pour leur porte-monnaie. Cette année encore, les allées bariolées du Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte regorgent de trésors. Comment résister aux peluches kawaii, aux katana, jupons bouffants ultra-colorés et autres lentilles de contact fluo – à porter tous les jours pour les plus audacieux ou « pour délirer avec des amis », nous dit Jimmy (il en prendra deux paires « au cas où ») ?

Les éditeurs de mangas sont bien sûr venus très nombreux. Ils savent que les shonen (mangas pour jeunes garçons), shojo (pour les filles) et autres seinen s’arrachent ici à une vitesse folle. Au détour d’une allée, tous les regards se tournent vers Hiro Mashima, papa du manga Fairy Tail. L’invité d’honneur de ce « 17e impact » est là, occupé à tracer les contours de son iconique chaton bleu pour un chanceux inscrit aux dédicaces. Les autres, tenus bien à l’écart, prennent un éventail aux couleurs d’Happy le chat – il fait toujours très chaud à Japan Expo – et jurent de revenir un peu plus tard pour avoir leur moment privilégié avec le maître.

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Happy, le chat bleu de Fairy Tail à l’honneur © Ava Mergy Le Point

Comme One Piece et Dragon Ball Z, Fairy Tail, décliné en série animée, a bénéficié d’une large diffusion sur les écrans français. Les petits personnages japonais sont bien connus chez nous. En découvrant les planches originelles exposées sous verre, Margot, Anthony et Leonie ne peuvent contenir leur admiration. « J’ai tous les mangas chez moi ! Et je connais très bien l’anime », jubile Margot. « Les graphismes sont super beaux, l’histoire aussi est pas mal. Et les personnages sont attachants. C’est un shonen, donc c’est très drôle… En plus, Hiro Mashima va venir ! » (On leur dira qu’ils viennent de le rater).

« Le manga s’est démocratisé »

« Le manga s’est vraiment démocratisé », assure Benoît Huot, responsable éditorial manga chez Glénat. « Bien sûr, les séries animées et les mangas eux-mêmes sont très liés. Le succès du manga fait le succès de la série, et inversement. On a vu ce phénomène avec Tokyo Gho u l et One Piece. En France, le manga a commencé par combler un besoin de lecture adolescente au début des années 90. Aujourd’hui, ces ados sont devenus adultes. S’il y a une chose que l’on sait, c’est que ce sont les loisirs d’adolescents qui font les loisirs d’adultes. Ces ados ont souvent lu des shonen et des shojo, pour ensuite passer aux seinen à l’âge adulte, ce qui permet un renouvellement des générations. »

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Le cosplay, star de Japan Expo © Ava Mergy Le Point

On ne s’étonnera pas de voir des bébés grimés en Yoshi dans leur poussette et des parents heureux en Mario et Princesse Peach. Mangas, jeux vidéo et films de super-héros (américains, eux) se mêlent dans une joyeuse pagaille… Ces univers sont tellement célèbres et tellement chéris par les fans que personne ne s’étonne de voir une reine des Neiges et une Khaleesi suivies de trois ou quatre Harley Quinn deSuicide Squad accompagnées de leur Joker adoré dans les couloirs du RER B. La culture japonaise se fond dans une culture geek, elle-même devenue culture de masse. 247 000 visiteurs l’ont prouvé l’an dernier. Combien seront-ils cette année ?

Source : Japan Expo 2016 : au paradis de la culture nippo-geek – Le Point

20160710 – News : Paul et Ophélie, un couple franco-portugais en finale – www.lest-eclair.fr

Interview croisée de Paul Singlas et Ophélie Coréa. Il est français et plombier-chauffagiste, elle est d’une famille de Portugais et est infirmière-puéricultrice. Ils n’encouragent […]

Source : Paul et Ophélie, un couple franco-portugais en finale – www.lest-eclair.fr

Avis Pimpf : ça me rappelle la situation à la maison pour ce soir

20160709 – News : Sécurité routière : de plus en plus d’accidents liés aux téléphones et aux GPS

A la veille du premier gros départ de vacances, il est bon de rappeler qu’au volant, ce n’est pas seulement l’alcool qui tue : de plus en plus d’accident mortels sont en effet liés à l’utilisation d’un GPS ou d’un téléphone… Les accidents liés à l’inattention sont en nette progression depuis 2011

En cause : l’utilisation croissante de téléphones portable et de GPS au volant, d’après l’Association française des sociétés d’autoroutes (Asfa).

Les voitures “intelligentes” offrent en effet de nombreuses distractions aux conducteurs, les équipements électroniques ont été à l’origine de 16,9% des accidents mortels sur autoroutes en 2015.

“L’inattention qui représentait environ 4% des accidents mortels depuis plusieurs années est, depuis cinq ans, en cause dans 17% des accidents mortels. Ces accidents surviennent principalement en journée et en semaine avec une pointe entre 17 heures et 20 heures”.

Augmentation de la vitesse sur les routes

“Ces tendances vont, avec l’augmentation des vitesses moyennes que l’on constate également, dans le sens d’un relâchement par rapport à la sécurité routière. La sécurité routière n’est plus affichée comme une grande cause nationale et pour le citoyen, il y a un discours autour des voitures plus intelligentes, plus sûres, qui va vers le relâchement”, explique Jean Mesqui, le président de l’Asfa dans un communiqué de presse.

Alcool, drogues et médicaments

L’association note aussi une hausse inquiétante des accidents mortels provoqués par l’alcool, les drogues et les médicaments qui seraient à l’origine d’un accident mortel sur quatre. Les accidents surviennent principalement la nuit et les week-ends.

La somnolence reste la première cause d’accident mortel sur les autoroutes depuis ces cinq dernières années.

Les conseils de la Sécurité routière :

  •  Prenez la route reposé(e). Choisissez de partir le matin, plutôt que dans la soirée ou dans la nuit, et surtout, évitez le départ après une journée de travail
  • Ne vous fixez pas d’horaire d’arrivée
  • Ne prenez pas d’alcool, de médicaments incompatibles avec la conduite. Évitez les repas copieux qui entraînent la somnolence. Bannissez le stress, l’énervement et tout ce qui peut contribuer à vous faire perdre de votre vigilance.
  • Prévoyez des occupations pour les enfants (livres, CD, jeux, etc.)

Source : Sécurité routière : de plus en plus d’accidents liés aux téléphones et aux GPS

20160709 – News : L’homme qui a filmé le Bigfoot estime que sa découverte a «ruiné» sa vie | Slate.fr

Sa vidéo a fait le tour du monde, et lui a causé quelques ennuis.

En cet automne de l’année 1967, deux cowboys, Bob Gimlin et Roger Patterson, ont fait le voyage jusqu’en Californie du Nord, près de Bluff Creek. Ils veulent voir la bête dont tant de journaux ont parlé sans apporter la preuve de son existence, relayant essentiellement des empreintes de pas. Alors qu’ils se baladaient dans la forêt, ils l’aperçoivent, à trente mètres à peine: le Bigfoot, cette bête gigantesque semblable à un gorille, marche devant eux. La scène ne va durer qu’une minute mais Patterson a le temps de sortir la caméra et de filmer l’animal.

Très vite, la vidéo va faire le tour du monde pour être décortiquée, brinquebalée par les sceptiques. Les deux amis vont se disputer les droits et ne se réconcilieront que lorsque Patterson se retrouve sur son lit de mort, à l’âge de 38 ans seulement, des suites d’un cancer. Depuis, personne n’a pu démonter la véracité des images avec certitude, et Bob Gimlin a préféré éviter le grand public.

Outside, qui a retrouvé Gimlin, lui a consacré un article passionnant. Aujourd’hui âgé de 84 ans, il estime que ce voyage en Californie, et sa «découverte», l’ont «ruiné». Une fois la vidéo rendue publique, des gens ont commencé à harceler sa femme au travail ou ils se rendaient devant chez lui pour lui dire qu’ils voulaient partir «à la chasse au Bigfoot». Son silence sonnait comme un mensonge dans l’esprit de beaucoup de gens.

«Je peux comprendre qu’ils n’y croient pas, parce que je n’y croyais pas non plus,disait-il à l’époque. Mais j’en ai vu un. Et je sais ce que j’ai vu. Et je sais que ce n’était pas un homme dans un costume. Ce n’était pas possible!»

Après avoir longtemps gardé le silence pour éviter les insultes et les critiques, il a découvert une réelle communauté de fans qui, comme lui, sont fascinés par le mystère du Bigfoot. C’est grâce à internet, qui a immortalisé les images, que des jeunes continuent de croire à l’existence de la bête. Au début des années 2000, il a participé à de nombreuses conventions sur le sujet, où les gens lui réservaient une standing ovation. «Je me disais “Pourquoi ai-je dû traverser trente-cinq ans de ridicule? ” » Désormais, il pose avec fierté sur les photos, certain que personne n’arrivera à prouver qu’il a tout inventé.

Source : L’homme qui a filmé le Bigfoot estime que sa découverte a «ruiné» sa vie | Slate.fr

20160708 – News / Giulia Sissa : « Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas » – Le Point

Le sexe ? Les dieux en raffolent. Et pour cause, leur vie en dépend, comme l’explique cette helléniste et spécialiste de la question du genre.

Pourquoi la sexualité est-elle aussi présente chez les dieux grecs ?

Précisons d’abord que le polythéisme grec n’est pas une théologie. Il n’a ni église, ni texte sacré, ni dogme. Les textes du polythéisme grec sont des histoires racontées par des poètes. La personnalité et la sexualité des dieux varient d’un texte à l’autre, mais aussi d’une cité à l’autre, chacune les mettant en scène différemment dans ses rituels. Les divinités ne sont jamais figées, mais toujours dans des aventures différentes où s’entrelacent leur vie et celle des mortels. Les dieux ont eux aussi des soucis, des émotions, des conflits, et le sexe y est pour beaucoup. Pourquoi ? Parce que les dieux sont, certes, immortels, mais pas éternels. La différence est importante : une entité éternelle existe de tout temps, alors que les dieux grecs doivent d’abord naître. Ils ne meurent pas, mais le plus souvent, ils naissent comme les mortels de l’union sexuelle de leurs parents. Leur venue au monde les inscrit dans le temps des généalogies divines. Ils ont des parents et des enfants, si nombreux qu’il n’existe pas de liste définitive des divinités. D’où l’importance des amours qui racontent leurs origines.

La sexualité fait donc les dieux ?

Exactement. C’est le moteur qui les fait advenir et devenir, la grande machine qui les fait se multiplier et les entraîne dans leurs aventures. Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas.

Et le sexe est à l’origine du monde…

Tout à fait. Hésiode le dit de façon théâtrale dans La Théogonie. Au commencement surgit Éros du chaos, sorte d’état de vide, de confusion et de potentialité absolus. Éros, d’où vient le mot « érotique », est le plus ancien des dieux, comme nous le rappelle Agathon dans Le Banquet de Platon. Mais le modèle de l’acte sexuel qui fait exister les êtres divins, c’est l’union de la Terre, Gaïa, et du Ciel, Ouranos. La Terre, féminine, est la puissance qui supporte tout ce qui existe. Elle reçoit les œuvres érotiques du Ciel, puissance masculine, et accouche du monde. Elle porte les êtres à la lumière, et les nourrit. Du coït originel vont naître les titans, qui à leur tour engendreront les premiers dieux. C’est l’archétype de la sexualité divine.

À lire aussi : « Grèce : Zeus, Athéna, Apollon, une leçon de tolérance ? »

Les amours divines sont-elles exclusivement hétérosexuelles ?

Non, là aussi, rien n’est figé. Des récits racontent des amours au masculin, comme celui entre Zeus et Ganymède. D’autres décrivent des amours féminines, y compris par le biais de la métamorphose. Pour séduire Callisto, une suivante de la déesse Artémis, Zeus prend la forme de cette dernière. Cela dit, la sexualité fondamentale reste celle qui féconde. Comme le dit Poséidon dans L’Odyssée : « Les amours des dieux sont rarement en vain. »

Mais les dieux sont-ils définis par des attributs masculins ou féminins ? Quid de la question du genre dans l’Olympe ?

Ils sont très gendrés, soit hyper-masculins, soit hyper-féminins. Aphrodite, déesse de l’amour, Hestia, déesse de la maison, Héra, l’épouse aimante, son mari, le très viril Zeus… Mais les attributs masculins et féminins peuvent être transférés et échangés. Artémis est la déesse de la chasse, activité traditionnellement masculine, et Athéna, celle de la guerre. Ce sont des vierges qui résistent à toute séduction.

Ce sont des exceptions ?

Certes, c’est d’ailleurs ce qu’indique L’ Hymne homérique à Aphrodite, sorte de mini-bible sur la question du sexe. Avec son armure et son casque, Athéna, c’est Athènes, la cité inviolable. Cet équipement militaire clôture son corps et la protège, comme elle protège la cité. C’est une déesse hybride.

Des récits évoquent la bisexualité. Que représente-t-elle ?

Il y a bien sûr Hermaphrodite, doté des organes génitaux mâle et femelle. Il aura des amours féminines comme masculines. Dans Le Banquet de Platon, Aristophane, le poète comique, fait un éloge d’Éros. Pour lui, les êtres humains sont les descendants de sphères originelles, une espèce disparue. Depuis, nous cherchons à reformer ces boules vivantes, et à retrouver nos autres moitiés par l’amour. Par une extraordinaire ironie, il présente le couple femme-homme comme une sorte d’androgyne. En réalité, c’est un éloge des relations homosexuelles, fort appréciées en Grèce, du moins parmi les intellectuels et les aristocrates.

Mais les dieux poussent plus loin les formes de sexualité. Zeus se transforme en cygne, en vache ou en aigle pour séduire. Irrésistibles, les animaux ?

En effet, dans la mythologie grecque, les animaux plaisent. Et une métamorphose est un artifice habile pour cacher sa vraie nature. Zeus ne ménage ainsi jamais les moyens. Il est le séducteur par excellence. Mais aussi le plus puissant des dieux. Pourquoi veut-il séduire ? Sans doute parce que c’est dans ses attributions, et que la séduction plaît aux dieux comme aux mortels.

La violence est très présente dans ces récits divins. Zeus enlève ainsi Europe, dont il est follement amoureux…

Oui, l’amour peut être violent. Hésiode raconte que la Terre en vient à ne plus vouloir subir les trop nombreux assauts du Ciel. Son fils Kronos se chargera d’émasculer Ouranos, une violence originelle qui sera suivie de bien d’autres récits sexuels empreints de violence. Aphrodite, déesse des unions érotiques comme du mariage – l’un n’empêche pas l’autre –, vient de là : elle surgit du sperme du Ciel répandu dans la mer Égée.

Pourquoi les dieux se méfient-ils autant de cette déesse de l’amour ?

Aphrodite, c’est la séduction, la sensualité, le désir du désir de l’autre. Si Éros est la forme primordiale de la sexualité, elle en est l’incarnation féminine. Mais le sexe n’est pas que plaisir. Pour faire tomber amoureux les hommes et les femmes, elle leur tourne la tête, les dépossède d’eux-mêmes, joue contre leurs volontés. Un jour, Zeus en aura assez. Dans L’ Hymne homérique à Aphrodite, il lui tend un piège pour la faire tomber amoureuse d’un mortel, Anchise. De leur union naîtra Énée, le Troyen, mi-dieu mi-mortel, et futur fondateur de Rome… Un jour l’époux de la déesse, le disgracieux Héphaïstos, la surprend en flagrant délit d’adultère… La sexualité est aussi source de conflits, de luttes et de souffrances.

Y a-t-il des tabous sexuels chez les dieux ?

La relation incestueuse avec la mère est problématique. Si elle a lieu, une tragédie s’engendre. Mais l’inceste entre frère et sœur est admis. Zeus et Héra ont les mêmes géniteurs.

La mythologie permet-elle de comprendre le rapport des anciens Grecs au sexe ?

Il s’agit évidemment d’un fantasme généralisé. Cela dit, la situation érotique prédominante est la même entre mortels et immortels. C’est celle du couple hétérosexuel stable. Avec du plaisir, des infidélités, de la jalousie. La sexualité divine est très conventionnelle…

Source : Giulia Sissa : « Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas » – Le Point