20160517 – Sexualité : Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu

On a bien répété aux femmes que leur sexe était sale. Elles en déduisent donc que le cunnilingus est une faveur, voire un sacrifice… alors même que la majorité des hommes le pratiquent pour leur plaisir.

Il est loin le temps où le cunnilingus passait pour une pratique élitiste ou subversive ! Plébiscité par les Français, l’embras(s)ement du sexe féminin compte pas moins de 87 % d’adeptes selon les manifestants, 73 % selon la police – deux scores de république bananière. Ou de république ostréicole.

Recevoir un cunnilingus demande une certaine confiance. Or, comme chacun sait en cette période de prolifération des complexes, la confiance ne coule pas de source. Il est normal d’être gênée : comment ne pas intérioriser des millénaires d’associations douteuses entre vulve et moiteur, maladie, mauvaises odeurs et putréfaction ?

Normal d’être gênée aussi, quand il s’agit de montrer une partie du corps qui normalement ne se voit pas, et ce, sans pour autant se faire accuser de pruderie. Hors de toute sacralisation du sexe, ce sont des questions qu’on se pose en allant chez le dentiste, ou quand le docteur fouine nos oreilles – ce petit doute quant à des points anatomiques échappant à notre contrôle, voire à notre connaissance. A ce titre, pour recevoir un cunnilingus, les complexées trouveront intéressant de s’habituer à regarder leur sexe, avec un miroir. Si la pression est due à l’inconnu, vous pouvez faire connaissance.

Couleurs et variations

Contrairement à la vulve médiatique qui se duplique sur un même moule, la vulve humaine se déploie en toutes les couleurs et variations. Tant que vous n’avez pas d’écailles qui poussent autour du clitoris, tout roule. Et s’il faut aborder les angoisses les plus fréquentes : il est parfaitement répandu d’avoir des petites lèvres qui dépassent des grandes, et parfaitement banal d’avoir une petite lèvre plus grosse que l’autre. Votre partenaire ne sera pas surpris. Dans le cas contraire, il est puceau (et il regarde trop la télévision) – pensez donc à lui indiquer la position de votre clitoris grâce à des panneaux indicateurs en néon.

Pour recevoir un cunnilingus, beaucoup de femmes se sentent dans l’obligation de se préparer – non seulement avec une douche mais à coups de bandes dépilatoires. Chacune fait comme elle veut, mais on peut déceler là une forme d’autocensure : en estimant par avance qu’aucun homme n’aime les poils, les femmes alimentent une culture où leurs amants perdent l’habitude de se confronter aux buissons velus. Or, le cunnilingus n’est pas synonyme de pubis glabre sous prétexte qu’il faudrait mieux voir. La langue n’a pas d’œil. Certains hommes préfèrent sincèrement la version poilue, qui offre des sensations particulières et d’intéressants jeux de texture. Et de toute façon, l’éventuelle préférence masculine n’est pas parole d’évangile : c’est vous qui décidez. Le cunnilingus est censé vous procurer du plaisir. Si la préparation vous plonge en plein malaise et qu’elle vous fait mal, sortez plutôt le jeu de Scrabble.

Frais de participation

Nous avons déjà abordé cette question pour la fellation : nos partenaires ne sont pas télépathes. Nous sommes donc chargées, soit de leur confier notre manuel d’utilisation, soit de miser sur une compatibilité tombée du ciel, soit d’accepter la déception. Offrir le guide du cunnilingus pour les nuls est inutile : il ne s’agit pas pour le partenaire d’apprendre à prodiguer des caresses à toutes les femmes, ou à une femme moyenne. Il s’agit de se spécialiser. Ce que préfèrent les autres femmes, on s’en fiche.

Cet enseignement ne passe pas forcément par les mots : vous pouvez filer un coup de main (en écartant les grandes lèvres pour faciliter l’accès au lieu du crime, par exemple). Vous pouvez participer, montrer comment vous vous masturbez. A ce titre, il serait crucial d’introduire une nuance dans le débat bucco-génital public. On parle du cunnilingus générique alors que cette pratique existe, pour les femmes, en version passive ou active. Parfois l’ambiance est à la détente, parfois à la passion. Nous ne sommes pas toujours des étoiles de mer face aux langues de nos partenaires…

Le paradoxe du mec bien

L’enfer, pavé de bonnes intentions : vous connaissez la musique. Ici, nous affrontons le problème de la gratitude. Les femmes ont en effet tendance à se montrer extra-reconnaissantes dès qu’un homme bouge un orteil – qu’il s’agisse de faire la vaisselle ou d’honorer notre bouton de rose. On nous a bien répété que notre vulve était sale. Nous en déduisons donc, plus ou moins consciemment, que le cunnilingus est une faveur, voire un sacrifice, comme s’il s’agissait pour notre partenaire de partir au feu… alors même que la majorité des hommes le pratiquent pour leur plaisir.

Ce raisonnement est le pire ennemi de la réceptrice parce qu’il la met sous pression : déjà que monsieur se donne un mal de chien, on essaie d’abréger ses souffrances. Quitte à ne jamais atteindre l’orgasme. Recevoir un cunnilingus avec grâce consiste pourtant à le recevoir dans la longueur, sans culpabiliser parce que ce serait trop demander – dix ou vingt minutes, ce n’est pas trop demander. Les hommes qui descendent en eaux profondes le savent. Cette timidité, qui joue contre notre plaisir, peut être rangée au placard.

La gratitude empêche en outre de formuler des critiques. Or, justement parce que les hommes aiment cette pratique, ils sont parfaitement aptes à entendre des suggestions et modifier leur routine – par ailleurs, en les protégeant, nous les infantilisons. Ils n’ont rien demandé, et n’ont aucune envie d’être infantilisés.

Autre conséquence de la gratitude excessive : elle prive les femmes de leur droit à ne pas aimer le cunnilingus. Lequel ne constitue ni la pratique ultime ni un Graal sexuel. Il existe mille raisons de ne pas aimer le cunnilingus – sans même s’en justifier. Certes, la langue offre des monceaux de douceur et de très commodes lubrifications, mais elle manque de précision. Elle manque également, parfois, de puissance et de vitesse, surtout en comparaison avec les doigts. On peut détester le contact visqueux de la langue.

Recevoir un cunnilingus implique donc de se demander honnêtement si on aime le cunnilingus. Ou si on aime le cunnilingus ce jour-là – quand on a ses règles, quand on pense à autre chose, ou quand c’est un mardi.

Fin de partie

Recevoir un cunnilingus inclut l’art délicat de savoir arrêter les frais : soit parce qu’on a joui, soit parce qu’on en a assez, soit parce qu’on voudrait passer à autre chose. Changer de position suffit le plus souvent − soyons honnêtes : votre partenaire a une crampe, il ne se vexera pas. Si votre amant est du genre à penser que tout cunnilingus doit aboutir à un orgasme (non), et que vous préférez vous épargner une conversation embêtante, simuler est une option. Pas forcément une bonne, mais une option quand même.

Rappelons enfin qu’on n’arrête pas forcément un cunnilingus pour passer à l’étape suivante, ou pire, à l’étape « supérieure ». Nous parlons d’une pratique à part entière, comme le baiser ou le bœuf bourguignon. La pénétration vaginale n’est pas le prix à payer pour un cunnilingus. Lequel n’est pas un passage obligé, quand on voudrait être pénétrée tout de suite.

Car enfin, on ne reçoit pas un cunnilingus comme un amuse-bouche : on ne peut pas honorer cette attention tout en l’appelant « préliminaire » − un mot qui induit une hiérarchie des pratiques sexuelles. Le meilleur moyen de rendre grâce à ce baiser est de le prendre au sérieux. Comme cœur du sujet, certainement pas comme accessoire.

Retrouvez chaque dimanche matin la chronique sexualité de Maïa Mazaurette dans La Matinale.

  • Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde

Source : Le plaisir féminin, à bouche que veux-tu

20160513 –  Sexy Voices burlesque show thrusts sex, disability into spotlight

Performer Jessie Saunders poses for a photograph before rehearsal for an ensemble burlesque cabaret show, in Vancouver, B.C., on Tuesday May 10, 2016. Saunders gives a funny, frustrated retelling of how she is overlooked by men and then begins a burlesque strip routine, dancing with her chair in the show called « Sexy Voices ». A group of performers who have disabilities will bare their hearts and bodies in a new burlesque cabaret for a topic that goes underexposed. THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck

Talking about sex can be awkward for anyone, but some people with disabilities say expressing their most intimate needs can often feel insurmountable.

To challenge the taboo, a group of performers who have disabilities will bare their hearts and bodies in a new burlesque cabaret that includes a wheelchair striptease.

The show weaves together comedy, sequins and silk gowns to dress up a topic that those involved say goes underexposed.

« We have a libido like everybody else, » said Andrew Vallance, 35, who will host the show that opens this week in Vancouver.

« But there’s a whole load of prejudice and institutional barriers that prevent us from expressing our sexualities. It’s about time we knocked those barriers down. »

The show, titled « Sexy Voices, » runs for three days starting Thursday. It will fearlessly thrust sex and disability into the limelight, said managing artistic director Rena Cohen, with the non-profit Realwheels Theatre company.

It’s not physical, but attitudinal barriers that are the greatest challenges for people with disabilities, Cohen said.

The community-based performance will push boundaries through a series of vignettes by people from their 20s to 70s who self-identify as living with a disability.

Along with being entertained, Cohen hopes audiences will acknowledge that many people with disabilities are denied sexual identities, ranging from overt stigma to incidentally not being perceived as having the capacity for intimacy.

« People just assume that somebody who is perhaps a wheelchair user doesn’t have a functionality with regards to sexuality, » Cohen said.

« That’s often not the case. Sexuality is just as important to those who live with disabilities as anybody else. »

The stories on stage will range from racy and sexually explicit to quite sweet, said director Rachel Peake. The goal is to portray people with disabilities as three-dimensional through the illumination of their sex lives, she said.

In one number, a woman who is quadriplegic gives a funny, frustrated retelling of how she is overlooked by men. She then busts out in a burlesque routine, stripping down to a corset while dancing with her chair, said Peake.

« She’s a very strong woman, very fit, she’s able to cover a lot of ground. Obviously there are certain restrictions, » Peake said. « She’ll get some momentum going with the chair, and then she can free up her hand to pull something off and throw it. »

Another piece involves a performer reciting a love letter to her accessibility devices.

« Which tend to be the best kinky toys that have ever been made, basically, » Peake said. « We (use) shadow play and a bit of humour. »

While some performances air on the outrageous, others are aimed at evoking outrage. Audiences will hear how a woman in a wheelchair was once complimented by being told, « You’re too pretty to be in a wheelchair. »

« You can’t come to the show and not face your own biases, prejudices, blocks, » Peake said.

Vallance, who has cerebral palsy, said he grew up crushing on gorgeous, talented women like other teens. But his disability created an unspoken sexual frustration that at times led to anger, or crying out in his sleep.

As he was empowered to understand the problem, he developed solutions, he said.

« We’re seen as asexual people. And sometimes we’re even punished for expressing our sexuality, » he said.

« People don’t want to think about people with disabilities reproducing. They don’t want to think about us having kids. »

He hopes the cabaret will stir people toward embracing conversations about people with disabilities having sex for families and for pleasure.

« Three performances will not completely destroy systemic prejudices, » he said. « But it will help. If only just a little bit. »

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Source : Sexy Voices burlesque show thrusts sex, disability into spotlight

20160512 – News : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

Atlantico : Quelles peuvent être les conséquences de cette addiction des parents aux smartphones sur leurs enfants (manque de sociabilité, d’interaction parent-enfant, addiction au smartphone, illettrisme etc…) ?

Dan Véléa : La grande majorité des utilisateurs de smartphone ou d’Internet s’en servent beaucoup trop ou de la mauvaise façon, ce qui peut conduire à une addiction. Cela induit chez des parents une déconnexion, avec comme conséquence un retard de développement ou un mimétisme chez les jeunes enfants. C’est-à-dire qu’ils vont forcément imiter ce que leur père ou leur mère fait sur son smartphone ou sur sa tablette et sa façon de communiquer. Un enfant avec qui on ne dialogue pas de manière saine va manquer de liens avec ses parents, sera en retard dans l’élaboration d’une conversation.

Il sera lui-même à l’écart de ses camarades car il n’aura pas acquis les outils pour maintenir une conversation et les rudiments de l’expression. Il discutera bien souvent de la même manière qu’il le fait par sms, avec des réponses brèves et peu construites.

Comment expliquer ce phénomène d’addiction aux smartphones des parents au détriment de l’éducation des enfants ?

C’est un phénomène très simple dans la mesure où, dans la société actuelle, la plupart de nos communications se font forcément via un outil électronique comme le sms ou le mail. Le rejet de la frustration, de l’ennui et de l’attente pousse à donner une réponse immédiate à son interlocuteur, que l’on se trouve dans les transports ou même dans un repas de famille par exemple. Dans ce dernier cas, la discussion est bien souvent coupée net lorsqu’une notification comme Facebook, Twitter s’affiche. Certains sont complètement déconnectés de la réalité et de leur rapport à l’autre, à ceux qui leur font face. Une société hyper connectée nous coupe des liens réels et remplace la simplicité d’une discussion, d’un tête-à-tête, par une discussion par sms. C’est le cas dans de nombreuses familles, où tout les membres, parents comme enfants, ont souvent le nez dans leur écran et communiquent donc très peu.

Est-ce que ce phénomène d’addictions aux smartphones au détriment de l’éducation des enfants se multiplie ?

Les jeunes parents sont les plus concernés par la peur de perdre leurs copains, leurs amis, le groupe auquel ils appartiennent lorsqu’ils ne sont pas connectés. Le fait de ne pas pouvoir se brancher et de communiquer va créer quelque chose de terrible chez eux. Ils peuvent mettre de coté leurs enfants et leur famille car ils auront perdu leur liberté d’agir sans se connecter. Et ce mimétisme des enfants, comme mentionné plus tôt, les pousse à imiter les comportements sur-connectés de leurs parents, ce qui fait qu’ils risquent à leur tour, de transmettre cela à leurs enfants.

Les déclinaisons de cette forme d’addictions des parents (addiction à l’ordinateur, jeux vidéo, etc) sont-elles similaires ?

C’est exactement le même phénomène chez une personne passant beaucoup trop de temps devant l’ordinateur ou devant un jeu vidéo par exemple. Un “no life” aura tendance à être totalement enfermé dans son univers et déconnecté de la réalité, de son rapport à la famille et à ses enfants.

Comment faire pour recréer un lien sain et bénéfique entre ces parents drogués aux smartphones et ces enfants qui risquent de ne pas être habitués à la vie en société ?

Bien souvent, un parent souhaitant consulter un spécialiste à cause de la surexposition de son enfant à un écran pourra prendre conscience qu’il est en lui-même la cause, et il s’agira de le responsabiliser.

Le parent doit se remettre en question car il doit prendre conscience que c’est bien son enfant et non pas lui qui risque de pâtir de cette surexposition aux smartphones. Un enfant a besoin d’échanges, d’un mode de communication normal avec l’adulte pour bien grandir et se développer sainement.

Propos recueillis par Thomas Gorriz

Source : Ces parents accros aux smartphones qui engendrent sans s’en rendre compte une génération d’enfants incapables de tenir une vraie conversation | Atlantico.fr

20160512 – News : Les parents s’inquiètent de ce que font les enfants en leur absence

Grâce à une enquête* de l’Institut Wakefield Research, on en sait un peu plus sur ce que les adultes pensent que leurs bambins font quand ils sont absents…

L’institut de recherches Wakefield Research a mené une vaste enquête auprès de parents américains et français, sur la façon dont ils imaginent leurs enfants dès qu’ils ont le dos tourné. Sans surprise, 80 % des parents pensent que leur enfant fait quelque chose d’interdit pendant leur absence. Dans le détail, la moitié d’entre eux ont déclaré qu’ils en profitaient pour manger des bonbons à gogo et qu’ils devaient regarder la télévision non-stop, voire même qu’ils sautaient sur les meubles ! L’étude met en lumière la forte culpabilité des parents à être loin de la maison quand ils travaillent, notamment le fait qu’ils ont l’impression de rater des moments importants de la vie de leurs bambins. En effet, les parents ont indiqué être vraiment en quête de moments uniques avec leurs bambins, comme leur lire des histoires, les accompagner dans leurs projets artistiques, jouer avec eux et veiller à leur sommeil. On apprend également qu’ils sont nombreux à vouloir être en contact dans la journée avec leurs enfants (70 %). Ils pensent que cela renforcerait le lien familial, notamment s’ils pouvaient suivre leurs activités et échanger avec eux pour se rassurer. Toutes ces raisons expliquent l’émergence de nouveaux produits high tech permettant d’interagir à distance avec les enfants, tels que la Logi Circle de Logitech, une caméra intelligente qui permet d’être là, tout en étant loin. Les parents n’ont plus qu’à télécharger une application sur leur téléphone mobile pour suivre en temps réel ce qui se passe à la maison. Fini la télévision allumée toute l’après-midi ou les goûters interminables, les parents peuvent intervenir comme s’ils étaient là ! Le marché des gadgets de surveillance à distance ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années. En France, on se souvient de l’arrivée de « Ma petite balise », en 2014, qui avait créé la polémique. Il s’agit d’un GPS intégré dans la parka de l’enfant ou à glisser dans son cartable, pour savoir s’il est bien arrivé à l’école. La société Netatmo a lancé, en 2015, une caméra de reconnaissance de visages à poser dans son intérieur, près de la porte d’entrée. Elle permet aux parents de recevoir un message dès que leur bambin rentre de cours et s’est fait identifier par la caméra. Rassurant ou inquiétant ? Les psychologues avertissent de l’effet paradoxal de ce genre d’outil pour l’enfant. Une façon de lui dire qu’on est omniprésent, à l’heure où on est censé le laisser s’éloigner et prendre son autonomie…

* enquête menée en France auprès de 501 parents d’enfants âgés de 7 ans et moins, et aux Etats-Unis auprès de 501 parents d’enfants âgés de 7 ans et moins

Source : étude de l’Institut Wakefield Research

Source : Les parents s’inquiètent de ce que font les enfants en leur absence

20160424 – 7 problèmes auxquels sont confrontés tous les couples, selon les thérapeutes

VIE DE COUPLE – Au tout début d’une relation, il est facile d’aimer l’autre. On est encore très curieux de l’autre et le couple se construit chaque jour.

Mais à un moment, c’est inévitable, des obstacles viennent tester notre amour.

Des thérapeutes de couples évoquent ci-dessous sept obstacles majeurs que chaque couple doit affronter, et nous donnent quelques conseils pour les surmonter.

1. Il ou elle ne pourra pas assumer tous les rôles

On attend beaucoup de lui ou d’elle: qu’il ou elle soit notre âme sœur, notre meilleur-e ami-e, notre partenaire sexuel-le, notre binôme parental, qu’il ou elle nous offre un œil critique, nous conseille sur nos finances et notre carrière. Mais la vérité, c’est qu’il est presque impossible pour un être humain de remplir toutes ces fonctions, selon Angela Skurtu, thérapeute basée à St. Louis.

“Différentes personnes peuvent répondre à ces besoins, y compris vous-même”, précise-t-elle. “Si vous êtes extraverti-e et marié-e à un-e introverti-e, par exemple, il y a des chances que vous ayez besoin de quelques amis en plus de votre compagnon ou de votre compagne. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas sortir ensemble mais qu’il vous faut trouver une autre façon de satisfaire votre besoin d’extraversion.”

2. Votre téléphone s’immiscera dans votre relation de couple

Au début d’une relation, votre téléphone est un intermédiaire bienvenu: vous vous écrivez des textos toute la nuit, et vous vous envoyez des emojis trop mignons avec des cœurs pendant la journée. Mais plus le temps passe, plus votre smartphone peut perturber la communication, explique Andrea Wachter, une psychothérapeute installée en Californie du Nord.

“Dans une culture où tout va très vite et où l’on est toujours connecté, il est très facile de perdre la connexion que l’on entretenait avec l’autre aux débuts de la relation”, ajoute-t-elle.

Pour montrer à votre compagnon ou votre compagne que les moments en tête-à-tête sont plus importants à vos yeux que le temps passé devant l’écran, faîtes-lui la surprise de ranger votre téléphone et proposez-lui une conversation déconnectée.

“Concentrez-vous vraiment sur ce qu’il ou elle a à dire”, conseille-t-elle. “Rappelez-vous que si ce qu’il ou elle dit est suffisamment important pour qu’il ou elle vous en parle, cela mérite votre attention la plus complète.”

3. Ça ne sera pas toujours génial au lit

Préparez-vous à des parties de jambes en l’air un peu ternes à un certain stade de votre relation: changements liés au désir, emplois du temps incompatibles ou calendrier trop chargé, il est normal que la vie sexuelle soit reléguée au second plan au bout d’un moment. Pour surmonter cette dépression dans la sphère intime, le Dr Wachter conseille aux couples de se concentrer sur le toucher, même si cela ne mène pas forcément à des ébats torrides.

Selon elle, “le manque d’intimité traduit souvent la présence de problèmes plus graves. Les couples doivent arrêter de considérer l’amour physique comme l’objectif ultime et approcher les choses de manière plus simple, en se prenant la main, en s’embrassant ou en se faisant des massages. Plus vous traitez l’autre comme un ami que vous prenez le temps de connaître sous tous ses aspects, plus il y a de chances de raviver la flamme entre vous.”

4. Vous ne réussirez pas à remplir tous vos #objectifscouples.

Vous vous êtes sûrement lancé-e dans cette relation avec plein d’idées préconçues sur l’amour: vous pensiez ne jamais passer trois nuits séparés l’un de l’autre, comme vos parents, ou vous espériez connaître sur le bout des doigts le langage amoureux de l’autre.

Même le fait d’avoir des objectifs dans sa relation est une bonne chose, il est aussi probable que certains d’entres eux ne puissent être remplis, selon Laurel Steinberg, sexologue, spécialiste des relations amoureuses et professeur adjointe en psychologie à l’université de Columbia.

Mais voyez le bon côté des choses: sur quelques points, il est probable que votre relation dépasse certaines de vos attentes. “Il faut juste que vos attentes restent du côté du désir et non du besoin”, conseille-t-elle.

5. Il ou elle ne se débarrassera pas de ses mauvaises habitudes.

Vous avez pété un plomb la première fois où elle a passé la nuit chez vous et laissé des cheveux dans la douche. Dans un monde idéal, vous lui feriez poliment la remarque une ou deux fois et elle rectifierait le tir sans tarder. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal. Aimer votre compagnon ou votre compagne, c’est aussi accepter ses mauvaises habitudes, selon Stephanie Buehler, psychologue et sexologue en Californie du Sud. Pour illustrer ses propos, elle utilise un exemple tiré de sa vie personnelle:

« Mon mari, à qui j’ai dit oui il y a trente ans, mange souvent une banane le matin et jette la peau dans l’évier. Il a beau m’avoir entrainée à mettre mes sachets de thé usés dans la poubelle et pas dans l’évier parce que ça le rendait fou, il fait la même chose avec sa peau de banane. C’est là qu’intervient l’amour, tout comme la compassion. Cela doit être difficile pour mon mari de se rappeler de mettre sa peau à la poubelle. J’ai de la compassion pour lui. Je l’aime. Je continue donc de le lui rappeler mais je m’occupe aussi de la peau de banane pour lui. C’est aussi ça, le mariage. »

6. Les problèmes d’argent s’immisceront entre vous

Les Beatles avaient tort quand ils chantaient “All you need is love”. On doit aussi être capable de naviguer sur les eaux tumultueuses des finances du couple, indiqueAmanda Deverich, spécialiste du mariage et de la famille, basée à Williamsburg, en Virginie.

“De ce que j’ai vu, les angoisses liées à l’argent sont l’une des causes principales de la dépression chez les hommes, et la dépression entraîne souvent un éloignement dans le couple tout en rendant les choses plus difficiles à résoudre. »

Pour contrer les facteurs de stress liés à l’argent, faites face aux problèmes ensemble et résolvez-les au fur et à mesure, suggère-t-elle. “Si vous ne le faites pas, l’un de vous deux deviendra responsable des finances, et le déséquilibre engendré par cet état de fait entraînera lui-même rancœur et distance.”

7. La monogamie sera parfois source de tensions

Rester fidèle est difficile. Vous vous sentirez inévitablement attiré-e par d’autres personnes, vous vous demanderez si vous avez bien fait de vous engager avec un seul homme ou une seule femme, et il est assez probable que l’un d’entre vous, voire les deux, soit tenté-e par une aventure romantique ou sexuelle. L’infidélité est moins rare que l’on ne croît, indique le Dr Buehler.

Cependant, il est important de se souvenir que la monogamie, même si elle est difficile, en vaut vraiment la peine. A condition que ce soit ce que vous voulez tous deux.

“Parlez-en franchement, parce que c’est un choix restrictif et probablement contre nature”, conclut le Dr Buehler. “Mais se rendre au travail en voiture tous les matins est aussi peu naturel, et pourtant nous le faisons quand même parce que, comme la monogamie, ça a ses avantages.”

Ce blog, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Laura Pertuy pour Fast for Word.

Source : 7 problèmes auxquels sont confrontés tous les couples, selon les thérapeutes

20160424 – Les moments qu’on aime en tant que parents 

#SuperNanny : Les enfants ont beau jouer parfois les garnements, être parent réserve de belles choses. La preuve avec ces 5 moments de bonheur que vivent tous les parents avec leur progéniture.

 

Ils mettent nos nerfs à l’épreuve, ne nous écoutent pas toujours, font des bêtises à n’en plus finir et se roulent par terre quand quelque chose ne leur plaît pas. Mais même si parfois on doit faire appel à Super Nanny – dont le nouvel épisode est diffusé ce soir à 20h55 sur NT1 – pour régler certains problèmes au sein de sa famille, être parent apporte son lot de petits bonheurs quotidiens. La preuve avec ces cinq exemples qui illuminent la vie des papas et mamans.

 1/ Les moments de tendresse

Malgré les crises et les larmes, impossible de ne pas fondre lors du câlin du soir au moment du coucher. Et même lors de tous les câlins avec nos petits bouts ! Des moments plein de tendresse qui font surgir une vraie bouffée d’amour en nous.

Super Nanny

 2/ Les premières fois

Le premier sourire, le premier mot, les premiers pas, le premier jour d’école… On pourrait continuer comme ça encore longtemps ! Car oui, dès que le rejeton franchit une nouvelle étape, on ne peut s’empêcher d’être ému et fier à la fois. Voir grandir son petit, ça n’a pas de prix, même si on se prend un petit coup de vieux à chaque fois !

Super Nanny

3/Le retour en enfance

Vous aimez jouer à des jeux d’enfants, regarder des dessins animés bien calés sur le canapé, jouer à cache-cache ou aller au cirque, mais vous n’osez pas le faire tout seul ? Avec votre enfant, vous pourrez faire tout ça et retomber en enfance sans problème ! Le tout en partageantun moment privilégié avec votre progéniture. Que demander de plus ?

Super Nanny

 4/ Lorsqu’ils se débrouillent seuls

Voilà un des points qui donnent vraiment le sourire : le moment où les enfants arrivent à se débrouiller seuls et où on n’a plus besoin d’être derrière eux tout le temps. Regarder sa progéniture tout faire comme un (e) grand (e) donne le sourire et permet de souffler un peu. Que du bonheur en somme.

Super Nanny

5/ Lorsqu’ils partent chez les grands-parents

On a beau les aimer plus fort que tout et être prêts à tout pour qu’ils soient bien et qu’ils ne manquent de rien, on a parfois besoin de se retrouver en amoureux. C’est donc un vrai bonheur parfois de les voir partir passer quelques jours chez les grands-parents ! Une liberté retrouvée qui n’enlèvera pas le manque qu’on ressent loin de nos petits bouts !

Source : Les moments qu’on aime en tant que parents – Super Nanny – NT1

20160424 – News / Social :Après 40 ans, il ne faudrait travailler qu’à temps partiel, assurent des chercheurs – L’Express

Si travailler moins peut accroître le risque de dépression, travailler plus aurait un impact négatif sur les capacités cognitives des salariés, soulignent des chercheurs australiens.

Le travail, ce n’est pas toujours la santé. Surtout après avoir dépassé la quarantaine. Des chercheurs australiens du Melbourne Institute of Applied Economic and Social Researchont découvert que pour les salariés de plus de 40 ans, travailler au-delà de 25 heures par semaine a un impact négatif sur leurs capacités cognitives.

« Travailler est à double tranchant. D’un côté, cela peut stimuler l’activité cérébrale mais de l’autre, travailler de longues heures peut entraîner de la fatigue et du stress, ce qui peut endommager certaines zones du cerveau responsables de la mémorisation, de l’apprentissage, du langage ou encore du raisonnement », expliquent les auteurs de l’étude publiée dans le Melbourne Institute Worker Paper.

Le résultat de cette étude met à mal la logique développée par de nombreux pays, dont la France, qui, face à la dette de leur système de retraite, prolongent la durée de cotisation, donc de travail des salariés, avant que ceux-ci ne puissent bénéficier d’une pension à taux plein. Un mode raisonnement qui ne serait pas bon pour tout le monde, assurent les scientifiques.

Mais attention: prendre sa retraite de façon anticipée non plus, explique le Huffington Post. En effet, dans ce dernier cas, une hausse des dépressions cliniques pouvant aller jusqu’à 40% a été constatée dans un rapport rendu par The Institute of Economic Affairs. Le travail à temps partiel serait donc un bon compromis.

Source : Après 40 ans, il ne faudrait travailler qu’à temps partiel, assurent des chercheurs – L’Express

20160420 – News :  «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

Par Anastasia Vécrin 18 avril 2016  pour Libération

De l’Antiquité à nos jours, le philologue Jean-Claude Bologne raconte les différentes formes d’alliances existant en dehors du mariage. Couples libres et concubinages ont toujours existé, et progressent face à une institution matrimoniale en crise.

Il semble loin, le cliché éculé du patron qui se met en couple avec sa secrétaire. L’hypergamie féminine – propension des individus à former des couples au sein desquels la femme se trouve en infériorité par rapport à l’homme – recule, selon une étude de l’Ined, publiée la semaine dernière. La vie de couple demeure cependant le modèle dominant malgré une population mariée désormais minoritaire. D’où vient cette aspiration à former une paire ? Dans Histoire du couple(éditions Perrin), Jean-Claude Bologne, philologue et romancier, s’est intéressé aux couples formés hors mariage, de l’Antiquité à nos jours. Concubinages, unions libres et couples homosexuels ont toujours existé.

Vous avez choisi d’étudier l’histoire du couple en dehors du prisme du mariage, qu’est-ce qui définit selon vous un couple ?

Le couple est un objet difficile à cerner parce que ce sont les individus qui le forment qui le décrètent, il ne se définit pas de l’extérieur. Les données sont en plus très rares car c’est le mariage qui a laissé des traces historiques. A partir de quel moment un couple est un couple ? C’est extrêmement subjectif, depuis deux adolescents qui se donnent leur premier baiser jusqu’au couple marié, les critères sont complètement différents. Le sociologue Jean-Claude Kaufmann proposait de considérer la lessive commune comme un signe de formation du couple parce que mélanger son linge est un signe fort d’intimité. Mais la vie commune ne fait pas forcément le couple : Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre en ont donné la preuve. Les couples non cohabitants concernent aujourd’hui 1 314 000 personnes en France. Ce sont des couples non mariés qui se voient deux ou trois fois par semaine ou plus ou moins, qui ont chacun leur appartement. Au XVIIIe siècle, dans la haute aristocratie, les hôtels avaient des appartements séparés, et parfois, l’un des deux vivait à la cour et l’autre à la campagne. Mais ils étaient mariés. Longtemps, on a cru que madame de La Fayette était veuve, avant de lui découvrir un mari vivant paisiblement dans son château d’Auvergne.

Avons-nous toujours vécu en couple ?

On observe quelques rares endroits où le couple n’est pas la règle, mais ils sont souvent mythiques ou projetés sur des peuples lointains et barbares. En Asie mineure, les Amazones auraient vécu entre elles et formé un couple temporaire pour avoir des enfants. Elles repartaient ensuite vivre entre elles. Mais ce type d’exemple est rare. L’examen des fonds de cabane a suggéré que la cellule familiale réduite était privilégiée dès la préhistoire. Et dès lors qu’il y a écriture, le couple existe presque partout. Le mariage constitue l’acte fondateur des sociétés occidentales quand le premier roi l’institue : Romulus à Rome, Cécrops à Athènes, Ménès en Egypte… Par le mariage, la transmission du patrimoine est rendue possible. Cette nécessité fait que le modèle matrimonial s’impose. Les autres types de couple se définissent donc au départ dans les marges du mariage : concubinages, unions entre esclaves, couples homosexuels… Pourtant, en observant la diversité des alliances possibles à travers les époques, on se rend compte que le couple dépasse largement le mariage, depuis toujours et dans toutes les cultures anciennes. Dans l’Athènes antique, il est parfois difficile de définir le statut d’un couple, et des procès sont intentés pour contester un héritage. Selon les sources, Aspasie, compagne de Périclès, a été considérée comme son épouse, sa concubine ou une courtisane !

Comment les couples non mariés sont-ils perçus selon les époques ?

Dans l’Antiquité, les choses sont très codifiées et la société les accepte dès lors qu’ils entrent dans les cases. A Rome, par exemple, une dizaine d’unions différentes sont possibles, le plus souvent selon les classes sociales : on ne peut pas proposer le même type d’union à une femme libre, à une esclave ou à une affranchie… Au Moyen-Age, en revanche, le mariage est la seule forme de couple reconnue par l’Eglise, ce qui rejette dans l’illégalité les autres couples. Pourtant, les dénonciations pour concubinage sont la preuve que la pratique existe. L’ensemble de la communauté est concernée puisque le péché de l’un est susceptible d’allumer la colère divine contre ceux qui l’ont toléré. La dénonciation est dès lors un devoir. Mais cela ne fait pas pour autant régresser le concubinage.

Selon les zones géographiques, les autorités ne traitent pas la chose de la même façon. Dans le nord de l’Europe, le concubinage est considéré comme un mariage après un certain nombre d’années ; dans le sud, l’autorité civile définit un véritable concubinage par contrat devant notaire, ce qui permet de régler les successions, la cohabitation, comme la barraganía en Espagne. Mais il est bien précisé que l’Eglise ne peut y voir un véritable mariage et qu’une sanction religieuse est possible. On trouve de tels contrats en Espagne, dans le sud de la France, en Italie… A Bonifacio, en 1287, l’un d’eux définit ainsi la cohabitation, l’entretien, les soins et l’amour pour six ans !

Aujourd’hui, notre vision du couple est encore très marquée par l’héritage chrétien…

En effet, le modèle de l’amour unique perdure et reste majoritaire, même s’il ne s’agit plus de couples éternels. La fidélité reste un idéal fort. Dans l’Antiquité, au contraire, les liaisons hors mariage étaient admises pour les hommes, c’est la morale chrétienne qui a étendu la condamnation aux hommes. La réprobation morale est toujours attachée aujourd’hui aux deux sexes. Et surtout, la volonté de régler la vie de couple nous vient du christianisme, qui interdisait le divorce et qui a dû se pencher sur les difficultés de la vie commune lorsque le couple ne s’entendait plus. Jamais il ne fut écrit autant de pages sur la vie de couple et, paradoxalement, par des célibataires. La conséquence la plus durable fut d’inscrire dans les mentalités que le couple ne pouvait se vivre qu’au sein du mariage. Le modèle occidental, hétérosexuel et conjugal en est hérité.

Vous soulignez que l’amour concernait plus le couple que le mariage…

Pendant très longtemps, l’amour était considéré comme le trublion du mariage, car il était conclu par les parents. L’autorité passait du père au mari et si la fille tombait amoureuse, cela pouvait détruire les projets d’alliance, politiques ou économiques. L’amour concernait plutôt les autres formes de couples : le concubinage, l’amour libre, des unions légales facilement dissoutes lorsqu’une vraie union se présentait. Charlemagne, par exemple, a vécu en couple avec neuf femmes successives. La première lui avait été donnée par son père, il s’agissait de donner à l’adolescent une épouse de rang inférieur pour apaiser ses sens avant qu’il prenne une femme de sa condition. Lorsqu’il est en âge de se marier, une princesse lombarde qui se révèle stérile lui est alors donnée. L’union est rompue, une autre épouse entre alors en scène qui lui donnera quatre enfants. Une fois la descendance assurée, Charlemagne prend des concubines pour ne pas multiplier les héritages et diviser l’empire outre mesure.

Selon vous, la sexualité a toujours été un moyen dans le couple, que voulez-vous dire ?

La sexualité n’a jamais été définie comme le but premier du mariage. Mais elle a toujours été nécessaire pour l’accomplissement des buts qu’on lui fixait. S’il s’agit de transmettre son patrimoine, il faut des héritiers. A l’époque chrétienne, le mariage comme sacrement devient le symbole de l’union entre Dieu et son Eglise, la sexualité est alors la manière de montrer que l’homme et la femme ne font qu’une seule chair et que l’union est indissoluble. Aujourd’hui, le mariage couronne l’amour, et la sexualité est perçue comme un moyen de le témoigner.

Comment expliquez-vous la persistance de l’aspiration à former un couple malgré l’évolution des mentalités ?

L’apprentissage de la vie sociale passe par le couple. C’est pourquoi le couple résiste malgré une culture qui privilégie l’individu et le développement personnel. Pour le sociologue François de Singly, le regard de l’autre, régulier, stable et exclusif, est aussi une façon de construire sa propre identité. Narcisse a besoin d’un miroir. Le couple engendre une image irremplaçable, confortée par la confiance et la connaissance réciproques. Des liaisons passagères, un changement de conjoint peuvent permettre le cas échéant de valider un changement ou de faire le point sur son identité, mais on a aussi besoin d’une référence constante.

Anastasia Vécrin

Source : (6) «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

 

Avis Pimpf :  Article intéressant sur l’évolution de la notion de couple mais à ma vision de la chose sans vouloir asséner à chaque fois une vérité, un dogme ou même une seule et unique vérité à suivre, après tout un couple c’est une relation entre deux personnes qui si elles sont suffisamment franche , et respectueuse entre elles peuvent le vivre comme elle le souhaitent du moment que les deux parties sont d’accord , les autres n’ont rien à voir avec cela. C’est du moins ma vision des choses ( la société et nos modes de vies par contre sont loin de nous pousser à cela je l’admets)

20160420 – News : Ce que transmettent les grands-parents « nouvelle génération »

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FAMILLE – Des graines de courges, le goût des tomates d’antan, la patience, et l’amour de la terre sont toutes les choses précieuses que l’aïeul de Martin Esposito

FAMILLE – Des graines de courges, le goût des tomates d’antan, la patience, et l’amour de la terre sont toutes les choses précieuses que l’aïeul de Martin Esposito lui transmet dans le film « Le Potager de mon Grand-père ».

Cette transmission « à l’ancienne », le réalisateur en fait l’éloge en filmant avec tendresse les conseils de son ancêtre. Ce dernier lui apprend les recettes dont il a héritées de son propre grand-père, ayant lui aussi hérité du sien. Ce documentaire a interrogé le HuffPost sur les savoirs désormais transmis aux petits-enfants par les grands-parents “nouvelle génération” nés aux alentours de 1950, celle qui succède à Vincent Esposito.

le potager de mon grand père

Vincent Esposito le grand-père de Martin heureux d’avoir récolté ce superbe cèpe

« Hyperactifs »

Pour comprendre ce qu’ils transmettent, il faut avant tout les comprendre. Recensés quinze millions en 2011 par l’Insee, les jeunes grands-parents sont relativement différents de leurs aînés.

“Ils ont leur propre vie et peuvent être « hyperactifs ». Après une vie de travail, ils ont une retraite active, avec des activités et des voyages. Certains en profitent même pour faire le tour du monde! Ils veulent continuer à jouer un rôle dans la société. Ça peut passer par un engagement associatif. D’autres sont divorcés et ont eux-mêmes des ados, une compagne ou un compagnon”, explique Claudine Attias-Donfut, sociologue, dans son livre Grands-parents, la famille à travers les générations. Un phénomène que l’on peut apercevoir rien qu’en les observant. Adieu les jupes de mémés des mamies collées au fourneaux, disparu le papi en charentaises, place à des femmes et des hommes connectés et dans l’air du temps.

Des valeurs et des souvenirs

Les séniors actuels délivrent surtout des petites choses à valeur symbolique, image de leur relation particulière avec leurs petits-enfants. Etant plus proches d’eux que leurs ancêtres, ces cadeaux ont une véritable valeur sentimentale.
« La transmission symbolique, se fait par exemple à partir de la conservation d’objets, souvent sans grande importance ni valeur mais auxquels on est très attaché. Dans la société de consommation qui est la nôtre, où les objets ne semblent avoir qu’une valeur marchande, on garde amoureusement le vieux fusil du grand-père, la petite bague de la grand-mère… » explique Martine Segalen au magazine Science Humaines.

Ces aïeuls nouvelle génération offrent également en héritage une façon de concevoir le monde, de profiter de la vie. Les valeurs, comme celles transmises d’antan, gardent aujourd’hui encore, malgré l’évolution de l’époque, une place primordiale comme en témoigne Charlotte.

« Ma grand-mère a vécu à Paris pendant plus d’une vingtaine d’années avant de suivre mon grand-père à Tours. Paris, « son Paris », « sa Tour Eiffel », « sa Seine », même si je vis en Ile-de-France depuis mes 3 ans, elle m’a fait redécouvrir ce que je connaissais. Me balader dans « notre Paris » est toujours très intense. J’apprécie encore plus la capitale quand elle m’en parle, quand elle me décrit les trajets qu’elle faisait, les endroits où elle avait ses habitudes. J’ai appris a aimer mon quotidien comme elle aimait le sien avant le quitter la ville. Dès que je passe dans la rue où elle a grandi, je m’empresse de lui faire une photo, je sais qu’elle aura les yeux brillants en la recevant » raconte au HuffPost la jeune étudiante.

Tous les témoignages reçus soulignent cet aspect là. Que ce soit « la droiture » du grand-père de Lauriane ou la « générosité » de Fatim-Zohra la grand-mère de Merwane chacun d’entre eux transmettent, parfois malgré eux, des valeurs, synonymes de repère.

Cure de jouvence

Mais cette nouvelle génération n’a qu’à bien se tenir. En recueillant de nombreux témoignages le HuffPost s’est aperçu que les grands-parents de la génération de Vincent Esposito s’amusaient à jouer avec les codes des nouvelles générations. A l’image des grands-parents de Julie qui s’éclatent avec elle sur Snapchat.

“L’année de mes 5 ans, mes parents ont décidé de changer de vie et de partir s’installer à 8000km de mes grands-parents… Je suis rentrée cette année pour faire mes études et je loge chez eux depuis septembre. Après avoir été séparés pendant des années je peux enfin profiter d’eux et une forte complicité s’est installée. Tous les soirs nous avons notre petite routine. Après avoir mangé on se pose sur le canapé devant une série et pendant la pub je les traumatise avec Snapchat. Tout le monde s’amuse à faire les photos avec les filtres et moi je m’amuse à le faire à mes grands-parents. Chien, tomate, extraterrestre… ils sont passés par tous les filtres !”, nous raconte la jeune femme.

grands parents

Julie et ses grands-parents

Une relation qui bouscule les codes habituels de la relation ancêtre/descendance. “Plus généralement, ce ne sont plus les aînés qui imposent les éléments de la transmission familiale selon un plan convenu d’avance, mais les jeunes générations qui vont puiser dans les familles ce qui leur convient pour tisser le lien familial qui leur convient. Une transmission à rebours en quelque sorte, dans laquelle, en tous les cas, la hiérarchie des générations disparaît…” souligne Martine Segalen dans une interview au magazine Sciences Humaines.

Une thèse que l’exemple de Sophie étaye parfaitement: “Lorsque j’étais petite, elle me disait “Si je te manque, regarde la lune et dis toi que moi aussi je peux la voir. Finalement tu te rendras compte que je ne suis pas si loin que ça”. L’été dernier je me suis fait tatouer un croissant de lune sur mon poignet, pour elle. Et lorsque je suis allée la voir à Noël, elle s’était fait faire le même, pour me faire une surprise. Avoir un matching tattoo avec sa mamie c’est assez cool quand même !”, témoigne-elle de sa relation avec sa grand-mère de 78 ans.

grand mère nouvelle génération

Sophie et sa grand-mère montrent leur tatouage

Un bel exemple qui montre que “grands-parents et petits-enfants sont passés d’une relation hiérarchique à une relation de coopération et de communication profonde.” comme le soutient Claudine Attias-Donfut. Ces deux générations cherchent à se comprendre et partager et il semble que, désormais, la transmission n’aille plus à sens unique.

 

 

Source : Ce que transmettent les grands-parents « nouvelle génération »

20160413 – News : Professeurs non remplacés: 200 écoles occupées en Seine-Saint-Denis

A l’initiative de plusieurs collectifs dont la FCPE, quelque 200 écoles primaires et maternelles de Seine-Saint-Denis ont été occupées mercredi matin pour dénoncer l’absence de professeurs remplaçants dans les écoles, en cas d’absence d’enseignants.

La mobilisation est « inédite ». Mercredi, pour protester contre les absences d’instituteurs non remplacés, des collectifs de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, où la FCPE est représentée, ont occupé près de 200 écoles primaires et maternelles dans 21 villes du département.

Selon leurs informations, 400 classes du primaire sur plus de 8.300 sont sans enseignant chaque jour dans le 93. Un chiffre invérifiable car « le ministère de l’Education nationale refuse de fournir des chiffres précis sur ces absences non remplacées », écrivent ces parents en colère dans un communiqué.

110 postes de remplaçants créés en septembre

Selon eux, « certains enfants n’ont pas eu classe pendant des semaines, certains – parfois les mêmes – ont connu une dizaine d »enseignants’ différents ». Ils réclament donc un « plan d’urgence », qui passerait par « le recrutement de candidats sur liste complémentaire du concours supplémentaire de l’académie de Créteil en 2015 », ainsi que par le doublement du nombre de places au concours supplémentaire de 2016.

Source : Professeurs non remplacés: 200 écoles occupées en Seine-Saint-Denis