20160926 – News / Pourquoi Paris a autant de mal à se passer des voitures?

– Tristan Reynaud/SIPA

Ce ne sont pourtant pas les alternatives qui manquent

*Audrey Chauvet

Métro, RER, bus, Autolib, Vélib, tramway,… Les habitants de Paris et d’Ile-de-France ne manquent pas de choix en matière de transports en commun. Pourtant, évoquer l’idée d’une ville sans voitures, c’est déclencher à coup sûr un flot de protestations des automobilistes qui n’ont pas renoncé à utiliser leur voiture dans la capitale. Alors que ce dimanche, la « Journée sans voitures » voudrait illustrer ce que pourrait être un Paris sans les bruits de moteur ni les gaz d’échappement, la ville semble en retard par rapport à ses voisins européens ou d’autres villes françaises : à Nantes, Strasbourg ou Bordeaux, la ville se ferme aux voitures bien plus souvent qu’une fois par an.

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Pas encore assez d’alternatives ?

Alors, qu’est-ce qui bloque à Paris ? « Il n’y a pas du tout de consensus sur ce genre de mesures dans la capitale, remarque Olivier Blond, président de l’association Respire, qui milite pour la réduction de la pollution atmosphérique. Il n’y a qu’à voir les débats qui ont eu lieu sur la fermeture des voies sur berge de la rive droite alors que cela ne concerne que 3,3kms de voie dans un lieu historique et très symbolique. » Si les débats sont si vifs, c’est peut-être parce que la contrainte n’est pas la méthode la plus efficace pour réduire la circulation : selon un rapport de la direction de la voirie et des déplacements de la mairie de Paris, publié ce dimanche dans le JDD, la fermeture de la voie Georges-Pompidou entre le tunnel des Tuileries et le tunnel Henri-IV n’a fait que reporter la circulation. Le nombre de véhicules par heure sur les trois premières semaines de septembre a ainsi augmenté de 73% sur les quais hauts [alternative aux voies sur berge] aux heures de pointe du matin par rapport à la même période en 2015 et sur le boulevard Saint-Germain, « identifié comme le principal axe de report », le trafic a augmenté de 41% le matin et « seulement de 4% le soir ».

Pour Pierre Chasseray, délégué général de l’association « 40 millions d’automobilistes », la ville de Paris « crée des bouchons » à dessein : « Quand on passe les Grands boulevards en double sens plutôt qu’à sens unique, on est obligé d’installer des feux et on crée des bouchons », estime-t-il. « Mais on oublie que l’alternative n’existe pas encore : imaginez que 50.000 automobilistes abandonnent leur voiture pour prendre la ligne 1 du métro, qui suit les berges de Seine. Vous imaginez 50.000 personnes de plus dans cette ligne déjà surchargée ? »

Encore trop facile de rouler

Paris mettrait-elle la charrue avant les bœufs ? Pas pour Olivier Razemon, auteur deComment la France a tué ses villes (éd.Rue de l’échiquier) qui estime que dans la capitale, la place de la voiture est disproportionnée : « A Paris, la voiture individuelle représente 11% des trajets mais 70% de l’espace public », chiffre-t-il. « La seule solution pour rééquilibrer ça est de limiter l’espace octroyé aux voitures ». En piétonisant les voies sur berge par exemple, ou en réduisant les espaces de stationnement. « Créer de nouvelles infrastructures routières, c’est une fuite en avant. Il n’y a que sous la contrainte, quand on se dit que ce n’est plus possible de subir de tels embouteillages, qu’on change de comportement », estime Olivier Razemon.

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Est-ce qu’il ne serait pas encore trop facile de circuler en région parisienne pour rebuter les automobilistes ? Le premier bilan de la fermeture des voies sur berge est éloquent : « Il apparaît que les automobilistes mettent 14 minutes, soit une minute de plus qu’en 2015, pour aller des Tuileries au Bassin de l’Arsenal sur les quais hauts le matin; et 20 minutes, contre 15 minutes en 2015 le soir. » Six minutes de plus dans la journée seront-elles suffisantes pour pousser les automobilistes à laisser la voiture au garage ? Et quel impact aura cette fermeture sur la qualité de l’air parisien si les moteurs tournent plus longtemps ? Seuls les résultats des campagnes de mesure de la qualité de l’air, qui seront réalisées par Airparif  durant l’hiver puis au printemps 2017, permettront de savoir si les Parisiens respirent mieux avec des berges de Seine sans voitures.

Source : Pourquoi Paris a autant de mal à se passer des voitures?

20160926 – News / Cancer du sein : des chercheurs mettent en cause les déodorants

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Faut-il éliminer la plupart des déodorants qui trônent dans nos salles de bain ? La question est aujourd’hui clairement posée après la publication dans l’International Journal of Cancer d’une étude montrant que, chez la souris, les sticks ou aérosols contenant des sels d’aluminium peuvent provoquer des tumeurs. « Le réquisitoire contre les déodorants contenant de l’aluminium, soupçonné d’être cancérogène, s’alourdit », confirme auParisien les auteurs de l’étude.
André-Pascal Sappino et Stefano Mandriota, oncologue et chercheur, invitent donc les femmes à se plier au principe de précaution. Car cette dernière étude ne fait que confirmer les travaux antérieurs de ces scientifiques sur l’implication de l’aluminium dans les cancers du sein.

Tout commence en 2009, raconte la journaliste Claudine Proust, par des chiffres. Les scientifiques suisses sont interpellés par la hausse du nombre de cancers du sein chez les femmes jeunes au cours des cinquante dernières années. 80 % des tumeurs sont localisées dans le cadran supérieur externe du creux de l’aisselle. « Et c’est là que se trouve le réseau lymphatique qui draine la glande mammaire », précise le Pr Sappino.
Trois ans plus tard, les Suisses démontrent en laboratoire que la mise en contact de l’aluminium avec des cellules mammaires normales provoquait un désordre conduisant à la formation de cellules malignes.
Cette démonstration in vitro sera confirmée plus tard avec le modèle animal.

Si la communauté scientifique a toujours accueilli ces travaux avec la plus grande réserve, André-Pascal Sappino et Stefano Mandriota n’en démordent pas. « Devant l’accumulation des indices à charge », et compte tenu des précédents comme « l’amiante, où l’on a dû attendre cinquante ans pour affirmer sa toxicité, la sagesse voudrait que l’on évite l’emploi de ces anti transpirants », concluent-ils.

Il est vrai que les sels d’aluminium sont présents partout, dans les emballages alimentaires, les ustensiles de cuisine, dans les cosmétiques et même dans certains vaccins. L’Agence du médicament, rappelle la journaliste, recommande depuis 2011 « de ne pas les utiliser sur une peau lésée et de limiter à 0,6 % la concentration dans les anti transpirants ». Un taux que la Commission de Bruxelles n’a pas jugé utile d’imposer sur les flacons.

Source : Cancer du sein : des chercheurs mettent en cause les déodorants

20160926 – News / Andromeda : Google va-t-il enfin fusionner Android et Chrome OS ? – ZDNet

Le projet pourrait être dévoilé lors de la prochaine keynote de Google, le 4 octobre prochain.

Les rumeurs prêtant à Google l’intention de fusionner Android et Chrome OS ne sont pas nouvelles. Et déjà, le rapprochement a eu lieu. En mai dernier lors de sa conférence annuelle, Google annonçait l’arrivée de Google Play sur Chrome OS.

Après la version développeur en juin, puis beta en août, Google Play est désormais disponible sur la version stable de Chrome OS. Pour le moment, seuls les Chromebook Acer R11 et Asus Flip disposant de la dernière mise à jour de Chrome OS (53.0.2785.129) peuvent y accéder.

Et il y a quelques jours, Hiroshi Lockheimer, vice-président senior Android, Chrome OS & Play, a publié un tweet assez révélateur : « Nous avons annoncé la première version d’Android il y a 8 ans aujourd’hui. J’ai le sentiment que dans 8 ans nous parlerons encore du 4 octobre 2016. »

Chrome OS : un acteur mineur

Le projet de fusion connu sous le nom de projet Andromeda (selon Android Police) pourrait donc être dévoilé lors de la prochaine keynote de Google, le 4 octobre prochain, où de nouveaux smartphones Pixel devraient être présentés.

Il y a un an, le Wall Street Journal évoquait des projets de fusion similaires mais Google avait fortement démenti. Le même Hiroshi Lockheimer expliquait que Google travaille bien « à amener aux utilisateurs le meilleur de ces deux systèmes d’exploitation » mais précisait néanmoins que cela ne signifiera pas l’abandon de Chrome OS à l’avenir : pour preuve de sa bonne foi, il détaillait dans son post les évolutions qui attendent l’OS de Google ainsi que les récentes offres de constructeurs proposant des notebook embarquant Chrome OS.

Reste que les ventes faiblardes de Chrome OS via les Chromebooks sont un sujet d’inquiétude : si celui-ci semble avoir trouvé sa place dans les écoles américaines, il reste un acteur mineur du marché PC.

Ainsi, le Wall Street Journal expliquait déjà dans son article que Google entendait poursuivre la distribution de Chrome OS, notamment dans le monde de l’entreprise, malgré une éventuelle fusion des deux systèmes d’exploitation.

Réponse la semaine prochaine.

Source : Andromeda : Google va-t-il enfin fusionner Android et Chrome OS ? – ZDNet

20160926 – News / Un avion vidange son kérosène au-dessus de l’Île-de-France – France 3 Paris Ile-de-France

Parti dimanche de l’aéroport d’Orly, un Boeing de la compagnie Air France a vidangé une partie de son kérosène au-dessus de la région parisienne. La manoeuvre aurait eu lieu au-dessus de Fontainebleau. Le vol, à destination de Cayenne, a dû faire demi-tour suite à un problème de moteur.

Source : Un avion vidange son kérosène au-dessus de l’Île-de-France – France 3 Paris Ile-de-France

20160926 – News / Présidentielle américaine: Sécurité, affaires… Les enjeux du débat du siècle entre Trump et Clinton

*Philippe Berry

Jamais sans doute un débat n’avait eu autant d’importance dans une présidentielle américaine. D’un côté, Hillary Clinton, archi-favorite de l’élection il y a encore un an, qui peine toujours à convaincre les électeurs qu’elle est « honnête et digne de confiance ». En face, Donald Trump n’a aucune expérience mais il joue à fond la carte antisystème, toujours prêt à faire exploser le politiquement correct. Et dans cet affrontement qui sent le soufre, les deux candidats ont gros à perdre.

>> A lire aussi : Trump menace d’inviter une ex-maîtresse de Bill Clinton au débat

Qui profite du climat sécuritaire tendu ?

« Le premier débat est crucial pour les deux candidats. Les récentes attaques terroristes à New York et les fusillades impliquant la police à Tulsa et Charlotte vont sans doute avantager Donald Trump », estime Philip Ardoin, professeur de sciences politiques à Appalachian State University. Selon lui, « Hillary Clinton, qui est associée à Obama, va devoir être ferme et montrer qu’elle a des solutions. » Comme lors de la convention républicaine, Trump devrait noircir le tableau domestique et accuser l’ancienne secrétaire d’Etat d’être responsable de l’essor de Daesh et de l’instabilité au Moyen-Orient. Clinton, elle, va mettre en avant son expérience et privilégier le calme.

Trump fera-t-il mieux que prévu ?

C’est l’avantage d’arriver dans une position d’outsider. « Trump a placé la barre assez bas », note Phillip Adroin. Pour certains observateurs, il suffit que le candidat républicain modère ses attaques et évite une gaffe majeure pour avoir l’air « présidentiel » et marquer des points. Mais Robert Erickson, professeur à l’université Columbia et spécialiste des élections, estime pour sa part qu’il s’agit du « strict minimum ». Lors des primaires, au milieu de 10 candidats, Trump n’a jamais eu à affronter un habile débatteur en duel. Cette fois, s’il connaît mal un sujet, Clinton tentera sans doute de le mettre K.O.

Jusqu’où iront les attaques personnelles ?

Alors que les deux candidats battent des records d’impopularité, la campagne a pris un virage toxique où tous les coups semblent permis. Trump attaquera-t-il la santé de Clinton ? Jusqu’où poussera-t-il la rhétorique sur le dossier des emails et de Benghazi ? Clinton accusera-t-elle son adversaire d’être raciste et de fricoter avec les suprémacistes blancs ? Traditionnellement, un débat présidentiel reste respectueux. Mais le républicain a prévenu que s’il était attaqué, il rendrait « coup pour coup. »

Quel impact dans les sondages ?

Hillary Clinton ne compte plus que 2,5 points d’avance sur Donald Trump dans la moyenne des sondages de Real Clear Politics. « Les débats ont souvent un impact sur l’opinion. Reste à voir si le changement sera temporaire ou dans la durée », souligne Sam Wang, expert data de l’université de Stanford. Selon lui, on peut modéliser une présidentielle comme un pendule qui oscille autour d’un équilibre. Mathématiquement, parce que Clinton a perdu du terrain par rapport à sa moyenne récemment, « elle dispose d’un plus grand potentiel pour rebondir », explique Wang. Trump, lui, n’a jamais vraiment réussi à percer un plafond situé à 45 % des voix. S’il y parvient, la donne aura alors vraiment changé

Source : Présidentielle américaine: Sécurité, affaires… Les enjeux du débat du siècle entre Trump et Clinton

20160926 – News / École primaire : redoublement refusé pour un enfant de 7 ans

Depuis l’an dernier, les écoliers du primaire ne peuvent plus redoubler, mais que faire quand un enfant de sept ans a du mal à lire et écrire ? En Picardie, une mère demande que son fils reste en CP.

Angy, sept ans, tente de déchiffrer les mots du texte. A son entrée en CE1, il ne maîtrise toujours pas la lecture et l’écriture. Son cas n’est pas isolé. Un enfant sur dix en moyenne ne sait pas lire à la sortie du CP. Sa mère inquiète aurait voulu qu’il redouble mais elle se heurte au refus de l’Éducation nationale. Depuis la rentrée 2015, le redoublement est interdit sauf cas exceptionnel. A la sortie de l’école, certains parents ne comprennent pas cette mesure.

Le maître doit s’adapter

Selon le ministère de l’Éducation nationale, le redoublement est inefficace dans le parcours scolaire de l’élève. Charge donc au maître d’adapter la pédagogie avec les moyens qui lui sont alloués. Quant aux parents, ils devront multiplier les efforts pour persuader les enfants pour rattraper leur retard au plus vite.

Source : École primaire : redoublement refusé pour un enfant de 7 ans

20160925 – Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

Entre interdiction totale et lâcher prise, comment gérer l’utilisation des écrans par les 11/15 ans ? Compréhension, discussion et certaines applications

Quels parents de jeunes adolescents n’ont jamais entendu cette phrase : « Allez, steuplaît, tu peux me laisser encore un peu mon portable ! Augustin, lui, il a le droit de le garder tout le temps. » Sous-entendu : « Je suis un martyr de la vie numérique et toi un dictateur. »De ces négociations sans fin et quotidiennes naissent souvent des agacements qui virent parfois à l’exaspération et au conflit. Et elles démarrent de plus en plus tôt.

« À table ! »

Voici moins de dix ans, l’acquisition d’un portable correspondait, en général, à l’entrée au lycée.« Décroche ton brevet des collèges et tu auras un téléphone dans l’été. » Désormais, c’est en sixième que les préados sont équipés !Et la technologie a bien évolué : fini le téléphone à clapet qui servait surtout à envoyer 150 SMS par jour, l’heure est au smartphone et donc à la navigation sur le net, aux jeux vidéo, à Snapchat et aux… réseaux sociaux.De quoi y passer des heures… Oui, mais combien vrai…

Source : Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

20160925 – Les médecins hospitaliers appelés à une grève « massive » lundi – LCI

#SOCIÉTÉ: SOCIAL – 80% des anesthésistes-réanimateurs et entre 30 et 40% des praticiens d’autres spécialités vont cesser le travail ce lundi dans les hôpitaux. Mais pas de panique, la continuité des soins devrait être assurée.

« A l’heure où près de 30 % des postes de praticiens hospitaliers sont vacants, ce chiffre et nos conditions de travail s’aggravent chaque année », s’alarmait début septembre l’intersyndicale Avenir Hospitalier.

Un appel qui manifestement n’a pas été entendu. Conséquence, « environ 80% des anesthésistes-réanimateurs et entre 30 et 40% des praticiens d’autres spécialités » participeront lundi 26 septembre à un mouvement de grève, a assuré ce samedi à l’AFP Max-André Doppia, le président d’Avenir hospitalier. « Concrètement, ils sont invités à cesser le travail toute la journée de lundi puis tous les soirs et toutes les nuits », a-t-il précisé.

Mais pas de panique, seules les « opérations programmées seront reportées », la continuité des soins devrait être assurée.

Les intersyndicales souhaitent une meilleure prise en compte des gardes

Ce mouvement de grogne s’est notamment cristallisé sur le temps de travail : censé ne pas dépasser les 48 heures hebdomadaires, il se rapproche « plutôt des 60 heures », explique Max-André Doppia. Dénonçant le « flou réglementaire » encadrant les obligations de service des médecins, les intersyndicales souhaitent une meilleure prise en compte des

gardes et des mesures permettant aux praticiens de « maîtriser » leur temps de travail.

Elles réclament en outre que 20% du temps de travail soient réservés à d’autres activités, comme la recherche. Côté rémunération, une « revalorisation substantielle de l’indemnité d’engagement de service public exclusif », ou encore de meilleurs salaires en début et en fin de carrière font également partie des doléances.

Une autre grève est d’ores et déjà prévue le 12 octobre

L’année dernière, la ministre de la Santé Marisol Touraine avait présenté un plan de 250 millions d’euros consacrés à l’attractivité des carrières hospitalières, mais sa mise en oeuvre se fait toujours attendre, déplorent les syndicats. De son côté, le ministère assure que le « calendrier sera respecté » et que « les modalités de mise en oeuvre de ce plan seront présentées dans les prochains jours ».

Une autre grève, à l’appel cette fois des cinq intersyndicales de praticiens hospitaliers, est d’ores et déjà prévue le 12 octobre.

Source : Les médecins hospitaliers appelés à une grève « massive » lundi – LCI

20160922 – Je vis avec un(e) susceptible

Un rien peut les vexer ou les offusquer. A fleur de peau, les personnes susceptibles font souvent preuve de réactions excessives, parfois incompréhensibles pour les conjoints. Comment faire pour que la vie à leurs côtés ne tourne pas au drame permanent ? Les conseils du psychiatre Frédéric Fanget .

Un rien peut les vexer ou les offusquer. A fleur de peau, les personnes susceptibles font souvent preuve de réactions excessives, parfois incompréhensibles pour les conjoints. Comment faire pour que la vie à leurs côtés ne tourne pas au drame permanent ? Les conseils du psychiatre Frédéric Fanget

Une petite remarque et ils prennent la mouche ou montent sur leurs grands chevaux. Une petite phrase mal interprétée et la situation vire au drame. S’il nous arrive à tous, quand nous sommes blessés dans notre amour-propre, d’être susceptibles, chez certains, la susceptibilité est un véritable trait de caractère.

« Mon compagnon prend souvent la moindre remarque comme un reproche, la moindre demande comme une remise en question, raconte Solène, 29 ans. Je ne dirai pas qu’il est impossible de lui dire quoi que ce soit mais il faut savoir y aller progressivement, réussir à ce qu’il ne se sente pas attaqué et à ce qu’il entende ce que je lui dis ». Un sentiment de « marcher parfois sur des œufs », partagé par de nombreux conjoints de personnes susceptibles, qui peut être pesant.

Une estime de soi trop liée à l’approbation des autres

Marie-Laure, 51 ans, vit depuis 28 ans avec un mari très susceptible. « Tout commentaire lui semble une attaque contre lui. En général, ça le rend agressif et il me propose de divorcer. Avec le temps, j’ai compris qu’il souffre beaucoup de se sentir jugé et non apprécié à sa juste valeur ». « Les personnes susceptibles ont une estime de soi qui est trop liée à l’approbation des autres, analyse le psychiatre Frédéric Fanget. Ils manquent d’une estime de soi inconditionnelle ». Remarques, critiques ou moqueries sont ainsi considérées par eux comme des preuves de désamour.

Mais un manque de confiance en soi ne suffit pas toujours à expliquer la susceptibilité de quelqu’un. Des traumatismes passés peuvent aussi en être à l’origine. « Il y a notamment les traumas de cour d’école, chez des (…)Lire la suite de l’article sur Psychologies.com

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Avis Pimpf : Je le suis un peu et surement pas toujours facile à vivre, quand je vois mon ainé qui me ressemble un peu la dessus, pas facile tout le temps

20160922 – News : Quand les enfants souffrent à l’école | Psychologies.com

En maternelle

Les petits peuvent souffrir d’une trop grande indisponibilité de l’adulte dans des classes trop chargées. Et surtout du bruit et de l’espace trop grand. A cet âge-là, ils ont besoin de calme et d’adultes proches et bienveillants. Les entourer davantage contribue à les rassurer.

En primaire

Vers 6-8 ans, ils commencent à sentir les attentes des adultes sur leur capacité à apprendre et risquent de perdre confiance en eux. Certains se disent déjà « je suis bête, je n’y arrive pas ». La peur d’être jugés les poursuit longtemps. Ils ont besoin de conditions d’apprentissage attentives à leurs besoins. Les uns adorent le défi et la compétition. D’autres ont besoin d’être rassurés et surtout pas comparés.

Vers 8-11 ans, il peut y avoir des souffrances liées aux relations. Plus les enfants s’éloignent de leur famille, plus ils ont besoin d’être rassurés par les copains. A cet âge-là, ils ont encore plusieurs groupes de copains assez mouvants (contrairement aux clans l’adolescence). C’est le moment où ils commencent à s’opposer aux adultes, et où il faut faire allégeance au groupe (surtout ne pas rapporter, sous peine d’exclusion).

AU COLLEGE

L’enjeu, pour les ados, est surtout de se confronter à un nouveau milieu et de s’y montrer à la hauteur. La puberté les bouscule beaucoup. Les filles sont plus précoces (elles ont des seins dès le CM2, leurs règles en cinquième), les garçons deviennent pubères vers 13 ans (ils ont leurs premières éjaculations vers la fin de quatrième). Tout cela crée des classes très excitées et excitantes, surtout pour les garçons. Par ailleurs, le groupe, à cet âge-là, prend encore plus le relais. Il fait autorité. Si l’on est exclu, c’est encore pire. Beaucoup d’ados cherchent des copains qui vont encore plus mal qu’eux pour se rassurer. Les phénomènes de harcèlement se multiplient.

 

Source : Quand les enfants souffrent à l’école | Psychologies.com