20160420 – News : Le poisson n’est pas si sain à manger

60 millions de consommateurs révèlent que le poisson et d’autres produits de la mer subissent des transformations plutôt inattendues et inquiétantes.

Des métaux lourds dans le poisson frais, des additifs peu rassurants dans des préparations industrielles. Le poisson, aliment réputé sain, se retrouve dans le viseur d’une étude-choc menée par 60 millions de consommateurs. Des traces de mercure ou d’arsenic ont été retrouvées dans des poissons issus de la pêche, dans du thon en conserve ou dans certains sushis. À haute dose, ces substances sont cancérogènes et toxiques pour le système nerveux.

Trop d’acides gras et de sucres

Autre révélation: des traces d’arêtes et des fragments d’organes de poisson ont été détectés dans des produits transformés comme dans certaines conserves, mais aussi dans de simples morceaux de filet. L’étude révèle également la présence d’additifs trop nombreux. Certains produits comme les surimis sont riches en acides gras saturés et les terrines présentent un taux de sucre trop élevé. Comme pour le jambon, les filets de poisson ou les noix de Saint-Jacques peuvent être gonflés à l’eau pour augmenter leur masse. Des résultats alarmants qui vont du simple au double selon les marques étudiées.

Source : Le poisson n’est pas si sain à manger

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20160420 – News : L’état d’urgence prolongé en France jusqu’à fin juillet

L’état d’urgence instauré en France au soir des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis sera prolongé de deux mois à compter du 26 mai. La menace terroriste est toujours aussi importante en France. C’est le message qu’a fait une nouvelle fois passé le Premier ministre ce matin dans une…

L’état d’urgence instauré en France au soir des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis sera prolongé de deux mois à compter du 26 mai.

La menace terroriste est toujours aussi importante en France. C’est le message qu’a fait une nouvelle fois passer le Premier ministre ce matin dans une interview sur France Info. Il a expliqué que l’exécutif, “au vu de la menace” souhaitait la sécurité maximale pour l’Euro 2016, qui se déroule du 10 juin au 10 juillet, et le Tour de France, prévu du 2 au 24 juillet. L’état d’urgence sera de ce fait prolongé de deux mois.

“Face à un événement aussi considérable qu’est celui de l’Euro 2016, qui doit se tenir dans la sécurité, et qui en même temps doit être une fête (…), nous devons assurer pleinement la sécurité”, a-t-il justifié.

“L’état d’urgence, ça ne peut pas être un état permanent mais à l’occasion de ces grandes manifestations, je pense à l’Euro 2016 comme au Tour de France, nous avons considéré avec le président de la République et le ministre de l’Intérieur qu’il fallait prolonger cet état d’urgence”, a-t-il ajouté.

La prolongation de l’état d’urgence au Parlement

La mesure devait être présentée aujourd’hui en conseil des ministres par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

“Nous devons transmettre un texte (…) au Conseil d’Etat puis ensuite au Parlement, puisque c’est le Parlement qui doit voter la prolongation de l’état d’urgence, nous proposerons de le prolonger pour une période de deux mois supplémentaires, à partir de la fin du mois de mai, au vu de la menace, sur le même périmètre, à la fois l’hexagone et les territoires d’outre-mer”, a précisé le Premier ministre.

“Face à cette menace nous avons besoin de donner ces pouvoirs, ces possibilités, sous le contrôle du juge, sous le contrôle du Parlement, pour permettre une meilleure riposte face au terrorisme”, a-t-il conclu.

Cazeneuve muscle le GIGN et le RAID face aux risques 

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a dévoilé hier le “schéma d’intervention” censé mettre les unités d’élite, Raid et GIGN, en ordre de bataille en cas d’attentat de masse. Ne voir qu’une seule tête et être présent le plus vite possible sur une attaque “multi-sites” comme celle qui a fait 130 morts le 13 novembre à Paris, en faisant fi des rivalités et des compétences territoriales, tel a été le message délivré par le “premier flic de France”.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les unités d’élite, Raid, BRI et GIGN, ont mis en application dans la nuit de mardi à mercredi les nouvelles consignes en cas d’attentat de masse lors d’un exercice grandeur nature à la gare Montparnasse à Paris. Il est plus d’une heure du matin lorsque le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve arrive accompagné du préfet de police de Paris, Michel Cadot. Selon le scénario, neuf “terroristes” ont fait irruption dans la gare, tuant plusieurs voyageurs. Trois d’entre eux se sont dirigés vers le hall des billets et six autres vers les quais.

Source : L’état d’urgence prolongé en France jusqu’à fin juillet

 

Avis Pimpf : dure nouvelle… difficile de se réjouir de savoir que cet état d’urgence est prolongé…

20160420 – News : Le sèche-mains, loin d’être propre !

 Une étude britannique montre que les sèche-mains sont des nids à bactéries. Ils propageraient énormément de germes dans la pièce.  C’est un comble. Les sèche-mains, installés dans de nombreuses entreprises, bars ou encore restaurants à la place des bons vieux essuies-mains, sont des nids à bactéries

C’est un comble. Les sèche-mains, installés dans de nombreuses entreprises, bars ou encore restaurants à la place des bons vieux essuies-mains, sont des nids à bactéries. C’est ce que révèle une étude britannique, publiée dans le Journal of Applied Microbiology.

Selon les chercheurs de l’University of Wesminster, les modèles basiques propagent davantage de germes dans la pièce que les essuie-mains classiques. Pire, ceux de la marque Dyson, plus puissants que leurs concurrents, contamineraient encore plus la pièce.

Le virus se propage 1300 fois plus

Pour leur étude, les scientifiques ont demandé à des volontaires de mettre leurs mains dans une eau contaminée d’un virus inoffensif, puis de se laver les mains avec du papier, un sèche-mains basique et un de la marque Dyson. Conclusion : le virus s’est répandu 60 fois plus avec un sèche-mains traditionnel, et 1300 fois plus avec un de la marque Dyson.

Interrogée par Metronews, la marque Dyson remet en cause l’étude, et accuse l’industrie du papier de l’avoir financée.

Source : Le sèche-mains, loin d’être propre !

Avis Pimpf : j’ai souvent entendu par le milieu médical  (dont certains membre  de ma famille et des amis font partie) que les sèches mains  n’était pas le plus propre ou manière plus hygiénique pour se sécher les mains. A la maison une serviette par semaine et par lavabo et changée plus fréquemment si besoin …

20160420 – News : Anders Breivik fait condamner l’Etat norvégien pour traitement inhumain

Le néo-nazi a été condamné à 21 ans de prison pour avoir perpétré une tuerie de masse  sur l’île d’Utøya. Il se plaignait d’être tenu à l’isolement et que sa correspondance soit contrôlée.  L’Etat norvégien condamné pour “traitement inhumain” contre Anders Breivik. Le tueur de l’île d’Utøya,

Le néo-nazi a été condamné à 21 ans de prison pour avoir perpétré une tuerie de masse  sur l’île d’Utøya. Il se plaignait d’être tenu à l’isolement et que sa correspondance soit contrôlée.

L’Etat norvégien condamné pour “traitement inhumain” contre Anders Breivik. Le tueur de l’île d’Utøya, âgé de 37 ans, est enfermé depuis cinq ans en isolement pour avoir causé la mort de 77 personnes.

Mercredi 20 avril, il a gagné son procès contre l’Etat norvégien. “La Cour (…) est arrivée à la conclusion que le régime carcéral implique un traitement inhumain de Breivik”, a estimé le tribunal d’Oslo.

Une console de jeux et des appareils de gym

En 2011, il massacrait 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, et 69 autres sur un camp de jeunesse du Parti travailliste norvégien.

Il est depuis détenu sous un régime de très haute sécurité, mais bénéficie d’un traitement privilégié, avec des conditions très confortables comparé à de nombreux autres prisonniers. Il a notamment trois cellules à sa disposition, des appareils de gym et une console de jeux vidéos.

Avis Pimpf : La prochaine étape c’est le saumon et le caviar? la vie humaine n’a vraiment pas de prix…. ou pas assez… sa tuerie n’était pas inhumaine en traitement?  la je suis perplexe…

Source : Anders Breivik fait condamner l’Etat norvégien pour traitement inhumain

20160420 – News / Technologies /Android : ce que reproche Bruxelles à Google, High tech

Article pour Les Echos

La Commission européenne a révélé la liste des griefs qui sont reprochés au géant américain. Revue de détail.

La Commission européenne vient d’ouvrir un nouveau front contre Google . Ce mercredi matin, Bruxelles a révélé la liste des griefs qui sont reprochés au géant américain qui pourrait être amené à débourser jusqu’à près de 7 milliards d’euros d’amende – soit 10% de son chiffre d’affaires – en cas de condamnation. Revue de détail.

Pression sur les fabricants

« Dans ses contrats avec les fabricants, Google a subordonné l’octroi sous licence de Google Play Store pour appareils Android à la préinstallation de Google Search en tant que service de recherche par défaut« , fait valoir la Commission européenne dans son communiqué de presse .

Traduction, si les vendeurs de smartphones, faisant fonctionner leur appareil avec Android – le système d’exploitation mobile (OS) du géant américain – veulent pouvoir proposer à leurs clients l’accès au magasin en ligne de Google, ils sont contraints d’embarquer d’office le moteur de recherche de Google.

Une barrière difficilement surmontable pour les moteurs de recherche concurrents à Google et qui peut être considérée comme une entrave à la libre concurrence dans la mesure où Android domine outrageusement le marché mondial des OS.

Un règne sans partage

Sur la seule année 2015, ce sont pas moins de 1,16 milliard de smartphones tournant sous Android qui ont été vendus, ce qui a représente 82% du marché. Et cette tendance devrait encore s’accentuer dans les années à venir. En 2017, 1,37 milliard d’appareils fonctionnant avec l’OS de Google devraient trouver preneur, selon le groupe de recherche Gartner. Ce qui représenterait alors une part de marché de 84%.

En outre, « dans ses contrats passés avec des fabricants, Google a également exigé la préinstallation de son navigateur mobile Chrome en contrepartie de l’octroi sous licence de Google Play Store ou de Google Search« , ajoute la Commission européenne. Avec les mêmes conséquences pour les navigateurs concurrents à Chrome donc.

La guerre aux forks

« Si un fabricant souhaite préinstaller des applications propriétaires de Google, dont Google Play Store et Google Search, sur n’importe lequel de ses appareils, Google l’oblige à conclure un «accord d’antifragmentation» en vertu duquel il s’engage à ne pas vendre d’appareils fonctionnant sous des forks Android« , souligne la Commission européenne.

Petit retour en arrière. Les forks sont des systèmes d’exploitation créés à partir du code source d’Android qui a été ouvert (« Open Source ») par Google via l’Android Source Projet (AOSP). Ces OS s’appuient sur le noyau dur d’Android mais des surcouches logicielles peuvent ensuite y être superposées.

« Dans un premier temps, ces customisations concernaient essentiellement des éléments annexes tels que l’interface (…) Mais progressivement, certains se sont concentrés sur l’écosystème d’applications, ce qui a parfois transformé la relation avec Google en affrontement », exposait Vincent Teulade, spécialiste des télécoms chez PwC, aux « Echos » l’an dernier.

Un danger double pour Google. « D’une part, au niveau de la publicité, moins d’utilisateurs passeraient alors par ses services de recherche (…) D’autre part, au niveau de l’achat d’applications car moins d’utilisateurs se serviraient alors de Google Play Store.« , détaillait alors Jérôme Colin – spécialiste des questions télécoms, média et Internet au sein du cabinet de conseil Roland Berger – aux « Echos ».

Conscient de la menace, Google avait levé le ton contre Acer dès 2012. La firme de Mountain View avait fait pression sur le groupe taïwanais pour que celui-ci renonce à lancer l’un de ses smartphones avec Alyun (un fork mis au point par le géant chinois Alibaba), sous peine de rompre leurs accords de licences.

Acer aurait alors dû tirer un trait sur Android, ainsi que sur les applications-phares (« killers apps ») appartenant à Google, (YouTube, Gmail, etc), dont souhaitent bénéficier les utilisateurs avec leurs smartphones. C’est la raison pour laquelle le fabricant avait fait machine arrière.

« En rejoignant l’Open Handset Alliance, (ndlr : un consortium créé en 2007 auquel ont adhéré de nombreux grands fabricants et géants des télécoms et qui a débouché sur la création d’Android), chaque membre doit contribuer à construire une plate-forme Android et pas un tas de versions incompatibles », s’était justifié le géant américain à l’époque.

La Commission européenne a, elle, une autre interprétation de ces agissements : « Par son comportement, Google a empêché les fabricants de vendre des appareils mobiles intelligents fonctionnant sous un fork Android concurrent susceptible de devenir une alternative crédible au système d’exploitation Android de Google« , avance-t-elle ce mercredi.

Des incitations financières importantes

« Google a accordé des incitations financières importantes à certains des plus gros fabricants de téléphones intelligents et de tablettes ainsi qu’à des opérateurs de réseaux mobiles, à la condition qu’ils préinstallent exclusivement Google Search sur leurs appareils« , fait aussi valoir la Commission européenne ce mercredi.

« La Commission dispose (…) d’éléments prouvant que la clause d’exclusivité avait une incidence sur la préinstallation ou non des services de recherche concurrents par certains fabricants d’appareils et certains opérateurs de réseaux mobiles« , précise-t-elle.

Pour mémoire, Google dénonce chaque volet de ce réquisitoire. Le groupe américain insiste notamment sur le fait que chacun est libre de réorganiser son téléphone comme il l’entend, et d’y télécharger les applications de son choix.

 

Source : Android : ce que reproche Bruxelles à Google, High tech

20160420 – News :  «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

Par Anastasia Vécrin 18 avril 2016  pour Libération

De l’Antiquité à nos jours, le philologue Jean-Claude Bologne raconte les différentes formes d’alliances existant en dehors du mariage. Couples libres et concubinages ont toujours existé, et progressent face à une institution matrimoniale en crise.

Il semble loin, le cliché éculé du patron qui se met en couple avec sa secrétaire. L’hypergamie féminine – propension des individus à former des couples au sein desquels la femme se trouve en infériorité par rapport à l’homme – recule, selon une étude de l’Ined, publiée la semaine dernière. La vie de couple demeure cependant le modèle dominant malgré une population mariée désormais minoritaire. D’où vient cette aspiration à former une paire ? Dans Histoire du couple(éditions Perrin), Jean-Claude Bologne, philologue et romancier, s’est intéressé aux couples formés hors mariage, de l’Antiquité à nos jours. Concubinages, unions libres et couples homosexuels ont toujours existé.

Vous avez choisi d’étudier l’histoire du couple en dehors du prisme du mariage, qu’est-ce qui définit selon vous un couple ?

Le couple est un objet difficile à cerner parce que ce sont les individus qui le forment qui le décrètent, il ne se définit pas de l’extérieur. Les données sont en plus très rares car c’est le mariage qui a laissé des traces historiques. A partir de quel moment un couple est un couple ? C’est extrêmement subjectif, depuis deux adolescents qui se donnent leur premier baiser jusqu’au couple marié, les critères sont complètement différents. Le sociologue Jean-Claude Kaufmann proposait de considérer la lessive commune comme un signe de formation du couple parce que mélanger son linge est un signe fort d’intimité. Mais la vie commune ne fait pas forcément le couple : Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre en ont donné la preuve. Les couples non cohabitants concernent aujourd’hui 1 314 000 personnes en France. Ce sont des couples non mariés qui se voient deux ou trois fois par semaine ou plus ou moins, qui ont chacun leur appartement. Au XVIIIe siècle, dans la haute aristocratie, les hôtels avaient des appartements séparés, et parfois, l’un des deux vivait à la cour et l’autre à la campagne. Mais ils étaient mariés. Longtemps, on a cru que madame de La Fayette était veuve, avant de lui découvrir un mari vivant paisiblement dans son château d’Auvergne.

Avons-nous toujours vécu en couple ?

On observe quelques rares endroits où le couple n’est pas la règle, mais ils sont souvent mythiques ou projetés sur des peuples lointains et barbares. En Asie mineure, les Amazones auraient vécu entre elles et formé un couple temporaire pour avoir des enfants. Elles repartaient ensuite vivre entre elles. Mais ce type d’exemple est rare. L’examen des fonds de cabane a suggéré que la cellule familiale réduite était privilégiée dès la préhistoire. Et dès lors qu’il y a écriture, le couple existe presque partout. Le mariage constitue l’acte fondateur des sociétés occidentales quand le premier roi l’institue : Romulus à Rome, Cécrops à Athènes, Ménès en Egypte… Par le mariage, la transmission du patrimoine est rendue possible. Cette nécessité fait que le modèle matrimonial s’impose. Les autres types de couple se définissent donc au départ dans les marges du mariage : concubinages, unions entre esclaves, couples homosexuels… Pourtant, en observant la diversité des alliances possibles à travers les époques, on se rend compte que le couple dépasse largement le mariage, depuis toujours et dans toutes les cultures anciennes. Dans l’Athènes antique, il est parfois difficile de définir le statut d’un couple, et des procès sont intentés pour contester un héritage. Selon les sources, Aspasie, compagne de Périclès, a été considérée comme son épouse, sa concubine ou une courtisane !

Comment les couples non mariés sont-ils perçus selon les époques ?

Dans l’Antiquité, les choses sont très codifiées et la société les accepte dès lors qu’ils entrent dans les cases. A Rome, par exemple, une dizaine d’unions différentes sont possibles, le plus souvent selon les classes sociales : on ne peut pas proposer le même type d’union à une femme libre, à une esclave ou à une affranchie… Au Moyen-Age, en revanche, le mariage est la seule forme de couple reconnue par l’Eglise, ce qui rejette dans l’illégalité les autres couples. Pourtant, les dénonciations pour concubinage sont la preuve que la pratique existe. L’ensemble de la communauté est concernée puisque le péché de l’un est susceptible d’allumer la colère divine contre ceux qui l’ont toléré. La dénonciation est dès lors un devoir. Mais cela ne fait pas pour autant régresser le concubinage.

Selon les zones géographiques, les autorités ne traitent pas la chose de la même façon. Dans le nord de l’Europe, le concubinage est considéré comme un mariage après un certain nombre d’années ; dans le sud, l’autorité civile définit un véritable concubinage par contrat devant notaire, ce qui permet de régler les successions, la cohabitation, comme la barraganía en Espagne. Mais il est bien précisé que l’Eglise ne peut y voir un véritable mariage et qu’une sanction religieuse est possible. On trouve de tels contrats en Espagne, dans le sud de la France, en Italie… A Bonifacio, en 1287, l’un d’eux définit ainsi la cohabitation, l’entretien, les soins et l’amour pour six ans !

Aujourd’hui, notre vision du couple est encore très marquée par l’héritage chrétien…

En effet, le modèle de l’amour unique perdure et reste majoritaire, même s’il ne s’agit plus de couples éternels. La fidélité reste un idéal fort. Dans l’Antiquité, au contraire, les liaisons hors mariage étaient admises pour les hommes, c’est la morale chrétienne qui a étendu la condamnation aux hommes. La réprobation morale est toujours attachée aujourd’hui aux deux sexes. Et surtout, la volonté de régler la vie de couple nous vient du christianisme, qui interdisait le divorce et qui a dû se pencher sur les difficultés de la vie commune lorsque le couple ne s’entendait plus. Jamais il ne fut écrit autant de pages sur la vie de couple et, paradoxalement, par des célibataires. La conséquence la plus durable fut d’inscrire dans les mentalités que le couple ne pouvait se vivre qu’au sein du mariage. Le modèle occidental, hétérosexuel et conjugal en est hérité.

Vous soulignez que l’amour concernait plus le couple que le mariage…

Pendant très longtemps, l’amour était considéré comme le trublion du mariage, car il était conclu par les parents. L’autorité passait du père au mari et si la fille tombait amoureuse, cela pouvait détruire les projets d’alliance, politiques ou économiques. L’amour concernait plutôt les autres formes de couples : le concubinage, l’amour libre, des unions légales facilement dissoutes lorsqu’une vraie union se présentait. Charlemagne, par exemple, a vécu en couple avec neuf femmes successives. La première lui avait été donnée par son père, il s’agissait de donner à l’adolescent une épouse de rang inférieur pour apaiser ses sens avant qu’il prenne une femme de sa condition. Lorsqu’il est en âge de se marier, une princesse lombarde qui se révèle stérile lui est alors donnée. L’union est rompue, une autre épouse entre alors en scène qui lui donnera quatre enfants. Une fois la descendance assurée, Charlemagne prend des concubines pour ne pas multiplier les héritages et diviser l’empire outre mesure.

Selon vous, la sexualité a toujours été un moyen dans le couple, que voulez-vous dire ?

La sexualité n’a jamais été définie comme le but premier du mariage. Mais elle a toujours été nécessaire pour l’accomplissement des buts qu’on lui fixait. S’il s’agit de transmettre son patrimoine, il faut des héritiers. A l’époque chrétienne, le mariage comme sacrement devient le symbole de l’union entre Dieu et son Eglise, la sexualité est alors la manière de montrer que l’homme et la femme ne font qu’une seule chair et que l’union est indissoluble. Aujourd’hui, le mariage couronne l’amour, et la sexualité est perçue comme un moyen de le témoigner.

Comment expliquez-vous la persistance de l’aspiration à former un couple malgré l’évolution des mentalités ?

L’apprentissage de la vie sociale passe par le couple. C’est pourquoi le couple résiste malgré une culture qui privilégie l’individu et le développement personnel. Pour le sociologue François de Singly, le regard de l’autre, régulier, stable et exclusif, est aussi une façon de construire sa propre identité. Narcisse a besoin d’un miroir. Le couple engendre une image irremplaçable, confortée par la confiance et la connaissance réciproques. Des liaisons passagères, un changement de conjoint peuvent permettre le cas échéant de valider un changement ou de faire le point sur son identité, mais on a aussi besoin d’une référence constante.

Anastasia Vécrin

Source : (6) «Paradoxalement, la vie de couple a été codifiée par des célibataires chrétiens» – Libération

 

Avis Pimpf :  Article intéressant sur l’évolution de la notion de couple mais à ma vision de la chose sans vouloir asséner à chaque fois une vérité, un dogme ou même une seule et unique vérité à suivre, après tout un couple c’est une relation entre deux personnes qui si elles sont suffisamment franche , et respectueuse entre elles peuvent le vivre comme elle le souhaitent du moment que les deux parties sont d’accord , les autres n’ont rien à voir avec cela. C’est du moins ma vision des choses ( la société et nos modes de vies par contre sont loin de nous pousser à cela je l’admets)

20160420 – News : Issy-Vanves : un forum d’idées autour de la gare du Grand Paris Express

Le site de la future gare de Fort d’Issy- Vanves-Clamart accueillera le 4 juin start-ups et créateurs venus proposer des solutions innovantes autour du chantier.(SGP/P. Gazeau.)

Elle est la première à lancer son chantier : la gare de Fort d’IssyVanves-Clamart, sur la ligne 15 sud du Grand Paris Express, doit ouvrir en 2022.

A l’occasion du démarrage des travaux de génie civil, un « marché de l’innovation », ouvert au grand public, sera organisé le 4 juin prochain. Il accueillera les start-ups, entreprises, designers, etc… qui souhaitent faire découvrir et tester des prototypes, services et produits dans les domaines suivants : nouveaux services urbains et culturels innovants, mobilitén enjeux liés aux chantiers, nouveaux services dans les gares du GPE.

Pour participer à l’événement, renseignements surhttp://seineouestdigital.fr/grand-paris-express-2/

Source : Issy-Vanves : un forum d’idées autour de la gare du Grand Paris Express

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