20160530 – La vie de couple? Très peu pour nous! | Krysti Wilkinson

Le problème avec notre génération qui ne veut pas être en couple, c’est qu’elle se ment à elle-même.

On veut que nos clichés Instagram du week-end montrent deux tasses à café, qu’il y ait une autre paire de chaussures sur les photos pseudo-artistiques de nos pieds. On veut un statut Facebook « En couple » avec son lot de mentions « J’aime » et de commentaires. On veut que les réseaux sociaux nous désignent comme le « petit couple parfait », un rancard pour bruncher le dimanche matin. On veut quelqu’un qui compatit quand vient le moment de reprendre le boulot le lundi, qui nous envoie des textos pour nous souhaiter une bonne journée, quelqu’un avec qui partager notre fast-food hebdomadaire, un-e cavalier-ère pour tous les mariages auxquels on ne cesse d’être invités (mais comment font ces gens pour trouver l’âme sœur?). Mais notre génération ne veut pas d’une vie de couple.

Sur Tinder, on « swipe » à gauche pour passer au suivant, toujours dans l’espoir de rencontrer la bonne personne. On essaie de passer commande pour trouver sa moitié comme on va sur Allo Resto. On lit des articles comme 5 moyens de savoir que tu lui plais et 7 méthodes pour qu’il/elle soit à vos pieds », dans l’espoir de transformer quelqu’un en partenaire idéal-e, comme un projet sur Pinterest. On passe plus de temps sur son profil Tinder qu’à travailler sur soi-même. Et pourtant, on ne veut pas être en couple.

On « discute », on s’envoie des textos et des sextos, on va sur Snapchat. On traîne ensemble, on prend l’apéro, on va au café et on boit une bière, tout sauf un vrai rendez-vous. On s’envoie des messages privés sur Facebook pour se retrouver, on parle de tout et de rien pendant une heure, tout ça pour rentrer chez soi et continuer à s’envoyer des textos. On se prive de la chance d’établir la moindre connexion en jouant à des jeux auxquels personne ne sort gagnant. C’est à celui ou celle qui se montrera le/la « plus détaché-e », qui aura « l’attitude la plus nonchalante » et sera le/la « plus sentimentalement indisponible ». A ce petit jeu, on finit par gagner le statut de « personne la plus susceptible d’être seule ».

On veut la forme d’une relation sans le fond. On veut se prendre la main sans se regarder dans les yeux, flirter sans se parler sérieusement. On veut les belles paroles sans le véritable engagement, les anniversaires à fêter sans se taper les 364 jours restants. On veut vivre un conte de fées mais on refuse de s’impliquer dans le moment présent. On veut créer des liens très forts tout en gardant le côté superficiel. On rêve d’un amour à toute épreuve, sans les épreuves.

On veut accorder notre confiance à une personne, mais pas suffisamment pour qu’elle nous fasse du mal. On veut des répliques à l’eau de rose quand on nous drague sans pour autant se laisser embarquer… ce qui impliquerait la possibilité de se faire larguer. On veut être transportés, mais en gardant les pieds sur terre. On veut continuer à chercher l’amour mais pas tomber amoureux.

On ne veut pas être en couple mais on veut des sex friends, regarder une série et plus si affinités, ou des photos de nus sur Tinder. On veut tout ce qui nous donne l’illusion d’être en couple sans l’être véritablement. On veut les avantages sans les inconvénients, la victoire sans l’effort. On veut créer le lien, mais pas trop. S’engager juste ce qu’il faut. On avance pas à pas, histoire de voir où la relation nous mène. Aucune urgence à coller des étiquettes, on fait simplement des trucs ensemble, point. On reste sur nos gardes, sans trop s’approcher. On joue avec leurs émotions mais encore plus avec les nôtres.

Quand la relation commence à devenir sérieuse, on fuit. On se cache, on se défile. On se dit : « Un-e de perdu-e, dix de retrouvé-e-s ». Trouver l’amour est toujours possible. Le garder, aujourd’hui, c’est autre chose …

On espère que notre prochain coup de cœur nous rendra heureux-se. On veut pouvoir télécharger la personne idéale comme une nouvelle application, que l’on peut mettre à jour à la moindre anicroche, classer sans encombre, et supprimer quand elle ne nous est plus d’aucune utilité. On ne veut pas voir qui on est vraiment ni, pire encore, aider l’autre à savoir qui il est. On veut dissimuler nos faiblesses derrière des artifices, camoufler les imperfections à l’aide d’un filtre Instagram, choisir un nouvel épisode sur Netflix au lieu d’avoir une vraie discussion. L’idée d’aimer quelqu’un malgré ses défauts nous séduit. Pourtant, nous avons des secrets inavouables que nous ne comptons jamais dévoiler.

Notre génération pense que tout lui est dû, de l’amour au boulot à temps plein à la fin des études. La culture de « la médaille pour tous ceux qui ont participé  » nous a appris que si on voulait quelque chose, c’est qu’on y avait droit. Nos cassettes vidéo Disney, usées jusqu’à la corde, nous ont montré l’amour véritable et les happy ends. Avec si peu d’efforts, on se demande bien pourquoi notre prince charmant ne s’est pas manifesté… On attend sans rien faire, inquiets de ne pas trouver chaussure à notre pied. Où est notre lot de consolation? On était pourtant à l’heure au rendez-vous. Où est la relation que l’on est en droit d’attendre? Le véritable amour qu’on nous a promis?

On veut un bouche-trou, pas quelqu’un. Une présence physique, pas un-e partenaire. On veut quelqu’un à nos côtés sur le canapé pendant qu’on fait défiler notre fil d’actu par désœuvrement ou qu’on ouvre une nouvelle application pour passer le temps. On veut jouer sur tous les tableaux: prétendre qu’on ne ressent rien et ne rien cacher de nos sentiments, vouloir être désiré par quelqu’un mais ne désirer personne. On joue les difficiles, juste pour savoir si quelqu’un ira suffisamment loin pour tenter de nous conquérir, un comportement qui nous laisse même parfois perplexes. On discute des règles du jeu entre amis mais personne ne les connaît vraiment. Le problème avec notre génération qui ne veut pas être en couple, c’est qu’elle se ment à elle-même.

Source : La vie de couple? Très peu pour nous! | Krysti Wilkinson

20160530 – Le paradoxe des parents : ils croient de moins en moins à l’école, mais comptent de plus en plus sur elle | Atlantico.fr

Extrait de « Materner ou éduquer ? Refonder l’école », de Jean Gabard, aux éditions de Paris 2/2

Les enfants sont souvent envoyés à l’école par des parents qui se sentent obligés de le faire. Ces derniers veulent croire que l’école est obligatoire (alors que seule l’instruction l’est) et n’oublient pas qu’en tant que contribuables, ils ont ainsi un droit de regard sur ce qui est fait à l’école. Ils tiennent à vérifier que leur progéniture, maternée à la maison, est aussi bien « traitée » en classe. Ces parents qui ont tout fait pour lui éviter une éducation castratrice n’ont pas envie de confier à d’autres la fonction répressive non endossée à la maison.

Ils veulent au moins avoir un contrôle pour pouvoir éventuellement intervenir et protéger celui qui, sentant l’appréhension des adultes, ne peut que se sentir en danger. Pour beaucoup, l’élève n’est, en effet, plus celui qui a la fortune d’aller à l’école gratuitement mais l’infortuné, malmené par un système infernal. L’école n’est plus un service qui lui est rendu mais un service qu’on lui doit parce qu’il est tenu d’y aller et parce que ses parents payent. Ce n’est plus une chance mais une fatalité. Élèves et parents, en attendent donc, comme en compensation, des résultats et ont tendance à considérer le diplôme comme un dû. Le droit à l’école gratuite et à l’instruction pour tous, qui doit favoriser l’égalité des chances, est ainsi devenu un droit à la réussite pour tous. Ceci justifie leur attente de qualité et de résultats.

Les délégués des parents d’élèves peuvent participer à la marche de l’établissement et contribuer à la rendre plus efficace. En apportant un éclairage différent, ils peuvent favoriser l’adaptation des pédagogies et les relations avec l’individu-élève. Certains utilisent cependant leur fonction comme un Cheval de Troie pour pénétrer « entre les murs » où leur enfant subirait maltraitance et humiliation. Conscients de leur importance, ils ont parfois tendance à revendiquer une place quasi égale aux enseignants pour surveiller leurs activités, quand ils n’opposent pas un contre-pouvoir à leur autorité. Ces parents d’élèves (très souvent d’ailleurs des mères d’élèves ayant craint de donner l’autorité dans la famille à leur compagnon qu’elles sont censées bien connaître et apprécier), sont peu enclins à donner trop de pouvoir à des enseignants qu’ils ne connaissent pas. Ayant parfois des comptes à régler avec l’école, l’idée que leur enfant puisse endurer les épreuves qu’ils ont supportées avec plus ou moins de bonheur quelques années plus tôt, leur est aujourd’hui insupportable. Se sentant chargés d’une mission protectrice, ils s’estiment en droit de surveiller et donner leur avis sur le travail donné, trop ou pas assez important, sur les méthodes trop rébarbatives ou trop rigoureuses, sur les programmes trop lourds ou pas assez approfondis, sur les enseignants trop sévères ou trop laxistes. Ils investissent l’école avec des exigences de consommateurs et sont toujours sur le qui vive pour réagir et même prévenir les traumatismes que pourrait subir leur enfant. Si les enseignants a priori suspects, doivent avoir de l’autorité (71% des Français estiment que les enseignants n’ont « pas assez d’autorité sur leurs élèves ») ils attendent qu’ils l’obtiennent par la qualité de leur enseignement et leur charisme. Les méthodes autoritaires sont acceptées et même parfois recommandées si elles doivent s’appliquer aux autres élèves, elles sont par contre trop sévères si elles concernent leur enfant innocent qui ne peut pas avoir mérité une sanction toujours trop humiliante et injuste.

Compatissants, des parents comprennent le manque de motivation de l’élève et excusent même son absentéisme et sa « légitime révolte », preuve de sa personnalité. Certains deviennent leurs complices pour les soutenir contre l’école. Les conseils de classe destinés à analyser les résultats des élèves et trouver des solutions pour les aider, se transforment parfois en procès de l’enseignant dont on remet en cause les méthodes et l’efficacité, devant les délégués de classe qui ne manquent pas de répandre, par la suite, la « bonne nouvelle » à leurs camarades. Alors que l’élève puni par un professeur recevait une deuxième punition à la maison avant d’avoir eu le temps d’en expliquer la raison, c’est aujourd’hui le professeur qui se voit menacé, s’il n’enlève pas la sanction, avant d’avoir pu la justifier. Ainsi, de même que dans les familles, on ne donne pas l’autorité aux pères qui se retrouvent simples adjoints, des parents n’accordent plus leur confiance aux enseignants qui deviennent pour les enfants-élèves de mauvais serviteurs non cré- dibles qui ne méritent pas d’être respectés ni écoutés.

Des parents comptent de plus en plus sur l’École en laquelle ils croient de moins en moins. Ils demandent à celle-ci de tout faire et même parfois ce qu’ils ne font plus eux-mêmes et, à la fois, lui reprochent d’être incapable. Alors que « l’École a surtout une mission d’enseignement et de socialisation qui s’appuie sur les acquis familiaux », le travail d’éducation des enseignants, indispensable pour pouvoir instruire, n’est plus cautionné par de nombreuses familles. L’hésitation de parents « libérés » à reconnaître de la valeur aux enseignants pour leur permettre d’exercer l’autorité à l’école se trouve confortée par la désaffection généralisée pour l’école et le rejet des valeurs qui seraient encore défendues par celle-ci. L’idéologie dominante les renforce dans leur rôle le plus noble qui soit aujourd’hui : celui de « maman » défendant son enfant.

Pour des parents modernes l’école ne doit pas seulement instruire l’élève, elle doit surtout favoriser son épanouissement individuel qui devient la condition de sa réussite scolaire. C’est la raison pour laquelle la bonne école qui doit garantir le droit au bonheur des enfants doit forcément fournir les bons résultats espérés. Elle est attendue sur ce point et c’est souvent elle qui sera jugée responsable si ceux-ci ne sont pas au rendez-vous. C’est d’ailleurs maintenant elle que l’on note et classe.

Les exigences des parents mettent la pression sur les enseignants. Elles déresponsabilisent les élèves qui, au lieu d’être portés par un projet parental pour apprendre, se sentent appuyé

s dans leur contestation et continuent d’être des dieux à l’école comme ils le sont à la maison. Ils restent persuadés que c’est au monde qui les entoure de s’adapter à eux et notamment à l’école de faire des efforts pour qu’ils puissent profiter de bonnes conditions.

Extrait de « Materner ou éduquer ? Refonder l’école », de Jean Gabard, aux éditions de Paris, mai 2016. Pour acheter ce livre, cliquez ici

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Source : Le paradoxe des parents : ils croient de moins en moins à l’école, mais comptent de plus en plus sur elle | Atlantico.fr

20160527 – News : Le top 10 des pires phrases de drague jamais entendues – Grazia.fr

Les phrases de drague que personne n’a envie d’entendre

Parfois, les garçons peuvent être extrêmement maladroits dans leurs techniques d’approche. Découvrez les 10 pires phrases de drague qu’on n’ait jamais entendues !

Le top 10 des pires phrases de drague jamais entendues

En voulant ressembler à des poètes ou lancer une phrase d’approche originale, certains garçons s’avèrent très maladroits alors qu’il suffit de quelques attitudes simples pour nous séduire. Jetez un coup d’œil sur le top 10 de nos pires phrases de drague !

Est-ce que tu as un plan ? Je me suis perdu dans tes yeux

Le poète raté. Il écrit des pages et des pages de poésie sur ses carnets, et il a toujours rêvé qu’on reconnaisse son succès. Loin de chercher à vous importuner avec ses phrases de drague alambiquées, il veut au contraire vous révéler son immense talent. Il y a fort à parier qu’il sera ravi de composer des odes à votre éloge et que vous serez sa muse inspiratrice.

Si tu étais un sandwich au McDo, tu serais le Mc-nifique

Le fan de junk food qui ne vit que pour son menu de nuggets et de McFlurry. Vous vous doutez qu’avec une telle approche, il y a de fortes chances que vous passiez votre premier rancard dans un fast food et qu’il collectionne les bons de réduction pour pouvoir y manger gratuitement.

Mademoiselle, tu t’appelles Google ? Parce que tu es tout ce que je recherche

Le geek névrosé qui n’a jamais appris à draguer et a beaucoup de mal à sortir le nez de son ordinateur. Il n’est pas très à l’aise pour vous parler, et il préfère vous envoyer des mails. Sa machine a d’ailleurs un prénom féminin, et il passe plus de temps avec elle qu’avec vous.

Tes yeux marron sont tellement beaux qu’ils me font penser à un torrent de boue

Il a voulu faire une métaphore, mais il a eu 8 au bac de français. Vous pouvez néanmoins saluer son courage et sa témérité. Ce garçon est sans doute très spontané, et il a cherché à bien faire sans réfléchir avant de parler. Peut-être qu’il a du mal à aborder les filles. Sa maladresse peut avoir un côté touchant.

Vous êtes belle à un point qu’il y a même plus besoin de virgule

Ce garçon est sans doute un « grammar nazi » assumé. Si vous sortez ensemble, vous pourrez vous faire des après-midi Bescherelle et regarder « Des chiffres et des lettres » à la télévision.

On devrait t’arrêter pour excès de beauté sur la voie publique

Oui, vous comprenez : vous irradiez la beauté au point que vous pourriez devenir un danger public. Et même dans ses phrases de drague, Monsieur est très soucieux du bien-être de l’État.

J’ai un problème avec mon portable : il manque ton numéro

À moins de travailler chez Free ou SFR, vous pouvez dès à présent lui rétorquer que vous n’êtes pas technicienne et qu’il devrait se tourner vers le service après-vente.

Tu t’es fait mal quand tu es tombée du paradis ?

On sait que vous êtes belle comme un ange, mais ce séducteur cherche sans doute un peu trop à flatter votre ego. Attention à ne pas vous laisser piéger par ses phrases de drague enjôleuses.

Je me doute que tu n’embrasses pas les inconnus, alors voilà, je me présente

En voilà un qui a appris les bonnes manières à l’école ! N’hésitez pas à lui rétorquer qu’un gentleman n’est pas censé adresser la parole à une fille qui ne lui a pas été présentée. Et que vous le trouvez plutôt relou.

Je m’appelle Prince et je suis charmant, on m’a dit que tu me cherchais ?

Voilà un romantique prétentieux qui croit encore aux contes de fées. Si vous voulez tenter de vivre heureuse et d’avoir beaucoup d’enfants, vous pouvez lui laisser sa chance. Sinon, n’hésitez pas à lui rappeler que ces phrases de drague cavalières sont peut-être un peu dépassées en 2016.

Clémence Rigny pour Grazia

Source : Le top 10 des pires phrases de drague jamais entendues – Grazia.fr

 

Avis Pimpf : j’ai toujours été nul pour draguer mais alors de balancer des trucs pareils je n’aurais jamais osé. Il y en a vraiment qui espère impressionner avec ça ?

20160525 – News / « Fais pas ci, fais pas ça » : comment trouver le juste milieu entre l’autorité et la négociation avec son enfant | Atlantico.fr

 

Atlantico : Comment faire pour bien « négocier » avec son enfant  ?

Pascal Anger : Ce qui est difficile dans l’éducation, c’est de savoir se faire obéir. Faut-il se faire obéir à coups de promesses, de récompenses ou de punitions ? Tout d’abord, il est primordial d’être en cohérence avec l’autre parent pour éviter que l’enfant ne se tourne plus vers le plus gentil des deux et pour définir le mode éducatif : soit plutôt « copain », soit rigide, soit entre les deux.

Est-ce qu’on va être plus rigide avec son enfant ou au contraire être plus conciliant ?

Il y a des domaines où l’on peut se placer dans une écoute active et négocier, et d’autres où il faut se montrer intransigeant. Il faut établir des règles et ne pas négocier sur tout, comme par exemple la propreté, le respect, les règles de fonctionnement au sein du foyer, en particulier avec les jeunes enfants. Il ne faut cependant pas négocier tout le temps et pas sur tout.

Autrement dit, si l’enfant est dans une demande ou a besoin de parler, le parent doit être à l’écoute et ne pas dire non à tout. Cela ne signifie pas qu’on acceptera tout, mais cela veut dire qu’on sera en mesure d’entendre sa demande et de se mettre à sa place.

Cela donne-t-il de meilleurs résultats que de donner des ordres ? Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi ?

Je crois qu’il est important d’expliquer à l’enfant pourquoi on veut qu’il fasse ceci ou cela. Dans tous les modes éducatifs, il y a du bon comme du mauvais, mais je dirais que cela dépend en fonction des parents et des enfants.

Certains enfants ont besoin de beaucoup de règles et les parents doivent se montrer intransigeants vis-à-vis d’elles et certains enfants avec qui il faut se montrer plus souple. Tout dépend de l’enfant et de ses besoins.

Je pense que dans l’éducation, il faut privilégier la responsabilité et l’autonomie chez l’enfant. Par exemple, le valoriser lorsqu’il réalise quelque chose lui permet de travailler ces aspects-là et de trouver confiance en lui.

Est-il sain d’être sans cesse dans une relation de négociation avec son enfant ? N’y a-t-il pas des risques de dérives ?

Pas tout le temps car il y a des risques que, à force de tout négocier, l’enfant dicte aux parents la façon de faire ou ne devienne capricieux, voire ingérable. Il y a des règles de fonctionnement en commun qui doivent être mises en place entre les parents et l’enfant. Il ne faut pas discuter sans cesse avec lui, mais à certains moments, lorsque celui-ci ne comprend pas pourquoi on lui a mis une punition, on peut revenir vers lui et lui faire comprendre pourquoi.

Mais il faut à tout prix éviter que l’enfant fasse des choses de telle sorte qu’il obtienne une récompense. Des enfants vont se dire : « je sais comment mon père ou ma mère fonctionne et donc je sais quel comportement adopter pour obtenir une récompense ».

Une autre chose que l’on rencontre assez souvent, c’est la promesse de récompense lorsqu’on demande à un enfant de faire quelque chose du type : « Quand tu auras terminé ceci, tu auras cela« . Cela peut avoir du bon, mais cela ne responsabilise pas l’enfant car ce n’est pas une négociation qui lui permette de comprendre en quoi son action est importante. D’ailleurs, il ne faut surtout pas confondre éducation et manipulation, que ce soit du côté des parents ou des enfants, ni tomber dans du chantage affectif.

A l’inverse, quels sont les risques à donner sans cesse des ordres à son enfant ?

Donner des ordres pour donner des ordres ne se révèle pas très intéressant. Il y a un risque que l’enfant finisse par se rebeller car il en aura assez, qu’il ne soit plus en capacité de prendre des initiatives de peur de mal faire, de ne pas oser dire certaines choses ou qu’il ne se sente pas en confiance vis-à-vis de son père ou sa mère. Il ne faut pas confondre autorité et autoritarisme. L’autorité est importante, surtout avec les adolescents car ils en ont besoin pour être bien encadré, mais un surplus d’autoritarisme ne peut leur être que préjudiciable.

Propos recueillis par Thomas Gorriz

 

Source : « Fais pas ci, fais pas ça » : comment trouver le juste milieu entre l’autorité et la négociation avec son enfant | Atlantico.fr

20160525 – Ce que personne ne vous a jamais dit sur l’orgasme féminin | Rebecca Amsellem

« Quoi tu n’as jamais eu d’orgasme vaginal ? Oh mais la dépression ! Du coup c’est la loose au lit non ? » Autant dire qu’on était interloquées la semaine dernière quand on a entendu cet échange entre deux femmes assises à la terrasse d’un café.

D’où vient cette obsession des femmes pour le sacro-saint orgasme ? Pourquoi cette quête n’a-t-elle pas lieu d’être ? Parce que toutes les femmes sont différentes et que chacune jouit différemment, en fonction d’un subtil équilibre physique et psychologique.

L’orgasme comme passage obligé ?

Merci Hollywood, la littérature érotique et bien entendu le porno… L’orgasme est sensé être la touche finale de tout échange sexuel du côté de la femme. Quand l’orgasme ne vient pas, c’est qu’un des partenaires a un problème. En sous-titre donc : les humains sont des machines à orgasmes et si on fait ça, ça et ça, paf ça fait un orgasme (et / ou des chocapics).

Comme l’a très bien montré Iris Brey dans son ouvrage Sex and the Series, une révolution télévisuelle des séries de femmes ont commencé à prendre le relais afin de nous démystifier tout ça. Sex and the city bien sûr mais aussi plus récemment les séries Girls, Broad City, et Orange is the New Black… Ce sont toutes des séries au sein desquels les personnages féminins sont forts, ambitieux et sexuellement libres. « Les séries peuvent avoir un grand impact sur la manière dont les femmes et hommes perçoivent la sexualité féminine. C’est évidemment libérateur de voir des personnages féminins qui ont des vies sexuelles riches et variées. Les personnages féminins font des erreurs. Les rapports sexuels qui n’aboutissent pas forcément à ce qui avait été espéré, orgasme ou pas. Nous ne sommes plus dans la culture de la performance. » nous dit-elle.

Comment ça marche ?

C’est ce que la doctoresse Odile Buisson nous explique dans une conférence donnée à l’ENS. Cette gynécologue et obstétricienne a été la première à réaliser une échographie du clitoris durant le coït. Elle prouve que le clitoris, loin d’être un « petit bouton » sur lequel il faut appuyer, est en fait un organe beaucoup plus large constitué d’une double-arche, et de corps caverneux mesurant de 12 à 15 centimètres et qui entourent le vagin. Ainsi, tout porte à croire que l’orgasme implique toujours le clitoris. En d’autres mots, la quête du point G ne devrait pas nous préoccuper.

Déculpabilisons-nous !

Camille Emmanuelle déconstruit les clichés qui nous enferment dans une vision normative du sexe et de l’orgasme dans son nouvel ouvrage Sexpowerment. Cessons de culpabiliser, nous dit-elle, nous parlons plaisir après tout. Mais comment faire ? « Il y a deux éléments à prendre en considération Tout d’abord, déconstruire les clichés sur la sexualité masculine et féminine et le schéma préliminaire / pénétration. Puis, faire un apprentissage physiologique. Les femmes doivent pouvoir répondre à la question : comment est fait mon corps ? Ce n’est pas anodin quand on sait que la face cachée de la Lune est plus étudiée que le clitoris. Ce n’est qu’en 1998 que la chercheuse Helen O’Connell en a proposée un schéma. Comme le dit Esther Perel, nous pouvons développer notre intelligence érotique. Pour cela, on peut lire de la bonne littérature pornographique comme celle d’Anaïs Nin, s’ouvrir à la pornographie alternative qui donne une vision positive du plaisir féminin. »

Lire la fin de la newsletter et des interviewes de Iris Brey et Camille Emmanuelle : lesglorieuses.fr

« Retrouvez ce texte sur Les Glorieuses, la newsletter féministe qui réinvente l’information sur les femmes »

Plus d’informations sur le compte Twitter Les Glorieuses et sur leur compte Instagram.

Source : Ce que personne ne vous a jamais dit sur l’orgasme féminin | Rebecca Amsellem

20160525 – News : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

Sources d’information, de partage et de réconfort, les réseaux sociaux font partie de la vie des parents d’aujourd’hui, souvent pour le meilleur, mais parfois pour le pire. Quand Geneviève Jetté a lancé son blogue et sa page Facebook Tatouée maman, elle visait à réunir une centaine de mamans tout au plus.

Mais 24 heures après avoir mis son groupe en ligne, la maman de deux jeunes enfants comptait déjà 1 500 abonnés. Aujourd’hui, la blogueuse au bagage d’éducatrice à l’enfance est suivie par plus de 26 000 personnes.

«Au départ, j’ai créé un blogue parce que j’avais besoin d’écrire ce que je vivais en tant que mère», explique-t-elle. Visiblement, celle qui travaille maintenant plus qu’à temps plein sur son blogue et sur les réseaux sociaux associés répond à un besoin réel des mamans qui la suivent. «Dans ma communauté, les mamans cherchent à se comprendre et à se faire rassurer», dit-elle, ajoutant que les mamans échangent énormément entre elles sur ses pages, partageant anecdotes et encouragements.

«Une fille qui a un bébé qui ne dort pas, un chum fatigué et un autre enfant en terrible two a le goût de se faire dire: « Moi aussi j’ai vécu ça, tu vas t’en sortir », et elle a aussi besoin qu’on mette un peu de poudre de fée dans sa vie», fait valoir la blogueuse, qui partage sur Tatouée maman de petits trucs, des coups de cœur, des recettes, des découvertes, des anecdotes et des idées pour rendre le quotidien familial plus doux.

Source d’information à double tranchant
Nancy Doyon, coach familiale, éducatrice spécialisée, chroniqueuse et auteure à succès, tient aussi un blogue et une page Facebook suivis par plus de 25 000 personnes, SOS Nancy.  Selon elle, les gens qui fréquentent ses pages sont moins à la recherche de soutien que d’information.

«Étant donné nos horaires chargés, le web devient un bel outil pour aller chercher de l’information», croit celle qui tourne actuellement de nouvelles capsules de formation pour le web.

Nancy Doyon met toutefois en garde contre les blogueurs qui s’improvisent spécialistes. «Un blogue tenu par un parent qui parle de sentiments liés à la parentalité en général sans s’improviser expert des TDAH, par exemple, c’est très bien, mais malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui respecte les limites de sa propre expertise.» La coach recommande aux parents de prendre le temps de vérifier les qualifications de l’auteur d’un texte ou d’une vidéo.

Certains réseaux sociaux entretiennent par ailleurs beaucoup de négativisme. «J’ai vu une page Facebook qui s’appelait Enfant TDAH, parents découragés, raconte Nancy Doyon. Il y a rarement du positif là-dedans. Certains parents semblent se trouver une identité à travers les problèmes de leurs enfants. Ces forums, blogues et pages deviennent de longues litanies de plaintes.»

Le fast-food de l’intervention
Toutes ces sources d’information 2.0 influencent-elles la façon dont on est parent aujourd’hui? Tout à fait, croit la coach. «Un des pièges dans lequel les parents ont tendance à tomber est la recherche de petites recettes d’interventions toutes faites sur le web, souligne Nancy Doyon. On est dans le fast-food en termes d’interventions. On désapprend à réfléchir et à observer nos enfants, on pose des diagnostics rapides. À un comportement, on cherche une solution.»

L’éducatrice spécialisée rappelle que chaque enfant est unique. Avant même d’aller chercher des outils sur le web, la meilleure approche est toujours de prendre du recul par rapport à son enfant, son âge, ce qu’il vit, sa personnalité et la relation entre le parent et lui.

Et les parents d’ados?
Si les parents de jeunes enfants sont très actifs sur la toile, les parents d’adolescents semblent être plus effacés. Selon la coach familiale Nancy Doyon, les parents d’ados sont aussi beaucoup moins nombreux à assister à des conférences. Deux explications possibles, selon elle : soit les parents ont acquis une sorte de sentiment de compétence, soit ils ont démissionné.

Voici quelques données provenant des États-Unis.

  • 14 %. des mères américaines bloguent.
  • 3,4. Nombre moyen de réseaux sociaux auxquels les mères américaines sont abonnées.
  • 17,4 heures. Nombre d’heures que les mères passent sur les réseaux sociaux aux États-Unis.

Source : Être parents à l’ère 2.0 | Métro

20160523 – News : Pourquoi les vacances en famille sont-elles toujours compliquées ? – metronews

PSYCHO – Metronews fait le tour de tous ces comportements qui vous tapent sur le système chez les autres… mais aussi chez vous. Appelés à la rescousse, des experts vous expliquent le comment du pourquoi. Enfants, vie quotidienne ou en voiture, tout y passe.

Quand Belle-Maman nous a proposé l’an dernier de partir en vacances avec eux en Bretagne pour rejoindre belles-sœurs et beaux-frères, je n’ai vu que l’occasion de passer une bonne semaine, en famille et au grand air. C’était sans compter les repas à heure fixe, la visite de tous les musées du coin et sept enfants pas vraiment compatibles. On ne m’y reprendra plus.

Juliette Allais, psychanalyste transgénérationnelle, présidente du CERFAT et auteure de  Guérir de sa famille –  Se libérer des souffrances du passé,(Eyrolles) décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

► Ce qui se passe
« Partir, c’est perdre ses repères. Ceux qui, habituellement, nous sécurisent. Cette insécurité peut créer de la tension. Car, une fois arrivé à destination, il faut retrouver son nid ou le refaire. Cela demande une bonne dose d’énergie parce que chacun va être sollicité et devra s’adapter au nouvel environnement pour quelques jours ou semaines. Là, dans ce nouveau cadre, et tous ensemble transvasés, les échappatoires ne sont plus les mêmes. Ainsi, s’isoler n’est pas toujours possible. On ne peut pas fuir, à l’image d’une cocotte-minute d’où la pression ne pourrait pas s’échapper. La pression vient du fait qu’il faut réussir ses vacances en famille, imaginées comme idéales. Au quotidien, nombreuses sont les occasions d’être en conflit, là elles gagnent en visibilité. Dans un environnement plus restreint qu’à l’accoutumée où l’on manque d’espace, ajouté au désœuvrement du déplacement, toutes les occasions de frictions remontent à la surface. D’autant que la famille alimente naturellement ces tensions-là. Bien qu’elle soit aussi le dernier bastion où l’on peut se réfugier, il n’est pas rare de s’y sentir coincés par les conflits larvés, les non-dits et tous ces ressentiments que l’on emmène aussi en vacances », explique Juliette Allais.

Concrètement, les vacances en famille permettent, parfois dans la douleur, de faire la différence entre rêve et réalité. On adorerait que ça se passe bien, mais dans les faits c’est pugilat party !

► Ce que l’on ressent
« La colère peut se traduire par du ressentiment, de l’agacement ou de l’irritabilité. Mais aussi Par la sensation d’être soumis et impuissant il y a quelque chose d’assez négatif. En colère mais pas suffisamment autonome pour décider de son temps et de son espace, au fil des jours, cela peut s’avérer dévalorisant. Le fait d’agir à contrecœur, conduit à se sentir prisonnier. Quand, à l’inverse, on parvient à conserver un espace pour soi, alors dans ce cas, les vacances peuvent être agréables. En fait, cela dépend du contexte dans lequel on part. Si tout est imposé, du lieu, aux activités aux personnes avec lesquelles on séjournera, alors la situation est d’emblée à risques. Nécessairement, ressentiment et colère, bien que masqués, finissent par remonter à la surface. Au final, on se le fait payer ou on le fait payer aux autres. Il y aura toujours de l’agressivité dans l’air, déclenchée par le mauvais temps, à une activité non choisie ou un restaurant pas si bon. Tout ce qui est frustrant, va servir de déclencher ravivant l’insatisfaction qui, va pouvoir exploser alors qu’on ne s’y attendait pas. Tout à coup, la personne frustrée montre son agressivité masquée pour ce qui semble être un détail pour les autres », poursuit-elle.

Qui n’a jamais assisté à un pétage de câble pour des spaghetti trop cuits ou une brique de lait laissée vide dans le frigo ?

► Comment s’en sortir ?
« L’objectif est de préciser les choses avant le départ. Pouvoir en parler, choisir la destination ensemble comme les activités. Il vaut mieux être acteurs de ses vacances en libérant la parole et en précisant ce qui pourrait inquiéter. Plus la situation est claire en amont, moins stressants seront les jours, une fois sur place. Il faut pouvoir être capable de se dire les choses, de suite sans dramatiser, d’adulte à adulte. On a le droit de dire que l’on ne veut pas faire telle activité. Cette liberté dépend du respect qui circule au sein de la famille. Arrivé à destination, le dialogue doit se poursuivre avec le maximum d’ouverture mais toujours sans jugement. Partir ensemble n’implique pas de tout faire ensemble, des repas aux activités. Déjeuner ailleurs ou en décalé offre une respiration. Un moment à soi. Mais dans les familles, cela ne va pas toujours de soi, car l’ingrédient de la tolérance n’y est pas forcément présent. Dans certaines circonstances, il vaut mieux ne pas partir tant les conflits possibles sont nombreux. La famille est un lieu où l’on doit sortir de la position infantile. Il faut vraiment être adulte pour que ça marche. Et notamment avec ses parents, pour en finir avec la dépendance. Les vacances sont toujours un révélateur du degré de liberté que l’on s’accorde », conclut la psychanalyste.

Pour m’octroyer le degré maximum de liberté, je laisse la famille partir sans moi. Repos garanti.

Source : Pourquoi les vacances en famille sont-elles toujours compliquées ? – metronews

Avis Pimpf : Autant j’adore mes parents , ma famille et belle-famille  , mais il est vrai que parfois imaginer passer de longues vacances en famille est parfois source de stress , car malgré tout quand tu vas ainsi chez les autres tu dois t’adapter aux habitudes et aux us et coutumes des personnes qui t’accueilles ( même tes parents) et la tu t’aperçois vite que tu n’as plus les mêmes habitudes ni le même rythme ( surtout à la limite quand tu as des enfants).

En plus dès que tu cumules plusieurs membres de la famille , frères, sœurs, cousins ,amis de la famille , on cumule un peu des fois des sources de tension. je ne dis pas que c’est à chaque fois et en permanence mais cela peut être source de tension de stress et autres, et quand tu es chez les autres tu n’impostes pas ta loi si ce n’est sur un point sur l’aspect famille, à titre perso  je n’accepte pas trop que mes parents ou beaux parents imposent la loi sur les enfants ( sauf si c’est justifié c’est à dire qu’ils touchent à des objets qu’il ne faut pas ou des comportements inappropriés), même si on est à l’extérieur et que les enfants sont la cela reste aux parents de gérer leurs enfants  mais souvent avec nos propres parents on a l’impression de nouveau d’être rétrogradé au statut d’enfant et la grande autorité parentale fait foi … non non pas à mon sens ( oui je sais on va me répondre  je n’ai qu’à le prendre plus cool mais quand on devient adulte , on a du mal à ce que quelqu’un en plus parmi ses proches remettent en cause son statut de parent et son autorité ceci devant ses enfants…)

20160523 – News : Les pleurs de bébé modifieraient le cerveau des parents

Les bébés pleurent très souvent. C’est un fait et un moyen pour eux d’exprimer leurs besoins et ce qu’ils ressentent. Face à leurs larmes, la très grande majorité des parents ont tendance à accourir pour vérifier si tout va bien et, le cas échéant, les aider. D’ailleurs , la plupart des parents ont du mal à ignorer les pleurs de leurs enfants. Pourquoi ?

C’est la question que se sont posés des chercheurs de l’université de Toronto. Ces derniers ont décidé de travailler sur l’impact que pouvaient avoir les pleurs d’un enfant sur ses parents.
Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques ont réuni un panel de volontaires. Ces derniers se sont prêtés à plusieurs tests dont l’un consistait à identifier des couleurs… après avoir entendu un bébé pleurer ou rire.

Les participants ayant entendu un bébé rire n’ont eu aucune difficulté à compléter le test.
En revanche, ceux ayant eu droit aux pleurs d’un bébé ont rencontré davantage de difficultés, semblaient avoir beaucoup de mal à se concentrer sur l’exercice et souffraient de conflits cognitifs, c’est-à-dire qu’il existait une sorte de contradiction entre leurs idées et ce qu’ils faisaient.
En clair, ils ne parvenaient pas à se concentrer à 100% sur la tâche qui leur avait été confiée.

Les pleurs d’un bébé modifient le fonctionnement du cerveau

Si l’on en croit les résultats obtenus par les chercheurs de l’université de Toronto et publiés dans la revue médicale Public Library of Sciences One, le cerveau des parents aurait été modifié.

Si les pleurs d’un enfant activent des conflits cognitifs dans le cerveau, ils peuvent également apprendre aux parents à concentrer leur attention de façon plus efficiente et plus sélective.
D’un côté, les pleurs de l’enfant déconcentreraient les parents, et ce, même durant les minutes suivant la fin des larmes.
D’un autre côté, ils participeraient à une modification du cerveau de ces derniers, leur permettant ainsi d’être plus flexibles.

D’après les chercheurs, les parents seraient dotés de flexibilité cognitive leur permettant de passer du mode “réponse aux pleurs de mon enfant” au mode “vie quotidienne” de façon rapide.

Cette flexibilité cognitive serait plus présente chez les parents pour la simple et bonne raison que ces derniers sont confrontés quotidiennement à ce type de stimuli, contrairement aux nullipares qui ne s’y frottent que rarement. Néanmoins, selon les chercheurs, tous les êtres humains auraient, en eux, cette capacité cérébrale.
Il suffirait simplement de la travailler pour la “réveiller”.

Ravis des résultats obtenus, les chercheurs de l’université de Toronto pensent avoir trouvé en leur étude, une hypothèse permettant d’expliquer pourquoi un parent ne peut ignorer les pleurs de son bébé. Cette réaction quasi-immédiate serait plus forte qu’eux et serait désormais un réflexe. Les parents agiraient naturellement, sauraient évaluer, simplement en écoutant les pleurs, les besoins de leur enfant, et fonctionneraient en « pilote automatique ».

Qui aurait cru que les pleurs d’un bébé étaient le secret de la polyvalence ?

A lire aussi: Ce pédiatre dévoile une méthode infaillible pour calmer un bébé en quelques secondes

Source : Les pleurs de bébé modifieraient le cerveau des parents

20160519 – News / Parents et salariés : trouver l’équilibre en vie privée et vie professionnelle – La Voix du Nord

6 h 45 : réveil. 8 h 15 : conduire les enfants à l’école. 9 h : être au bureau à l’heure. – France-Monde – La Voix du Nord

 

6 h 45 : réveil. 8 h 15 : conduire les enfants à l’école. 9 h : être au bureau à l’heure. Toute la journée : trouver le bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Peu à peu, des entreprises s’emparent de la question de la parentalité. Celles qui l’ont fait sont convaincues : des parents plus sereins font des salariés plus performants.

« Les collaborateurs ne laissent pas leur vie privée sur le parking le matin en arrivant à leur bureau. » Les salariés ont beau porter tailleur, chaussures de chantier, blouse médicale ou bleu de travail, ils ne quittent jamais leur casquette de papa ou de maman. Membre du directoire de la Caisse d’Épargne Nord France Europe, Christine Goeury connaît bien le sujet : la banque travaille depuis quelques années sur l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle de ses salariés. C’est par ce biais qu’elle s’est intéressée aux questions de la parentalité en entreprise.

« Si les salariés sont contents de venir au bureau, s’ils sont disponibles à leur travail, l’entreprise est gagnante », assure Christine Goeury. Des mesures ont été prises pour contribuer à leur bien-être. Bannies les réunions après 17 heures. Acceptés les aménagements d’horaires (si le poste le permet) ou les demandes de travail à temps partiel. Réservés les berceaux en crèche. Bonifiés les chèques emploi service universel pour payer des heures de garde d’enfants ou de ménage… Les parents y gagnent. Les aidants familiaux aussi et, finalement, tous les salariés. « Ça a un coût, reconnaît Christine Goeury. Mais c’est moins cher ou, en tout cas, pas plus cher que de gérer des dysfonctionnements. Cette politique facilite les recrutements, renforce la fidélisation des collaborateurs… » L’intuition du retour sur investissement est difficile à mesurer. « Le seul critère observable, c’est celui de l’absentéisme. Et il décroit régulièrement depuis quatre ans. »

Aujourd’hui, 61 % des salariés en France ne sont pas satisfaits de leur employeur sur la question de la conciliation vie privée-vie professionnelle selon le baromètre de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. L’articulation des temps de vie est pourtant un thème obligatoire du rapport de situation comparée (RSC), y compris pour les entreprises de moins de 300 salariés.

Performance économique

Environ 500 entreprises – qui comptent tout de même 5 millions de salariés – ont signé la charte de la parentalité en entreprise. Toutes les sociétés ont pourtant intérêt à s’intéresser à la question, estime Luc Derache, directeur du développement durable de Bayer à Lille : « l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est un vecteur de performance économique. » L’accompagnement de la parentalité, une question d’efficacité.

Une question de société, aussi selon Christine Goeury : « Une entreprise de la taille de la nôtre doit contribuer à l’évolution des comportements en son sein mais aussi au-delà, en dehors du lieu de travail. » Luc Derache confirme : « Nous estimons que nous ne pouvons pas perpétuer les inégalités entre les hommes et les femmes au sein de notre groupe . » Chez Bayer, le processus de recrutement, l’accès à la promotion, le système de rémunération : tout est complètement asexué. Parent et salarié. Un beau métier.

Apprendre à être parent au bureau

Pendant la pause-déjeuner, ou pendant une journée, Marjorie Danna organise des ateliers consacrés à l’accompagnement à la parentalité. « Il s’agit d’activités ludiques et créatives pendant lesquelles on apprend à mieux se connaître et à se définir en tant que parents. » Elle intervient dans des établissements scolaires, des centres sociaux ou des collectivités mais aussi dans des entreprises de plus en plus intéressées par le sujet. « La France est un peu en retard sur ces thèmes mais c’est en train de changer. On commence à parler d’éducation positive, par exemple. Et puis les modèles économiques changent. Il y a une prise de conscience, notamment chez les jeunes entrepreneurs. »

Prendre un moment pour prendre soin de soi, pour réfléchir à son rôle de parent et pour en apprendre un peu plus. Et voilà un salarié plus serein à la maison et donc au bureau. « Au-delà, beaucoup de personnes qui ont assisté aux ateliers me disent qu’ils leur ont été utiles dans leur vie professionnelle. Par exemple, j’évoque les langages relationnels. Certains témoignent de leur affection en rendant service, d’autres en faisant des compliments… Mieux comprendre ces modes de fonctionnement permettent de mieux communiquer. Avec ses enfants. Mais aussi avec ses collègues. » Les parents sont gagnants. Les salariés aussi.

http://comandcit.free.fr/

Source : Parents et salariés : trouver l’équilibre en vie privée et vie professionnelle – La Voix du Nord

Avis Pimpf : C’est bien que certaines entreprises veuillent le prendre en compte, avec la mise en place par exemple de crèches d’entreprises, de solutions de ce genre  ( le télétravail aussi par exemple) qui peuvent permettre de simplifier la vie et de rassurer les salariés.

Mais c’est aussi un choix personnel , si je prends mon cas personnel , j’aurai pu certainement obtenir des postes à salaires plus élevés mais tout en bossant je préfère garder aussi du temps pour les miens, autant tu peux changer de boulot pas mal de fois dans ta vie, autant les personnes que tu aimes comme tes parents  tes enfants, tu n’en changent pas autant , du moins normalement…)

On n’a pas toujours le choix de pouvoir trouver un équilibre entre vie privée et vie  professionnelle mais quand on le peut c’est quand même idéal. Il y a aussi certains pour lesquels le boulot prime plus que le reste  et surtout leur vie personnelle et familiale mais sur le fond je me demande si souvent c’est parce-que leur vie perso ne les motive pas , je peux me tromper mais  c’est souvent mon sentiment…

J’ai souvent dit que je ne pourrai pas prendre un boulot ou je ne verrais pas mes enfants grandir ,car si c’est pour se mettre plein de sous dans les poches ou ne faire un bisou qu’a mes enfants qui dorment déjà parce-que je rentre tard , je trouverai cela difficile ( du moins c’est mon choix et je l’assume 🙂 ) .

Maintenant il faut aussi faire attention sur les plus jeunes ou ceux qui n’ont pas d’enfant, dans l’entreprises afin qu’ils ne sentent pas lésés, et d’entendre toujours la réflexion dans l’entreprise   » il n’y en a que pour ceux qui ont des enfants »

Sinon pour en revenir à l’article je suis pour ce genre d’initiative en entreprise , c’est très bien et ce serait génial que cela s’étende, mais par défaut en France de nos jours on a du mal à faire confiance ou à mettre en confiance les salariés, à part leur mettre la pression  , « faire ses heures » et les presser comme des citrons, j’ai du mal à voir un cadre agréable dans lequel travailler… vivement que la mentalité au boulot en France évolue… sur les grosses boites, car souvent les PME sont plutôt novatrices  dans ces approches et dans les méthodes de travail.

20160519 – News : Les enfants détruisent le couple, et on l’a bien cherché | Slate.fr

Les parents se sentent globalement moins heureux que les couples sans enfants. À qui la faute?

Un magazine féminin français assénait, avec le plus grand sérieux, que «la fellation était le ciment du couple» (et ne me lancez pas là-dessus). Un article publié sur le site The Conversation vient, lui, rappeler que l’enfant est la boule de chantier qui va méthodiquement défoncer le fragile édifice que s’était fabriqué le couple avant de se reproduire. On avait déjà quelques indices mais, pour ceux qui en doutaient encore, ce brillant récapitulatif d’études portant sur trois décennies entérine en effet l’idée qu’avoir des enfants nuit fortement au couple.

En compilant l’ensemble des études portant sur les couples avec et sans enfants, Matthew D. Johnson, professeur à l’université de Binghamton (l’université d’État de New York), a en effet constaté que les couples avec enfants sont presque deux fois plus déçus par leur relation amoureuse que les couples qui n’ont pas eu d’enfant. Dans le cas d’une grossesse non planifiée, les parents ont un jugement encore plus négatif sur leur relation.

Et cela prend encore davantage de sens quand on considère le fait que, pour décrire leur état de bonheur global, les gens se basent généralement sur leur rapport avec leur partenaire. Ce qui reviendrait alors à dire que les parents se sentent globalement moins heureux que les couples sans enfants.

Quotidien parental

Il ne faut guère compter sur les études qui entrent davantage dans le détail pour espérer voir les conclusions générales s’amoindrir ou se complexifier: quand on s’intéresse plus précisément au quotidien des couples de parents, c’est encore pire.

Ainsi, l’arrivée d’un enfant va par exemple changer la façon dont le couple va interagir. Là aussi, on s’en doutait un peu, mais il est ainsi confirmé que «les tâches banales telles que nourrir les enfants, les laver et les vêtir demande de l’energie, du temps, et de la détermination. Pour que la famille fonctionne bien, les parents discutent alors trajets en voiture et courses au lieu de partager les derniers potins ou leurs réflexions sur l’élection présidentielle. Plutôt que de demander comment la journée de l’autre s’est passée, on se demande si la couche est pleine […], les textos coquins sont remplacés par la liste des courses».

(Si vous trouvez que cette description est exagérée, c’est que vous avez une nounou à mi-temps et/ou que vous avez été fécondée par Ryan Gosling.)

Là non plus, personne ne tombera de sa chaise d’étonnement: les femmes sont encore celles qui tirent le moins leur épingle du jeu, l’arrivée d’un enfant affectant généralement davantage leur quotidien que celui des hommes. Même dans le cas où les deux partenaires travaillent hors de la maison et où ils affirment partager équitablement les tâches, à l’arrivée d’un enfant, les pères vont se mettre à passer davantage de temps au travail et les femmes à se consacrer davantage aux enfants et aux tâches ménagères. Les femmes deviennent aussi de manière quasi systématique «le parent que l’on appelle» la nuit pour récupérer un doudou perdu ou pour venir à l’école quand l’enfant est souffrant. De telles disparités génèrent alors frustration, culpabilité et anxiété pour chaque membre du couple.

Et il en va ainsi quelle que soit la géométrie du couple et ses spécificités. On observe le même sentiment de déception indifféremment de l’orientation sexuelle, du niveau de vie et même du statut marital, y compris dans les pays qui proposent des politiques familiales avantageuses.

Sacrifice conjugal

On peut avoir l’impression trompeuse que l’enfant ne heurte le couple que superficiellement s’il n’est question que de textos pas très sexys et de rab de tâches ménagères. Il n’en est rien. Le stress dans le couple peut affecter physiologiquement et psychologiquement, à tel point que les chercheurs ont découvert que les thérapies de couples étaient l’un des moyens les plus efficaces pour traiter la dépression et plusieurs troubles mentaux.

Si ces conclusions peuvent ne pas paraître franchement inédites à quiconque a déjà eu une reflexion lucide sur le sujet (et à beaucoup de parents divorcés), on peut néanmoins s’étonner du fait que, comme le rappelle l’auteur, «partout dans les monde, la majorité des gens considèrent que devenir parents est ce qu’il y a de plus enrichissant à faire dans une vie» et surtout que, malgré tout cela, les femmes continuent à considérer qu’être mère est leur plus grande source de joie, avec la certitude que «regarder son enfant grandir vaut bien la peine de sacrifier sa relation amoureuse».

Et ce, alors que, comme Slate l’écrivait, la notion usée jusqu’à la corde de «sacrifice pour les enfants» est dommageable à tous les protagonistes et qu’«il serait judicieux de cesser de systématiquement opposer le bien-être des enfants et celui des parents, comme si seuls les parents sacrifiels pouvaient faire le bonheur des enfants».

S’il faut trouver le responsable de la mise en échec du couple, il n’est probablement pas à chercher du côté de l’enfant, mais des adultes qui, une fois devenus parents, se sentent parfois obligés de renoncer à leur épanouissement personnel en voulant prendre au pied de la lettre le sacro-saint «les enfants d’abord».

Source : Les enfants détruisent le couple, et on l’a bien cherché | Slate.fr

 

Avis Pimpf : Article intéressant, car même si les enfants sont certes une source de bonheur ils sont aussi une source d’inquiétude, de friction principale dans le couple, car on n’a pas toujours le même avis sur le comportement à avoir dans le couple et est parfois un des critères de séparation dans le couple ( pas le seul mais il en fait souvent partie)

Maintenant ce qui me gène un peu dans cette approche sont les éléments suivants :

  •  Certes personne ne demande aux parents de se sacrifier totalement à leurs enfants pour s’oublier  et ne vivre que pour leurs enfants ce n’est pas pas le plus sain
  • Le culte de l’enfant roi ( ah les ravages de l’approche Dolto … ou du moins celle de l’ approche qui consiste à laisser l’enfant s’exprimer ou s’orienter de lui même dès sa naissance, je ne suis pas sûr que cela marche avec tous les enfants et dans tous les cadres familiaux, certains ont besoin de plus d’encadrement que d’autres…)  a fait beaucoup de mal  laisser tout faire à son enfant est pour moi une hérésie, il faut à la fois le guider , l’aider à grandir et se forger son caractère, se faire une vision critique dans la vie savoir remettre en cause mais aussi savoir répondre à des règles  car que l’on veuille ou non on vit tous avec des règles, on ne peut pas dans notre quotidien décider du jour au lendemain , tiens aujourd’hui pour aller au boulot je vais y aller à poil ( oui drôle d’idée me direz vous mais malgré tout  pourquoi pas , mais essayez donc je ne sais pas combien de mètres vous arriverez à faire car non ça ne se fait pas , on est bien régis par des « règles » des droits et des devoirs … cela s’apprend aussi…
  • Le grand risque en tant que couple  c’est de passer de ce statut de couple à deux tranquille cocooning so in love , à celui uniquement de parent et de s’oublier en tant que couple , vous allez me dire « non pas possible… » pourtant si , regardez bien ça se produit plus souvent que l’on ne croit , et ce n’est pas terrible.
  • A contrario ceux qui ne pensent qu’a leur gueule et finalement les enfants sont des boulets  continuent d’agir en égoïste et finalement donneront aussi un schéma et une image d’attitude égoiste à leurs enfant ce n’est pas très bon non plus
  • Un juste milieu entre les deux est pour moi l’idéal . Il faut savoir s’occuper des enfants que l’on fait car eux n’ont rien demandé ,  c’est bien nous en tant qu’adultes qui faisons nos bébés et qui les accompagnons dans ce monde et cette société , ils sont de notre responsabilité,  c’est cool d’avoir fait youpla boom sous la couette et le fun et ne pas assumer ensuite d’avoir eu des gamins, à se moment la autant ne pas en faire  de gamins , d’user  de capote ou d’autre  moyens contraceptif pour être tranquille…
    Mais aussi en tant que couple il ne faut pas s’oublier non plus, savoir se créer de temps à autre des moments à deux, pouvoir sortir , aller au cinéma , au restau , pouvoir faire appel à de la famille, des amis, une nounou pour une soirée pour garder les enfants et pouvoir se retrouver c’est important pour un  couple, car si c’est pour au bout de certains nombres d’années quand les enfants sont grands, quittent la maison, ne plus avoir de vie de couple, ne plus rien avoir à échanger à partager ensemble et se regarder dans le blanc des yeux pour ne rien avoir à se dire , c’est dommage…

Je ne dis pas que tout  est  facile chacun l’aborde comme il peut, il faut à la fois donner à ses enfants les moyens de s’épanouir et de grandir  mais ne pas s’oublier non plus … les enfants seront aussi les premiers bénéficiaires de votre état d’âme si vous vous effacez  et vous vous oubliez vous n’êtes pas au meilleur de votre forme ni même le plus content de votre état  et les enfants le sentent,

Bref….