20160509 –  Analyse  : S’il vous plaît, arrêtez de nous harasser avec «Game of Thrones» | Slate.fr

L’engouement autour de la série met en lumière son succès, mais aussi la pression sociale que la format peut exercer sur ceux qui ne la regardent pas.

L’engouement autour de la série met en lumière son succès, mais aussi la pression sociale que la format peut exercer sur ceux qui ne la regardent pas.

N’ayez crainte, cet article ne contient absolument aucun spoiler. Mais vraiment aucun.

Je n’ai jamais regardé Game of Thrones. J’ignore qui est Jon Snow, s’il est mort ou vivant, mais également tout ce qui pousse autant de royaumes à se battre pour le même trôneEt pourtant, à force de vous voir phagocyter les conversations, au travail ou lors de soirées entre amis, j’ai parfois l’étrange sentiment d’en connaître moi-même les moindres détails.

Lundi 25 avril, lors du retour de Game of Thrones pour une sixième saison (c’est la dernière, rassurez-moi?), je me suis retrouvé piégé dans votre tourbillon de live-tweets, de photos de groupe sur Instagram, d’extraits de génériques partagés sur Snapchat ou de commentaires sur Facebook. La semaine suivante, rebelote. Après la diffusion du second épisode, près de 100.000 tweets (oui, vous avez bien lu) floqués du hashtag#GameofThrones et avec la mention «Jon Snow» ont été recensés. Après le coup de la saison passée, je crains déjà le final.

Soyons clairs, je n’ai jamais rien demandé de tout cela. Vous, fans et fidèles de Game of Thrones, ne le faites peut-être pas exprès, mais on n’entend que vous. En observant, impuissant, vos discussions quotidiennes sur l’intrigue de la série –comme c’était déjà le cas lors de la diffusion des précédentes saisons de Game of Thrones ou du dernier volet de la saga Star Wars que je ne n’ai jamais regardé–, je me suis alors demandé si j’étais tout seul dans cette situation. Est-ce que je n’exagèrerais pas un peu?

Visiblement, non.

Heureusement, il existe des dizaines, voire des centaines d’autres séries qui valent le détour. J’en suis moi-même un grand amateur. Je n’ai juste jamais été intéressé par l’imaginaire de Game of Thrones. Alors la pression que vous m’infligez, au travail comme lors de soirées entre amis, me fatigue et m’interroge. Comment dois-je réagir lorsqu’on me somme de regarder cette série, alors que je n’ai ni le temps, ni l’envie de le faire? Mélissa Thériault, professeure au département de philosophie et des arts de l’université du Québec à Trois-Rivières et auteure d’un article sur la dimension philosophique des séries télévisées, m’a rassuré:

«En quoi devrait-on être obligé à quoi que ce soit en matière de culture? Et de quel droit notre entourage se permet-il de juger de ce que l’on inclut ou non à notre agenda? S’il vous exclut parce que vous n’aimez pas la série, alors fuyez, c’est qu’ils ne sont pas vos amis!»

La pression sociale d’une série

Par leurs discussions en face-à-face ou leurs échanges en ligne, les fans de séries –en l’occurence de Game of Thrones– exerceraient-ils une forme de pression sociale sur ceux qui regardent pas ces programmes? Clément Combes, docteur en sociologie et auteur d’une thèse sur les amateurs de séries télévisées, résume:

«Les séries comme Game of Thrones sont très populaires et s’imposent dans les médias et les conversations. À tel point qu’il en devient “difficile”, toute proportion gardée, de passer à côté. Donc, de fait, de même que l’hypermédiatisation du football pèse sur les indifférents et allergiques à ce sport, la surmédiatisation deGame of Thrones pèse sur ceux qui ne la suivent pas.»

En quoi devrait-on être obligé à quoi que ce soit en matière de culture?

Mélissa Thériault, professeure au département de philosophie et des arts de l’université du Québec.

Dans les entretiens qu’il a mené pour sa thèse, il a remarqué qu’une partie des personnes interrogées affirmait même céder et regarder des séries «avant tout pour pouvoir prendre part aux échanges» et aux conversations, comme ici ou . Un cas de figure également observé dans des couples ou dans des familles, sans que cela soit forcément mal vécu par ces derniers, précise-t-il.

Mélissa Thériault, elle, reconnaît également s’être interrogée sur tout le boucan qui entoure le retour de la série Game of Thrones: «Je me suis demandé si je devais accepter de la regarder ou alors si je n’étais simplement pas assez cool.» Elle n’écarte pas non plus l’idée d’une pression sociale imposée par les fans de Game of Thones ou d’autres séries à succès. La professeure note qu’il arrive que certaines personnes cèdent et succombent parfois à la pression inconsciente de leur entourage afin de ne pas se retrouver largué ou mis de côté.

«Plutôt que de s’affirmer, certaines personnes s’en remettent à ce qu’on leur propose. Cela leur procure une devanture derrière laquelle se cacher. Être “dans le coup” donne une légitimité instantanée, mais qui est à renouveler constamment.»

Pour finir de m’inquiéter sur le sort de vos proches, j’ai recueilli l’avis d’un autre expert en la matière, Victor Wiard, doctorant en communication à l’université libre de Bruxelles et auteur d’une enquête sur la manière dont les jeunes Belges consomment les séries sur internet.

Lui aussi estime que l’engouement autour de programmes populaires peut, dans certains cas, peser sur ceux qui ne les regardent pas. «Beaucoup de jeunes commencent à regarder une série particulière en entendant leurs amis en parler lors d’une conversation, parce que si tu ne l’as pas regardée, alors “tu ne peux pas comprendre”», ajoute-t-il.

Les bienfaits d’une série

En quelques années, principalement grâce à internet et à l’amélioration considérable des productions, les séries ont bouleversé nos habitudes télévisuelles et redéfini certains standards de notre consommation culturelle. Désormais, on binge-watche, on enchaîne les saisons et les épisodes à une vitesse inouïe, parfois même jusqu’à l’écœurement. Que celui qui n’a jamais passé une grande partie de son week-end bloqué devant sa série préférée me jette la première pierre.

En clair, depuis que les séries sont parvenues à conquérir un large public, la télévision a perdu son titre de «maîtresse des horloges». Un retournement qui a ses effets négatifs, comme la pression sociale indéniable que l’on vient d’évoquer, et d’autres, plus bénéfiques pour les individus, ajoute Mélissa Thériault.

Les séries sont un moyen d’entrer en relation avec autrui et d’engager une conversation sans risque de polémique

À ses yeux, les séries comme Game of Thrones peuvent aussi nous permettre, dans une certaine mesure, de réfléchir à nos valeurs, de nous projeter dans des situations fictives et de nous aider à prendre les bonnes décisions. En ce sens, elles peuvent jouer un rôle important dans la vie individuelle et sociale.

«Les séries sont un moyen d’entrer en relation avec autrui et d’engager une conversation sans risque de polémique. Cela explique que, souvent, nos conversations se limitent à des sujets moins épineux que la politique ou la religion. Échanger sur un sujet “neutre” comme les séries permet d’établir une relation avec l’autre sans entrer, par exemple, dans sa vie personnelle. Le “small talk” joue un rôle plus important qu’il n’y paraît dans les rapports humains.»

À la fois oppressantes et libératrices, les séries déclenchent et alimentent les interactions sociales. Je me souviens, par exemple, d’avoir moi-même vécu ce besoin de partage, de dialogue, d’analyser collectivement certains moments de la série pendant la diffusion de la deuxième saison de The Leftovers, en particulier après l’incroyable épisode 8(«International Assassin»).

À bien y réfléchir, je me souviens aussi avoir été quelque peu insistant, comme vous avecGame of Thrones, lorsque je tentais de convaincre mon entourage, mes amis ou mes collègues de regarder cette série «qui allait changer leur vie». Je le reconnais volontiers: je ne suis pas exempt de tout reproche et j’ai probablement autant que vous ma part de responsabilité dans la pression sociale que je viens d’évoquer.

Alors, maintenant que nous savons l’embarras, la pression et l’inconfort que notre attachement à une série peut provoquer chez ceux qui n’y prêtent guère attention, tâchons de le canaliser. Vous verrez, cela profitera à tout le monde, vous et moi y compris.

Source : S’il vous plaît, arrêtez de nous harasser avec «Game of Thrones» | Slate.fr

 

Avis Pimpf : Je peux comprendre son « agacement »  à être « harcelé » ( il faut oublier « harassé » , ça fait anglicisme inutile la… [NB: je reviens un peu harasser est bien aussi un verbe français mais  n’est pas des plus utilisé dans le langage courant, alors que « harassment » en anglais  est plus fréquent… malheureusement…] un peu comme la sur-utilisation de « support » au lieu de soutien. Bref dit pépin…)

Oui Game of Thrones est une série qui cartonne, oui ça l’agace peut être d’entendre  ses collègues en parler mais s’ils aiment cela en quoi veut il les en empêcher de parler.? moi si je n’aime pas quelque chose ou un style d’émission ou de musique c’est pas parce-que mes contacts aiment ça que je vais obligatoirement aimer.

Je n’aime pas le foot  ( je n’en suis pas un grand on va dire), pourtant une bonne partie de ma famille et de mes amis sont des footeux, et combien de personnes au boulot parlent des résultats de foot , de rugby de façon passionné parce-qu’ils aiment tel ou tel équipe. Est ce que ça doit m’obliger à rentrer dans le lot ? non… de même ne jurent que par les émissions type Koh Lanta , Survivor et autre du genre, qui m’oblige à regarder et à « devoir supporter leur commentaires »  personne, les autres ont le droit d’avoir leurs goûts et moi les miens.

Je peux comprendre qu’il soit un peu dépassé et qu’il trouve que cela en fait trop , dans le même genre je me souviens de l’émission de télé réalité Loft Story , c’était le truc à voir et à suivre qui moi dès l’époque me gavait , j’ai du voir par curiosité deux épisodes et ça m’a vite gonflé, parce-que ça ne correspond pas à ce que je veux voir à la tv…

bref je comprends son « agacement » mais en même temps  quand on est face à des gens qui sont passionnés par un sujet que ce soit série, sport, autre activité et que tu ne partages pas le même engouement qu’eux dans la vie comment il fait ? il ne veut que côtoyer des gens qui partagent les mêmes goûts que lui ( ça s’appelle une secte pour moi ce genre d’approche…) il faut aussi accepter que les autres aiment autre chose mais aussi  se faire suffisamment entendre et clair sur le fait qu’on adhère pas plus à cette passion que d’autres peuvent partager ( ah oui le sentiment de ne pas être inclus dans ce trip, c’est peut être mon coté loup solitaire, même si je vis une passion je la vis à ma manière et comme il me plait de la vivre , pourquoi il n’y aurait qu’une seule manière d’agir et de penser au sein d’une même passion, pour avoir géré des associations de fan/ passionné , on s’aperçoit vite que même si on peut partager  des goûts communs pour des mêmes sujets, chacun le vit à sa manière on n’est pas que des robots ou des clones à vivre tous les choses de la même manière…. bref…)

c’est un peu mon contre coup de gueule à cet article,  sans aucune méchanceté  du moins à mon sens…. faut arrêter de vouloir « être dans la mode  » et se faire ses propres choix dans la vie et aussi prendre en compte que chacun fait les siens et chacun a ses goûts , ça me semble simple pourtant? Et les séries ne sont pas un phénomène récent, quand on prend l’engouement pour des séries TV tel que Dallas dans les années  80  ou autre la fan base était déjà la  ( la news sur la mort de JR je m’en souviens encore…), ça a juste pris de l’ampleur vu le nombre de chaines et de séries diffusées, mais ce phénomène n’a rien de nouveau…

bonne soirée….

 

10 réflexions au sujet de « 20160509 –  Analyse  : S’il vous plaît, arrêtez de nous harasser avec «Game of Thrones» | Slate.fr »

  1. Je suis d’accord avec ton contre-commentaire mais aussi avec l’article de base.
    Pour moi le vrai « problème », et qui n’est pas valable que pour Games of Thrones, est la proportion croissante et majoritaire soit-disant « fan » mais qui en réalité ne font que suivre bêtement la mode. Si comme tu le dis ils étaient vraiment fan passe encore mais même un fan hardcore de Tolkien qui explique le Silmarillion ne « phagocyte » pas les conversations (et l’attention surtout) sur lui pour le faire, pas aussi longtemps du moins. C’est un peu comme si pleins de gens s’auto-félicitaient en boucle de voir quelque chose pour se mettre en avant en permanence et se sentir en « communauté », être « comme tout le monde »…
    Comme je le dis souvent j’ai vu des gens aller voir le hobbit 3 sans avoir vu les 2 premiers et encore moins le SDA juste parce que ça fait « bien » d’aller voir le hobbit!
    Et du coup pour beaucoup d’articles, vidéos youtube, tweet et bien c’est des personnes comme ça qui les font, parlant pour ne rien, donnant un avis qui n’en n’est pas un vrai (et bien souvent très vide d’argument pour les films), pour avoir des likes… et ça c’est triste! Que ça soit pour GoT, Le Hobbit, StarWars7, les Comics (DC et Marvel confondus) etc etc etc

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    1. je suis tout à fait d’accord avec ton analyse j’ai vécu cette sensation dernièrement en allant voir Captain America 3: Civil War, une bonne partie des « djeuns » dans la salle avec moi ne connaissait que cet univers par les films et par certains avec un argumentaire type « wow trop cool l’armure d’iron man il est trop beau »… effectivement ça rejoint un phénomène de mode qui semble « cool » d’aller voir les films Marvel, les films DC, les adaptations de livre, BD, comics au cinéma, parceque ça fait bien de l’avoir vu, mais en grattant un peu ce n’est qu’un phénomène de mode,effectivement parce-que cela fait bien de suivre telle série, tel film, telle saga… ça me gène un peu, car pour certains j’ai lu les bouquins ou les comics et des fois même souvent je ne suis pas toujours satisfait de ce que je vois sur l’écran. je pense que toi et moi on fait partie de ces gens qui ont grandi avec tout cela et on peut apprécier ce qui a été développé et écrit, on a pas voulu tout rattraper. Ce que l’on dit la pour les films est applicable aussi pour le milieu musical, il faudrait écouter ceci ou cela écouter tel artiste…
      il faut arriver à se faire son choix se forger ses propres goûts parmi tout cela, ce n’est pas toujours évident mais c’est ainsi que l’on progresse et je ne trouvais pas cette approche dans l’article de base ou du moins je ne l’ai pas interprété ainsi…
      Merci de ton commentaire en tout cas 🙂

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  2. Cette « pression sociale » pourrait aussi concernet les films de super-héros Marvel, Star Wars 7 etc….
    Pour ma part, le problème n’est pas GOT mais le fait que les gens ont besoin de faire des choses comme les autres pour se sentir rassuré.
    Il y a des tas de films dits « cultes » que je n’ai pas vu, qui sont des films de divertissement des années 80-90. Et souvent on me dit, tu l’as pas vu? Et j’avoue que je m’en fous, si je me mets un jour à les regarder ce sera par envie et non par pression sociale pour faire comme les autres. A côté de ça, je m’intéresse à ce qui me plaît.
    Et il faut dire qu’il y a des tas de personnes encore qui ne regardent pas la série ni le foot et je dois avouer que plus on parle d’un film ou d’une série, moins j’ai envie de m’y intéresser.
    Bisous Pimpf!

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    1. en fait ce qui me gène dans l’approche de l’article original c’est de faire quelque chose parceque les autres disent qu’il faut le faire, je regrouperais cela pour tous les domaines de la vie, que ce soit les fringues, la bouffe, etc… il y a toujours moyen d’affirmer ses goûts ses choix, , ça n’empêche pas de pouvoir aimer des films ou des séries à grand thème. Tu citais Marvel , Star Wars, je pourrais citer de même Harry Potter et d’autre du même genre, beaucoup crient au génie , je les ai vu mais cela ne m’a pas touché ni impressionné plus que cela c’est une question de feeling, et cela ne me gène pas que d’autre s’expriment et adorent cette saga. Ce que je reproche à l’article d’origine c’est un peu un manque de discernement et d’ouverture envers les autres, ce qui est culte pour les uns ne l’est pas formément pour les autres , la pression sociale on peut y répondre et affirmer ses goûts et ses choix comme tu le fais pour tes propres goûts que je respecte 🙂 je ne fais de binge watching comme la génération donc je n’ai pas cette sensation d’avoir à rattraper en un week-end toute une saison d’une série, mais bon j’ai peut être un détachement et n’ai jamais été assujetti à vouloir suivre une mode mais assumer mes goûts et mes choix 🙂 merci encore de ton commentaire.

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  3. Moi ce que j’aimerai, en tant que fan invétéré de cette série, c’est que les médias arrêtent de générer des billets viraux qui prédisent tout et son contraire sur l’histoire parce que c’est en train de nous décevoir de l’histoire en elle même finalement. C’est ce qui arrive pour ce début de saison 6 en demi teinte qui est pour moi le pire démarrage narratif qu’ils ont fait alors que tout le monde s’accordait à dire qu’il n’y aurait aucun temps mort.
    A vouloir être partout, on n’est finalement nulle part. HBO reprends toi et garde du mystère.

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    1. Le problème est global aujourd’hui pour l’ensemble des séries, films et autre « succès de masse » les médias et internet semble devoir produire des articles  » et si un tel est mort, et si il mangeait une glace, et s’il mettait un pull rouge? « … trop d’infos trop de quantités et finalement beaucoup de gesticulations pour du vent. Comme tu le dis parfois la série, le livre ou le film vient à sortir et on en connait presque tous les aspects car plusieurs articles de gros sites internet ont déja spéculé dessus car il sentait par connivance/ connaissance que cela va s’orienter vers une certaine direction. Le soucis de GoT étant adapté d’un bouquin pour peu que les personnes rédigeant les articles aient lu les bouquins il sont déja l’idée de ce que va donner le scénario. , même si la série prend des choix de scénario qui diffère des livres pour certains points, elles en gardent la grande trame malgré tout. Le côté surprise sur les séries les films ou autre médias s’est beaucoup estompé de nos jours. . Pour ma part je n’ai suivi que le premier épisode de cette nouvelle saison par hasard , mais tellement a été écrit ou dit en amont que ça devient usant en effet .

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  4. Je n’aime pas GOT. J’ai regardé 3 épisodes et ça n’e m’a pas plu, tout simplement. « Insiste !!! » « 3 épisodes c’est pas assez pour apprécier !!! » « Impossible que tu aimes pas !!! » Entre autres. Aujourd’hui c’est un défaut de ne pas suivre cette série. J’en peux plus d’en entendre parler partout en plus… Bref, merci pour cet article !

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    1. ça effectivement avoir affaire ainsi à du bourrage de crâne je trouve toujours cela inutile à titre de comparaison j’avais eu aussi le même genre d’attitude avec des séries type Friends , Big Bang Theory , etc… qui deviennent des séries cultes et sur lesquelles je n’ai pas accroché ( j’ai quand même tenté 2 saisons sur BBT mais je n’en pouvais plus je n’ai pas accroché du tout alors que c’est « soi disant » une série pour les geeks , je ne me suis pas reconnu du tout dans la caricature grotesque qui est proposée. C’est un peu le soucis ressorti de la surconnsommation de tout série, film ou autre, certains regardent parceque « c’est cool » de regarder pas par défaut parcequ’ils aiment un univers heroic fantasy ou autre. Ca devient vraiment ridicule , je ne parle même pas de Star Wars depuis ‘ère Disney ou ça a pris des proportions monstrueuses et pourtant je suis fan de la saga.
      Avoir des gouts différents et les assumer semble de plus en plus difficile je trouve , mais accepter aussi que chacun puisse avoir les siens devrait faire partie de l’éducation de base de chacun… merci de ton commentaire et d’avoir pu échanger sur cet article.

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  5. J’entre dans un monde que je ne connaissais pas, alors que je regarde la ou d’autres séries. J’ignorais qu’il existait une « pression de masse ». Sincèrement cela me fait bien marrer. Peut-être parce que je suis d’une autre génération ? Pourtant je suis très cinéphile, cinéma, films divers, différents de genre, et puis avec la télé, j’ai commencé à m’intéresser aux séries. Mon approche est totalement personnelle. J’en fait très peu état d’ailleurs. Sauf si je passe sur un article où il est question d’une jolie rousse comme actrice chez blogoth67 🙂
    Ceci à titre d’humour, parce qu’il aime et qu’il fait partager les femmes rousses dans le cinéma et dans les séries. C’est amusant et drôle 🙂

    Je n’ai jamais vu aucun Harry Potter et cela ne manque pas à ma culture 🙂 J’ai adoré les films : Le Seigneur des Anneaux. Second choc cinématographique après Star Wars. Comme je suis fan de technologie, de l’univers des prises de vues, et du comment cela a été conçu, avec les toutes premières images de synthèse et surtout numériques (je viens de regarder un documentaire à ce sujet) ce que j’avais perçu intuitivement s’est avéré exact, ceci au niveau visuel, trucages. Là je me situe au niveau de la vision cinématographique et non de l’histoire. Pour le Seigneur des Anneaux ce fut pareil. 🙂
    Sinon, j’en ai vu des films, et j’en regarde encore et encore, car j’aime cela. Des anciens, des plus récents. Et il y a quelques jours, un film complètement déjanté sur une petite population en Islande et où j’ai pu apprendre l’existence d’un cheval de l’île qui aurait été importé par les vikings il y a des lunes. A cette occasion, j’ai fait des recherches sur internet et hop là cela devient ludique, intéressant. Aller au-delà. S’enrichir à partir d’un livre, d’une série de livres etc… Une série peut servir de support à une toute autre démarche beaucoup plus ludique que le simple fait d’être réceptacle de l’histoire, quels que soient les sentiments exprimés. Voilà un tant soit peu mon avis sur cet article qui m’a tout de même fait un peu sourire, tant cela me semble exagéré. Admettons. 🙂 Dédramatisons tout de même 😉
    Rions de nous mêmes. 🙂

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    1. tout comme toi je suis un amateur de séries et de films depuis très longtemps et même si j’ai fait partie des premiers à m’abonner à Netflix c’est surtout pour avoir accès au catalogue de séries et de films en illimité (en plus on a pris la possibilité de diffuser sur deux postes en simultané ce qui permet à ma femme d’en profiter aussi si elle souhaite voir ses séries et ses films en simultané)
      Je ne suis pas adepte du binge watching à me taper toute une saison d’affilée, c’est un peu comme la consommation de nourriture en masse, je suis plutôt adepte de manger fréquemment quelque chose et de le déguster que trop vouloir en manger d’un coup et d’en risquer l’indigestion. Tout comme toi je prends le parti de voir les films qui correspondent à mes centres d’intérêt et à ce que j’aime et ne pas me laisser limiter aux avis et impressions des autres je peux aimer ou apprécier un film qui a été décrié par le grand public et inversement, après tout nous ne sommes pas des moutons. Pour autant je ne néglige pas l’avantage que peut apporter ces abonnment à la VOD / à un grand catalogue de films et séries, je rêve encore d’avoir un système à la hulu aux USA car eux visent en plus les très vieilles séries type les Star Trek , les voyageurs de l’espace, ou comme chez nous les Thierry la Fronde, Belle et Sébastien , Arsène Lupin,Belphégor etc… ce serait un must mais notre belle exception culturelle française fait que l’on doit passer fortement à la caisse pour avoir accès à ces séries ce qui est dommage [ je rêve aussi d’un accès aux vieux western aussi car les rééditions DVD et blu ray coutent très cher) … mais bon ça viendra peut être ? Merci du commentaire et de ton échange 🙂

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