20161008 – Ce livre va parler à tous les parents d’enfants qui « nous les brisent »

Parce que les enfants sages n’existent pas.

Ne vous fiez pas aux grands yeux mignons en couverture et au doux nom de « Petit Poussinou« . Prêtez plutôt attention à la suite du titre: « nous les brise ». Oui « Petit Poussinou nous les brise ».

Ce qui ressemble à livre pour enfant bien cucul est en réalité un livre d’histoire trash sur un petit héros insupportable que ses parents auraient préféré ne jamais mettre au monde.

Les titres des aventures de cet enfant infernal donnent le ton:

  • Petit Poussinou écoute que dalle
  • Petit Poussinou pourrit les chiottes
  • Petit Poussinou noie son petit chat
  • Petit Poussinou peut pas saquer sa sœur

Difficile de ne pas sourire aux dessins et textes cruels de Capucine Lewalle (scénariste pour la télévision) et Benoit Drigny (graphiste et illustrateur). Interdit aux moins de 12 ans, ce petit livre n’est pas à laisser entre toutes les mains mais il fera sans aucun doute beaucoup de bien à certains parents. Il donnera également raison à ceux qui ne veulent pas d’enfant.

Source : Ce livre va parler à tous les parents d’enfants qui « nous les brisent »

20161008 -Rotterdam veut imposer la contraception aux parents jugés « incompétents » – LCI

#INTERNATIONAL: NÉGLIGENCES – Toxicomanes, sans-abri, prostitués… aux Pays-Bas, la ville de Rotterdam souhaite imposer la contraception aux parents incapables d’élever un enfant convenablement.

Rotterdam veut lutter contre les maltraitances subies par les enfants. Si bien qu’elle propose une loi pour contraindre les parents jugés « incompétents » à utiliser des moyens de contraception. « Grandir sainement et en sécurité est également un droit que les enfants doivent recevoir, pointe Hugo de Jonge, échevin de la jeunesse et de l’éducation, cité par RTL Info. Et nous choisissons pour les droits de l’enfant. Certains enfants ont alors le droit de ne pas naître », se justifie-t-il.

Les femmes sont particulièrement visées par l’élu : « Il s’agit par exemple de femmes dépendantes ou qui ont des problèmes psychiatriques, qui sont handicapées, sans-abri ou qui travaillent dans le milieu de la prostitution », détaille Hugo de Jonge. Ces femmes jugées « incapables » se verraient alors imposer un stérilet ou un implant pendant trois ans après l’aval d’un juge, relate l’agence de presse Belga.

La proposition de loi ne fait toutefois par consensus à la mairie de Rotterdam. Pour Maarten van de Donk, cité par Belga, il s’agit d’une « pente glissante sur laquelle nous ne devrions pas nous engager ». « C’est effrayant de penser qu’une loi pourrait décider des grossesses », a de son côté réagi un autre conseiller.

Source : Rotterdam veut imposer la contraception aux parents jugés « incompétents » – LCI

 

Avis Pimpf: Alors oui je reste persuadé que tout le monde n’est pas apte à être parent ou à élever des enfants, mais de la à passer par un cadre législatif??  demain on va alors imposer aux seuls riches d’avoir des enfants et aux pauvres rien ? attention à la dérive de ce genre de mesure…

20160926 – News / École primaire : redoublement refusé pour un enfant de 7 ans

Depuis l’an dernier, les écoliers du primaire ne peuvent plus redoubler, mais que faire quand un enfant de sept ans a du mal à lire et écrire ? En Picardie, une mère demande que son fils reste en CP.

Angy, sept ans, tente de déchiffrer les mots du texte. A son entrée en CE1, il ne maîtrise toujours pas la lecture et l’écriture. Son cas n’est pas isolé. Un enfant sur dix en moyenne ne sait pas lire à la sortie du CP. Sa mère inquiète aurait voulu qu’il redouble mais elle se heurte au refus de l’Éducation nationale. Depuis la rentrée 2015, le redoublement est interdit sauf cas exceptionnel. A la sortie de l’école, certains parents ne comprennent pas cette mesure.

Le maître doit s’adapter

Selon le ministère de l’Éducation nationale, le redoublement est inefficace dans le parcours scolaire de l’élève. Charge donc au maître d’adapter la pédagogie avec les moyens qui lui sont alloués. Quant aux parents, ils devront multiplier les efforts pour persuader les enfants pour rattraper leur retard au plus vite.

Source : École primaire : redoublement refusé pour un enfant de 7 ans

20160925 – Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

Entre interdiction totale et lâcher prise, comment gérer l’utilisation des écrans par les 11/15 ans ? Compréhension, discussion et certaines applications

Quels parents de jeunes adolescents n’ont jamais entendu cette phrase : « Allez, steuplaît, tu peux me laisser encore un peu mon portable ! Augustin, lui, il a le droit de le garder tout le temps. » Sous-entendu : « Je suis un martyr de la vie numérique et toi un dictateur. »De ces négociations sans fin et quotidiennes naissent souvent des agacements qui virent parfois à l’exaspération et au conflit. Et elles démarrent de plus en plus tôt.

« À table ! »

Voici moins de dix ans, l’acquisition d’un portable correspondait, en général, à l’entrée au lycée.« Décroche ton brevet des collèges et tu auras un téléphone dans l’été. » Désormais, c’est en sixième que les préados sont équipés !Et la technologie a bien évolué : fini le téléphone à clapet qui servait surtout à envoyer 150 SMS par jour, l’heure est au smartphone et donc à la navigation sur le net, aux jeux vidéo, à Snapchat et aux… réseaux sociaux.De quoi y passer des heures… Oui, mais combien vrai…

Source : Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

20160921 – News : Najat Vallaud-Belkacem veut rendre la scolarité obligatoire jusque 18 ans

Le gouvernement va proposer d’étendre la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, de 3 à 18 ans.

Najat Vallaud-Belkacem l’a annoncé le week-end dernier. Alors qu’elle intervenait, samedi, à l’Université PS de l’engagement, qui se tenait à Lomme, près de Lille, la ministre de l’Education nationale a annoncé par un tweet l’une des mesures phares du programme du PS en matière d’éducation en vue de la prochaine présidentielle.

« Pour aller plus loin sur l’Education, je proposerai d’étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans », a ainsi écrit Najat Vallaud-Belkacem, sur Twitter.

Autrement dit, avec cette mesure, la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, commencerait trois ans plus tôt et se terminerait deux ans plus tard.

Lutter contre le décrochage

Objectif: lutter contre le décrochage scolaire, alors que 110.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avant d’avoir obtenu une qualification. Si la mesure s’avérerait plutôt facile à mettre en place pour l’avancement de l’âge de la scolarité, la plupart des enfants étant déjà scolarisés à 3 ans, elle serait plus compliquée à installer entre 16 et 18 ans.

En effet, comme le souligne le site spécialisé sur les questions d’éducationCafé pédagogique, les jeunes scolarisés à l’âge de 18 ans ne sont plus que 77%, et 92% à 17 ans. Allonger de deux ans la durée de la scolarité obligatoire nécessiterait ainsi d’accueillir 180.000 jeunes de plus, dont la majorité (entte 110.000 et 140.000) a décroché de l’école sans obtenir de diplôme.

Comme le soulignent Les Echos, la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans est une des revendications principales du SNES, le principal syndicat de l’enseignement secondaire. Son application permettrait ainsi l’apaisement de ses relations avec le ministère de l’Education nationale, mises à mal depuis la réforme du collège.

Source : Najat Vallaud-Belkacem veut rendre la scolarité obligatoire jusque 18 ans

 

Avis Pimpf : Déjà  il me semble que c’était l’éducation et pas la scolarité qui était obligatoire ? ensuite je ne comprends pas en quoi cette mesure va inciter les élèves à faire plus d’études, quid de valoriser plus les filières professionnelles et techniques qui n’ont rien à rougir des filières dites « classiques » ? vraiment il y a de gros loupés et ça ressemble fort à des mesures qu’ils ne sont pas sur de porter à bout dès que les élections seront passé ( comment ça on veut attirer des gens pour les élections?)

20160921 – News : Les parents plutôt démunis face aux devoirs à la maison

Dans un sondage IPSOS, effectué auprès des parents et des enfants, on en apprend un peu plus sur la façon dont chacun envisage les devoirs scolaires, les apprentissages et les jeux sur écran…

A l’occasion du lancement de la plateforme numérique de jeux éducatifs basés sur les programmes scolaires de la maternelle au CM2, pour enfants, Squla, en partenariat avec les éditions Nathan, un sondage dévoile la façon dont les parents gèrent les apprentissages scolaires et le mode de vie de leurs enfants. Point fort : l’enquête a été menée conjointement auprès de 502 parents et 503 enfants (entre 6 et 12 ans). Leurs avis respectifs en matière de devoirs scolaires, apprentissages, divergences, jeux sur écran, habitudes, ressentis ont pu être recueillis et analysés. Résultat : 99 % des parents pensent que l’apprentissage du français est primordial dans la vie scolaire de leur enfant. Suivi par les maths (91 %), et les langues vivantes comme l’anglais (71 %). L’informatique et l’histoire-géographie arrivent bien après (54 % et 49 % respectivement). Bien plus secondaires, les arts plastiques ou la musique ne sont pas considérés comme des matières primordiales par les parents. Côté enfants, ils ont quant à eux répondu que les maths étaient leur matière préférée (29 %), suivis par le sport (17 %) et le français (16 %). Quand on regarde plus précisément les différences entre les filles et les garçons, on s’aperçoit que les stéréotypes de genre sont bien ancrés : en effet, les garçons préfèrent particulièrement les mathématiques (34 %) et le sport (25 %). Quant aux filles, ce sont les maths et le français ex-aequo (24 %) qui remportent leurs suffrages, suivis par le dessin (16 %). Autre enseignement fort de l’enquête : 22 % des parents ont déclaré qu’ils ne connaissaient pas le programme scolaire de leur enfant. Et ce sont principalement les pères (25 %) qui ne suivent pas ce que font leur bambin en classe (19 % des mères). D’ailleurs, les parents et les enfants ne sont pas d’accord quand il s’agit de préciser qui les aide à faire leurs devoirs : les mères sont seulement 2 % à déclarer que leurs enfants font leurs devoirs tout seuls, alors que les enfants sont 23 % à le déclarer. A ce sujet, les enfants ont précisé qu’ils trouvaient que leurs parents ne savaient pas toujours bien leur expliquer ce qu’ils n’avaient pas compris à l’école (22 %). Et 37 % d’entre eux trouvent que leurs parents s’énervent trop souvent au moment de faire les devoirs. Du côté des parents, ils ont avoué se sentir démunis dans l’accompagnement aux devoirs. Manque de temps (50 %), manque de patience (48 %), moment de stress (47%), incapacité à donner aux enfants le goût des devoirs (39 %)… Au final, ce temps passé à travailler ensemble est mal vécu des deux côtés. Le sondage met en évidence le rôle primordial d’Internet comme outil « indispensable d’aide aux devoirs » pour les parents (85 %). Enfin, les enfants ont confirmé l’engouement pour l’utilisation des écrans, et notamment les jeux sur tablette ou ordinateur. Sans surprise, ils sont 96 % à vouloir jouer sur un écran tout en apprenant !
 
Source : IPSOS pour Squla, septembre 2016

Source : Les parents plutôt démunis face aux devoirs à la maison

20160921 – News : Etude – Les parents, les enfants et l’apprentissage par le numérique | IDBOOX

La plateforme éducative Squla et Ipsos ont réalisé une étude passionnante sur le regard que portent les enfants âgés de 6 à 12 ans et leurs parents  sur les apprentissages scolaires et parascolaires. 

Ce qui est intéressant, outre les résultats riches d’enseignements, c’est que l’étude a été menée en interrogeant les enfants et les parents. Ces regards croisés donnent des tendances dont voici les chiffres clés.

Français et mathématiques

99 %des parents considèrent que l’apprentissage du français, à travers l’orthographe, l’écriture et la lecture est essentiel à l’avenir de leur enfant. De la même manière ils attachent une importance considérable aux mathématiques (91%), les langues vivantes arrivent juste derrière (71%).

Pour les enfants, les mathématiques apparaissent comme étant, de loin, leur matière préférée (29 %) suivie par le sport (17 %) et le français (16 %).

L’accompagnement des enfants

Parents et enfants s’accordent à dire que les mères aident beaucoup plus souvent les enfants à faire leurs devoirs que les pères (entre 4 et 5 fois plus souvent).

Avec une nuance toutefois : les pères sont 23 % à dire que ce sont eux qui aident le plus leur enfant, quand seulement 12 % des mères leur reconnaissent ce rôle. Autre écart, et de taille : 23 % des enfants disent faire leurs devoirs le plus souvent seuls, contre 2 % des parents qui ont ce sentiment.

Le temps des devoirs est souvent un moment de stress et de tension entre parents et enfants : 50 % estiment qu’ils n’ont pas le temps pour accompagner les enfants, 48% qu’ils n’ont pas de patience et d’énergie.

39 % ne savent pas comment donner le goût d’apprendre à leur enfant et 33 % se sentent impuissants quand ils pensent à l’éducation de leur enfant.

Un quart (25 %) mettent aussi en cause leur manque de connaissances ou de capacités. Au total, c’est près d’un parent sur deux (47 %) qui avoue vivre le moment des devoirs comme un moment de stress.

Du côté des enfants, ils avouent pour 37% d’entre eux, l’énervement fréquent des parents au moment des devoirs

Ils aiment faire les devoirs, de préférence avec le numérique !

Aussi étonnant que cela paraisse, 68% des enfants interrogés déclarent aimer faire leurs devoirs de classe.

Ils montrent un grand intérêt à l’idée de pouvoir jouer sur ces supports numériques tout en apprenant des choses : 96 % des enfants aimeraient en avoir la possibilité, dont 66 % qui aimeraient beaucoup.
98 % des enfants aiment utiliser des tablettes, des ordinateurs ou des smartphones.

Méfiance et intérêt vis-à-vis du numérique

Les parents restent méfiants sur l’utilisation d’appareils connectés. 4 parents sur 5 redoutent que leur enfant fasse de mauvaises rencontres sur Internet (81 %) et près de 9 sur 10 pensent qu’il y a trop de contenus dangereux pour les enfants sur Internet (89 %).

Toutefois, 93 % trouvent qu’Internet est intéressant et 85 % estiment que les technologies numériques peuvent épauler les parents afin de mieux aider les enfants dans leurs devoirs.

Ils sont convaincus que l’apprentissage doit être un plaisir pour les enfants (99 %), qu’il peut se faire par le jeu (95 %) et que s’amuser permet d’apprendre plus facilement (95 %).

62% des parents déclarent quant à eux que les enfants utilisent une tablette au moins une fois par semaine.

Les autres chiffres sont dans l’infographie ci-dessous

Découvrez notre rubrique dédiée à l’éducation numérique

 

 

Source : Etude – Les parents, les enfants et l’apprentissage par le numérique | IDBOOX

20160912 – L’astuce à piquer au pays le plus heureux du monde pour élever un enfant épanoui

Le Danemark est le pays le plus heureux du monde et ses habitants apprennent la notion du bonheur à leurs enfants dès leur plus jeune âge afin qu’ils grandissent tout en étant épanouis.

La botte secrète des Danois pour faire grandir des enfants épanouis :leur enseigner le bonheur ! Le but est aussi simple qu’efficace, ces petites têtes blondes sont les adultes de demain et s’ils sont heureux, ils retransmettront cette notion à leur tour. Avec cette tactique, le pays scandinave n’est pas près de perdre son titre de « Pays le plus heureux du monde ». Evidemment, tous les enfants n’ont pas la chance de se voir délivrer des cours de bonheur à l’école, mais les Danois ont une autre pratique, le Hygge, qui contribue à leur bien-être au quotidien et que l’on peut tout à fait adopter à la maison. Voici quelques clés tirées du site Mindbodygreen pour vous aider à y parvenir :

1- Passez du temps en famille

Programmer des plages (dîners, week-ends, petit-déjeuners…) en famille et s’y tenir sans seulement se contenter d’être là, il s’agit de profiter de cet instant avec ses proches. Il faut considérer ce moment comme un temps précieux durant lequel on ne fait rien d’autre.

2- Créez une ambiance spéciale

Une table joliment décorée, un bon repas, des bougies dispatchées dans la maison, c’est en créant une atmosphère chaleureuse que l’on va pouvoir se mettre en mode « hygge ». Vous l’aurez sans doute deviné, les smartphones et autres écrans sont à éviter lors de ce moment car ils nuisent aux échanges réels.

Des instants pour profiter des siens
Des instants pour profiter des siens

3- Soyez positifs

Pour se sentir dans cet état de plénitude qui les caractérise, les Danois tentent de mettre à profit les temps de « hygge » pour laisser tous les sentiments négatifs de côté. Plaintes, jugements, vantardise et négativité n’ont donc pas leur place durant ces moments, le but est d’avoir des échanges positifs et d’instaurer un cadre rassurant à tous les participants.

4- Agissez en équipe

L’individualisme n’a pas sa place durant le « hygge ». On est là pour s’écouter les uns les autres et s’entraider. Cela passe aussi par la répartition des tâches ménagères. En effet, si tout le monde met la main à la pâte, on ira plus vite et cela évitera qu’une personne se charge de tout, toute seule.

5- Amusez-vous

Pendant les temps de « hygge », les Danois aiment passer du bon temps ensemble. Une partie de cartes, un match de football ou même une session de chorale improvisée, voilà qui donne le sourire à tout le monde.

Source : L’astuce à piquer au pays le plus heureux du monde pour élever un enfant épanoui

 

Avis Pimpf : Des conseils qui devraient presque être une évidence pour tous, passer du temps avec ceux qu’on aime, être du temps ensemble , échanger, communiquer, c’est la l’essentiel ?

20160910 – News : Comment parler de sexualité à des élèves ?

De l’école au collège, « l’éducation à la sexualité » fait partie du programme. Mais en pratique, la question n’est pas toujours simple à traiter.

« Comment un clitoris 3D va aider les élèves français à en apprendre sur le sexe »,titrait, en août, The Guardian, au sujet de l’invention d’Odile Fillod. Cette dernière, qui se définit comme une « chercheuse indépendante en sciences médico-sociales », a mis au point, avec l’aide d’une amie artiste, un modèle de clitoris en trois dimensions, imprimable au moyen d’une imprimante 3D. Son objectif : aider les enseignants français à enseigner le plaisir sexuel, et notamment le plaisir féminin, aux élèves. Selon Libération, le clitoris 3D devrait même être diffusé en janvier aux enseignants, « sur une plateforme de ressources pédagogiques anti-sexistes », qu’ils ne seront pas obligés d’utiliser. En attendant, les professeurs peuvent déjà librement s’appuyer dessus dans le cadre de leurs cours d’éducation à la sexualité.

>> Mais le clitoris 3D a-t-il vraiment sa place en salle de classe? De manière générale, est-ce le lieu pour enseigner le plaisir sexuel ? Comment aborder ces questions face à des adolescents ou des enfants ? Que valent les cours « d’éducation sexuelle » aujourd’hui ? Europe 1 a mené l’enquête.

Parler du plaisir oui, mais sans le « standardiser ». Pour Valérie Sipahimalani, professeure de SVT à Paris et secrétaire générale adjointe du SNES, le clitoris 3D ne doit pas être « une obligation ». Mais « s’il peut permettre de mieux comprendre le corps et le plaisir des femmes, c’est important », soutient-elle. « Le plaisir féminin est souvent oublié. Le professeur doit choisir son outil pédagogique. Mais c’est bien s’il a la palette la plus large possible », estime l’enseignante. Odile Fillod, la conceptrice du clitoris 3D, ne dit pas autre chose. « Il est essentiel que les femmes sachent que l’équivalent du pénis chez elles n’est pas le vagin, mais le clitoris. Les femmes ont des érections lorsqu’elles sont excitées, mais elles restent invisibles parce que le clitoris est interne. Je voulais montrer que les hommes et les femmes ne sont pas foncièrement différents », détaille-t-elle dans le Guardian.

>> Le fameux clitoris 3D :

https://player.vimeo.com/video/166628201

L’objet est, toutefois, encore loin de faire l’unanimité. « Avec un clitoris 3D, le risque est double », juge ainsi Stéphane Clerget, pédopsychiatre et auteur de Bien vivre ta première relation sexuelle si tu es une fille et Bien vivre ta première relation sexuelle si tu es un garçon. Et de poursuivre : « Cela créé un risque de provoquer l’excitation et l’agitation dans la classe. Mais il y a aussi un risque de malentendu : celui de croire que le plaisir s’apprend par un professeur, alors que c’est quelque chose de personnel. Avec un professeur qui montre un modèle 3D, il y a une idée d’injonction. Des élèves risquent de se dire : ‘ah, si je ne prends pas du plaisir comme ça c’est que je suis bizarre' ».

« Les fondamentaux dans la sexualité sont le respect, l’intimité et la découverte. La construction du plaisir sexuel doit se faire avec la découverte. Parler du clitoris à des adolescents est important pour évacuer la honte. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne chose de le montrer en 3D », avance également Hélène Romano, sexologue et auteure de École, sexe et vidéo. « Cela transgresse cette notion de découverte. Les adolescents ont une représentation du corps qui est imaginaire. Ils ont besoin de rêver, de fantasmer, de se représenter. En montrant un objet standardisé comme un clitoris 3D, on fixe cet imaginaire. Cela ne leur apprend pas la différence qu’il y a d’une femme à l’autre. Il n’y a pas un seul corps comme un autre. Si on va jusqu’au bout de la logique (d’un clitoris 3D), on peut aussi mettre un couple en train de faire l’amour au milieu de la classe ou apprendre à faire une fellation. Mais je ne pense pas que ça apprenne à avoir du plaisir ! En parler oui, mais le montrer, je suis sceptique », conclut la sexologue.

Ce n’est pas forcément facile d’aborder ces questions
VALÉRIE SIPAHIMALANI, PROFESSEURE DE SVT

L’Education nationale trop frileuse ? Pour Stéphane Clerget, s’il faut parler du plaisir à l’école, cela ne peut être qu’au moyen de termes très généraux. « Il faut dire qu’il n’est pas interdit de faire tel ou tel chose, expliquer les différentes manières d’avoir du plaisir, chez la femme comme chez l’homme. Il faut donner des informations sur les moyens de protections, les contraceptifs. Et en même temps bien souligner ce qu’il y a d’acceptable et de non acceptable (forcer quelqu’un, se masturber en public etc.). C’est même ça la première chose à faire », détaille le pédopsychiatre.  Le problème, pour Stéphane Clerget, c’est que ce « B.A.B.A n’est même pas encore correctement enseigné ». Et là-dessus, tout le monde est d’accord : l’éducation sexuelle, même la plus basique, peine à s’imposer à l’école.

Durant tout son parcours scolaire un élève doit, en théorie, suivre des cours « d’éducation à la sexualité ». Depuis 2003, en effet, ces enseignements sont obligatoires. Si, à l’école primaire, les maîtres ne sont tenus de délivrer que quelques connaissances de base (anatomie, définition de l’intimité, de la pudeur…) les choses sont censées s’intensifier dans le secondaire. Trois séances  par an doivent être proposées aux  élèves de collège et de lycées. Généralement, cela se passe en cours de SVT : l’enseignant assure la séance ou demande l’intervention d’une association. Cela se décide chaque année lors de réunions des équipes pédagogiques.

Les objectifs sont résumés, ici, sur le site du ministère de l’Education nationale. Parmi eux : « apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances scientifiques « , « permettre une meilleure perception des risques » ou encore « faire connaître aux élèves les dimensions relationnelle, juridique, sociale et éthique de la sexualité ». Avec les nouveaux programmes, les professeurs de SVT, sont, en outre, désormais tenus de dispenser un cours pour « expliquer sur quoi reposent les comportements responsables dans le domaine de la sexualité », lit-on sur le site du ministère de l’Education nationale. Les professeurs sont incités, par exemple, à « expliquer la distinction entre reproduction et de sexualité ». Pour la secrétaire générale du SNES, cela peut offrir, enfin, un bon cadre « pour parler enfin du plaisir. Alors qu’historiquement, le sexe est abordé via les interdits ».

Mais dans la pratique, ces enseignements ont du mal à trouver leur place. De l’avis de nombreux acteurs, l’éducation sexuelle n’est évoquée qu’une ou deux fois par an, voire pas du tout. Et beaucoup prédisent le même avenir à ces questions dans les nouveaux programmes. « Il y a tout ce qu’il faut en termes juridiques. Mais sur le terrain, c’est plus difficile. Les équipes pédagogiques ont toujours autre chose à faire. Et elles ne savent pas toujours à qui s’adresser », explique ainsi Véronique Soulier, présidente d’Estim’, la principale association qui intervient dans les établissements et forme les enseignants sur ces questions.

« Ce n’est pas forcément facile d’aborder ces questions. Les cours d’anatomie sont abordés comme un cours de science comme un autre. Mais les cours d’éducation sexuelle, c’est différent. Il faut savoir s’y prendre avec un adolescent. Même avec toute la bonne volonté du monde, on peut aboutir à des effets inverses de ce que l’on voudrait. Il vaut donc mieux être formé », confirme Valérie Sipahimalani, la professeure de SVT. « La formation, en théorie, les enseignants y ont droit. Mais dans les faits, peu y ont recours. Il n’y en a pas assez pour tout le monde, et l’on prétexte qu’il y a toujours autre chose à faire », regrette-t-elle.

Certains élèves font dans la provocation

Comment parler de sexe à des adolescents ? L’enseignante, qui a plusieurs fois abordé ces questions en classe, notamment face à des élèves de première (14 à 16 ans en moyenne), a bien en tête les difficultés : « Certains élèvent parlent facilement, d’autres pas du tout. Parfois cela déclenche des fou-rires. Certains font dans la provocation : cela peut-être des blagues sexistes, des commentaires homophobes etc. Et il n’y a pas de recette miracle pour calmer l’attention. Il faut cadrer, parfois rappeler la loi, expliquer par exemple aux élèves : ‘certes, ta religion interdit l’homosexualité, mais tes propos sont répréhensibles par la loi’. En revanche, il ne faut pas juger la personne. On peut juger des propos, mais pas la personne ».

Selon la professeure de SVT, il y a surtout un piège dans lequel il ne faut pas tomber : « il ne faut pas se projeter soi-même ». « Certains enseignants, même à l’insu d’eux-mêmes, peuvent condamner certaines choses, ou donner l’impression qu’ils condamnent. Il faut arriver à faire dire les choses sans que l’élève se sente jugé. Un élève vierge, par exemple, c’est tout à fait acceptable. Tout comme un  élève plus débridé. L’enseignant ne doit pas projeter son propre jugement, ni parler de sa propre expérience », assure-t-elle. Et de poursuivre : « Il faut être capable de lancer des débats. La sexualité est quelque chose de personnel, il faut apprendre aux élèves à réfléchir par eux-mêmes pour qu’ils puissent s’emparer eux-mêmes du sujet, sans risque ».

Pour Stéphane Clergét, ce n’est pas forcément à un enseignant d’aborder ces questions-là. « Je pense que des membres d’associations spécialisées sont plus adaptés », glisse le pédopsychiatre. Et de s’expliquer : « Tous les profs ne sont pas à l’aise avec ces questions. Et les élèves n’osent pas forcément poser des questions à leur prof, qu’ils vont revoir tout au long de l’année. L’intervenant extérieur peut faire office de tiers. A condition que les parents d’élèves soient associés au recrutement de ces intervenants ».

Véronique Soulier, présidente d’Estim’, l’association qui intervient en collège et lycée, est effectivement rodée. Pour elle, un professeur peut très bien parler de sexe à ses élèves. Mais il doit connaître quelques principes de base. « On doit mettre un cadre en place, ne pas se moquer. On explique que la sexualité ce n’est ni tout blanc ni tout noir, c’est gris. Il faut aborder les questions sans tabou, mais dans la limite du respectable. Généralement, les élèves sont surpris et ils écoutent », raconte-t-elle. « Le plus souvent, ce qu’il se passe sous la couette, les élèves le savent. C’est plus dans la relation affective, humaine, qu’ils ont à apprendre. On met l’accent sur le plaisir, le respect, le consentement. On leur apprend à se construire des valeurs : on leur dit, par exemple, qu’ils ne doivent pas tout accepter s’ils n’en ont pas envie, qu’ils peuvent réfléchir à comment dire non », poursuit-elle. Et de conclure : « Tous les intervenants ne sont pas forcément à l’aise avec le sujet. Ils ont l’impression de rentrer dans l’intime des jeunes. Un jour, une infirmière m’a confiée qu’elle refusait de parler de masturbation avec des garçons. Or, on ne leur demande pas de rentrer dans l’intime, mais de parler de ces choses de manière générale ».

Source : Comment parler de sexualité à des élèves ?

20160910 – News / Ecrans : les pédiatres les déconseillent pour les moins de 3 ans

Près de la moitié des enfants de moins de 3 ans utilisent des tablettes ou des smartphones. Ils y passent en moyenne 30 minutes par semaine..

Smartphone, tablette, ordinateur, télévision… Près d’un enfant de moins de 3 ans sur deux utilise déjà ces écrans interactifs environ 30 minutes par semaine, et près d’un tiers l’utilise sans la présence d’un adulte, alerte l’Association française de pédiatrie ambulatoire (AFPA).

Inquiète de l’impact négatif que peuvent avoir ces appareils sur le développement des jeunes enfants, l’AFPA a réalisé une enquête descriptive auprès de parents suivis par 144 pédiatres (1). Elle révèle, notamment, que 44 % des parents prêtent leur téléphone portable à leur enfant de moins de 3 ans pour le consoler ou l’occuper. Plus d’un tiers des enfants ont également déjà visionné un programme télé non adapté à leur âge, comme le journal télévisé.

Limiter le temps sur la tablette

Pour le Dr François-Marie Caron, pédiatre à Amiens, il est important de donner des repères aux parents afin d’introduire ces écrans au bon moment et de la meilleure façon, en s’appuyant par exemple sur la règle « 3-6-9-12 ». Ainsi avant 3 ans, les pédiatres recommandent de privilégier les jeux traditionnels et les livres pour aider l’enfant à construire ses repères spatiaux et temporels. Ceux-ci ont également pour objectif qu’il apprenne à interagir à la fois avec son environnement et son entourage.
« L’enfant n’a pas besoin d’une tablette pour se développer. S’il n’en a pas, il ne prendra pas de « retard » sur les autres, explique le spécialiste. Si l’enfant est demandeur, on peut l’initier à son utilisation, à partir de 2 ans et demi. Il est important de privilégier le jeu à partager, sans autre but que de jouer ensemble ».

Pour les plus grands, entre 3 et 6 ans, l’utilisation des tablettes peut prendre plus de place, sans toutefois le monopoliser. « À cet âge, il est indispensable de respecter 4 conditions : toujours utiliser la tablette sur des périodes courtes et jamais pendant le repas ou avant de dormir, être accompagné par un adulte ou un aîné, poursuivre l’unique objectif de jouer et utiliser des logiciels adaptés », précise le Dr Caron.

Outre la tablette, la télévision préoccupe beaucoup les pédiatres. De fait, cet écran est toujours plébiscité par les plus jeunes, et il est loin d’être utilisé à bon escient. Aussi, pour les pédiatres, les enfants de moins de 3 ans ne devraient pas regarder la télévision, du fait de l’absence de programmes adaptés. Chez les aînés, là encore, les mots d’ordre sont accompagnement et limites.

Une surveillance étroite même après 12 ans

A partir de 9 et 12 ans, d’autres écrans et usages s’installent dans le quotidien. Les spécialistes estiment que les enfants de 9 ans peuvent surfer seuls sur internet si les parents leur ont appris à se protéger, et expliqué que tout ce qu’ils publieront sur cet espace dématérialisé est enregistré pour toujours. Mais le Dr Caron émet une exception : les réseaux sociaux.
« Ils sont à éviter avant 12 ans : certes ils représentent un nouvel espace d’expérimentation sociale et assouvissent le besoin de divertissement et de communication des jeunes adolescents, mais ils peuvent aussi, paradoxalement, engendrer un sentiment de solitude, une baisse de l’estime de soi, et surtout, des risques de harcèlement », explique le pédiatre.

Le spécialiste considère également que la pratique des jeux vidéo, particulièrement ceux en réseau,  et la possession d’un téléphone portable devraient être encore étroitement surveillées par les parents, en raison du risque de mésusage qui peut retentir sur le sommeil et les résultats scolaires.
(1) Enquête réalisée en février 2016 par 144 pédiatres de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire auprès parents de 197 enfants de moins de 3 ans (âge moyen : 20 mois) et 231 enfants de plus de 3 ans scolarisés en école primaire (âge moyen : 6,5 ans)

Source : Ecrans : les pédiatres les déconseillent pour les moins de 3 ans