20160519 – News / Parents et salariés : trouver l’équilibre en vie privée et vie professionnelle – La Voix du Nord

6 h 45 : réveil. 8 h 15 : conduire les enfants à l’école. 9 h : être au bureau à l’heure. – France-Monde – La Voix du Nord

 

6 h 45 : réveil. 8 h 15 : conduire les enfants à l’école. 9 h : être au bureau à l’heure. Toute la journée : trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Peu à peu, des entreprises s’emparent de la question de la parentalité. Celles qui l’ont fait sont convaincues : des parents plus sereins font des salariés plus performants.

« Les collaborateurs ne laissent pas leur vie privée sur le parking le matin en arrivant à leur bureau. » Les salariés ont beau porter tailleur, chaussures de chantier, blouse médicale ou bleu de travail, ils ne quittent jamais leur casquette de papa ou de maman. Membre du directoire de la Caisse d’Épargne Nord France Europe, Christine Goeury connaît bien le sujet : la banque travaille depuis quelques années sur l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle de ses salariés. C’est par ce biais qu’elle s’est intéressée aux questions de la parentalité en entreprise.

« Si les salariés sont contents de venir au bureau, s’ils sont disponibles à leur travail, l’entreprise est gagnante », assure Christine Goeury. Des mesures ont été prises pour contribuer à leur bien-être. Bannies les réunions après 17 heures. Acceptés les aménagements d’horaires (si le poste le permet) ou les demandes de travail à temps partiel. Réservés les berceaux en crèche. Bonifiés les chèques emploi service universel pour payer des heures de garde d’enfants ou de ménage… Les parents y gagnent. Les aidants familiaux aussi et, finalement, tous les salariés. « Ça a un coût, reconnaît Christine Goeury. Mais c’est moins cher ou, en tout cas, pas plus cher que de gérer des dysfonctionnements. Cette politique facilite les recrutements, renforce la fidélisation des collaborateurs… » L’intuition du retour sur investissement est difficile à mesurer. « Le seul critère observable, c’est celui de l’absentéisme. Et il décroit régulièrement depuis quatre ans. »

Aujourd’hui, 61 % des salariés en France ne sont pas satisfaits de leur employeur sur la question de la conciliation vie privée-vie professionnelle selon le baromètre de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. L’articulation des temps de vie est pourtant un thème obligatoire du rapport de situation comparée (RSC), y compris pour les entreprises de moins de 300 salariés.

Performance économique

Environ 500 entreprises – qui comptent tout de même 5 millions de salariés – ont signé la charte de la parentalité en entreprise. Toutes les sociétés ont pourtant intérêt à s’intéresser à la question, estime Luc Derache, directeur du développement durable de Bayer à Lille : « l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est un vecteur de performance économique. » L’accompagnement de la parentalité, une question d’efficacité.

Une question de société, aussi selon Christine Goeury : « Une entreprise de la taille de la nôtre doit contribuer à l’évolution des comportements en son sein mais aussi au-delà, en dehors du lieu de travail. » Luc Derache confirme : « Nous estimons que nous ne pouvons pas perpétuer les inégalités entre les hommes et les femmes au sein de notre groupe . » Chez Bayer, le processus de recrutement, l’accès à la promotion, le système de rémunération : tout est complètement asexué. Parent et salarié. Un beau métier.

Apprendre à être parent au bureau

Pendant la pause-déjeuner, ou pendant une journée, Marjorie Danna organise des ateliers consacrés à l’accompagnement à la parentalité. « Il s’agit d’activités ludiques et créatives pendant lesquelles on apprend à mieux se connaître et à se définir en tant que parents. » Elle intervient dans des établissements scolaires, des centres sociaux ou des collectivités mais aussi dans des entreprises de plus en plus intéressées par le sujet. « La France est un peu en retard sur ces thèmes mais c’est en train de changer. On commence à parler d’éducation positive, par exemple. Et puis les modèles économiques changent. Il y a une prise de conscience, notamment chez les jeunes entrepreneurs. »

Prendre un moment pour prendre soin de soi, pour réfléchir à son rôle de parent et pour en apprendre un peu plus. Et voilà un salarié plus serein à la maison et donc au bureau. « Au-delà, beaucoup de personnes qui ont assisté aux ateliers me disent qu’ils leur ont été utiles dans leur vie professionnelle. Par exemple, j’évoque les langages relationnels. Certains témoignent de leur affection en rendant service, d’autres en faisant des compliments… Mieux comprendre ces modes de fonctionnement permettent de mieux communiquer. Avec ses enfants. Mais aussi avec ses collègues. » Les parents sont gagnants. Les salariés aussi.

http://comandcit.free.fr/

Source : Parents et salariés : trouver l’équilibre en vie privée et vie professionnelle – La Voix du Nord

Avis Pimpf : C’est bien que certaines entreprises veuillent le prendre en compte, avec la mise en place par exemple de crèches d’entreprises, de solutions de ce genre  ( le télétravail aussi par exemple) qui peuvent permettre de simplifier la vie et de rassurer les salariés.

Mais c’est aussi un choix personnel , si je prends mon cas personnel , j’aurai pu certainement obtenir des postes à salaires plus élevés mais tout en bossant je préfère garder aussi du temps pour les miens, autant tu peux changer de boulot pas mal de fois dans ta vie, autant les personnes que tu aimes comme tes parents  tes enfants, tu n’en changent pas autant , du moins normalement…)

On n’a pas toujours le choix de pouvoir trouver un équilibre entre vie privée et vie  professionnelle mais quand on le peut c’est quand même idéal. Il y a aussi certains pour lesquels le boulot prime plus que le reste  et surtout leur vie personnelle et familiale mais sur le fond je me demande si souvent c’est parce-que leur vie perso ne les motive pas , je peux me tromper mais  c’est souvent mon sentiment…

J’ai souvent dit que je ne pourrai pas prendre un boulot ou je ne verrais pas mes enfants grandir ,car si c’est pour se mettre plein de sous dans les poches ou ne faire un bisou qu’a mes enfants qui dorment déjà parce-que je rentre tard , je trouverai cela difficile ( du moins c’est mon choix et je l’assume 🙂 ) .

Maintenant il faut aussi faire attention sur les plus jeunes ou ceux qui n’ont pas d’enfant, dans l’entreprises afin qu’ils ne sentent pas lésés, et d’entendre toujours la réflexion dans l’entreprise   » il n’y en a que pour ceux qui ont des enfants »

Sinon pour en revenir à l’article je suis pour ce genre d’initiative en entreprise , c’est très bien et ce serait génial que cela s’étende, mais par défaut en France de nos jours on a du mal à faire confiance ou à mettre en confiance les salariés, à part leur mettre la pression  , « faire ses heures » et les presser comme des citrons, j’ai du mal à voir un cadre agréable dans lequel travailler… vivement que la mentalité au boulot en France évolue… sur les grosses boites, car souvent les PME sont plutôt novatrices  dans ces approches et dans les méthodes de travail.

20160512 – News : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

Atlantico : Quelles peuvent être les conséquences de cette addiction des parents aux smartphones sur leurs enfants (manque de sociabilité, d’interaction parent-enfant, addiction au smartphone, illettrisme etc…) ?

Dan Véléa : La grande majorité des utilisateurs de smartphone ou d’Internet s’en servent beaucoup trop ou de la mauvaise façon, ce qui peut conduire à une addiction. Cela induit chez des parents une déconnexion, avec comme conséquence un retard de développement ou un mimétisme chez les jeunes enfants. C’est-à-dire qu’ils vont forcément imiter ce que leur père ou leur mère fait sur son smartphone ou sur sa tablette et sa façon de communiquer. Un enfant avec qui on ne dialogue pas de manière saine va manquer de liens avec ses parents, sera en retard dans l’élaboration d’une conversation.

Il sera lui-même à l’écart de ses camarades car il n’aura pas acquis les outils pour maintenir une conversation et les rudiments de l’expression. Il discutera bien souvent de la même manière qu’il le fait par sms, avec des réponses brèves et peu construites.

Comment expliquer ce phénomène d’addiction aux smartphones des parents au détriment de l’éducation des enfants ?

C’est un phénomène très simple dans la mesure où, dans la société actuelle, la plupart de nos communications se font forcément via un outil électronique comme le sms ou le mail. Le rejet de la frustration, de l’ennui et de l’attente pousse à donner une réponse immédiate à son interlocuteur, que l’on se trouve dans les transports ou même dans un repas de famille par exemple. Dans ce dernier cas, la discussion est bien souvent coupée net lorsqu’une notification comme Facebook, Twitter s’affiche. Certains sont complètement déconnectés de la réalité et de leur rapport à l’autre, à ceux qui leur font face. Une société hyper connectée nous coupe des liens réels et remplace la simplicité d’une discussion, d’un tête-à-tête, par une discussion par sms. C’est le cas dans de nombreuses familles, où tout les membres, parents comme enfants, ont souvent le nez dans leur écran et communiquent donc très peu.

Est-ce que ce phénomène d’addictions aux smartphones au détriment de l’éducation des enfants se multiplie ?

Les jeunes parents sont les plus concernés par la peur de perdre leurs copains, leurs amis, le groupe auquel ils appartiennent lorsqu’ils ne sont pas connectés. Le fait de ne pas pouvoir se brancher et de communiquer va créer quelque chose de terrible chez eux. Ils peuvent mettre de coté leurs enfants et leur famille car ils auront perdu leur liberté d’agir sans se connecter. Et ce mimétisme des enfants, comme mentionné plus tôt, les pousse à imiter les comportements sur-connectés de leurs parents, ce qui fait qu’ils risquent à leur tour, de transmettre cela à leurs enfants.

Les déclinaisons de cette forme d’addictions des parents (addiction à l’ordinateur, jeux vidéo, etc) sont-elles similaires ?

C’est exactement le même phénomène chez une personne passant beaucoup trop de temps devant l’ordinateur ou devant un jeu vidéo par exemple. Un “no life” aura tendance à être totalement enfermé dans son univers et déconnecté de la réalité, de son rapport à la famille et à ses enfants.

Comment faire pour recréer un lien sain et bénéfique entre ces parents drogués aux smartphones et ces enfants qui risquent de ne pas être habitués à la vie en société ?

Bien souvent, un parent souhaitant consulter un spécialiste à cause de la surexposition de son enfant à un écran pourra prendre conscience qu’il est en lui-même la cause, et il s’agira de le responsabiliser.

Le parent doit se remettre en question car il doit prendre conscience que c’est bien son enfant et non pas lui qui risque de pâtir de cette surexposition aux smartphones. Un enfant a besoin d’échanges, d’un mode de communication normal avec l’adulte pour bien grandir et se développer sainement.

Propos recueillis par Thomas Gorriz

Source : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

20160512 – News : Les parents s’inquiètent de ce que font les enfants en leur absence

Grâce à une enquête* de l’Institut Wakefield Research, on en sait un peu plus sur ce que les adultes pensent que leurs bambins font quand ils sont absents…

L’institut de recherches Wakefield Research a mené une vaste enquête auprès de parents américains et français, sur la façon dont ils imaginent leurs enfants dès qu’ils ont le dos tourné. Sans surprise, 80 % des parents pensent que leur enfant fait quelque chose d’interdit pendant leur absence. Dans le détail, la moitié d’entre eux ont déclaré qu’ils en profitaient pour manger des bonbons à gogo et qu’ils devaient regarder la télévision non-stop, voire même qu’ils sautaient sur les meubles ! L’étude met en lumière la forte culpabilité des parents à être loin de la maison quand ils travaillent, notamment le fait qu’ils ont l’impression de rater des moments importants de la vie de leurs bambins. En effet, les parents ont indiqué être vraiment en quête de moments uniques avec leurs bambins, comme leur lire des histoires, les accompagner dans leurs projets artistiques, jouer avec eux et veiller à leur sommeil. On apprend également qu’ils sont nombreux à vouloir être en contact dans la journée avec leurs enfants (70 %). Ils pensent que cela renforcerait le lien familial, notamment s’ils pouvaient suivre leurs activités et échanger avec eux pour se rassurer. Toutes ces raisons expliquent l’émergence de nouveaux produits high tech permettant d’interagir à distance avec les enfants, tels que la Logi Circle de Logitech, une caméra intelligente qui permet d’être là, tout en étant loin. Les parents n’ont plus qu’à télécharger une application sur leur téléphone mobile pour suivre en temps réel ce qui se passe à la maison. Fini la télévision allumée toute l’après-midi ou les goûters interminables, les parents peuvent intervenir comme s’ils étaient là ! Le marché des gadgets de surveillance à distance ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années. En France, on se souvient de l’arrivée de « Ma petite balise », en 2014, qui avait créé la polémique. Il s’agit d’un GPS intégré dans la parka de l’enfant ou à glisser dans son cartable, pour savoir s’il est bien arrivé à l’école. La société Netatmo a lancé, en 2015, une caméra de reconnaissance de visages à poser dans son intérieur, près de la porte d’entrée. Elle permet aux parents de recevoir un message dès que leur bambin rentre de cours et s’est fait identifier par la caméra. Rassurant ou inquiétant ? Les psychologues avertissent de l’effet paradoxal de ce genre d’outil pour l’enfant. Une façon de lui dire qu’on est omniprésent, à l’heure où on est censé le laisser s’éloigner et prendre son autonomie…

* enquête menée en France auprès de 501 parents d’enfants âgés de 7 ans et moins, et aux Etats-Unis auprès de 501 parents d’enfants âgés de 7 ans et moins

Source : étude de l’Institut Wakefield Research

Source : Les parents s’inquiètent de ce que font les enfants en leur absence

20160424 – 7 problèmes auxquels sont confrontés tous les couples, selon les thérapeutes

VIE DE COUPLE – Au tout début d’une relation, il est facile d’aimer l’autre. On est encore très curieux de l’autre et le couple se construit chaque jour.

Mais à un moment, c’est inévitable, des obstacles viennent tester notre amour.

Des thérapeutes de couples évoquent ci-dessous sept obstacles majeurs que chaque couple doit affronter, et nous donnent quelques conseils pour les surmonter.

1. Il ou elle ne pourra pas assumer tous les rôles

On attend beaucoup de lui ou d’elle: qu’il ou elle soit notre âme sœur, notre meilleur-e ami-e, notre partenaire sexuel-le, notre binôme parental, qu’il ou elle nous offre un œil critique, nous conseille sur nos finances et notre carrière. Mais la vérité, c’est qu’il est presque impossible pour un être humain de remplir toutes ces fonctions, selon Angela Skurtu, thérapeute basée à St. Louis.

“Différentes personnes peuvent répondre à ces besoins, y compris vous-même”, précise-t-elle. “Si vous êtes extraverti-e et marié-e à un-e introverti-e, par exemple, il y a des chances que vous ayez besoin de quelques amis en plus de votre compagnon ou de votre compagne. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas sortir ensemble mais qu’il vous faut trouver une autre façon de satisfaire votre besoin d’extraversion.”

2. Votre téléphone s’immiscera dans votre relation de couple

Au début d’une relation, votre téléphone est un intermédiaire bienvenu: vous vous écrivez des textos toute la nuit, et vous vous envoyez des emojis trop mignons avec des cœurs pendant la journée. Mais plus le temps passe, plus votre smartphone peut perturber la communication, explique Andrea Wachter, une psychothérapeute installée en Californie du Nord.

“Dans une culture où tout va très vite et où l’on est toujours connecté, il est très facile de perdre la connexion que l’on entretenait avec l’autre aux débuts de la relation”, ajoute-t-elle.

Pour montrer à votre compagnon ou votre compagne que les moments en tête-à-tête sont plus importants à vos yeux que le temps passé devant l’écran, faîtes-lui la surprise de ranger votre téléphone et proposez-lui une conversation déconnectée.

“Concentrez-vous vraiment sur ce qu’il ou elle a à dire”, conseille-t-elle. “Rappelez-vous que si ce qu’il ou elle dit est suffisamment important pour qu’il ou elle vous en parle, cela mérite votre attention la plus complète.”

3. Ça ne sera pas toujours génial au lit

Préparez-vous à des parties de jambes en l’air un peu ternes à un certain stade de votre relation: changements liés au désir, emplois du temps incompatibles ou calendrier trop chargé, il est normal que la vie sexuelle soit reléguée au second plan au bout d’un moment. Pour surmonter cette dépression dans la sphère intime, le Dr Wachter conseille aux couples de se concentrer sur le toucher, même si cela ne mène pas forcément à des ébats torrides.

Selon elle, “le manque d’intimité traduit souvent la présence de problèmes plus graves. Les couples doivent arrêter de considérer l’amour physique comme l’objectif ultime et approcher les choses de manière plus simple, en se prenant la main, en s’embrassant ou en se faisant des massages. Plus vous traitez l’autre comme un ami que vous prenez le temps de connaître sous tous ses aspects, plus il y a de chances de raviver la flamme entre vous.”

4. Vous ne réussirez pas à remplir tous vos #objectifscouples.

Vous vous êtes sûrement lancé-e dans cette relation avec plein d’idées préconçues sur l’amour: vous pensiez ne jamais passer trois nuits séparés l’un de l’autre, comme vos parents, ou vous espériez connaître sur le bout des doigts le langage amoureux de l’autre.

Même le fait d’avoir des objectifs dans sa relation est une bonne chose, il est aussi probable que certains d’entres eux ne puissent être remplis, selon Laurel Steinberg, sexologue, spécialiste des relations amoureuses et professeur adjointe en psychologie à l’université de Columbia.

Mais voyez le bon côté des choses: sur quelques points, il est probable que votre relation dépasse certaines de vos attentes. “Il faut juste que vos attentes restent du côté du désir et non du besoin”, conseille-t-elle.

5. Il ou elle ne se débarrassera pas de ses mauvaises habitudes.

Vous avez pété un plomb la première fois où elle a passé la nuit chez vous et laissé des cheveux dans la douche. Dans un monde idéal, vous lui feriez poliment la remarque une ou deux fois et elle rectifierait le tir sans tarder. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal. Aimer votre compagnon ou votre compagne, c’est aussi accepter ses mauvaises habitudes, selon Stephanie Buehler, psychologue et sexologue en Californie du Sud. Pour illustrer ses propos, elle utilise un exemple tiré de sa vie personnelle:

« Mon mari, à qui j’ai dit oui il y a trente ans, mange souvent une banane le matin et jette la peau dans l’évier. Il a beau m’avoir entrainée à mettre mes sachets de thé usés dans la poubelle et pas dans l’évier parce que ça le rendait fou, il fait la même chose avec sa peau de banane. C’est là qu’intervient l’amour, tout comme la compassion. Cela doit être difficile pour mon mari de se rappeler de mettre sa peau à la poubelle. J’ai de la compassion pour lui. Je l’aime. Je continue donc de le lui rappeler mais je m’occupe aussi de la peau de banane pour lui. C’est aussi ça, le mariage. »

6. Les problèmes d’argent s’immisceront entre vous

Les Beatles avaient tort quand ils chantaient “All you need is love”. On doit aussi être capable de naviguer sur les eaux tumultueuses des finances du couple, indiqueAmanda Deverich, spécialiste du mariage et de la famille, basée à Williamsburg, en Virginie.

“De ce que j’ai vu, les angoisses liées à l’argent sont l’une des causes principales de la dépression chez les hommes, et la dépression entraîne souvent un éloignement dans le couple tout en rendant les choses plus difficiles à résoudre. »

Pour contrer les facteurs de stress liés à l’argent, faites face aux problèmes ensemble et résolvez-les au fur et à mesure, suggère-t-elle. “Si vous ne le faites pas, l’un de vous deux deviendra responsable des finances, et le déséquilibre engendré par cet état de fait entraînera lui-même rancœur et distance.”

7. La monogamie sera parfois source de tensions

Rester fidèle est difficile. Vous vous sentirez inévitablement attiré-e par d’autres personnes, vous vous demanderez si vous avez bien fait de vous engager avec un seul homme ou une seule femme, et il est assez probable que l’un d’entre vous, voire les deux, soit tenté-e par une aventure romantique ou sexuelle. L’infidélité est moins rare que l’on ne croît, indique le Dr Buehler.

Cependant, il est important de se souvenir que la monogamie, même si elle est difficile, en vaut vraiment la peine. A condition que ce soit ce que vous voulez tous deux.

“Parlez-en franchement, parce que c’est un choix restrictif et probablement contre nature”, conclut le Dr Buehler. “Mais se rendre au travail en voiture tous les matins est aussi peu naturel, et pourtant nous le faisons quand même parce que, comme la monogamie, ça a ses avantages.”

Ce blog, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Laura Pertuy pour Fast for Word.

Source : 7 problèmes auxquels sont confrontés tous les couples, selon les thérapeutes

20160424 – Les moments qu’on aime en tant que parents 

#SuperNanny : Les enfants ont beau jouer parfois les garnements, être parent réserve de belles choses. La preuve avec ces 5 moments de bonheur que vivent tous les parents avec leur progéniture.

 

Ils mettent nos nerfs à l’épreuve, ne nous écoutent pas toujours, font des bêtises à n’en plus finir et se roulent par terre quand quelque chose ne leur plaît pas. Mais même si parfois on doit faire appel à Super Nanny – dont le nouvel épisode est diffusé ce soir à 20h55 sur NT1 – pour régler certains problèmes au sein de sa famille, être parent apporte son lot de petits bonheurs quotidiens. La preuve avec ces cinq exemples qui illuminent la vie des papas et mamans.

 1/ Les moments de tendresse

Malgré les crises et les larmes, impossible de ne pas fondre lors du câlin du soir au moment du coucher. Et même lors de tous les câlins avec nos petits bouts ! Des moments plein de tendresse qui font surgir une vraie bouffée d’amour en nous.

Super Nanny

 2/ Les premières fois

Le premier sourire, le premier mot, les premiers pas, le premier jour d’école… On pourrait continuer comme ça encore longtemps ! Car oui, dès que le rejeton franchit une nouvelle étape, on ne peut s’empêcher d’être ému et fier à la fois. Voir grandir son petit, ça n’a pas de prix, même si on se prend un petit coup de vieux à chaque fois !

Super Nanny

3/Le retour en enfance

Vous aimez jouer à des jeux d’enfants, regarder des dessins animés bien calés sur le canapé, jouer à cache-cache ou aller au cirque, mais vous n’osez pas le faire tout seul ? Avec votre enfant, vous pourrez faire tout ça et retomber en enfance sans problème ! Le tout en partageantun moment privilégié avec votre progéniture. Que demander de plus ?

Super Nanny

 4/ Lorsqu’ils se débrouillent seuls

Voilà un des points qui donnent vraiment le sourire : le moment où les enfants arrivent à se débrouiller seuls et où on n’a plus besoin d’être derrière eux tout le temps. Regarder sa progéniture tout faire comme un (e) grand (e) donne le sourire et permet de souffler un peu. Que du bonheur en somme.

Super Nanny

5/ Lorsqu’ils partent chez les grands-parents

On a beau les aimer plus fort que tout et être prêts à tout pour qu’ils soient bien et qu’ils ne manquent de rien, on a parfois besoin de se retrouver en amoureux. C’est donc un vrai bonheur parfois de les voir partir passer quelques jours chez les grands-parents ! Une liberté retrouvée qui n’enlèvera pas le manque qu’on ressent loin de nos petits bouts !

Source : Les moments qu’on aime en tant que parents – Super Nanny – NT1

20160424 – News / Social :Après 40 ans, il ne faudrait travailler qu’à temps partiel, assurent des chercheurs – L’Express

Si travailler moins peut accroître le risque de dépression, travailler plus aurait un impact négatif sur les capacités cognitives des salariés, soulignent des chercheurs australiens.

Le travail, ce n’est pas toujours la santé. Surtout après avoir dépassé la quarantaine. Des chercheurs australiens du Melbourne Institute of Applied Economic and Social Researchont découvert que pour les salariés de plus de 40 ans, travailler au-delà de 25 heures par semaine a un impact négatif sur leurs capacités cognitives.

« Travailler est à double tranchant. D’un côté, cela peut stimuler l’activité cérébrale mais de l’autre, travailler de longues heures peut entraîner de la fatigue et du stress, ce qui peut endommager certaines zones du cerveau responsables de la mémorisation, de l’apprentissage, du langage ou encore du raisonnement », expliquent les auteurs de l’étude publiée dans le Melbourne Institute Worker Paper.

Le résultat de cette étude met à mal la logique développée par de nombreux pays, dont la France, qui, face à la dette de leur système de retraite, prolongent la durée de cotisation, donc de travail des salariés, avant que ceux-ci ne puissent bénéficier d’une pension à taux plein. Un mode raisonnement qui ne serait pas bon pour tout le monde, assurent les scientifiques.

Mais attention: prendre sa retraite de façon anticipée non plus, explique le Huffington Post. En effet, dans ce dernier cas, une hausse des dépressions cliniques pouvant aller jusqu’à 40% a été constatée dans un rapport rendu par The Institute of Economic Affairs. Le travail à temps partiel serait donc un bon compromis.

Source : Après 40 ans, il ne faudrait travailler qu’à temps partiel, assurent des chercheurs – L’Express

20160420 – News :  «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

Par Anastasia Vécrin 18 avril 2016  pour Libération

De l’Antiquité à nos jours, le philologue Jean-Claude Bologne raconte les différentes formes d’alliances existant en dehors du mariage. Couples libres et concubinages ont toujours existé, et progressent face à une institution matrimoniale en crise.

Il semble loin, le cliché éculé du patron qui se met en couple avec sa secrétaire. L’hypergamie féminine – propension des individus à former des couples au sein desquels la femme se trouve en infériorité par rapport à l’homme – recule, selon une étude de l’Ined, publiée la semaine dernière. La vie de couple demeure cependant le modèle dominant malgré une population mariée désormais minoritaire. D’où vient cette aspiration à former une paire ? Dans Histoire du couple(éditions Perrin), Jean-Claude Bologne, philologue et romancier, s’est intéressé aux couples formés hors mariage, de l’Antiquité à nos jours. Concubinages, unions libres et couples homosexuels ont toujours existé.

Vous avez choisi d’étudier l’histoire du couple en dehors du prisme du mariage, qu’est-ce qui définit selon vous un couple ?

Le couple est un objet difficile à cerner parce que ce sont les individus qui le forment qui le décrètent, il ne se définit pas de l’extérieur. Les données sont en plus très rares car c’est le mariage qui a laissé des traces historiques. A partir de quel moment un couple est un couple ? C’est extrêmement subjectif, depuis deux adolescents qui se donnent leur premier baiser jusqu’au couple marié, les critères sont complètement différents. Le sociologue Jean-Claude Kaufmann proposait de considérer la lessive commune comme un signe de formation du couple parce que mélanger son linge est un signe fort d’intimité. Mais la vie commune ne fait pas forcément le couple : Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre en ont donné la preuve. Les couples non cohabitants concernent aujourd’hui 1 314 000 personnes en France. Ce sont des couples non mariés qui se voient deux ou trois fois par semaine ou plus ou moins, qui ont chacun leur appartement. Au XVIIIe siècle, dans la haute aristocratie, les hôtels avaient des appartements séparés, et parfois, l’un des deux vivait à la cour et l’autre à la campagne. Mais ils étaient mariés. Longtemps, on a cru que madame de La Fayette était veuve, avant de lui découvrir un mari vivant paisiblement dans son château d’Auvergne.

Avons-nous toujours vécu en couple ?

On observe quelques rares endroits où le couple n’est pas la règle, mais ils sont souvent mythiques ou projetés sur des peuples lointains et barbares. En Asie mineure, les Amazones auraient vécu entre elles et formé un couple temporaire pour avoir des enfants. Elles repartaient ensuite vivre entre elles. Mais ce type d’exemple est rare. L’examen des fonds de cabane a suggéré que la cellule familiale réduite était privilégiée dès la préhistoire. Et dès lors qu’il y a écriture, le couple existe presque partout. Le mariage constitue l’acte fondateur des sociétés occidentales quand le premier roi l’institue : Romulus à Rome, Cécrops à Athènes, Ménès en Egypte… Par le mariage, la transmission du patrimoine est rendue possible. Cette nécessité fait que le modèle matrimonial s’impose. Les autres types de couple se définissent donc au départ dans les marges du mariage : concubinages, unions entre esclaves, couples homosexuels… Pourtant, en observant la diversité des alliances possibles à travers les époques, on se rend compte que le couple dépasse largement le mariage, depuis toujours et dans toutes les cultures anciennes. Dans l’Athènes antique, il est parfois difficile de définir le statut d’un couple, et des procès sont intentés pour contester un héritage. Selon les sources, Aspasie, compagne de Périclès, a été considérée comme son épouse, sa concubine ou une courtisane !

Comment les couples non mariés sont-ils perçus selon les époques ?

Dans l’Antiquité, les choses sont très codifiées et la société les accepte dès lors qu’ils entrent dans les cases. A Rome, par exemple, une dizaine d’unions différentes sont possibles, le plus souvent selon les classes sociales : on ne peut pas proposer le même type d’union à une femme libre, à une esclave ou à une affranchie… Au Moyen-Age, en revanche, le mariage est la seule forme de couple reconnue par l’Eglise, ce qui rejette dans l’illégalité les autres couples. Pourtant, les dénonciations pour concubinage sont la preuve que la pratique existe. L’ensemble de la communauté est concernée puisque le péché de l’un est susceptible d’allumer la colère divine contre ceux qui l’ont toléré. La dénonciation est dès lors un devoir. Mais cela ne fait pas pour autant régresser le concubinage.

Selon les zones géographiques, les autorités ne traitent pas la chose de la même façon. Dans le nord de l’Europe, le concubinage est considéré comme un mariage après un certain nombre d’années ; dans le sud, l’autorité civile définit un véritable concubinage par contrat devant notaire, ce qui permet de régler les successions, la cohabitation, comme la barraganía en Espagne. Mais il est bien précisé que l’Eglise ne peut y voir un véritable mariage et qu’une sanction religieuse est possible. On trouve de tels contrats en Espagne, dans le sud de la France, en Italie… A Bonifacio, en 1287, l’un d’eux définit ainsi la cohabitation, l’entretien, les soins et l’amour pour six ans !

Aujourd’hui, notre vision du couple est encore très marquée par l’héritage chrétien…

En effet, le modèle de l’amour unique perdure et reste majoritaire, même s’il ne s’agit plus de couples éternels. La fidélité reste un idéal fort. Dans l’Antiquité, au contraire, les liaisons hors mariage étaient admises pour les hommes, c’est la morale chrétienne qui a étendu la condamnation aux hommes. La réprobation morale est toujours attachée aujourd’hui aux deux sexes. Et surtout, la volonté de régler la vie de couple nous vient du christianisme, qui interdisait le divorce et qui a dû se pencher sur les difficultés de la vie commune lorsque le couple ne s’entendait plus. Jamais il ne fut écrit autant de pages sur la vie de couple et, paradoxalement, par des célibataires. La conséquence la plus durable fut d’inscrire dans les mentalités que le couple ne pouvait se vivre qu’au sein du mariage. Le modèle occidental, hétérosexuel et conjugal en est hérité.

Vous soulignez que l’amour concernait plus le couple que le mariage…

Pendant très longtemps, l’amour était considéré comme le trublion du mariage, car il était conclu par les parents. L’autorité passait du père au mari et si la fille tombait amoureuse, cela pouvait détruire les projets d’alliance, politiques ou économiques. L’amour concernait plutôt les autres formes de couples : le concubinage, l’amour libre, des unions légales facilement dissoutes lorsqu’une vraie union se présentait. Charlemagne, par exemple, a vécu en couple avec neuf femmes successives. La première lui avait été donnée par son père, il s’agissait de donner à l’adolescent une épouse de rang inférieur pour apaiser ses sens avant qu’il prenne une femme de sa condition. Lorsqu’il est en âge de se marier, une princesse lombarde qui se révèle stérile lui est alors donnée. L’union est rompue, une autre épouse entre alors en scène qui lui donnera quatre enfants. Une fois la descendance assurée, Charlemagne prend des concubines pour ne pas multiplier les héritages et diviser l’empire outre mesure.

Selon vous, la sexualité a toujours été un moyen dans le couple, que voulez-vous dire ?

La sexualité n’a jamais été définie comme le but premier du mariage. Mais elle a toujours été nécessaire pour l’accomplissement des buts qu’on lui fixait. S’il s’agit de transmettre son patrimoine, il faut des héritiers. A l’époque chrétienne, le mariage comme sacrement devient le symbole de l’union entre Dieu et son Eglise, la sexualité est alors la manière de montrer que l’homme et la femme ne font qu’une seule chair et que l’union est indissoluble. Aujourd’hui, le mariage couronne l’amour, et la sexualité est perçue comme un moyen de le témoigner.

Comment expliquez-vous la persistance de l’aspiration à former un couple malgré l’évolution des mentalités ?

L’apprentissage de la vie sociale passe par le couple. C’est pourquoi le couple résiste malgré une culture qui privilégie l’individu et le développement personnel. Pour le sociologue François de Singly, le regard de l’autre, régulier, stable et exclusif, est aussi une façon de construire sa propre identité. Narcisse a besoin d’un miroir. Le couple engendre une image irremplaçable, confortée par la confiance et la connaissance réciproques. Des liaisons passagères, un changement de conjoint peuvent permettre le cas échéant de valider un changement ou de faire le point sur son identité, mais on a aussi besoin d’une référence constante.

Anastasia Vécrin

Source : (6) «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

 

Avis Pimpf :  Article intéressant sur l’évolution de la notion de couple mais à ma vision de la chose sans vouloir asséner à chaque fois une vérité, un dogme ou même une seule et unique vérité à suivre, après tout un couple c’est une relation entre deux personnes qui si elles sont suffisamment franche , et respectueuse entre elles peuvent le vivre comme elle le souhaitent du moment que les deux parties sont d’accord , les autres n’ont rien à voir avec cela. C’est du moins ma vision des choses ( la société et nos modes de vies par contre sont loin de nous pousser à cela je l’admets)

20160420 – News : Ce que transmettent les grands-parents « nouvelle génération »

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FAMILLE – Des graines de courges, le goût des tomates d’antan, la patience, et l’amour de la terre sont toutes les choses précieuses que l’aïeul de Martin Esposito

FAMILLE – Des graines de courges, le goût des tomates d’antan, la patience, et l’amour de la terre sont toutes les choses précieuses que l’aïeul de Martin Esposito lui transmet dans le film « Le Potager de mon Grand-père ».

Cette transmission « à l’ancienne », le réalisateur en fait l’éloge en filmant avec tendresse les conseils de son ancêtre. Ce dernier lui apprend les recettes dont il a héritées de son propre grand-père, ayant lui aussi hérité du sien. Ce documentaire a interrogé le HuffPost sur les savoirs désormais transmis aux petits-enfants par les grands-parents “nouvelle génération” nés aux alentours de 1950, celle qui succède à Vincent Esposito.

le potager de mon grand père

Vincent Esposito le grand-père de Martin heureux d’avoir récolté ce superbe cèpe

« Hyperactifs »

Pour comprendre ce qu’ils transmettent, il faut avant tout les comprendre. Recensés quinze millions en 2011 par l’Insee, les jeunes grands-parents sont relativement différents de leurs aînés.

“Ils ont leur propre vie et peuvent être « hyperactifs ». Après une vie de travail, ils ont une retraite active, avec des activités et des voyages. Certains en profitent même pour faire le tour du monde! Ils veulent continuer à jouer un rôle dans la société. Ça peut passer par un engagement associatif. D’autres sont divorcés et ont eux-mêmes des ados, une compagne ou un compagnon”, explique Claudine Attias-Donfut, sociologue, dans son livre Grands-parents, la famille à travers les générations. Un phénomène que l’on peut apercevoir rien qu’en les observant. Adieu les jupes de mémés des mamies collées au fourneaux, disparu le papi en charentaises, place à des femmes et des hommes connectés et dans l’air du temps.

Des valeurs et des souvenirs

Les séniors actuels délivrent surtout des petites choses à valeur symbolique, image de leur relation particulière avec leurs petits-enfants. Etant plus proches d’eux que leurs ancêtres, ces cadeaux ont une véritable valeur sentimentale.
« La transmission symbolique, se fait par exemple à partir de la conservation d’objets, souvent sans grande importance ni valeur mais auxquels on est très attaché. Dans la société de consommation qui est la nôtre, où les objets ne semblent avoir qu’une valeur marchande, on garde amoureusement le vieux fusil du grand-père, la petite bague de la grand-mère… » explique Martine Segalen au magazine Science Humaines.

Ces aïeuls nouvelle génération offrent également en héritage une façon de concevoir le monde, de profiter de la vie. Les valeurs, comme celles transmises d’antan, gardent aujourd’hui encore, malgré l’évolution de l’époque, une place primordiale comme en témoigne Charlotte.

« Ma grand-mère a vécu à Paris pendant plus d’une vingtaine d’années avant de suivre mon grand-père à Tours. Paris, « son Paris », « sa Tour Eiffel », « sa Seine », même si je vis en Ile-de-France depuis mes 3 ans, elle m’a fait redécouvrir ce que je connaissais. Me balader dans « notre Paris » est toujours très intense. J’apprécie encore plus la capitale quand elle m’en parle, quand elle me décrit les trajets qu’elle faisait, les endroits où elle avait ses habitudes. J’ai appris a aimer mon quotidien comme elle aimait le sien avant le quitter la ville. Dès que je passe dans la rue où elle a grandi, je m’empresse de lui faire une photo, je sais qu’elle aura les yeux brillants en la recevant » raconte au HuffPost la jeune étudiante.

Tous les témoignages reçus soulignent cet aspect là. Que ce soit « la droiture » du grand-père de Lauriane ou la « générosité » de Fatim-Zohra la grand-mère de Merwane chacun d’entre eux transmettent, parfois malgré eux, des valeurs, synonymes de repère.

Cure de jouvence

Mais cette nouvelle génération n’a qu’à bien se tenir. En recueillant de nombreux témoignages le HuffPost s’est aperçu que les grands-parents de la génération de Vincent Esposito s’amusaient à jouer avec les codes des nouvelles générations. A l’image des grands-parents de Julie qui s’éclatent avec elle sur Snapchat.

“L’année de mes 5 ans, mes parents ont décidé de changer de vie et de partir s’installer à 8000km de mes grands-parents… Je suis rentrée cette année pour faire mes études et je loge chez eux depuis septembre. Après avoir été séparés pendant des années je peux enfin profiter d’eux et une forte complicité s’est installée. Tous les soirs nous avons notre petite routine. Après avoir mangé on se pose sur le canapé devant une série et pendant la pub je les traumatise avec Snapchat. Tout le monde s’amuse à faire les photos avec les filtres et moi je m’amuse à le faire à mes grands-parents. Chien, tomate, extraterrestre… ils sont passés par tous les filtres !”, nous raconte la jeune femme.

grands parents

Julie et ses grands-parents

Une relation qui bouscule les codes habituels de la relation ancêtre/descendance. “Plus généralement, ce ne sont plus les aînés qui imposent les éléments de la transmission familiale selon un plan convenu d’avance, mais les jeunes générations qui vont puiser dans les familles ce qui leur convient pour tisser le lien familial qui leur convient. Une transmission à rebours en quelque sorte, dans laquelle, en tous les cas, la hiérarchie des générations disparaît…” souligne Martine Segalen dans une interview au magazine Sciences Humaines.

Une thèse que l’exemple de Sophie étaye parfaitement: “Lorsque j’étais petite, elle me disait “Si je te manque, regarde la lune et dis toi que moi aussi je peux la voir. Finalement tu te rendras compte que je ne suis pas si loin que ça”. L’été dernier je me suis fait tatouer un croissant de lune sur mon poignet, pour elle. Et lorsque je suis allée la voir à Noël, elle s’était fait faire le même, pour me faire une surprise. Avoir un matching tattoo avec sa mamie c’est assez cool quand même !”, témoigne-elle de sa relation avec sa grand-mère de 78 ans.

grand mère nouvelle génération

Sophie et sa grand-mère montrent leur tatouage

Un bel exemple qui montre que “grands-parents et petits-enfants sont passés d’une relation hiérarchique à une relation de coopération et de communication profonde.” comme le soutient Claudine Attias-Donfut. Ces deux générations cherchent à se comprendre et partager et il semble que, désormais, la transmission n’aille plus à sens unique.

 

 

Source : Ce que transmettent les grands-parents « nouvelle génération »

20160406 – News : Ces parents qui ont choisi de faire l’école à leurs enfants – France 3 Franche-Comté

L’école à la maison. Beaucoup d’enfants en rêvent. Certains le vivent vraiment. Exemple en Franche-Comté.

En France, contrairement à ce que l’on pense, l’école n’est pas obligatoire. C’est l’instruction qui est obligatoire.

Certains parents se transforment donc en maître d’école. Le ministère de l’éducation nationale ne donne pas de chiffres mais l’apprentissage libre et autogéré serait en constante augmentation. 30.000 enfants n’iraient pas à l’école de façon « classique ».

Marc et Christine Laboureyras ont choisi l’instruction en famille (IEF) pour leurs quatre enfants. Marc travaille a temps partiel pour s’occuper de sa petite école à la maison. Il est contrôlé une fois par an par un inspecteur de l’Education Nationale.

Certains parents se regroupent parfois pour des sorties sur le terrain.

Source : Ces parents qui ont choisi de faire l’école à leurs enfants – France 3 Franche-Comté

20160406 – News / Social | Nuit debout : ils rêvent d’un nouveau jour

Article de Luc Chaillot pour Le Progrès :

Ils occupent la place de la République à Paris chaque soir depuis bientôt une semaine. Le mouvement « Nuit debout » a vu le jour jeudi dernier, dans le sillage de la manifestation contre la loi travail. Hier, pour la sixième soirée consécutive, plusieurs centaines de manifestants étaient réunis sur cette place symbolique des mobilisations parisiennes. Ils disent tous rêver d’un autre monde. « Le retrait de la loi El Khomri, ce n’est qu’un détail. Même si cette loi est abrogée, on ne rentrera pas chez nous. On tient la rue et on ne la lâchera pas », lance Franche, une jeune vacataire de 31 ans salariée de la Bibliothèque nationale de France, qui en est à son sixième jour de grève.

« Notre mobilisation vise d’abord à rassembler et à libérer une parole citoyenne inaudible dans les cadres étriqués de la représentation politique traditionnelle », proclame le collectif « Convergence des luttes », qui tente d’organiser et de structurer ce mouvement qui se présente comme spontané.

« Les jeunes n’ont plus de perspective d’avenir »

« On faisait tous des choses dans notre coin, mais on avait l’impression d’être muselés. En se rassemblant, on espère être plus forts », explique une Parisienne de 46 ans. Elle veut qu’on l’appelle Camille, prénom utilisé par les zadistes. « C’est le prénom qu’on a décidé de tous porter. Personne ne doit se mettre en avant. Il n’y a pas de hiérarchie dans notre collectif », explique cette militante engagée au sein d’une association de soutien aux jeunes mineurs isolés. En 2012, elle a voté Hollande. « Les jeunes n’ont plus de perspective d’avenir. La situation est catastrophique. On a un gouvernement censé être de gauche qui fait le contraire de ce qu’on attend de lui », dénonce la quadragénaire, qui en train de confectionner une banderole.

Lors de l’assemblée générale « citoyenne » qui se tient chaque soir à 18 h, tout le monde peut prendre le micro. « En 1968, j’avais 18 ans. C’est parti pour vous. Surtout, ne lâchez pas. Ayez du courage et allez jusqu’au bout », lance un homme à une assistance surtout composée de jeunes. Un groupe de migrants et de réfugiés, notamment des Afghans et des Soudanais, vient d’arriver au milieu des banderoles. Le mouvement « Nuit debout » les a invités à établir leur campement sur la place de la République. « Leur quotidien, c’est d’être gazés et matraqués. Leur meilleure protection désormais, c’est nous », annonce un militant. Juste à côté, des jeunes grattent une guitare en enchaînant les bières et en tirant sur un joint.

« Les lieux publics ne peuvent pas être privatisés »

Chaque matin, à l’aube, la police et la mairie font démonter les installations provisoires montées la veille sur la place « Les lieux publics ne peuvent pas être privatisés par mesure de sécurité, quelles que soient les intentions », estime Anne Hidalgo, la maire PS de Paris.

Après Paris, le mouvement « Nuit debout » s’est étendu à une vingtaine de villes en France, dont Lyon, Marseille, Toulouse, Strasbourg. Ces rassemblements ressemblent au mouvement des « Indignés » de 2011 et 2012 qui n’avait pas rencontré un grand succès en France, contrairement à l’Espagne, où il a servi de terreau au parti de gauche radicale Podemos. La place de la République va-t-elle devenir une Puerta del Sol à la française, comme à Madrid il y a cinq ans ? En tout cas, les participants à la « Nuit debout » bousculent les partis politiques traditionnels. « Jean-Luc Mélenchon a tenté de se réapproprier le mouvement. Il a été refoulé. Il voulait nous donner des conseils, mais nous refusons toute récupération », commente Guillaume, un technicien de 32 ans, fidèle au poste depuis jeudi.

Source : Social | Nuit debout : ils rêvent d’un nouveau jour