20160925 – Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

Entre interdiction totale et lâcher prise, comment gérer l’utilisation des écrans par les 11/15 ans ? Compréhension, discussion et certaines applications

Quels parents de jeunes adolescents n’ont jamais entendu cette phrase : « Allez, steuplaît, tu peux me laisser encore un peu mon portable ! Augustin, lui, il a le droit de le garder tout le temps. » Sous-entendu : « Je suis un martyr de la vie numérique et toi un dictateur. »De ces négociations sans fin et quotidiennes naissent souvent des agacements qui virent parfois à l’exaspération et au conflit. Et elles démarrent de plus en plus tôt.

« À table ! »

Voici moins de dix ans, l’acquisition d’un portable correspondait, en général, à l’entrée au lycée.« Décroche ton brevet des collèges et tu auras un téléphone dans l’été. » Désormais, c’est en sixième que les préados sont équipés !Et la technologie a bien évolué : fini le téléphone à clapet qui servait surtout à envoyer 150 SMS par jour, l’heure est au smartphone et donc à la navigation sur le net, aux jeux vidéo, à Snapchat et aux… réseaux sociaux.De quoi y passer des heures… Oui, mais combien vrai…

Source : Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

20160922 – News / Auto-école : attention aux prix !

La loi Macron promettait de moderniser et d’ouvrir le secteur des auto-écoles. Aujourd’hui les résultats à l’examen du permis de conduire sont désastreux et les pratiqués par les auto-écoles sont trop élevés. UFC-Que Choisir a enquêté auprès de 1374 auto-écoles dans 82 départements.

Ainsi 1 auto-école sur 5 ne procède pas à un affichage extérieur du forfait le plus pratiqué, leur permettant de moduler le nombre d’heures et les prix. De plus, 51,2% d’entre elles facturent l’accompagnement à l’examen théorique général à un prix supérieur à celui d’une heure de conduite

Pas d’obligation d’afficher les taux de réussite

L’absence de réglementation sur l’affichage des taux de réussite aux examens conduit à de nombreux dérapages, en effet plus de 40% des auto-écoles interrogées par UFC-Que choisir ont annoncé des chiffres surestimant de plus de 10 points la réalité.

Prix élevé et disparités régionales

Les tarifs pratiqués par les écoles de conduite mettent en lumière le coût élevé de la formation au permis B. Le prix moyen du forfait de base : 20 heures de conduites + formation au code + frais de dossier est de 1155 euros, mais les apprentis conducteurs prennent en moyenne 15 heures de conduite supplémentaires, le prix total bondit donc à 1804 euros.

Mais le prix du permis de conduire varie surtout en fonction des régions et même des départements. En effet si sur le Territoire de Belfort le permis de conduire coûte 1468 euros, à Paris il atteint 2140 euros.

Le tarif est d’autant plus bas dans un département que la concurrence est forte. Mais aujourd’hui, il y a peu de concurrence, car la répartition entre auto-écoles des places pour l’examen pratique du permis complique l’entrée de nouveaux acteurs, le développement de l’activité sur internet est bloquée par une réglementation restrictive du commerce électronique. Enfin, alors qu’un nombre d’heures élevé favorise la réussite à l’examen et réduit le risque d’accident, les élèves reculent devant les prix très élevé des heures supplémentaires : 43 euros en moyenne.

Vérifier les taux de réussite

UFC-Que Choisir rappelle toutefois que “le taux de réussite est un bon indicateur de la qualité de l’enseignement dispensé mais à condition de comparer les auto-écoles situées dans la même zone géographique”.

Autre limite à la méthode : pour maintenir un taux de réussite très élevé, certaines auto-écoles forcent leurs élèves à prendre un très grand nombre d’heures de leçons. L’association rappelle même que “pour ne pas voir leur taux de réussite diminuer, certaines écoles incitent leurs élèves les plus mauvais à passer l’épreuve pratique en candidat libre, voire refusent de prendre en charge certains candidats”.

Source : Auto-école : attention aux prix !

20160922 – News / Nord : deux policiers belges interpellés avec des migrants dans leur véhicule

Une histoire presque kafkaïenne. Deux policiers belges ont été interpellés mardi soir à Nieppe, dans le Nord, par la police française. Ils étaient au volant d’un camion dans lequel se trouvaient treize migrants. Les deux policiers belges ont été conduits au commissariat de police d’Armentières

Quant aux migrants, ils “ont été conduits dans les locaux de la police aux frontières à Lille pour le traitement de la procédure: trois mineurs ont été placés en foyer et dix personnes majeures sont en retenue administrative pour examen de leur situation”, ont précisé les autorités.

“On ne voulait pas les laisser ici”

Selon la RTBF, les migrants auraient embarqués à Calais dans un véhicule qu’ils pensaient à destination de l’Angleterre. Arrivés en Belgique et interpellés par la police, ils auraient émis la volonté de rentrer à Calais. Les policiers belges les auraient alors déposé à la frontière, mais seraient entré par inadvertance sur le territoire français, ce qui a conduit à leur arrestation.

“On les a reconduits parce qu’on ne voulait pas les laisser ici, directement sur la route et les laisser à pieds aller à la frontière. Donc on les a reconduits (…) dans la direction où ils voulaient aller”, a expliqué à la RTBF Georges Aeck, le commissaire d’Ypres, en Flandre occidentale. Selon Vincent Gilles, président du SLFP Police, un syndicat policier belge, les policiers belges ont été menottés, “malgré l’identification”.

Malaise entre les deux pays

“Ou bien les collègues français ont voulu s’amuser – il n’y a qu’eux qui ont ri dans cette histoire, en plus ils couvrent toute la police française de ridicule – ou bien dans le cadre du protocole d’accord entre M. Cazeneuve (le ministre de l’Intérieur français) et M. Jambon, le ministre de l’Intérieur belge, il est à craindre qu’il y ait de grands trous juridiques”, a-t-il affirmé à la RTBF.

Source : Nord : deux policiers belges interpellés avec des migrants dans leur véhicule

20160922 – News : Obésité et génétique : un lien remis en cause | Santé Magazine

L’influence du régime alimentaire et de l’activité physique d’une personne serait plus importante que son patrimoine génétique, d’après une étude britannique.

Près de 1,9 milliard d’adultes dans le monde étaient en surpoids en 2014 et plus de 600 millions souffraient d’obésité d’après les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Or, parmi les personnes touchées, une partie est génétiquement prédisposée à l’obésité. La bonne nouvelle est que, d’après une étude publiée par la revue scientifique British Medical Journal, ces personnes auraient autant de chances que des autres de perdre du poids.

En effet, la variation génétique en cause, mise en évidence par une étude menée en 2007, ne semble pas affecter la capacité d’un individu à perdre du poids. « Les individus porteurs de la variation FTO réagissent aussi bien que les autres aux actions pour perdre du poids basées sur l’alimentation, l’activité physique ou les traitements médicamenteux », expliquent les chercheurs.

Contrebalancer la génétique

Pour arriver à ces conclusions, l’équipe a analysé huit études portant sur près de 10 000 personnes ayant participé à des programmes de perte de poids. Parmi eux, une partie était porteuse de la variation FTO et pesaient en moyenne un kilo de plus que les autres. A la fin de la période de test,ces personnes ont réussi à perdre autant de poids et de centimètres de tour de taille que les personnes non porteuses de la variation génétique. Peu importe la méthode utilisée, le résultat était le même.

La prédisposition génétique à l’obésité peut donc être contrebalancée au moins en partie par des actions visant à la perte de poids, estiment les scientifiques. Du travail reste à faire pour mieux comprendre l’influence de la génétique et du mode de vie sur les risques d’obésité, mais cette étude confirme que certains facteurs comme un régime alimentaire déséquilibré et la sédentarité pourraient être plus déterminants que le patrimoine génétique.

Source : Obésité et génétique : un lien remis en cause | Santé Magazine

20160922 – News : Fuite de données « importante et sérieuse » chez Yahoo, des centaines de millions de comptes touchés – ZDNet

La fuite de données pourrait modifier l’accord de cession entre Verizon et Yahoo. En août déjà 200 millions de comptes utilisateurs datant de 2012 avaient été mis en vente par un pirate.

Yahoo devrait rapidement confirmer une fuite de données massive, des centaines de millions d’utilisateurs seraient touchés affirme le site Recode. Une très mauvaise nouvelle (de plus) pour la société dont la vente à Verizon est pour l’heure en standby.

La rédaction de ZDNet.fr

Les sources de Recode mentionnent que la fuite est « importante et sérieuse ».

Plus tôt cette année Yahoo avait mentionné réaliser une enquête sur une prétendue fuite de données impliquant 200 millions de compte utilisateur, qui auraient été vendus en ligne par des pirates. Cette fuite serait en fait selon bien pire affirme une source.

Que vont dire les actionnaires de Yahoo ?

Cette affaire pourrait avoir des conséquences importantes sur le rachat de la société par Verizon, pour une somme estimée pour l’heure à 4,8 milliards de dollars. Cette transaction est en voie de finalisation, mais le deal doit encore être approuvé par les autorités de régulation comme par les actionnaires de Yahoo

En août dernier un hacker nommé « Peace » publiait sur son site Internet des informations laissant à penser qu’il vendait les identifiants de 200 millions d’utilisateurs des services Yahoo en 2012, et ce pour la somme ridiculement basse de 1.800 dollars. Les données vendues comprenaient noms, mots de passe, et informations personnelles telles que des dates de naissance et des adresses email. Yahoo à l’époque avait mentionné être au courant, mais avait refusé de confirmer le hack, se bornant à enquêter.

Source : Fuite de données « importante et sérieuse » chez Yahoo, des centaines de millions de comptes touchés – ZDNet

20160922 – News : Lifestyle | Google lance Allo, sa messagerie « intelligente »

Allo est disponible depuis ce mercredi pour les téléphones fonctionnant avec les systèmes Android de Google et iOS d’Apple, a précisé Google sur son blog officiel.

« Google Allo peut vous aider à anticiper, à trouver des infos, à vous exprimer plus aisément dans vos conversations. Et plus vous l’utilisez, plus il s’améliore avec le temps », a expliqué Google.

Le géant américain de l’internet met en avant des fonctionnalités « intelligentes » offertes par son application : elle propose à l’avance des réponses à un message, en fonction du contexte et du « style » de conversation de l’utilisateur, par exemple s’il est adepte des emojis.

Elle sait aussi reconnaître le contenu d’une photo et proposer des remarques adaptées. Allo permet en outre d’accéder en avant-première à l’assistant virtuel de Google (un service dénommé Google Assistant), pour exécuter rapidement certaines tâches.

En outre, comme d’autres applications de messagerie populaires, elle permet de jouer sur la taille des emojis, et d’enrichir les messages avec des « autocollants » (stickers) ou autres gribouillis, pour personnaliser les conversations.

Allo avait été dévoilée en mai par Google, en même temps qu’une autre application d’appels vidéo sur mobile, Google Duo, mise en service en août.

Son lancement intervient sur un marché où on ne compte déjà plus les applications de messagerie, et devra lutter pour se faire une place face à des poids lourds comme Snapchat, ou encore Whatsapp et Messenger de Facebook.

Apple a lui aussi musclé sa propre application de messagerie pour rattraper son retard sur ses rivaux dans la dernière version d’iOS, iOS 10, déployée la semaine dernière.

Marché saturé

WhatsApp acquis par Facebook en 2014 pour 20 milliards de dollars compte déjà plus d’un milliard d’utilisateurs, tout comme Facebook Messenger. Les autres acteurs du marché sont Snapchat, Skype, WeChat, Viber, Line, Kik et Telegram.

Google a déjà essayé de s’y implanter avec une précédente application, Hangouts, mais sans beaucoup de succès.

Allo a également suscité des mises en garde concernant la protection des données personnelles de ses utilisateurs.

« Ne l’utilisez pas », a ainsi lancé Edward Snowden, l’ancien consultant de l’Agence de sécurité nationale américaine (NSA), qui a révélé en 2013 l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications et d’internet par les Etats-Unis et qui est actuellement réfugié en Russie.

Google a répondu à ses inquiétudes en mettant en avant la fonction « incognito » et en rappelant que les communications seront chiffrées.

Mais Google conservera les messages sur ces serveurs informatiques et ils seront en conséquence potentiellement accessibles par les autorités. « Google a préféré que tous les messages puissent être accessibles aux autorités pour améliorer les fonctions de réponse automatique », juge Christopher Soghioan de l’Association pour les libertés civiques américaine (ACLU).

A ces critiques, Google répond avoir « donné aux utilisateurs la transparence et le contrôle nécessaires sur leurs données », selon un communiqué adressé à l’AFP.

« Notre approche est simple, vos conversations sont stockées jusqu’à ce que vous décidiez de les supprimer et vous pouvez supprimer des messages individuels ou toutes les conversations », affirme le géant de l’internet.

« Nous offrons également l’option de discuter en mode incognito où les messages sont chiffrés de bout en bout et vous pouvez programmer la suppression des messages automatiquement sur votre appareil et sur celui de la personne avec qui vous discutez », indique Google.

Relaxnews

Source : Lifestyle | Google lance Allo, sa messagerie « intelligente »

20160922 – News : La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

Selon l’Observatoire du fait religieux en entreprise, les situations « conflictuelles » ou « bloquantes » restent très minoritaires.

Le fait religieux est de plus en plus présent dans la vie des entreprises, mais celles-ci commencent à mieux savoir y faire face. Pour leur quatrième étude annuelle sur ce sujet, l’Institut Randstad et l’Observatoire du fait religieux en entreprise (OFRE), une chaire de recherche universitaire, ont enregistré ce double mouvement en interrogeant en ligne 1 405 cadres et manageurs entre avril et juin, sur leur expérience personnelle.

Pour la première fois, une nette majorité (65 %) de ces salariés interrogés disent avoir observé à plusieurs reprises « des faits religieux » sur leur lieu detravail. C’est 15 points de plus qu’en 2015. Les faits observés peuvent êtreregroupés en deux grandes catégories, selon les auteurs de l’étude.

Lire aussi :   Pour les DRH, le fait religieux se gère avec pragmatisme

La première, qui est aussi la plus nombreuse, correspond à « des demandes ou des pratiques personnelles ». Ils sont « par eux-mêmes, peu perturbateurs », note l’étude, même si « combinés à d’autres faits, d’autres situations ou d’autres comportements, ils peuvent être problématiques ». Parmi eux, le port visible de signes religieux, comme le voile, est devenu le plus fréquent (21 %). Il a dépassé cette année les demandes d’absence pour une fête religieuse (18 %), qui sont suivies par les demandes d’aménagement des horaires (14 %) et les prières pendant les pauses (8 %).

La seconde catégorie regroupe des « faits qui perturbent et/ou remettent en cause l’organisation du travail et/ou transgressent des règles légales ». Ils sont« stables ou en baisse de quelques points par rapport à 2015 », note l’étude, mais ils représentent quand même plus d’un tiers des faits constatés. Il peut s’agir de la stigmatisation d’une personne pour motif religieux (7 %), de prosélytisme (6 %), de refus de réaliser certaines tâches (6 %), de travaillersous les ordres d’une femme (5 %), de prières pendant le temps de travail (5 %), du refus de travailler avec une femme (4 %) ou avec un collègue (3 %).

Meilleure maîtrise des situations

Les situations « conflictuelles » ou « bloquantes » progressent de nouveau tout en restant nettement minoritaires : elles passent de 6 % à 9 %. Elles représentent cependant 14 % (contre 12 % en 2015) des situations rencontrées par les manageurs ayant eu eux-mêmes à intervenir. Elles peuvent consister en menaces d’accusation de discrimination, en remise en cause de la légitimité de l’entreprise ou du manageur, en refus de discuter, en demandes collectives ou en présence de tiers extérieurs à l’entreprise.

« Il y a en 2016 davantage de tension autour du fait religieux au travail », relève l’étude. « De plus en plus d’entreprises sont confrontées à des comportements de rupture, précise Lionel Honoré, directeur de l’OFRE et professeur à l’université de Polynésie. Ils sont le fait d’individus qui remettent en cause le droit de l’entreprise à faire prévaloir ses règles. Ils placent la loi religieuse au-dessus de tout. »

Lire aussi :   Peut-on interdire le port du voile en entreprise ?

Jusqu’à présent, les différentes enquêtes qui avaient pu être menées montraient un certain désarroi dans les entreprises pour faire face à ce type de situations. Bien souvent, les manageurs de proximité (ceux à qui il revient d’y répondre au plus près du terrain) n’étaient pas forcément armés ni formés pour le faire et, en outre, ils hésitaient à faire remonter les problèmes de ce type à leur hiérarchie ou à solliciter les services des ressources humaines ou juridiques. Les réponses apportées étaient donc parfois « bricolées », voire hors des clous de la légalité.

Cette année, le baromètre Randstad-OFRE détecte une meilleure maîtrise de ces situations par les encadrants de terrain, qui « ont des positions plus tranchées sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas » et ont « une meilleure connaissance du cadre légal ». C’est ainsi que les auteurs interprètent la nette augmentation de la part des cas ayant nécessité une intervention managériale, qui passe de 38 % à 48 %.

Les réponses aux questionnaires témoignent aussi du soutien que reçoivent les manageurs placés dans des situations difficiles. « Ils sont de moins en moins nombreux à les aborder de manière isolée et ont de plus en plus recours à leur hiérarchie » et aux services juridiques et ressources humaines. Cette meilleure maîtrise du fait religieux en entreprise n’est sans doute pas étrangère au fait que 62 % des répondants sont opposés à une loi en ce domaine.

Pas de rejet de la religion

Il reste que si la majorité des manageurs font face à des faits relativement faciles à gérer, d’autres sont confrontés régulièrement « à des situations de débordement, qui sont ingérables », relève Lionel Honoré. Ces situations se retrouvent en particulier dans des entreprises à forte main-d’œuvre non qualifiée, comme dans les travaux publics, la grande distribution, la logistique et des transports, relève l’universitaire, ou encore celle qui « sont situées dans des zones où la problématique existe déjà hors de l’entreprise ».

L’augmentation de l’occurrence du fait religieux ne débouche pas sur un rejet. Ainsi 70 % des salariés interrogés considèrent que la religion a sa place dans les échanges entre collègues, et 80 % disent connaître en général la religion de leurs collègues. Plusieurs pratiques religieuses sont en outre admises, commedemander des aménagements ponctuels du temps de travail (83 %), prier seul et discrètement pendant les pauses (75 %). En revanche sont considérés comme proscrits le fait de refuser de travailler avec certaines personnes (91 %), de réaliser certaines tâches (90,3 %), le prosélytisme (74 %) et les prières en groupe ou pendant le temps de travail (70 %).

Mais s’ils sont disposés à apporter des réponses pragmatiques au cas par cas, les cadres et manageurs sont très majoritairement hostiles (84 %) à ce que« l’entreprise s’organise en fonction des prescriptions religieuses », en prenant, par exemple, officiellement en compte les calendriers religieux, en prévoyant des menus « religieux » à la cantine ou en aménageant des lieux de prière. En revanche, ils rejettent à 65 % l’idée que l’entreprise puisse « inscrire dans son règlement intérieur un principe de neutralité religieuse et l’imposer à ses salariés ». Le questionnaire a été soumis avant qu’un amendement introduit dans la loi El Khomri permette d’inscrire dans ces textes « le principe de neutralité » et de restreindre « la manifestation des convictions des salariés ».

Source : La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

20160921 – Faut-il avoir peur du grand méchant Linky ?

Le front-anti Linky tente de mobiliser, en axant notamment ses critiques sur les risques pour la santé du compteur d’Enedis.

Selon les derniers chiffres agrégés par le front des anti-Linky, 254 communes françaises, parmi lesquelles Caen, Biarritz, Douarnenez ou Melun, se sont prononcées contre le déploiement des compteurs communicant d’Enedis, l’ex-ERdF. C’est évidemment peu, au regard des 36 000 communes que compte l’Hexagone. Mais, compte tenu du déploiement encore largement embryonnaire de Linky (voir la carte officielle), l’alerte ne peut être ignorée par le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité. « Ce sont des communes qui bravent et maintiennent leur délibération anti-Linky, malgré les pressions qu’elles subissent, notamment des préfets », assure Annie Lobé, l’animatrice du front anti-Linky qui se définit comme journaliste scientifique.

La légalité de ces refus reste discutée, si on se fie à une étude juridique réalisée pour le compte de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). Et ce, même si les compteurs ne sont pas la propriété des particuliers, mais bien celle des collectivités locales qui les concèdent à ERdF/Enedis. Il n’en reste pas moins que voir des élus municipaux entraver le déploiement fait peser une menace sur le calendrier ambitieux du distributeur, qui prévoit d’achever l’installation des 35 millions de compteurs d’ici à 2021.

Emplois de proximité supprimés

Organisée à Montreuil le 8 septembre dernier, une réunion du front anti-Linky a permis de mesurer l’avancée de cette mobilisation et les motivations des élus refusant l’installation du compteur. Première surprise : aucun maire n’est présent pour expliquer les raisons de son opposition à une salle où 250 à 300 personnes sont réunies. Pour Raymond Besco, un élu de Magny-les-Hameaux (78), présent lors de cette manifestation, l’installation de Linky pose au moins trois problèmes distincts. « D’abord on peut se demander pourquoi il faut remplacer un compteur qui fonctionne par un compteur qu’on sait déjà obsolète et qui est programmé pour l’être, dit-il. Ensuite, installer Linky signifie qu’on n’effectuera plus de relevés. Ce sont encore des emplois de proximité qui sont supprimés. S’y ajoute l’intrusion dans la vie privée. »

Mais, pour les autres élus présents, ce sont plutôt les questions de santé publique qui dominent. C’est par exemple le cas à Yerres, une commune de l’Essonne (91), dirigée par Nicolas Dupont-Aignan, seule personnalité publique de premier plan impliquée dans le débat. Dans cette commune – la 1ère de plus de 30 000 habitants à avoir pris une délibération anti-Linky –, la décision a été motivée par un travail associatif sur les radio-fréquences. Rappelons que le système Linky utilise le CPL (courant porteur en ligne, à 75 kHz) pour les échanges entre le compteur et le concentrateur. « Or les CPL sont des radio-fréquences donc rayonnent », rappelle l’Association des Riverains du Rond-Point de Yerres. Selon cette dernière, qui a également combattu l’installation d’antennes pour la téléphonie mobile, les connaissances sur l’impact des radiofréquences – et donc la réglementation – sont encore en train d’évoluer, et certaines mesures en laboratoire, effectuées par l’ANFR (l’Agence nationale des fréquences) pour évaluer l’impact de Linky sur la santé, dépassent déjà le seuil de 0,6 V/m  fixé par la résolution 1815 du conseil de l’Europe (datant de 2011).

Les résultats officiels contestés ?

En mai dernier, l’ANFR publiait en effet un rapport sur les niveaux des champs électromagnétiques créés par Linky.  Un rapport qui tendait pourtant à montrer que les compteurs communicants émettaient moins que leurs prédécesseurs et que l’impact des CPL sur les niveaux d’émission était très faible. Ce dernier serait de l’ordre de 0,1 V/m à 20 cm de l’appareil. Et deviendrait indétectable à partir d’une distance de 30 cm.

Mais ces mesures en laboratoire sont contestées car, selon Annie Lobé, elles ne tiennent pas compte de la diversité des installations électriques dans les foyers, facteur qui amplifierait le niveau d’émission d’ondes électromagnétiques avec l’utilisation du CPL. A la tribune, lors de la réunion à Montreuil, ont été évoquées de futures mesures contradictoires, réalisées par un collectif de Brive (Corrèze) sur un site réel. Mais aucune date de publication des résultats en question n’a été précisée.

Big Data, le big problème ?

Enfin, comme le racontait récemment la Voix du Nord, l’installation de Linky semble entraîner des dysfonctionnements avec certains appareils. Nos confrères parlent ainsi de lampes s’allumant et s’éteignant seules ou encore de systèmes domotiques perdant les pédales. Lors de la phase d’expérimentation, Enedis a également reconnu huit incendies qui se sont déclarés après la pose du compteur communicant. Mais, selon la société, ces incidents – peu nombreux si on les compare aux 300 000 Linky posés – ne seraient pas liés directement au compteur, mais à des câbles mal serrés lors de la pose.

Pour André Reinald, un ingénieur logiciel de Mozilla lui aussi présent lors de la soirée organisée à Montreuil, toutes ces questions ne sont toutefois que des « effets de bord » appelés à s’estomper avec le temps. « Ce qui ne va jamais disparaître, c’est le but même de Linky qui est de collecter des données », explique-t-il, exposant ses craintes pour la vie privée des citoyens. Pour l’heure, l’usage des données créées par Linky est strictement encadré, la Cnil ayant posé le principe du consentement explicite de l’usager. « Les données de consommation appartiennent aux clients ; on ne peut rien faire sans son consentement, qui doit être formellement tracé », résumait en mars dernier Jean-Lorain Genty, un membre de l’équipe nationale sur le programme Linky. Mais les opposants craignent des évolutions successives, faisant tomber ces garde-fous.

 

Source : Faut-il avoir peur du grand méchant Linky ?

20160921 – News : Najat Vallaud-Belkacem veut rendre la scolarité obligatoire jusque 18 ans

Le gouvernement va proposer d’étendre la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, de 3 à 18 ans.

Najat Vallaud-Belkacem l’a annoncé le week-end dernier. Alors qu’elle intervenait, samedi, à l’Université PS de l’engagement, qui se tenait à Lomme, près de Lille, la ministre de l’Education nationale a annoncé par un tweet l’une des mesures phares du programme du PS en matière d’éducation en vue de la prochaine présidentielle.

« Pour aller plus loin sur l’Education, je proposerai d’étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans », a ainsi écrit Najat Vallaud-Belkacem, sur Twitter.

Autrement dit, avec cette mesure, la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, commencerait trois ans plus tôt et se terminerait deux ans plus tard.

Lutter contre le décrochage

Objectif: lutter contre le décrochage scolaire, alors que 110.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avant d’avoir obtenu une qualification. Si la mesure s’avérerait plutôt facile à mettre en place pour l’avancement de l’âge de la scolarité, la plupart des enfants étant déjà scolarisés à 3 ans, elle serait plus compliquée à installer entre 16 et 18 ans.

En effet, comme le souligne le site spécialisé sur les questions d’éducationCafé pédagogique, les jeunes scolarisés à l’âge de 18 ans ne sont plus que 77%, et 92% à 17 ans. Allonger de deux ans la durée de la scolarité obligatoire nécessiterait ainsi d’accueillir 180.000 jeunes de plus, dont la majorité (entte 110.000 et 140.000) a décroché de l’école sans obtenir de diplôme.

Comme le soulignent Les Echos, la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans est une des revendications principales du SNES, le principal syndicat de l’enseignement secondaire. Son application permettrait ainsi l’apaisement de ses relations avec le ministère de l’Education nationale, mises à mal depuis la réforme du collège.

Source : Najat Vallaud-Belkacem veut rendre la scolarité obligatoire jusque 18 ans

 

Avis Pimpf : Déjà  il me semble que c’était l’éducation et pas la scolarité qui était obligatoire ? ensuite je ne comprends pas en quoi cette mesure va inciter les élèves à faire plus d’études, quid de valoriser plus les filières professionnelles et techniques qui n’ont rien à rougir des filières dites « classiques » ? vraiment il y a de gros loupés et ça ressemble fort à des mesures qu’ils ne sont pas sur de porter à bout dès que les élections seront passé ( comment ça on veut attirer des gens pour les élections?)

20160921 – News : Pollution aux particules : l’air du RER et du métro parisiens est bien pire que l’air extérieur

 

ATMO France présente mercredi 21 septembre un bilan de la pollution de l’air sur les vingt dernières années. Les taux de particules sont encore loin des normes légales. Illustration dans les transports souterrains parisiens.

Quand deux RER freinent à la station Auber en plein Paris, ils font immédiatement grimper les mesures de particules des capteurs du laboratoire situé sur le quai. Le caisson métallique est surplombé de cheminées qui aspirent l’air ambiant. La RATP y mesure en temps réel les taux de dioxyde d’azote, de CO2 et des particules.

Aux heures de pointe, le compteur peut aller jusqu’à indiquer un taux de particules de 300 microgrammes par m3. Un tel seuil mesuré dans l’air extérieur provoquerait une alerte sanitaire générale… Sauf que la réglementation n’est pas la même dans le métro.

La pollution aux particules est pointée du doigt dans le bilan de la fédération des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (ATMO France). De son bilan présenté mercredi 21 septembre, il ressort que l’air que nous respirons s’est amélioré sur les vingt dernières années. Nous sommes en revanche toujours loin des normes légales concernant les particules.

De nouvelles rames moins polluantes

À Paris, sur les quais et dans les couloirs du métro et du RER, la pollution aux particules provient à la fois de l’air extérieur, qui ventile les couloirs, que des travaux en cours. Elle est produite également par le freinage mécanique des trains. En 2011, de nouvelle rames plus modernes ont été mises en circulation sur le RER A. « Ce matériel dispose d’un très bon freinage à récupération électrique et on a donc de plus faibles émissions de particules », détaille Sophie Mazoué, responsable développement durable à la RATP.

En changeant les trains de la ligne 1 du métro en 2011, la RATP a également réussi à diminuer de 60% le taux de particules. D’autres améliorations techniques sont prévues l’an prochain.

Source : Pollution aux particules : l’air du RER et du métro parisiens est bien pire que l’air extérieur