20161104 – News / Cotoiturage : la coloc’ des parents solo – France 3 Aquitaine

Le premier site gratuit de colocation pour familles monoparentales fait des adeptes en Aquitaine, la région où il est né grâce à Jessica Levy et Leslie Mohorade. Une première en France.

Source : Cotoiturage : la coloc’ des parents solo – France 3 Aquitaine

20161101 – News : Inégalités salariales : que faites-vous le 7 novembre à 16 h 34 ?

Dans un peu moins d’une semaine et jusqu’à la fin de l’année, comparées aux hommes, les femmes travailleront gratuitement. Un collectif les appelle à la grève.

Source : Inégalités salariales : que faites-vous le 7 novembre à 16 h 34 ?

20161031 – News : Les trentenaires passent au slow aging

Si vous aussi vous avez l’impression de vivre dans un incessant tourbillon, ce qui suit va vous intéresser. car ce n’est pas qu’une impression : après l’excitation des journées à 100 à l’heure, des mails en cascade et de l’agitation permanente des réseaux sociaux, est venu le moment de la fatigue.

Une fatigue mentale et physique que l’on a aussi jusque dans la peau : pollution, surmenage, éveil permanent, tout cela a un impact sur notre vieillissement cutané. En plus d’être en burn out, on se fait des rides. Place au coup de frein et à la vitesse de croisière : entrez dans l’ère de la slow life, de la slow beauty et du slow aging.

Source : Les trentenaires passent au slow aging

20161024 – News : Les Inrocks – Le modèle du couple survivra-t-il à l’invention de Tinder ?

Dans La Fin du couple, Marcela Iacub, toujours provocatrice, dresse le constat de décès d’une institution laminée par une explosion des divorces et propose l’invention de nouvelles formes de conjugalité. Nous avons demandé à d’autres chercheurs s’ils pensaient eux aussi que le couple était en voie de disparition.

Le titre n’est pas très optimiste, dans La Fin du couple de Marcela Iacub, paru aux éditions Stock, la chercheuse au CNRS dresse un constat accablant : les Français ne se sont jamais sentis aussi seuls. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la France serait le pays le plus touché au monde par la solitude. Pour elle, le nombre de divorces et la baisse de la conjugalité seraient aussi les indicateurs de la fin d’une institution : celle du couple.

Écrivaine aux théories souvent décriées par les féministes, Marcela Iacub reproche à l’Etat de s’immiscer aujourd’hui dans les relations de couple. Grand émancipateur des individus, il se serait substitué au rôle que jouaient autrefois les groupes sociaux. Aujourd’hui “un adulte doit être capable de survivre à n’importe quelle solitude”, écrit-elle. L’auteur prend ainsi l’exemple du personnage de Sandra Bullock dans le film Gravity, obligé de puiser dans ses souvenirs lointains pour ne pas échouer. La quête de réussite, l’évolution vers une société plus émancipatrice n’a-t-elle pas littéralement bousculé le modèle du couple tel qu’on l’entendait il y a encore quelques années ? Le couple est-il vraiment en train de disparaître ? Nous avons posé la question à plusieurs chercheurs.

“Le couple ne disparaîtra jamais”

Loin d’évoquer sa disparition, pour eux, le couple se transforme et évolue au même titre que la société. Pour Claude-Michel Gagnon, chercheur et psychologue à l’Université de Chicoutimi au Québec, spécialiste des dépendances affectives, il y a aujourd’hui une “diversité” de couples qui n’existait pas avant.

“Le couple ne disparaîtra jamais. Il y a toujours des gens qui se retrouveront en couple, mais pas comme on l’entend dans une famille nucléaire.”

Pour lui, il y a plusieurs manières de vivre le couple aujourd’hui.“Aujourd’hui on voit de plus en plus de couples avec des différences en termes d’âge, il y a de nouvelles amitiés amoureuses qui se vivent de façon très saines”. Et dans cette diversité de relations, il voit “une belle évolution” qui permet de correspondre “davantage aux besoins des individus”.

Dans son ouvrage, Marcela Iacub indique également qu’entre 1964 et 2013, le nombre de divorces a été multiplié par quatre. Mais encore une fois, difficile de prédire l’avenir à partir d’une tendance lourde. Pour Eric Dacheux, chercheur et enseignant spécialiste du lien social à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, “c’est justement parce qu’on ne trouve pas le couple idéal qu’on divorce de plus en plus. Et cette instabilité pourrait signifier non pas la mort du couple, mais pourquoi pas la recherche du couple idéal” explique-t-il.

De son côté, le sociologue spécialiste des questions de couple Jean-Claude Kauffman, estime que le couple est devenu “le maillon faible” de l’ensemble familial, tiraillé entre deux pôles : d’une part l’individu autonome qui veut maîtriser sa vie, d’autre part l’engagement familial autour de l’enfant, qui pousse à un engagement “inconditionnel”. Si aujourd’hui le nombre de personnes célibataires ne cesse d’augmenter, le rêve d’une relation demeure très fort, pour le chercheur auteur de Piégée dans son couple, une enquête sur des femmes qui ne parviennent pas à quitter leurs conjoints.

Les causes d’instabilité du couple

Le modèle du couple, plus instable, doit aujourd’hui faire face à de nouvelles contraintes. Eric Dacheux, chercheur en communication au CNRS évoque par ailleurs l’accélération du temps comme premier facteur d’instabilité : “Il y a une contradiction entre la stabilité du couple et l’injonction de la société qui voudrait qu’on gagne du temps. On cherche de plus en plus à gagner du temps alors qu’être en couple, c’est perdre du temps ensemble”. Retomber en enfance, passer des journées à jouer, mais surtout perdre du temps à deux, à chacun sa conception de l’amour.

La suite sur :

Source : Les Inrocks – Le modèle du couple survivra-t-il à l’invention de Tinder ?

20161008 – Ce livre va parler à tous les parents d’enfants qui « nous les brisent »

Parce que les enfants sages n’existent pas.

Ne vous fiez pas aux grands yeux mignons en couverture et au doux nom de « Petit Poussinou« . Prêtez plutôt attention à la suite du titre: « nous les brise ». Oui « Petit Poussinou nous les brise ».

Ce qui ressemble à livre pour enfant bien cucul est en réalité un livre d’histoire trash sur un petit héros insupportable que ses parents auraient préféré ne jamais mettre au monde.

Les titres des aventures de cet enfant infernal donnent le ton:

  • Petit Poussinou écoute que dalle
  • Petit Poussinou pourrit les chiottes
  • Petit Poussinou noie son petit chat
  • Petit Poussinou peut pas saquer sa sœur

Difficile de ne pas sourire aux dessins et textes cruels de Capucine Lewalle (scénariste pour la télévision) et Benoit Drigny (graphiste et illustrateur). Interdit aux moins de 12 ans, ce petit livre n’est pas à laisser entre toutes les mains mais il fera sans aucun doute beaucoup de bien à certains parents. Il donnera également raison à ceux qui ne veulent pas d’enfant.

Source : Ce livre va parler à tous les parents d’enfants qui « nous les brisent »

20161008 -Rotterdam veut imposer la contraception aux parents jugés « incompétents » – LCI

#INTERNATIONAL: NÉGLIGENCES – Toxicomanes, sans-abri, prostitués… aux Pays-Bas, la ville de Rotterdam souhaite imposer la contraception aux parents incapables d’élever un enfant convenablement.

Rotterdam veut lutter contre les maltraitances subies par les enfants. Si bien qu’elle propose une loi pour contraindre les parents jugés « incompétents » à utiliser des moyens de contraception. « Grandir sainement et en sécurité est également un droit que les enfants doivent recevoir, pointe Hugo de Jonge, échevin de la jeunesse et de l’éducation, cité par RTL Info. Et nous choisissons pour les droits de l’enfant. Certains enfants ont alors le droit de ne pas naître », se justifie-t-il.

Les femmes sont particulièrement visées par l’élu : « Il s’agit par exemple de femmes dépendantes ou qui ont des problèmes psychiatriques, qui sont handicapées, sans-abri ou qui travaillent dans le milieu de la prostitution », détaille Hugo de Jonge. Ces femmes jugées « incapables » se verraient alors imposer un stérilet ou un implant pendant trois ans après l’aval d’un juge, relate l’agence de presse Belga.

La proposition de loi ne fait toutefois par consensus à la mairie de Rotterdam. Pour Maarten van de Donk, cité par Belga, il s’agit d’une « pente glissante sur laquelle nous ne devrions pas nous engager ». « C’est effrayant de penser qu’une loi pourrait décider des grossesses », a de son côté réagi un autre conseiller.

Source : Rotterdam veut imposer la contraception aux parents jugés « incompétents » – LCI

 

Avis Pimpf: Alors oui je reste persuadé que tout le monde n’est pas apte à être parent ou à élever des enfants, mais de la à passer par un cadre législatif??  demain on va alors imposer aux seuls riches d’avoir des enfants et aux pauvres rien ? attention à la dérive de ce genre de mesure…

20161006 – Yvelines : harcelé, l’écolier de 10 ans tente de se pendre

Souffre-douleur dans son école, un petit garçon de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), scolarisé à l’école des Sources, a essayé de mettre fin à ses jours vendredi soir. Son papa a déposé une plainte au commissariat en début de semaine pour « harcèlement moral », contre les petits camarades de son fils de 10 ans…

Source : Yvelines : harcelé, l’écolier de 10 ans tente de se pendre

20160710 – News : Si vos enfants ne savent pas coder à la rentrée, leur vie sera foutue

De nombreux manuels et applications proposent aux enfants d’apprendre le langage informatique…

 

Et en bouquins, on met quoi dans sa valise, au gamin ? Un album de coloriage Les Légendaires, le troisième tome de La 5e Vague, une BD Pokémon… Et un cahier de vacances parce que le 12 de moyenne en histoire, ça le fait pas.

Non, non, non. Vous avez tout faux. Cet été, votre gosse doit apprendre à coder. Manon entre au lycée ? Elle doit apprendre à coder. Lucas débarque en 6e ? Il doit apprendre à coder. Emma passe en CE2 ? Elle doit apprendre à coder. Nathan arrive en moyenne section ? Il doit apprendre à coder.

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Si la maîtresse le dit, c’est que c’est vrai

Il n’y a pas d’âge pour commencer. Pire, quel que soit son âge, c’est sans doute déjà trop tard. Ateliers ou stages intensifs, livrets pédagogiques ou applications ludiques pullulent pour donner des bases ou des perfectionnements en langage informatique. Même l’Education nationale prend la chose au sérieux. Le stade expérimental est désormais dépassé et l’apprentissage des langages informatiques entre dans les programmes à la rentrée 2016. Bref, vous êtes en retard sur l’Education nationale…

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Face à cette débauche d’offres pédagogiques de tous niveaux, de nombreux parents, et enfants, ont déjà la sensation de passer à côté de quelque chose. Le directeur des systèmes d’information de 20 Minutes (a.k.a le boss des nerds) a trois enfants. Leur a-t-il enseigné quelques rudiments de code ? « Hein ? Ah non… Je n’y ai jamais pensé… Tu crois que je devrais ? Mmmm… Holala, mais je devrais carrément ! »

Les arguments blasés du parent sur lequel glissait jusque-là ce type d’injonctions culpabilisantes ne tiennent plus. Hugues Marchand, président de l’associationCode : Demain est catégorique : « La maîtrise d’une tablette et la connaissance des bons usages sur Internet ne suffisent plus. Bientôt, 90 % des emplois nécessiteront de connaître les principes de la programmation informatique. Et surtout, dans notre monde, il faut savoir comment fonctionnent les programmes informatiques pour ne pas se laisser diriger par eux. On apprend l’Histoire aux enfants pour en faire des citoyens éclairés. Il faut apprendre le code aux enfants pour en faire des usagers malins, pas dupes, de l’informatique. » Olivier Crouzet, directeur pédagogique de l’école 42, voit également dans la maîtrise du code un moyen de « passer de l’utilisation à la configuration. C’est un changement d’état d’esprit complet grâce auquel on comprend que la technologie est là pour faire ce qu’on a envie qu’elle fasse. On ne doit pas être limités par la technologie, la subir, mais au contraire s’en servir pour être pionniers. »

Coder comme un vrai paysan

Imaginons que l’on soit convaincu. Comment s’y prendre ?

Un mercredi après-midi, on retrouve une dizaine de jeunes enfants, entre 4 et 9 ans, dans un des nombreux ateliers ouverts ces derniers mois. Le formateur, Eric, travaille comme développeur pour une société de télécoms. Quand il est devenu papa, il a imaginé ces ateliers, avec d’autres parents. « Je leur fais utiliser un programme simple. Pour ceux qui ne savent pas encore écrire, j’ai créé une tablette qui permet de placer des balises, avec des formes et des codes couleurs. Avec ça, ils peuvent créer un petit jeu avec des épreuves, des labyrinthes. Ou alors juste un petit cheminement. Certains enfants veulent créer un jeu très difficile, d’autres travaillent plutôt l’aspect visuel. »

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Oui, bon, mais ils ne codent pas vraiment en fait ? « Non, pas vraiment. On veut surtout leur faire comprendre qu’il y a un travail, un effort et une planification qui président à la création des outils informatiques de leur quotidien. » Le papa-informaticien compare son atelier à «une visite à la ferme. Montrer aux enfants comment travaillent les agriculteurs, leur fait prendre conscience que les plantes ne poussent pas toutes seules, qu’il faut élever les animaux, ramasser les œufs, traire les vaches, et que tout ça demande du travail. Vous n’en ferez pas tous des paysans, ni même des cultivateurs du dimanche avec leurs tomates cerise et leurs deux poules sur le balcon, mais au moins, ils ne seront pas complètement demeurés. »

Dictée, récré, coder

Si vous n’avez pas vos mercredis, vous pouvez toujours compter sur l’école pour faire le job. La fondation La main à la pâte a imaginé le projet pédagogique 1, 2,3… codez ! Celui-ci passe notamment par une formation des enseignants. 5.000 d’entre eux ont reçu un guide pédagogique publié aux éditions Le Pommier. L’objet, touffu, semble toutefois difficile d’accès même s’il se veut comme un outil « clé en mains ».

Avec, dans un coin de la tête, l’espoir de récolter une interview bien lol, on a refilé l’ouvrage à une institutrice qui, de son propre aveu, « ne pipe rien à l’informatique à part les mails et pour acheter des billets de train sur voyagessncf.com ». Dix jours plus tard le verdict est sans appel : « C’est très bien fichu. L’apprentissage du langage informatique fait appel à des logiques peu ou pas exploitées dans d’autres disciplines. C’est intéressant parce que ça met la logique propre de l’enfant au centre du processus. Il y a aussi une notion d’entraide collective, de mise en avant des qualités individuelles… » Quant à l’aspect de l’ouvrage, « bof on a l’habitude des manuels austères. »

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« Avant de coder, il faut savoir ce qu’on veut faire faire au programme, explique Olivier Crouzet. Il faut construire une suite logique, avec différentes étapes, penser aux différents cas de figure. Tout ça est indépendant du langage informatique mais primordial, et beaucoup plus difficile que coder parce que ça demande une logique particulière, une autonomie et une liberté, que les joueurs de Minecraft ont pu acquérir, par exemple. »

Le Java tue le script que mange le Python

Des voix discordantes prétendent cependant qu’apprendre, concrètement, les langages informatiques d’aujourd’hui, est inutile dans la mesure où ceux-ci changent sans cesse. « C’est beaucoup plus facile d’apprendre un langage informatique quand on en connaît déjà deux ou trois, affirme Eric, le papa-informaticien. Le premier est le plus difficile à apprendre, donc, oui, d’une certaine manière, plus on apprend ce premier langage jeune, plus ce sera facile d’apprendre les codes qui seront créés à l’avenir. »

Selon Olivier Crouzet, il est important de mettre les mains dans le code, même si le langage est obsolète dans quelques années. « On utilise souvent l’image du bac à sable, cette zone où les gens sont livrés à eux-mêmes et doivent s’approprier les outils en essayant encore et encore. Rien ne remplacera jamais la pratique. On est en juillet et je ne sais toujours pas quels langages mettre au programme de la rentrée, explique le directeur pédagogique de l’école 42. Mais ce n’est pas important. De toute façon, quand on arrive dans une entreprise, il faut toujours s’adapter à des systèmes préexistants. »

Pour autant, les spécialistes ne voient rien d’irrémédiable si, passé 15 ans, vous ne savez toujours pas coder. « Il y aura toujours quelqu’un qui sait mieux coder que vous de toute façon, affirme Olivier Crouzet. Le numérique est un changement profond de nos sociétés, qui change par exemple les relations entre les gens. L’important est de comprendre ça. Les enfants d’aujourd’hui vont tous apprendre les langages informatifs, c’est un fait. La vraie question est de savoir si leurs parents seront capables de s’y mettre aussi. »

Source : Si vos enfants ne savent pas coder à la rentrée, leur vie sera foutue

20160706 – News :Violences psychologiques au sein du couple: plus d’un Français sur dix concernés

D’après une étude de l’Insee parue ce lundi, une femme sur huit et un homme sur dix se disent victimes d’insultes, de menaces ou de comportements dévalorisants au sein de leur couple.

Source : Violences psychologiques au sein du couple: plus d’un Français sur dix concernés

20160702 – News : L’Assemblée vote contre les violences corporelles envers les enfants – L’Express

L’Assemblée nationale a voté contre « tout recours aux violences corporelles » des parents envers les enfants, en vertu d’un amendement adopté dans la nuit de vendredi à samedi lors de l’examen du projet de loi « égalité et citoyenneté ».

Fini la gifle et la fessée. Les parents doivent désormais éviter « tout recours aux violences corporelles » avec leurs enfants, ont voté les députés dans la nuit de vendredi à samedi, lors de l’examen du projet de loi « égalité et citoyenneté ».

LIRE AUSSI >> La fessée: « Quand on blesse l’enfant, il n’apprend pas »

En vertu d’un amendement de députés socialistes et écologistes réformistes désormais adopté, la définition de l’autorité parentale dans le code civil a été précisée pour stipuler que parmi les devoirs qui la composent, figure « l’exclusion de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».

Aucune sanction pénale nouvelle

« L’opinion publique est régulièrement choquée par le décès d’un enfant sous les coups de ses parents. Si, heureusement, les violences intrafamiliales ne tuent pas toujours, les spécialistes sont unanimes quant aux dégâts qu’elles occasionnent aux enfants qui en sont les victimes », soulignent Marie-Anne Chapdelaine, François-Michel Lambert et Edith Gueugneau dans l’exposé de leur mesure, soucieux d' »appeler l’attention de tous sur cet enjeu considérable ».

Ils notent que « la règle posée est de nature exclusivement civile et ne s’accompagne d’aucune sanction pénale nouvelle à l’encontre des parents. Elle énonce un principe clair, qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur ».

« Fier d’avoir porté et fait voter cet amendement contre la violence éducative et Pour une Education positive! », a tweeté François-Michel Lambert après l’adoption.

Une « éducation non violente »

La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a elle « salué » dans un communiqué l’adoption de cet amendement, « outil indispensable à la prévention de la maltraitance des enfants ».

Il « amplifie le travail de conviction que je mène, avec les associations, depuis deux ans, en faveur d’une éducation non violente », estime la ministre, et « permet aussi à la France de franchir une étape supplémentaire dans la mise en oeuvre de la convention internationale des droits de l’enfant ».

Les sanctions pour maltraitance existent déjà au pénal, avec circonstances aggravantes pour les personnes ayant autorité. Mais ces circonstances jouent souvent en sens inverse dans la jurisprudence, au nom d’un « but pédagogique » qui « atténue » finalement les sanctions dans les tribunaux, explique Olivier Maurel, président de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire.

La France épinglée en 2015

Jusqu’alors, 27 des 47 pays membres du Conseil de l’Europe avaient adopté une législation interdisant, en toutes circonstances, d’infliger des châtiments corporels aux enfants, mais certains pays, comme la France, étaient des plus rétifs à légiférer pour inclure le cadre familial.

La France avait été épinglée en mars 2015 par le Conseil de l’Europe pour n’avoir pas interdit clairement toutes les formes de châtiments corporels sur les enfants, comme la fessée.

Le vote sur l’ensemble du projet de loi « égalité et citoyenneté », objet de 42 heures de débats en première lecture, aura lieu mercredi.

Source : L’Assemblée vote contre les violences corporelles envers les enfants – L’Express