20160711 – News  : Faut-il tout essayer sexuellement ?

[Chronique] La curiosité sexuelle doit-elle – et peut-elle – être sans limites ? Faut-il goûter avant de dire non, tout tenter pour ne rien rater ? La chroniqueuse Maïa Mazaurette répond aux chantres du tout-sexuel et de la dolce vita marathonienne et exhaustive.

 

Deux poids, deux mesures : alors qu’on apprend aux enfants à « goûter avant de dire non » (au risque de retrouver des traînées de purée carotte-camembert sur les murs), nous nous autorisons sexuellement à ne pas goûter. A détester avant d’essayer. A ne pas se faire notre propre idée. Comment justifier ce passe-droit ?

La question se pose parce que l’idée de tout essayer est finalement très implantée dans notre culture sexuelle. Les prétentieux se vantent d’avoir tout essayé, les gourmands de vouloir tout essayer.

La lecture d’un dictionnaire des paraphilies, ou des 120 Journées de Sodome, devrait poser un cadre à cet insondable appétit (nous sommes tous et toutes bien trop paresseux) : on appelle « effet Dunning-Kruger » ce biais de surconfiance qui veut que les personnes les moins compétentes sur un sujet ont l’impression d’en avoir fait trente fois le tour. Si quelqu’un prétend tout connaître en sexualité, ou avoir tout essayé, vous pouvez tabler sur sa virginité.

Univers fantasmatique en expansion

D’ailleurs, à quoi ressemble le « tout » ? Il existe quantité de cartes interactives permettant de se faire une idée de la largeur, et des largesses, de notre champ des possibles. Les niches non seulement se superposent les unes aux autres, mais se multiplient avec le temps : l’univers fantasmatique de l’humanité est en expansion, comme l’univers tout court.

Mais nous ne sommes pas, individuellement, l’humanité – nous avons des limites, forcément. Peut-être ces limites tomberont-elles avec la réalité virtuelle, mais nous n’en sommes pas encore là (ne vendons pas cette peau d’ours, très érotique sous la cheminée, au passage).

Comment pourrait-on se réclamer de toutes les sexualités – jusqu’où ? Les morts ? Les animaux ? Il faudrait vouloir coucher avec tous les humains, tous les non-humains, tous les objets, mais aussi avec la rosée du matin et un clafoutis aux cerises. Ce qui commence à faire beaucoup, même quand on est au chômage.

Voici dix exemples de ce qu’il faudrait « essayer avant de dire non » – dix possibles sur des milliers, en ne parlant que des cas recensés : la momification érotique, le fétichisme de la sueur et des aisselles, la zoophilie, la domination financière, la scatologie, la stimulation électrique, les maladies vénériennes. Et puis bien sûr, expérience sexuelle ultime : la chasteté. La frustration. La castration. Quoi, ne vouliez-vous pas tout essayer ?

Et même si c’était possible : serait-on meilleur coucheur parce qu’on a tout essayé ? Ou vaudrait-il mieux avoir moins essayé, mais mieux creusé son sujet ? L’essai implique une connaissance superficielle, un passage éclair (notez que sexuellement, d’habitude, on n’aime pas trop les passages éclair) : les vrais vantards ne devraient-ils pas plutôt vanter des spécialisations bien précises – un doctorat en anatomie interne, un master trilingue en cunnilingus ?

Vantardises

On plaisante, on plaisante, mais la question se pose de manière plus problématique que les simples vantardises après trois verres de rosé (au passage, avez-vous essayé le sexe en état de coma éthylique ? Si vous voulez tout essayer, c’est un incontournable).

La curiosité sexuelle peut en effet devenir une contrainte : une pression que l’on fait porter sur ses partenaires pour qu’ils acceptent des pratiques qui leur répugnent ou qui les indiffèrent. Les gays et surtout les lesbiennes connaissent bien le problème, eux et elles qu’on accuse régulièrement de préférer les relations homosexuelles faute d’avoir essayé les relations hétérosexuelles.

Ainsi, en Afrique du Sud, le viol correctif consiste à imposer des pénétrations aux lesbiennes pour qu’elles rentrent dans le droit chemin (surprise, surprise : ça ne marche pas). Et vous trouverez toujours des psychanalystes de comptoir pour affirmer que les prêtres pédophiles le sont parce qu’ils n’ont pas essayé avec une « vraie » femme.

On voit bien les limites de cet argument inlassablement utilisé pour « convaincre », plutôt les femmes, d’essayer le bondage (passif, comme c’est curieux) ou la sodomie (passive, tiens donc) : quand on parle de tout essayer, c’est surtout pour demander à l’autre de tout essayer.

Mourir idiot

Et en priorité le trio gagnant du fantasme pornographique martelé comme une normalité – triolisme, échangisme, sexe anal, comme si ne pas avoir couché avec deux blondes à 30 ans revenait à rater la Rolex de ses 50 ans. Vous admettrez que ça fait court, comme incarnation d’un hédonisme solaire.

Revenons donc à nos petits pots carotte-pomme de terre. Même s’il s’agit dans les deux cas de rapport au corps et au plaisir, la sexualité n’est pas la nourriture (elle n’est pas un besoin vital au niveau individuel, pour commencer). Et même en nourriture, on n’essaie pas tout : rangez immédiatement cette bouteille de Destop.

Alors même que l’accès à la sexualité est l’un des marqueurs du passage à l’âge adulte, la personne qui veut tout essayer traite son/sa partenaire comme un enfant.

Les pressions sont déjà considérables sur les jeunes gens, sommés, entre autres, de perdre leur virginité, de s’adonner au sexe oral, d’épiler leur corps, de montrer leurs parties intimes sur Internet, de jouir à tout prix.

Le discours que nous avons besoin d’entendre n’est certainement pas qu’il faut tout essayer sous peine de mourir idiot/e (la fameuse FOMO des millenials, fear of missing out : l’angoisse de rater une expérience), mais au contraire, de réapprendre à essayer quand on en a envie, quand on se sent prêt/e, en prenant la liberté de ne jamais tenter. De passer à côté.

La joie de snober

Prenons donc le parti inverse, si vous le voulez bien. Il se joue quelque chose d’infiniment intéressant dans le renoncement : choisir, c’est renoncer, et quand on choisit, n’est-ce pas qu’on aime ou du moins qu’on préfère ? Qu’on accepte que tout ne soit pas pareil, équivalent, horizontal ?

Nul éloge ici, en quatre volumes cousus de fil blanc, de la sublimation par l’ascèse, mais la simple constatation qu’on peut se satisfaire de n’avoir pas tout fait. Qu’on peut apprécier de rechigner, de se refuser – comme une position, ou comme un jeu, pour faire monter la tension sexuelle.

On peut au contraire préférer se projeter, se garder pour plus tard : ah, peut-être, oui, un jour, quand l’occasion fera le larron. Ou savourer le plaisir un peu acide qu’il y a à se démarquer de la masse – bah non, pas moi.

Réhabilitons la joie de snober. D’exercer son esprit critique. De laisser de côté des tendances qui nous semblent ridicules ou immorales (rappel : parler de morale n’est pas honteux, même en 2016 et même en terrasse). Il faut pouvoir dire non pour mieux crier que oui. Restreindre pour exploser.

Quoi qu’en disent les chantres du tout-sexuel, du carpe diem intimidant, de la dolce vita marathonienne et exhaustive : s’il fallait tout essayer avant de dire non, nous serions dégoûtés du sexe. Comme des enfants malheureux de n’avoir jamais appris la frustration. Qui ne tente rien n’a rien, mais qui tente n’importe quoi n’est pas plus avancé.

Retrouvez chaque dimanche matin la chronique sexe de Maïa Mazaurette dans La Matinale du Monde.

  • Maïa Mazaurette
    Journaliste au Monde

Source : Faut-il tout essayer sexuellement ?

Avis Pimpf : Très bonne rubrique et conclusion , car après tout à quoi ça sert de vouloir suivre les tendances, ou ce que dit tel ou tel magazine, on s’en fout des normes ou de ce qu’il faut faire, chacun vit sa sexualité comme il le souhaite avec qui il le souhaite du moment que ça se fasse dans le consentement et le respect mutuel, le reste vraiment n’est que phénomène de mode… est on vraiment si influençable que cela de nos jours?

20160711 – News : Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

Parmi les salariés, ce sont les femmes qui sont le plus à temps partiel et en particulier celles qui vivent en couple.

Parmi les salariés, ce sont les femmes qui sont le plus à temps partiel et en particulier celles qui vivent en couple, quels que soient l’âge et la génération, selon une étude du ministère du Travail publiée vendredi.

Une forte augmentation du temps partiel. « Les dernières décennies ont été marquées par une forte augmentation de l’emploi à temps partiel », relève cette étude du service des statistiques du ministère (Dares), basée sur un panel de 9.900 personnes nées entre 1935 et 1979. La part de temps partiel dans l’emploi s’établissait à 8% en 1975, dépassait 10% au milieu des années 1980 et atteignait 19% en 2013. Les femmes représentent 80% des salariés à temps partiel. Mais « les taux de temps partiels des femmes en couple sont supérieurs à ceux de l’ensemble des femmes, quasiment à tous les âges et pour toutes les générations », souligne la Dares, ajoutant que « pour les femmes, plus longue est la durée passée en couple, plus grande est la distance à l’emploi à temps complet ».

« Cette situation opposée à celle des hommes rend compte de la spécificité des comportements d’activité des femmes, qui lient vie professionnelle et vie familiale, et affecte leur progression sur le marché du travail », explique le service. Côté hommes, quelle que soit leur génération, qu’ils soient en couple ou seuls, leur taux d’emploi dépassent les 80% passé l’âge de 30 ans. Celui des femmes se situe sous ce taux.

Par Rédaction Europe1.fravec AFP

Source : Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

 

Avis Pimpf : Cela reste malheureusement assez vrai, ce sont souvent les femmes qui choisissent un temps partiel au travail  pour pouvoir à la fois gérer leur travail , leur vie de famille et  leurs enfants, et globalement le sentiment souvent ressenti, c’est tu as des enfants  tu assumes et tu te débrouilles mais tu dois continuer à faire ton boulot, faire des heures de folies et tout assumer et démerdes toi…. Je ne parle même pas du congé maternité, qui aux yeux de certains responsables ou directeurs semble une aberration complète , payer quelqu’un à rester chez soi pour s’occuper de leurs enfants??  cela semble un concept bizarre chez certains.  Sans vouloir diminuer l’impact chez les femmes je ne vous raconte même pas l’impact chez les hommes , car déjà prendre son congé parental de nos jours semble presque un exploit (à titre personnel je n’ai eu aucun scrupule à prendre mes 4 jours de naissance  [grâce à la CCN de ma boite ] plus mes 11 jours de congé paternité,  et bien j’ai l’impression de passer pour un extra-terrestre !
Autant on peut changer de boite/ d’entreprise dans une vie, autant on ne change pas ses enfants , et ils sont plus importants à mes yeux que l’entreprise.

Mais pour revenir au sujet des femmes et concilier vie de famille et vie professionnelle, vous avez encore du chemin à parcourir, ou du moins les mentalités doivent évoluer, et quand je vois les fameux sondages ou enquêtes qualité de vie au travail pour savoir si les gens estiment que la charge de travail et répartition vie pro / vie privée est respectée, répond on tous réellement  et honnêtement à cette question ? je ne sais pas car souvent les résultats me surprennent..

20160711 – News /Technologies : Si t’as pas d’agenda partagé, t’as raté ton couple – Rue89 – L’Obs

De nombreux couples, avec ou sans enfants, partagent leur agenda Google. Cela leur évite de parler logistique et contingences, mais c’est parfois un peu étouffant.

Par Alice Maruani Rue89.

Chez les Puech, le dimanche soir, après un week-end rythmé par le poney de la petite, les anniversaires des uns et des autres et les cours de tennis, on souffle. Et on se pose devant l’ordinateur, l’agenda Google ouvert. Qui va emmener le grand au foot ou au permis ? La petite à la gym ? Bref, on s’organise.

« Une fois que c’est sur l’agenda, c’est réputé être su. Ça libère l’esprit, on parle moins d’intendance. »

Toute la famille – cinq personnes au total — a une adresse mail en puech.com (Anthony, le papa, est informaticien). Sur l’agenda, chacun a son code couleur.

L'agenda partagé de la famille Puech

L’agenda partagé de la famille Puech

« On le fait parce qu’on est une famille nombreuse. On ne l’aurait pas utilisé seulement pour notre couple, sinon ça digitalise un peu la communication. »

Des CSP + plutôt fusionnels

Certains le font pourtant, avec un seul ou aucun enfant.

Sophie Demonceaux, sociologue du couple « connecté », a interrogé vingt personnes pendant trois ans sur leurs pratiques numériques. Elle s’est demandé si le numérique rapprochait ou éloignait les couples.

« Je m’y attendais pas, mais plusieurs ont évoqué l’agenda partagé, et même le doodle. Ce qui est assez incroyable. »

« Ce sont surtout des CSP +, des cadres qui utilisent cet outil dans leur environnement professionnel », explique-t-elle.

En général, on s’y met à la trentaine, à l’occasion d’un événement – mariage, achat d’appartement, premier enfant, projet professionnel commun. A partir de là, à chaque couple son agenda.

  • Il y a la version la plus fusionnelle : tous les agendas sont mis en commun, perso et pro, avec droits de modification.
  • Il y a la version plus individualiste : un agenda en commun pour les soirées couple, sans rien de perso dessus. Ou on envoie seulement à l’autre une invitation sur une date précise.
  • Et toute la palette au milieu : on partage seulement le pro, on n’a pas les droits de modification, etc.

Sophie Demonceaux :

« En général, les personnes fusionnelles, qui ouvrent le courrier au nom de l’autre, ont plus tendance à avoir un Gmail ou un agenda commun. »

Les codes varient aussi. Souvent, chaque moitié a sa couleur. Certains ajoutent des initiales devant les événements pour savoir qui il concerne. D’autres mettent un « option » devant un rendez-vous à confirmer ensuite, qui devient « définitif ». Alors, à quoi ça sert toute cette organisation ? On a demandé aux intéressés.

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Eviter les tensions et mieux partager les tâches

 

Toute la palette des petits agacements quotidiens se lit dans les témoignages recueillis. Spécialement quand l’un est organisé et l’autre non.

« Olivier est un étourdi chronique », soupire Virginie. La jeune femme raconte qu’à leurs débuts, ça avait « tendance à (l)’attendrir ». Puis, ça l’a franchement « exaspérée », surtout au moment d’emménager ensemble.

« Un jour, au bout du énième “oubli” d’Olivier (il avait posé un rendez-vous au moment où on avait déjà quelque chose de prévu), je lui ai imposé l’agenda partagé Google Calendar. »

Depuis, ils partagent tous leurs agendas ensemble.

« Il reste très tête en l’air, mais il y a moins de quiproquos. Récemment, il s’est trompé de date pour un dîner avec des amis et j’ai dû improviser un repas. »

La maman hyper organisée du

La maman hyper organisée du « Petit Prince » et son agenda à la minute près – film de Mark Osborne, 2015

Romain et Pauline, 29 ans, partagent aussi leurs agendas individuels depuis deux ans et demi. D’abord dans le but d’éviter les conflits.

« Pauline a des horaires irréguliers. Avant je prévoyais des sorties entre amis et en fait elle travaillait ce week-end là, donc j’y allais seul. »

Romain dit aussi qu’il aime bien savoir qu’elle est allée chez le coiffeur. Ça lui évite de se faire engueuler quand il ne le remarque pas, « parce que ça ne se voit pas toujours en fait ».

Parfois aussi, l’agenda partagé est l’occasion de rééquilibrer les tâches et corvées (cela se voit trop si c’est toujours le même qui s’y colle). Sophie Demonceaux m’explique :

« En objectivant, on se dit que ce n’est pas toujours à la femme d’emmener l’enfant malade chez le médecin, par exemple. »

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Se resynchroniser quand on est surbookés

 

Pour la sociologue Sophie Demonceaux, l’agenda partagé est le signe d’une société qu’elle dit « hyper-moderne » où :

  • La femme travaille de plus en plus.
  • Les individus sont multi-tâches et multi-engagés sur les réseaux sociaux.

« L’agenda partagé peut être l’occasion d’une resynchronisation salutaire, qui peut sauver un couple. »

Céline et Bertrand (les prénoms ont été changés) qui sont ensemble depuis cinq ans, ont des « agendas de ministre », surtout depuis que Bertrand a des horaires décalés.

« On bosse sur Internet, on s’en sert dans nos boulots respectifs et on l’a toujours sous la main donc c’est vraiment pratique. »

Ils ont un agenda commun mais ne partagent pas leurs agendas persos, même si Céline dit qu’elle n’y verrait pas d’inconvénient.

« Grâce à l’agenda, on peut se coordonner, ne pas avoir deux trucs à la fois genre l’anniversaire d’un super pote et un dîner prévu depuis trois semaines. » Oui, trois semaines.

« Parfois mon copain écrit “SURPRISE !” dans l’agenda et je sais qu’il faut que je réserve ma soirée pour un dîner, un concert ou autre. Ce qui est mignon et évite de se planter si l’autre n’est pas là finalement. »

Les témoignages donnent l’impression que ces couples sont tellement occupés, et leurs amis aussi, qu’ils doivent s’organiser hyper en amont.

Ariane Picoche, 29 ans, a réalisé avec son petit ami un web-documentaire sur le couple connecté. Et ils partagent aussi un agenda. « On est de jeunes citadins en freelance, qui doivent s’inventer un cadre », dit-elle. Elle s’auto-analyse :

« Je pense que c’est aussi dans l’idée d’être performant, efficace sur tous les fronts, avec un équilibre de vie parfait entre les amis, le travail, le couple et le sport, sans vouloir rien lâcher. »

Pour Ariane Picoche :

« On a tous tendance à penser que notre couple fonctionne si on lui accorde du temps. Ce genre d’outils nous permet de quantifier. Genre : OK, on s’est vu une après-midi cette semaine, tout va bien. »

3

Parler moins des trucs inconfortables

 

Derrière l’agenda, il y a aussi le rêve que le poids du quotidien et de l’intendance pèse moins sur le couple « installé ».

Un peu comme dans cette chanson de Benjamin Biolay et Jeanne Cherhal où la liste de tâches (puis, la lettre de rupture) finit par remplacer les mots d’amour.

C’est que disent les témoins interrogés : grâce à l’agenda, on s’envoie moins de SMS, on s’appelle moins pour faire tourner la cellule familiale/de couple.

Il y a aussi l’idée, pour les plus angoissés, d’évacuer les communications inconfortables. Ariane Picoche témoigne :

« Avant ça, mon copain pouvait me proposer des trucs à l’oral : je les prenais pour des propositions définitives alors que lui balançait ça en l’air… J’attendais son coup de fil, alors que lui était déjà au ciné avec quelqu’un d’autre. »

Elle parle d’une « difficulté à se comprendre dans la vraie vie, à se trouver un langage commun ».

La journaliste m’explique que parfois, elle aimerait bien « se reposer complètement sur l’agenda ». Mais que ce n’est pas possible – « on en reparle derrière, on bouge les choses. »

Céline confirme : « On n’arrête pas de se parler au téléphone, par SMS ou mails. Mais ça enlève quand même une étape. »

Quelques questions

C’est bien joli tout ça, mais un simple agenda partagé pose pas mal de questions.

  • D’abord, en partageant son agenda, on rend notre vie totalement transparente aux yeux de l’autre. On a vu plus mystérieux et sexy. Evidemment, on peut cacher ce qu’on veut, mais cela implique de le faire sciemment.
  • Ensuite, c’est la victoire des organisés sur les bordéliques. Ce pauvre Google Agenda peut devenir, si on n’y prend garde, un outil de domination pour le plus control-freak du couple.

Pierre-Yves par exemple a tendance à prévoir des sorties la veille ou l’avant-veille, quand sa femme bloque les rendez-vous avec ses amis plusieurs semaines à l’avance.

« Il y a des soirées qui sont parfois déjà faites et je n’ai pas regardé à l’avance. Je suis pas super content, mais je me dis que j’aurais dû avoir le réflexe d’y penser pour m’y préparer. »

  • Enfin, comme les SMS, les mails, le téléphone, l’agenda en ligne ajoute une couche de contact permanent avec l’autre. C’est mignon, mais ça peut vite devenir étouffant. Ariane Picoche s’étonne :

« On se dit de plus en plus indépendant et individualiste, on veut tout segmenter, et on n’a jamais été autant connectés en couple. Comme en fusion totale. C’est paradoxal. »

Elle-même parle avec envie d’un de ses amis qui, quand il veut voir quelqu’un, demande la veille ou l’avant-veille et « si c’est pas possible, ce n’est pas grave ».

« Avec mon copain, on a déjà discuté de la possibilité de ne plus communiquer du tout dans la journée, ni à l’oral ni à l’écrit, avant de se voir le soir. Cela nous ferait du bien. »

Source : Si t’as pas d’agenda partagé, t’as raté ton couple – Rue89 – L’Obs

Avis Pimpf :  Etant dans une famille de geek  je n’irai pas contre cette idée, par contre cela ne remplace pas la communication orale, cela reste un outil qui permet d’avoir un calendrier / agenda  avec le rappel des rendez-vous, des sorties des enfants,  de tout ce qui concerne la vie de famille . On cumule à la fois une version agenda papier collé sur notre frigo et le rappel des invitations sur nos agendas électroniques perso ou on partage les invitations aux événements  chacun,  quand cela reste un outil de rappel , ça va  ( en plus le fait de pouvoir  y ajouter les invita à la famille et amis qui ont aussi des agendas ça permet de mieux centraliser les choses) quand on ne vient  qu’à communiquer que par cela c’est là où le bat blesse. C’est là où commence la dérive, on devrait juste s’en servir comme outil et pas que cet outil nous dirige.

20160710 – News : Si vos enfants ne savent pas coder à la rentrée, leur vie sera foutue

De nombreux manuels et applications proposent aux enfants d’apprendre le langage informatique…

 

Et en bouquins, on met quoi dans sa valise, au gamin ? Un album de coloriage Les Légendaires, le troisième tome de La 5e Vague, une BD Pokémon… Et un cahier de vacances parce que le 12 de moyenne en histoire, ça le fait pas.

Non, non, non. Vous avez tout faux. Cet été, votre gosse doit apprendre à coder. Manon entre au lycée ? Elle doit apprendre à coder. Lucas débarque en 6e ? Il doit apprendre à coder. Emma passe en CE2 ? Elle doit apprendre à coder. Nathan arrive en moyenne section ? Il doit apprendre à coder.

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Si la maîtresse le dit, c’est que c’est vrai

Il n’y a pas d’âge pour commencer. Pire, quel que soit son âge, c’est sans doute déjà trop tard. Ateliers ou stages intensifs, livrets pédagogiques ou applications ludiques pullulent pour donner des bases ou des perfectionnements en langage informatique. Même l’Education nationale prend la chose au sérieux. Le stade expérimental est désormais dépassé et l’apprentissage des langages informatiques entre dans les programmes à la rentrée 2016. Bref, vous êtes en retard sur l’Education nationale…

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Face à cette débauche d’offres pédagogiques de tous niveaux, de nombreux parents, et enfants, ont déjà la sensation de passer à côté de quelque chose. Le directeur des systèmes d’information de 20 Minutes (a.k.a le boss des nerds) a trois enfants. Leur a-t-il enseigné quelques rudiments de code ? « Hein ? Ah non… Je n’y ai jamais pensé… Tu crois que je devrais ? Mmmm… Holala, mais je devrais carrément ! »

Les arguments blasés du parent sur lequel glissait jusque-là ce type d’injonctions culpabilisantes ne tiennent plus. Hugues Marchand, président de l’associationCode : Demain est catégorique : « La maîtrise d’une tablette et la connaissance des bons usages sur Internet ne suffisent plus. Bientôt, 90 % des emplois nécessiteront de connaître les principes de la programmation informatique. Et surtout, dans notre monde, il faut savoir comment fonctionnent les programmes informatiques pour ne pas se laisser diriger par eux. On apprend l’Histoire aux enfants pour en faire des citoyens éclairés. Il faut apprendre le code aux enfants pour en faire des usagers malins, pas dupes, de l’informatique. » Olivier Crouzet, directeur pédagogique de l’école 42, voit également dans la maîtrise du code un moyen de « passer de l’utilisation à la configuration. C’est un changement d’état d’esprit complet grâce auquel on comprend que la technologie est là pour faire ce qu’on a envie qu’elle fasse. On ne doit pas être limités par la technologie, la subir, mais au contraire s’en servir pour être pionniers. »

Coder comme un vrai paysan

Imaginons que l’on soit convaincu. Comment s’y prendre ?

Un mercredi après-midi, on retrouve une dizaine de jeunes enfants, entre 4 et 9 ans, dans un des nombreux ateliers ouverts ces derniers mois. Le formateur, Eric, travaille comme développeur pour une société de télécoms. Quand il est devenu papa, il a imaginé ces ateliers, avec d’autres parents. « Je leur fais utiliser un programme simple. Pour ceux qui ne savent pas encore écrire, j’ai créé une tablette qui permet de placer des balises, avec des formes et des codes couleurs. Avec ça, ils peuvent créer un petit jeu avec des épreuves, des labyrinthes. Ou alors juste un petit cheminement. Certains enfants veulent créer un jeu très difficile, d’autres travaillent plutôt l’aspect visuel. »

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Oui, bon, mais ils ne codent pas vraiment en fait ? « Non, pas vraiment. On veut surtout leur faire comprendre qu’il y a un travail, un effort et une planification qui président à la création des outils informatiques de leur quotidien. » Le papa-informaticien compare son atelier à «une visite à la ferme. Montrer aux enfants comment travaillent les agriculteurs, leur fait prendre conscience que les plantes ne poussent pas toutes seules, qu’il faut élever les animaux, ramasser les œufs, traire les vaches, et que tout ça demande du travail. Vous n’en ferez pas tous des paysans, ni même des cultivateurs du dimanche avec leurs tomates cerise et leurs deux poules sur le balcon, mais au moins, ils ne seront pas complètement demeurés. »

Dictée, récré, coder

Si vous n’avez pas vos mercredis, vous pouvez toujours compter sur l’école pour faire le job. La fondation La main à la pâte a imaginé le projet pédagogique 1, 2,3… codez ! Celui-ci passe notamment par une formation des enseignants. 5.000 d’entre eux ont reçu un guide pédagogique publié aux éditions Le Pommier. L’objet, touffu, semble toutefois difficile d’accès même s’il se veut comme un outil « clé en mains ».

Avec, dans un coin de la tête, l’espoir de récolter une interview bien lol, on a refilé l’ouvrage à une institutrice qui, de son propre aveu, « ne pipe rien à l’informatique à part les mails et pour acheter des billets de train sur voyagessncf.com ». Dix jours plus tard le verdict est sans appel : « C’est très bien fichu. L’apprentissage du langage informatique fait appel à des logiques peu ou pas exploitées dans d’autres disciplines. C’est intéressant parce que ça met la logique propre de l’enfant au centre du processus. Il y a aussi une notion d’entraide collective, de mise en avant des qualités individuelles… » Quant à l’aspect de l’ouvrage, « bof on a l’habitude des manuels austères. »

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« Avant de coder, il faut savoir ce qu’on veut faire faire au programme, explique Olivier Crouzet. Il faut construire une suite logique, avec différentes étapes, penser aux différents cas de figure. Tout ça est indépendant du langage informatique mais primordial, et beaucoup plus difficile que coder parce que ça demande une logique particulière, une autonomie et une liberté, que les joueurs de Minecraft ont pu acquérir, par exemple. »

Le Java tue le script que mange le Python

Des voix discordantes prétendent cependant qu’apprendre, concrètement, les langages informatiques d’aujourd’hui, est inutile dans la mesure où ceux-ci changent sans cesse. « C’est beaucoup plus facile d’apprendre un langage informatique quand on en connaît déjà deux ou trois, affirme Eric, le papa-informaticien. Le premier est le plus difficile à apprendre, donc, oui, d’une certaine manière, plus on apprend ce premier langage jeune, plus ce sera facile d’apprendre les codes qui seront créés à l’avenir. »

Selon Olivier Crouzet, il est important de mettre les mains dans le code, même si le langage est obsolète dans quelques années. « On utilise souvent l’image du bac à sable, cette zone où les gens sont livrés à eux-mêmes et doivent s’approprier les outils en essayant encore et encore. Rien ne remplacera jamais la pratique. On est en juillet et je ne sais toujours pas quels langages mettre au programme de la rentrée, explique le directeur pédagogique de l’école 42. Mais ce n’est pas important. De toute façon, quand on arrive dans une entreprise, il faut toujours s’adapter à des systèmes préexistants. »

Pour autant, les spécialistes ne voient rien d’irrémédiable si, passé 15 ans, vous ne savez toujours pas coder. « Il y aura toujours quelqu’un qui sait mieux coder que vous de toute façon, affirme Olivier Crouzet. Le numérique est un changement profond de nos sociétés, qui change par exemple les relations entre les gens. L’important est de comprendre ça. Les enfants d’aujourd’hui vont tous apprendre les langages informatifs, c’est un fait. La vraie question est de savoir si leurs parents seront capables de s’y mettre aussi. »

Source : Si vos enfants ne savent pas coder à la rentrée, leur vie sera foutue

20160710 – News : Le bonheur des vacances chez papi et mamie, c’est aussi pour les parents

VACANCES – L’école est finie, c’est l’heure des vacances. Cela vaut pour les parents, comme pour les enfants. Qui dit vacances, dit option séjour chez les grands-parents.

Et pour les parents, un moment parfait pour les enfants qui n’ont plus leurs parents sur le dos. Un moment parfait pour faire des apéros en terrasse, la grasse matinée, des soirées, des restaurants, des moments en amoureux, des cinés et même, soyons fous, rien du tout. Les parents sont tout sauf perdants dans l’équation.

La dessinatrice Astrid M a voulu représenter « le sourire libérateur » qu’elle a pu voir sur le visage des parents qui « avec des yeux pétillants » disent que leurs enfants vont chez leurs grands-parents dans son dernier dessin. « Il faut bien l’avouer, les vacances des enfants sont aussi celles des parents même si eux ne partent pas et continuent à travailler. Les parents en profitent alors pour fêter les vacances eux aussi à leur manière (tournée générale de Mojitos !), ces même parents qui à leur retour de soirée sans enfant « sniffent » discrètement les peluches laissées par les enfants en comptant le nombre de jours qui les sépare… »

Source : Le bonheur des vacances chez papi et mamie, c’est aussi pour les parents

20160708 – News / Giulia Sissa : « Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas » – Le Point

Le sexe ? Les dieux en raffolent. Et pour cause, leur vie en dépend, comme l’explique cette helléniste et spécialiste de la question du genre.

Pourquoi la sexualité est-elle aussi présente chez les dieux grecs ?

Précisons d’abord que le polythéisme grec n’est pas une théologie. Il n’a ni église, ni texte sacré, ni dogme. Les textes du polythéisme grec sont des histoires racontées par des poètes. La personnalité et la sexualité des dieux varient d’un texte à l’autre, mais aussi d’une cité à l’autre, chacune les mettant en scène différemment dans ses rituels. Les divinités ne sont jamais figées, mais toujours dans des aventures différentes où s’entrelacent leur vie et celle des mortels. Les dieux ont eux aussi des soucis, des émotions, des conflits, et le sexe y est pour beaucoup. Pourquoi ? Parce que les dieux sont, certes, immortels, mais pas éternels. La différence est importante : une entité éternelle existe de tout temps, alors que les dieux grecs doivent d’abord naître. Ils ne meurent pas, mais le plus souvent, ils naissent comme les mortels de l’union sexuelle de leurs parents. Leur venue au monde les inscrit dans le temps des généalogies divines. Ils ont des parents et des enfants, si nombreux qu’il n’existe pas de liste définitive des divinités. D’où l’importance des amours qui racontent leurs origines.

La sexualité fait donc les dieux ?

Exactement. C’est le moteur qui les fait advenir et devenir, la grande machine qui les fait se multiplier et les entraîne dans leurs aventures. Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas.

Et le sexe est à l’origine du monde…

Tout à fait. Hésiode le dit de façon théâtrale dans La Théogonie. Au commencement surgit Éros du chaos, sorte d’état de vide, de confusion et de potentialité absolus. Éros, d’où vient le mot « érotique », est le plus ancien des dieux, comme nous le rappelle Agathon dans Le Banquet de Platon. Mais le modèle de l’acte sexuel qui fait exister les êtres divins, c’est l’union de la Terre, Gaïa, et du Ciel, Ouranos. La Terre, féminine, est la puissance qui supporte tout ce qui existe. Elle reçoit les œuvres érotiques du Ciel, puissance masculine, et accouche du monde. Elle porte les êtres à la lumière, et les nourrit. Du coït originel vont naître les titans, qui à leur tour engendreront les premiers dieux. C’est l’archétype de la sexualité divine.

À lire aussi : « Grèce : Zeus, Athéna, Apollon, une leçon de tolérance ? »

Les amours divines sont-elles exclusivement hétérosexuelles ?

Non, là aussi, rien n’est figé. Des récits racontent des amours au masculin, comme celui entre Zeus et Ganymède. D’autres décrivent des amours féminines, y compris par le biais de la métamorphose. Pour séduire Callisto, une suivante de la déesse Artémis, Zeus prend la forme de cette dernière. Cela dit, la sexualité fondamentale reste celle qui féconde. Comme le dit Poséidon dans L’Odyssée : « Les amours des dieux sont rarement en vain. »

Mais les dieux sont-ils définis par des attributs masculins ou féminins ? Quid de la question du genre dans l’Olympe ?

Ils sont très gendrés, soit hyper-masculins, soit hyper-féminins. Aphrodite, déesse de l’amour, Hestia, déesse de la maison, Héra, l’épouse aimante, son mari, le très viril Zeus… Mais les attributs masculins et féminins peuvent être transférés et échangés. Artémis est la déesse de la chasse, activité traditionnellement masculine, et Athéna, celle de la guerre. Ce sont des vierges qui résistent à toute séduction.

Ce sont des exceptions ?

Certes, c’est d’ailleurs ce qu’indique L’ Hymne homérique à Aphrodite, sorte de mini-bible sur la question du sexe. Avec son armure et son casque, Athéna, c’est Athènes, la cité inviolable. Cet équipement militaire clôture son corps et la protège, comme elle protège la cité. C’est une déesse hybride.

Des récits évoquent la bisexualité. Que représente-t-elle ?

Il y a bien sûr Hermaphrodite, doté des organes génitaux mâle et femelle. Il aura des amours féminines comme masculines. Dans Le Banquet de Platon, Aristophane, le poète comique, fait un éloge d’Éros. Pour lui, les êtres humains sont les descendants de sphères originelles, une espèce disparue. Depuis, nous cherchons à reformer ces boules vivantes, et à retrouver nos autres moitiés par l’amour. Par une extraordinaire ironie, il présente le couple femme-homme comme une sorte d’androgyne. En réalité, c’est un éloge des relations homosexuelles, fort appréciées en Grèce, du moins parmi les intellectuels et les aristocrates.

Mais les dieux poussent plus loin les formes de sexualité. Zeus se transforme en cygne, en vache ou en aigle pour séduire. Irrésistibles, les animaux ?

En effet, dans la mythologie grecque, les animaux plaisent. Et une métamorphose est un artifice habile pour cacher sa vraie nature. Zeus ne ménage ainsi jamais les moyens. Il est le séducteur par excellence. Mais aussi le plus puissant des dieux. Pourquoi veut-il séduire ? Sans doute parce que c’est dans ses attributions, et que la séduction plaît aux dieux comme aux mortels.

La violence est très présente dans ces récits divins. Zeus enlève ainsi Europe, dont il est follement amoureux…

Oui, l’amour peut être violent. Hésiode raconte que la Terre en vient à ne plus vouloir subir les trop nombreux assauts du Ciel. Son fils Kronos se chargera d’émasculer Ouranos, une violence originelle qui sera suivie de bien d’autres récits sexuels empreints de violence. Aphrodite, déesse des unions érotiques comme du mariage – l’un n’empêche pas l’autre –, vient de là : elle surgit du sperme du Ciel répandu dans la mer Égée.

Pourquoi les dieux se méfient-ils autant de cette déesse de l’amour ?

Aphrodite, c’est la séduction, la sensualité, le désir du désir de l’autre. Si Éros est la forme primordiale de la sexualité, elle en est l’incarnation féminine. Mais le sexe n’est pas que plaisir. Pour faire tomber amoureux les hommes et les femmes, elle leur tourne la tête, les dépossède d’eux-mêmes, joue contre leurs volontés. Un jour, Zeus en aura assez. Dans L’ Hymne homérique à Aphrodite, il lui tend un piège pour la faire tomber amoureuse d’un mortel, Anchise. De leur union naîtra Énée, le Troyen, mi-dieu mi-mortel, et futur fondateur de Rome… Un jour l’époux de la déesse, le disgracieux Héphaïstos, la surprend en flagrant délit d’adultère… La sexualité est aussi source de conflits, de luttes et de souffrances.

Y a-t-il des tabous sexuels chez les dieux ?

La relation incestueuse avec la mère est problématique. Si elle a lieu, une tragédie s’engendre. Mais l’inceste entre frère et sœur est admis. Zeus et Héra ont les mêmes géniteurs.

La mythologie permet-elle de comprendre le rapport des anciens Grecs au sexe ?

Il s’agit évidemment d’un fantasme généralisé. Cela dit, la situation érotique prédominante est la même entre mortels et immortels. C’est celle du couple hétérosexuel stable. Avec du plaisir, des infidélités, de la jalousie. La sexualité divine est très conventionnelle…

Source : Giulia Sissa : « Sans sexualité, les dieux grecs n’existeraient pas » – Le Point

20160707 – Sexe après un break – Reprendre une sexualité après un break – Doctissimo

Les raisons de ne plus s’ébattre sous la couette où ailleurs avec un partenaire sont multiples : l’âge, une rupture douloureuse, l’arrivée d’un enfant, la routine… Rallumez le feu après une période d’abstinence plus ou moins longue ne va pas toujours de soi. Les pistes du médecin sexologue Dr Ghislaine Paris.

« Nous ne sommes pas tous, ni toutes, animés de désir himalayen permanent, et des périodes d’abstinences sexuelles sont plus courantes qu’on ne pense » confie le Dr Ghislaine Paris, auteur du livre « Un désir si fragile ». L’absence prolongée de relations sexuelles peut découler de différents facteurs, à savoir l’âge, l’absence de partenaire, ou bien une baisse de désir au sein du couple. Quelles que soient les raisons, il n’y a pas de quoi s’alarmer ! Certaines phases de la vie nécessitent de mettre son énergie dans un autre secteur que la sexualité. Toutefois, si vous ne souhaitez pas augmenter les rangs des adeptes de la révolution asexuelle, il va falloir à nouveau faire preuve d’audace et d’impudeur. Car après tout, le sexe fait partie de la vie et du couple…

Pas de limite d’âge pour se faire du bien

« Les premières causes d’abstinence sont dues à l’âge » note le Dr Ghislaine Paris au sein de ses consultations. Si aujourd’hui, on s’autorise davantage à aimer après 60 ans, il n’en va pas de même pour le sexe. S’ébattre sans retenu passé un certain âge est encore tabou. Comme en témoigne 7ème Ciel, le film polémique d’Andréas Dresen, qui célèbre les élans d’une femme de soixante ans et d’un octogénaire.

Plus qu’une image de soi en berne, c’est surtout le corps qui est en cause, avec davantage de problèmes d’érection et de sécheresse des muqueuses pour les femmes. « C’est pourquoi, après une période d’abstinence, je recommande une consultation » précise le Dr Paris. De la patience, bien sûr, et une aide médicamenteuse ponctuelle peuvent être nécessaires. L’important est de ne pas s’enfermer dans une spirale d’échec.

Au sein de la relation de couple, qu’elle soit nouvelle ou récente, il faut à nouveau privilégier un contexte favorable au désir où priment un toucher doux, des caresses, et davantage de sensorialité.

Sexualité après une rupture douloureuse

Les raisons de se réfugier dans l’abstinence suite à une séparation douloureuse sont différentes pour les hommes et les femmes. Loin des clichés qui les stigmatisent dans un rôle de chasseur collectionnant les « coups » d’un soir, pour se réconforter, les hommes souffrent aussi. Une rupture douloureuse peut s’accompagner d’un « vraie » chagrin et d’une perte de confiance en soi, surtout s’il y a eu défaillance sexuelle. « Les femmes ne sont pas tendres avec leséjaculateurs précoces, ni avec ceux qui ne « savent » soi-disant pas leur donner de plaisir » constate le Dr Paris. Pour ces derniers, se confronter à une nouvelle relation sexuelle n’est pas simple !

Les femmes qu’on a quittées ou trompées se réfugient, elles, dans l’abstinence pour d’autres raisons. Fragilisées, elles ne souhaitent pas s’exposer trop vite sur un terrain qui est celui de l’intime. Si en plus, elles ont la garde des enfants, le sexe a tôt fait de disparaître de leurs priorités.

Sortir de cette abstinence demande tout d’abord de prendre conscience qu’on est dans une situation d’évitement. Ensuite, le mieux est de privilégier des relations où l’on se sent bien et de prendre le temps de flirter, même si ça peut paraître désuet. Rappelons que l’appréhension peut entraîner chez l’homme une sécrétion d’adrénaline, un facteur aggravant d’éjaculation précoce. Et chez les femmes, des difficultés à atteindre l’orgasme. Evitez dans tous les cas de vous fixer des objectifs, qui vous mettront en difficulté, si vous ne les atteignez pas !

La sexualité du couple quand l’enfant paraît…

Les transformations pendant la maternité peuvent avoir des effets tout à fait contraires chez les uns et les autres. A savoir, un regain de libido pour elle ou une vraie réticence face à la future « mère » pour lui. Dans tous les cas, une période d’abstinence de 3 mois après l’accouchement est normale. Ensuite, c’est bien de s’y remettre… Ce qui ne va pas toujours de soi car l’énergie libidineuse de la mère est focalisée sur l’enfant.

Il va falloir ré-érotiser le couple. La plupart du temps, la tendresse et les sentiments sont là, en revanche Eros, moins. La clé pour elle : se remettre dans un mode séduction, et regarder à nouveau son Jules comme un amant, plus que le père de son marmot. Quant à lui, il va devoir faire preuve de patience et de douceur. Bien souvent la jeune mère est exténuée et très chamboulée physiquement. Se mettre en « option sexuel » sur un mode agacé et crispé risque fort de se solder par un refus.

L’endormissement sexuel dans le couple

La passion du départ s’est délitée et l’élan naturel qui vous précipitait dans les bras l’un de l’autre a disparu. Les rapports deviennent moins gratifiants et peu à peu on se laisse gagner par « l’endormissement », comme l’appelle le Dr Paris. Par ailleurs, la phase de construction s’accompagne d’une sorte de familiarité, préambule d’une véritable intimité, mais qui parasite le désir. Les ébats s’espacent et avec ce ralentissement se profile la menace de l’abstinence… Selon le Dr Paris, « elle devient effective après plus de six mois sans rapports« .

Pour rallumer la flamme, c’est simple : redécouvrez-vous et flirtez, comme au début. Une sexualité épanouie demande d’y consacrer du temps, c’est primordial. Prenez soin du contexte de vos relations, sortez au restaurant, au cinéma, en week-end tous les deux… Gardez en tête qu’il ne faut pas vous fixez d’obligation de résultat, ni de contrainte. Misez uniquement sur les sensations de plaisir, le reste suivra…

Catherine Maillard

Source : Sexe après un break – Reprendre une sexualité après un break – Doctissimo

20160706 – News : L’école et la sexualité : pas vraiment une histoire d’amour – L’Etudiant Trendy

Clitoris, vulve, gland… ces mots ne vous disent rien ? Et pourtant vous devriez avoir reçu, dès le primaire, des cours d’éducation sexuelle. Pourquoi l’école est-elle aussi timide ? Trendy fait le point pour vous.

Le mercredi 15 juin 2016, l’HCEfh (Haut Conseil à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes) a publiéun rapport sur l’éducation sexuelle dans les écoles publiques françaises et le résultat n’est pas terrible. Ce n’est malheureusement pas une surprise, mais ce document donne quelques pistes de réflexion qui réveilleront peut-être l’Éducation nationale.

 

Pas très légal tout ça !

Nous avons tous eu des réunions de prévention en CM2, puis au collège voire même au lycée (pour les plus chanceux). Pourtant, la loi de 2001 modifiée en 2004 oblige écoles, collèges et lycées à trois séances d’information et d’éducation sexuelle par an. Or nous sommes loin du compte ! Seulement 25 % des 3.000 établissements publics respectent cette loi. Malgré un phénomène croissant de libéralisation des mœurs, la sexualité est encore un sujet tabou dans le milieu scolaire.

« La sexualité, on nous en parle qu’en SVT » nous explique une lycéenne. Un peu tardif, l’enseignement de quatrième se limite à la biologie et ne sort pas de ce domaine.

 

Un apprentissage bricolé

Selon l’INED, c’est en moyenne à 17 ans que l’on connaît sa première fois. Mais beaucoup savent depuis longtemps comment se déroulent les rapports sexuels. Et ce n’est pas grâce à l’école !

Malheureusement, les sites pornographiques sont souvent ceux qui forment l’éducation sexuelle des adolescents. Ainsi, 18 % des garçons de 15 à 24 ans pensent que le porno est un bon moyen pour apprendre. Bien sûr, les amis ou la famille jouent aussi un rôle dans cet apprentissage. Mais entre les tabous, la gêne ou les « mythos » pour se faire bien voir, difficile de trouver les bonnes infos. Ainsi, beaucoup se tournent vers Internet pour trouver des réponses. Des réseaux sociaux aux magazines féminins en passant par des forums comme Doctissimo, tous ces supports sont devenus les nouvelles encyclopédies.

 

Que faire alors ?

Le rapport du HCEfh donne 4 axes de réflexion : mieux connaître la sexualité des jeunes, renforcer la politique d’éducation à la sexualité, renforcer l’action de l’Éducation nationaleaujourd’hui « parcellaire » et « inégale », et responsabiliser les autres espaces clés de socialisation des jeunes.

Lors des séances d’information à l’école, les professeurs, pas forcément formés à ces questions, ne savent pas toujours comment aborder ces sujets face à des élèves gênés. « Forcément, au début on ne parle pas. Mais s’il y avait plus de séances, au bout d’un moment, on n’est plus timide et on pose des questions », explique une adolescente. Connaître son corps, accepter sa sexualité et respecter celles des autres sont des notions importantes mais pas innées. Il est donc nécessaire de renforcer cette éducation mais surtout de l’élargir aux thèmes du plaisir, de l’orientation sexuelle, de l’égalité des sexes ou du respect, trop souvent oubliés.

 

Et ailleurs, ils font comment ?

En juillet 2015, l’OMS avait rendu un rapport dans lequel il préconisait aux pays européens d’aborder la sexualité d’un point de vue biologique mais aussi sociologique. Quand on sait qu’aujourd’hui une femme sur dix de moins de 20 ans a été victime d’agression sexuelle en France, la mesure semble, en effet, urgente. Certains pays européens ont suivi le conseil voire l’ont devancé.

Récemment en Suède, la chaîne SVT Barnkanalen a diffusé une vidéo qui a fait scandale. Faisant chanter pénis et vulve, le programme s’adresse aux tout-petits pour leur expliquer la sexualité. Même si cette émission semble avoir dépassé les limites d’acceptation des Suédois, rappelons que l’éducation sexuelle y est obligatoire depuis 1995. Aucun programme spécifique n’est déterminé par le gouvernement, mais des objectifs sont annoncés, accompagnés d’un atlas sexuel. Les professeurs peuvent ainsi aborder à leur manière le sujet et l’adapter à leurs élèves.

Les Pays-Bas suivis par l’Angleterre proposent des cours adaptés à chaque âge. Au primaire, on apprend toutes les parties du corps, on analyse les liens avec les autres. On parle aussi de puberté, d’émotions, de mariage et de divorce. Au collège et au lycée, on étudie en profondeur la reproduction, la contraception mais aussi les MST, les relations amoureuses ou la grossesse. En parallèle, les professeurs n’hésitent pas à donner les endroits où trouver des informations fiables.

Au Canada enfin, le gouvernement a imposé entre 5 et 15 heures d’enseignement sur le sujet.Obligatoire dans toutes les écoles, le but étant de casser les stéréotypes sexuels encore bien ancrés dans les têtes.

Alors on s’y met quand ?

Julie Chapman  |  Publié le 04.07.2016 à 10H10

Source : L’école et la sexualité : pas vraiment une histoire d’amour – L’Etudiant Trendy

20160706 – News :Violences psychologiques au sein du couple: plus d’un Français sur dix concernés

D’après une étude de l’Insee parue ce lundi, une femme sur huit et un homme sur dix se disent victimes d’insultes, de menaces ou de comportements dévalorisants au sein de leur couple.

Source : Violences psychologiques au sein du couple: plus d’un Français sur dix concernés

20160704 – News :La relation avec les parents influence la santé des enfants | Santé Magazine

Une étude menée par des chercheurs canadiens met en évidence la façon dont les relations familiales jouent sur la qualité de vie des adolescents et jeunes adultes.

 

Nous accordons beaucoup plus d’importance à la relation parents-enfants que ne le faisaient les familles il y a une cinquantaine d’années. Le bénéfice émotionnel de ce type de relation ne fait aucun doute, mais qu’en est-il du bénéfice santé ? Dans la revue International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, des chercheurs de l’université de Guelph, au Canada, apportent une réponse à cette question. Ils estiment que la relation entre les parents et les enfants peut avoir un impact sur le poids, l’exercice physique et la qualité de sommeil des adolescents et jeunes adultes.

Leurs travaux sont basés sur les données d’une cohorte de 2011 incluant plus de 3 700 femmes et 2 600 hommes âgés de 14 à 24 ans. Les scientifiques ont évalué les facteurs qui influencent la qualité de la relation parent-enfant et la stabilité de la famille en observant les activités quotidiennes, le rôle de chaque personne et leur lien émotionnel. Ils ont également pris en compte le poids des enfant, les troubles alimentaires éventuels, la consommation de fast food et de boissons sucrées, le temps passé devant les écrans, l’activité physique et la durée moyenne du temps de sommeil.

Rétablir la communication

Environ 80% des adolescents et jeunes adultes du groupe étudié étaient proches de leurs familles. Cette bonne relation a été associée à une diminution des troubles alimentaires, plus d’exercice physique, moins d’obésité et une meilleure qualité de sommeil. Le lien entre pères et fils serait particulièrement important dans la prise de poids, précisent les chercheurs. Une autre étude menée par une équipe de l’université d’état de nord Caroline, aux Etats-Unis, estime que les horaires de travail décalés seraient particulièrement néfastes au développement des enfants.

En cause, expliquent les auteurs de ces travaux, le manque de routine concernant l’alimentation, le sommeil et l’activité physique. Mais une bonne communication et un rapport parent-enfant de qualité suffisent à diminuer le stress, la pression, ainsi que l’inflammation de l’organisme de l’enfant, rappelle le site Medical Daily.

Source : La relation avec les parents influence la santé des enfants | Santé Magazine