20161006 – Yvelines : harcelé, l’écolier de 10 ans tente de se pendre

Souffre-douleur dans son école, un petit garçon de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), scolarisé à l’école des Sources, a essayé de mettre fin à ses jours vendredi soir. Son papa a déposé une plainte au commissariat en début de semaine pour « harcèlement moral », contre les petits camarades de son fils de 10 ans…

Source : Yvelines : harcelé, l’écolier de 10 ans tente de se pendre

20160926 – News / Parents, faire l’amour en paix | Psychologies.com

Petits, nos enfants nous réclament tout le temps; ados, ils sont envahissants… Comment maintenir une vie sexuelle épanouie lorsque l’enfant paraît ?

Qu’il était attendu ce nouveau-né… et voilà que, dès sa naissance, il impose à ses parents un rythme anarchique. C’est à ce moment de l’histoire que tout commence. Et que le déséquilibre s’installe. Le duo se transforme en famille, et certains parents en « bébédolâtres », selon les mots du pédopsychiatre Daniel Marcelli. Le règne de bébé est instauré, celui d’un nourrisson roi qui devient même, dans des cas extrêmes – par exemple lorsqu’il est installé dans le lit conjugal –, le censeur des rapports sexuels de ses parents. Les rôles se renversent : il prend toute la place et le couple, lui, ne parvient plus à garder la sienne.

Enfants : poser les interdits

L’enfant grandit, il se déplace seul. Parfois jusqu’au lit parental… « Une nuit, tard, alors que Jean et moi faisions l’amour, nous nous sommes rendu compte avec horreur que notre fils de 7 ans se tenait à côté de notre lit et nous regardait. Depuis combien de temps ? » se souvient Nathalie, encore sous le choc d’avoir été surprise en plein rapport sexuel. Des « scènes primitives » comme celle-là, Freud en avait abondamment commenté et disséqué. Aujourd’hui encore, des parents, soucieux de préserver leur enfant de tout traumatisme de cet ordre, peuvent en arriver à une véritable inhibition sexuelle. « Je ne peux pas me laisser aller quand tout le monde est à la maison, je suis aux aguets », confie Jean-Daniel, père de trois enfants de 12 ans, 10 ans et 6 ans.

Une situation dont Daniel Marcelli souligne le paradoxe : « Ne plus parvenir à faire l’amour sous prétexte que les petits chéris sont dans la chambre à côté revient, pour les adultes, à se mettre dans une position infantile vis-à-vis de leur progéniture, à renverser la loi. Les parents deviennent les enfants de leurs enfants, créant ainsi un lien névrotique. » Comment (re)définir les territoires ? « Il y a un âge, dès la mise en place de la marche et de la parole, où les enfants ne doivent plus entrer dans la chambre conjugale sans autorisation, répond le pédopsychiatre. Pas plus d’ailleurs que les parents ne doivent entrer sans frapper dans celle des enfants. » Faute de quoi, l’enfant est confirmé dans sa place de chef de famille, dirigeant et ordonnant l’existence de tous. « Quand on a pris le pouvoir, on ne le rend pas, c’est une règle humaine », poursuit Daniel Marcelli, qui rappelle à cette occasion que « les comportements à l’adolescence prennent leurs racines dans l’enfance ».

Afin que chacun reste à sa place, pas d’autre solution que l’affrontement. Le couple père-mère doit savoir s’affirmer, insiste le psychanalyste Jean-Claude Liaudet, « dire non à l’enfant, ne pas satisfaire tous ses désirs; ainsi le couple homme-femme retrouvera un espace à lui dans lequel il pourra laisser s’exprimer son propre désir ».

Ados : imposer le respect

Ils sont devenus ados, les choses se compliquent encore. Au risque de les choquer ou d’exciter leur curiosité s’ajoute celui de subir leurs commentaires sarcastiques. Ainsi, Marie, 43 ans, dont le fils de 16 ans, un matin au petit déjeuner, a commenté, méprisant : « Ça fait encore l’amour, les vieux ? » Situation douloureuse qu’a parfaitement comprise l’écrivaine Anne de Rancourt, auteur, notamment, de Comment élever un ado d’appartement ? (J’ai Lu) : « Les jeunes peuvent débarquer sans crier gare, ils squattent le salon, la cuisine, à deux, à plusieurs, se couchent à 2 heures du matin. Impossible d’envisager un moment érotique. On en arrive parfois à vivre des épisodes sexuels en dehors de la maison : c’est plus confortable. » Des adultes obligés de fuir leur domicile pour faire l’amour, laissant la place à des adolescents qui, eux, étalent leurs amours sans vergogne : le comble du paradoxe est atteint !

Réaction de Jean-Claude Liaudet : « Finalement, les parents demandent l’autorisation à leurs ados de vivre leur vie sexuelle. Or, ce qu’ils doivent apporter à l’enfant, c’est de la trahison, lui faire savoir qu’il existe des moments d’intimité et d’amour dans lesquels il n’a aucune part ! Ils lui offrent ainsi la possibilité, plus tard, de créer son propre espace. » Cela posé, aux parents de faire en sorte que leur vie sexuelle ne provoque ni n’agresse leur ado. Le respect marche dans les deux sens. Daniel Marcelli : « Si les adultes exhibent bruyamment leurs ébats, c’est une intrusion dans l’intimité de l’enfant, à eux de faire le nécessaire pour le protéger de ces manifestations. Mais ils ne doivent pas non plus déserter la place. Leur rôle est d’énoncer la limite en termes de loi symbolique : “Tu n’as pas de commentaire à faire, je t’interdis de te mêler de notre vie.” »

Conclusion du pédopsychiatre : « Quand les interdits sont clairement définis, cela se passe bien, les conflits ne s’éternisent pas. La difficulté est d’arriver à poser des limites alors que la tendance est à la permissivité. » Si les parents n’y arrivent pas ? Un bon verrou sur la porte de la chambre à coucher peut être très utile. Les enfants, ainsi confrontés à l’existence concrète de l’amour parental, découvrent et comprennent que leur vie est différente de celles de papa-maman, et qu’ils doivent la respecter. Cette découverte leur permettra d’élaborer, plus tard, leur propre sexualité.

Il vous a surpris : comment réagir ?

Pour le psychanalyste Jean-Claude Liaudet, quelles que soient les circonstances, un enfant qui surprend ses parents en train de faire l’amour vit avec un traumatisme qu’il convient de désamorcer. « L’enfant a vu une scène interdite. Malgré lui, il a transgressé un tabou : la sexualité des parents. Par ailleurs, cette vision troublante satisfait chez lui une curiosité fondamentale de la sexualité et des origines. Il sait désormais comment il a été conçu. Si la vision en reste là, il peut en garder une image “animalière” de la sexualité, c’est-à-dire dépourvue de sens, d’affectivité, comme dans la pornographie. C’est cela qu’il faut réparer », explique Jean-Claude Liaudet.

« Pour réparer, il faut parler. La parole est vitale, pour redonner sa dimension d’amour à la sexualité, pour que l’enfant ne s’imagine pas issu d’un rapport brutal », poursuit le psychanalyste. En invitant à la parole, en aidant l’enfant à dire ce qu’il a vu, en expliquant, le sens reprend sa place : « Nous avons fait l’amour parce que nous nous aimons. L’amour des parents est différent de celui des enfants. C’est un amour d’amoureux. C’est parce que nous nous aimons que nous avons voulu ta naissance. » L’intervention d’un adulte de la famille (une grand-mère, un oncle…) suffisamment compréhensif et ouvert peut faciliter cette prise de parole. « Une personne différente des parents permet à l’enfant, qui se sent coupable, de s’exprimer sans craindre de les affronter », commente Jean-Claude Liaudet. Et peu importe combien de temps sépare la scène de son récit : le plus vite est le mieux, mais le plus important reste d’en parler…

Idés clés

– Imaginer que l’enfant puisse surprendre ses parents est l’un des plus gros freins à la sexualité.
– Le couple a besoin d’un territoire intime pour exister.
– On ne laisse pas les enfants occuper la chambre conjugale.
– Des limites posées dès le plus jeune âge habituent l’enfant, et plus tard, l’adolescent, au respect mutuel.

Source : Parents, faire l’amour en paix | Psychologies.com

20160926 – News / Bonjour bébé, au revoir les amis ? Le fait de devenir maman peut mettre à l’épreuve vos relations d’amitié

Lorsqu’on devient père ou mère, on peut dire sans hésiter que la vie change.

 Les nuits blanches en ville sont remplacées par des nuits blanches dans une chambre d’enfant plongée dans le noir, les journées de bureau animées sont remplacées par des journées au milieu d’enfants bruyants, et les vêtements tendance de TopShip par n’importe quel habit quelconque qui n’a pas de bave de bébé dessus. Mais le fait de devenir maman a souvent un effet inattendu sur nos amitiés, et il s’agit d’un des plus grands changements de cette nouvelle vie.

Changez-vous d’amis après avoir eu un enfant ? [Photo: Adrianna Calvo via Pexels]

Si déjà avant d’avoir des enfants vous aviez du mal à trouver du temps pour vos amis, vous pouvez laisser tomber après avoir passé ce cap. Vos « meilleurs amis pour toujours » disparaîtront totalement, vous n’en entendrez plus jamais parler, et le moindre petit commérage entre filles vous donnera envie de bailler.

L’amitié post-bébé est un sujet qui a attiré l’attention de la bloggeuse Jess Bovey de New Mum Club, qui s’intéresse à l’éducation des enfants. Dans son dernier billet de blog, « Je suis CET ami », elle raconte à quel point elle a été surprise en voyant comment le fait de devenir maman avait eu un impact sur les relations avec ses amis.

Jess Bovey, bloggeuse et spécialiste de l’éducation des enfants, a consacré un billet entier sur les effets que la maternité peut avoir sur nos relations d’amitié. [Photo: Facebook/New Mum Club]

La jeune maman écrit : « Les amis qui n’ont pas d’enfant ont plus de mal à comprendre. Ils le prennent souvent comme attaque personnelle, pensent que vous ne faites aucun effort ou que vous vous en fichez tout simplement. Mais ce n’est absolument pas le cas. »

« Je n’aime pas sortir le soir, premièrement car je suis fatiguée, deuxièmement car cela veut dire que je ne peux pas dire bonne nuit à Baxter. Je vais au travail le matin et il dort encore quand je pars, donc je ne le vois pas avant le prochain soir. »

« Quand je ne suis pas occupée avec mon enfant, la vie sociale est souvent la dernière chose à laquelle j’ai envie de penser. Cela n’a absolument rien à voir avec vous. »

Et la jeune maman a trouvé que le manque de temps n’était pas la seule chose qui avait altéré les relations avec ses amis.

« Je ne tolère presque plus les conn**ies, que ce soit mes amis qui en font trop ou les internautes qui ont des avis très arrêtés (même si ironiquement, ça peut m’arriver aussi). J’ai tellement d’autres soucis ces jours-ci, et je ne peux simplement pas m’embêter avec des choses triviales qui n’ont pratiquement aucune importance pour moi. »

La bloggeuse explique qu’une fois, une bonne amie lui a dit qu’on reconnaît ses vrais amis après avoir eu un bébé. Et même si elle ne pensait pas que cela aurait été le cas, elle a finalement trouvé que c’était parfaitement vrai.

« Mes priorités ont complètement changé depuis que Baxter est né, et je n’ai rien vu arriver. Certaines personnes que je considérais comme de bons amis ne sont jamais venu voir mon fils, donc je me suis mis en retrait et j’ai décidé que je n’avais pas besoin de ces gens-là dans ma vie. »

Et bien qu’elle ait pu être blessée par le passé, la jeune maman nous avoue désormais voir les choses différemment.

« Oui, les personnes qui n’ont pas d’enfants sont occupées aussi, mais tant de choses changent quand un petit bonhomme dépend entièrement de vous. Le fait de devenir maman m’a fait voir les choses sous un nouvel angle. Vous faites la part des choses entre ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Vous apprenez à moins vous soucier de ce que pensent les autres et à davantage vous concentrer sur votre propre situation. »

Jess et son fils Baxter [Photo: Facebook/New Mum Club]

Le point de vue rafraîchissant de la bloggeuse sur les relations d’amitié d’une mère a été très apprécié par ses abonnés, et beaucoup d’entre eux l’ont remerciée pour son billet.

Une maman a posté sur la page Facebook de New Mum Club : « J’avais l’impression que l’article parlait de moi. Ce billet est vraiment intéressant. »

Une autre personne a écrit : « Je suis cet ami-là. Je mets des jours et parfois des semaines avant de répondre à un message. Je suis facilement distrait et j’oublie, tout simplement. »

Une autre commente : « J’ai perdu une amie à cause de cela. J’étais trop occupée à créer une vie stable pour mes futurs enfants et elle n’a pas aimé être reléguée au second plan. »

mclifestylewriter

Source : Bonjour bébé, au revoir les amis ? Le fait de devenir maman peut mettre à l’épreuve vos relations d’amitié

 

Avis Pimpf : article très intéressant car il y a un vrai clivage entre les couples avec ou sans enfants tes centres d’intérêt changent, les sujets de discussion aussi, quand tu es un couple sans enfants et que tu n’es entouré que de couples avec enfants tu te sens décalé et ne vivant pas au même rythme, et l’inverse de la situation aussi et effectivement ton groupe d’ami en pâtit aussi , du moins quand ils sont petits les enfants, après c’est une autre paire de manche

20160926 – News / École primaire : redoublement refusé pour un enfant de 7 ans

Depuis l’an dernier, les écoliers du primaire ne peuvent plus redoubler, mais que faire quand un enfant de sept ans a du mal à lire et écrire ? En Picardie, une mère demande que son fils reste en CP.

Angy, sept ans, tente de déchiffrer les mots du texte. A son entrée en CE1, il ne maîtrise toujours pas la lecture et l’écriture. Son cas n’est pas isolé. Un enfant sur dix en moyenne ne sait pas lire à la sortie du CP. Sa mère inquiète aurait voulu qu’il redouble mais elle se heurte au refus de l’Éducation nationale. Depuis la rentrée 2015, le redoublement est interdit sauf cas exceptionnel. A la sortie de l’école, certains parents ne comprennent pas cette mesure.

Le maître doit s’adapter

Selon le ministère de l’Éducation nationale, le redoublement est inefficace dans le parcours scolaire de l’élève. Charge donc au maître d’adapter la pédagogie avec les moyens qui lui sont alloués. Quant aux parents, ils devront multiplier les efforts pour persuader les enfants pour rattraper leur retard au plus vite.

Source : École primaire : redoublement refusé pour un enfant de 7 ans

20160925 – Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

Entre interdiction totale et lâcher prise, comment gérer l’utilisation des écrans par les 11/15 ans ? Compréhension, discussion et certaines applications

Quels parents de jeunes adolescents n’ont jamais entendu cette phrase : « Allez, steuplaît, tu peux me laisser encore un peu mon portable ! Augustin, lui, il a le droit de le garder tout le temps. » Sous-entendu : « Je suis un martyr de la vie numérique et toi un dictateur. »De ces négociations sans fin et quotidiennes naissent souvent des agacements qui virent parfois à l’exaspération et au conflit. Et elles démarrent de plus en plus tôt.

« À table ! »

Voici moins de dix ans, l’acquisition d’un portable correspondait, en général, à l’entrée au lycée.« Décroche ton brevet des collèges et tu auras un téléphone dans l’été. » Désormais, c’est en sixième que les préados sont équipés !Et la technologie a bien évolué : fini le téléphone à clapet qui servait surtout à envoyer 150 SMS par jour, l’heure est au smartphone et donc à la navigation sur le net, aux jeux vidéo, à Snapchat et aux… réseaux sociaux.De quoi y passer des heures… Oui, mais combien vrai…

Source : Enquête. Internet et les ados, vrai casse-tête des parents

20160922 – News : Quand les enfants souffrent à l’école | Psychologies.com

En maternelle

Les petits peuvent souffrir d’une trop grande indisponibilité de l’adulte dans des classes trop chargées. Et surtout du bruit et de l’espace trop grand. A cet âge-là, ils ont besoin de calme et d’adultes proches et bienveillants. Les entourer davantage contribue à les rassurer.

En primaire

Vers 6-8 ans, ils commencent à sentir les attentes des adultes sur leur capacité à apprendre et risquent de perdre confiance en eux. Certains se disent déjà « je suis bête, je n’y arrive pas ». La peur d’être jugés les poursuit longtemps. Ils ont besoin de conditions d’apprentissage attentives à leurs besoins. Les uns adorent le défi et la compétition. D’autres ont besoin d’être rassurés et surtout pas comparés.

Vers 8-11 ans, il peut y avoir des souffrances liées aux relations. Plus les enfants s’éloignent de leur famille, plus ils ont besoin d’être rassurés par les copains. A cet âge-là, ils ont encore plusieurs groupes de copains assez mouvants (contrairement aux clans l’adolescence). C’est le moment où ils commencent à s’opposer aux adultes, et où il faut faire allégeance au groupe (surtout ne pas rapporter, sous peine d’exclusion).

AU COLLEGE

L’enjeu, pour les ados, est surtout de se confronter à un nouveau milieu et de s’y montrer à la hauteur. La puberté les bouscule beaucoup. Les filles sont plus précoces (elles ont des seins dès le CM2, leurs règles en cinquième), les garçons deviennent pubères vers 13 ans (ils ont leurs premières éjaculations vers la fin de quatrième). Tout cela crée des classes très excitées et excitantes, surtout pour les garçons. Par ailleurs, le groupe, à cet âge-là, prend encore plus le relais. Il fait autorité. Si l’on est exclu, c’est encore pire. Beaucoup d’ados cherchent des copains qui vont encore plus mal qu’eux pour se rassurer. Les phénomènes de harcèlement se multiplient.

 

Source : Quand les enfants souffrent à l’école | Psychologies.com

20160922 – News : La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

Selon l’Observatoire du fait religieux en entreprise, les situations « conflictuelles » ou « bloquantes » restent très minoritaires.

Le fait religieux est de plus en plus présent dans la vie des entreprises, mais celles-ci commencent à mieux savoir y faire face. Pour leur quatrième étude annuelle sur ce sujet, l’Institut Randstad et l’Observatoire du fait religieux en entreprise (OFRE), une chaire de recherche universitaire, ont enregistré ce double mouvement en interrogeant en ligne 1 405 cadres et manageurs entre avril et juin, sur leur expérience personnelle.

Pour la première fois, une nette majorité (65 %) de ces salariés interrogés disent avoir observé à plusieurs reprises « des faits religieux » sur leur lieu detravail. C’est 15 points de plus qu’en 2015. Les faits observés peuvent êtreregroupés en deux grandes catégories, selon les auteurs de l’étude.

Lire aussi :   Pour les DRH, le fait religieux se gère avec pragmatisme

La première, qui est aussi la plus nombreuse, correspond à « des demandes ou des pratiques personnelles ». Ils sont « par eux-mêmes, peu perturbateurs », note l’étude, même si « combinés à d’autres faits, d’autres situations ou d’autres comportements, ils peuvent être problématiques ». Parmi eux, le port visible de signes religieux, comme le voile, est devenu le plus fréquent (21 %). Il a dépassé cette année les demandes d’absence pour une fête religieuse (18 %), qui sont suivies par les demandes d’aménagement des horaires (14 %) et les prières pendant les pauses (8 %).

La seconde catégorie regroupe des « faits qui perturbent et/ou remettent en cause l’organisation du travail et/ou transgressent des règles légales ». Ils sont« stables ou en baisse de quelques points par rapport à 2015 », note l’étude, mais ils représentent quand même plus d’un tiers des faits constatés. Il peut s’agir de la stigmatisation d’une personne pour motif religieux (7 %), de prosélytisme (6 %), de refus de réaliser certaines tâches (6 %), de travaillersous les ordres d’une femme (5 %), de prières pendant le temps de travail (5 %), du refus de travailler avec une femme (4 %) ou avec un collègue (3 %).

Meilleure maîtrise des situations

Les situations « conflictuelles » ou « bloquantes » progressent de nouveau tout en restant nettement minoritaires : elles passent de 6 % à 9 %. Elles représentent cependant 14 % (contre 12 % en 2015) des situations rencontrées par les manageurs ayant eu eux-mêmes à intervenir. Elles peuvent consister en menaces d’accusation de discrimination, en remise en cause de la légitimité de l’entreprise ou du manageur, en refus de discuter, en demandes collectives ou en présence de tiers extérieurs à l’entreprise.

« Il y a en 2016 davantage de tension autour du fait religieux au travail », relève l’étude. « De plus en plus d’entreprises sont confrontées à des comportements de rupture, précise Lionel Honoré, directeur de l’OFRE et professeur à l’université de Polynésie. Ils sont le fait d’individus qui remettent en cause le droit de l’entreprise à faire prévaloir ses règles. Ils placent la loi religieuse au-dessus de tout. »

Lire aussi :   Peut-on interdire le port du voile en entreprise ?

Jusqu’à présent, les différentes enquêtes qui avaient pu être menées montraient un certain désarroi dans les entreprises pour faire face à ce type de situations. Bien souvent, les manageurs de proximité (ceux à qui il revient d’y répondre au plus près du terrain) n’étaient pas forcément armés ni formés pour le faire et, en outre, ils hésitaient à faire remonter les problèmes de ce type à leur hiérarchie ou à solliciter les services des ressources humaines ou juridiques. Les réponses apportées étaient donc parfois « bricolées », voire hors des clous de la légalité.

Cette année, le baromètre Randstad-OFRE détecte une meilleure maîtrise de ces situations par les encadrants de terrain, qui « ont des positions plus tranchées sur ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas » et ont « une meilleure connaissance du cadre légal ». C’est ainsi que les auteurs interprètent la nette augmentation de la part des cas ayant nécessité une intervention managériale, qui passe de 38 % à 48 %.

Les réponses aux questionnaires témoignent aussi du soutien que reçoivent les manageurs placés dans des situations difficiles. « Ils sont de moins en moins nombreux à les aborder de manière isolée et ont de plus en plus recours à leur hiérarchie » et aux services juridiques et ressources humaines. Cette meilleure maîtrise du fait religieux en entreprise n’est sans doute pas étrangère au fait que 62 % des répondants sont opposés à une loi en ce domaine.

Pas de rejet de la religion

Il reste que si la majorité des manageurs font face à des faits relativement faciles à gérer, d’autres sont confrontés régulièrement « à des situations de débordement, qui sont ingérables », relève Lionel Honoré. Ces situations se retrouvent en particulier dans des entreprises à forte main-d’œuvre non qualifiée, comme dans les travaux publics, la grande distribution, la logistique et des transports, relève l’universitaire, ou encore celle qui « sont situées dans des zones où la problématique existe déjà hors de l’entreprise ».

L’augmentation de l’occurrence du fait religieux ne débouche pas sur un rejet. Ainsi 70 % des salariés interrogés considèrent que la religion a sa place dans les échanges entre collègues, et 80 % disent connaître en général la religion de leurs collègues. Plusieurs pratiques religieuses sont en outre admises, commedemander des aménagements ponctuels du temps de travail (83 %), prier seul et discrètement pendant les pauses (75 %). En revanche sont considérés comme proscrits le fait de refuser de travailler avec certaines personnes (91 %), de réaliser certaines tâches (90,3 %), le prosélytisme (74 %) et les prières en groupe ou pendant le temps de travail (70 %).

Mais s’ils sont disposés à apporter des réponses pragmatiques au cas par cas, les cadres et manageurs sont très majoritairement hostiles (84 %) à ce que« l’entreprise s’organise en fonction des prescriptions religieuses », en prenant, par exemple, officiellement en compte les calendriers religieux, en prévoyant des menus « religieux » à la cantine ou en aménageant des lieux de prière. En revanche, ils rejettent à 65 % l’idée que l’entreprise puisse « inscrire dans son règlement intérieur un principe de neutralité religieuse et l’imposer à ses salariés ». Le questionnaire a été soumis avant qu’un amendement introduit dans la loi El Khomri permette d’inscrire dans ces textes « le principe de neutralité » et de restreindre « la manifestation des convictions des salariés ».

Source : La pratique religieuse s’invite plus fréquemment au travail

20160921 – News : Najat Vallaud-Belkacem veut rendre la scolarité obligatoire jusque 18 ans

Le gouvernement va proposer d’étendre la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, de 3 à 18 ans.

Najat Vallaud-Belkacem l’a annoncé le week-end dernier. Alors qu’elle intervenait, samedi, à l’Université PS de l’engagement, qui se tenait à Lomme, près de Lille, la ministre de l’Education nationale a annoncé par un tweet l’une des mesures phares du programme du PS en matière d’éducation en vue de la prochaine présidentielle.

« Pour aller plus loin sur l’Education, je proposerai d’étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans », a ainsi écrit Najat Vallaud-Belkacem, sur Twitter.

Autrement dit, avec cette mesure, la scolarité obligatoire, qui court actuellement de 6 à 16 ans, commencerait trois ans plus tôt et se terminerait deux ans plus tard.

Lutter contre le décrochage

Objectif: lutter contre le décrochage scolaire, alors que 110.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire avant d’avoir obtenu une qualification. Si la mesure s’avérerait plutôt facile à mettre en place pour l’avancement de l’âge de la scolarité, la plupart des enfants étant déjà scolarisés à 3 ans, elle serait plus compliquée à installer entre 16 et 18 ans.

En effet, comme le souligne le site spécialisé sur les questions d’éducationCafé pédagogique, les jeunes scolarisés à l’âge de 18 ans ne sont plus que 77%, et 92% à 17 ans. Allonger de deux ans la durée de la scolarité obligatoire nécessiterait ainsi d’accueillir 180.000 jeunes de plus, dont la majorité (entte 110.000 et 140.000) a décroché de l’école sans obtenir de diplôme.

Comme le soulignent Les Echos, la scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans est une des revendications principales du SNES, le principal syndicat de l’enseignement secondaire. Son application permettrait ainsi l’apaisement de ses relations avec le ministère de l’Education nationale, mises à mal depuis la réforme du collège.

Source : Najat Vallaud-Belkacem veut rendre la scolarité obligatoire jusque 18 ans

 

Avis Pimpf : Déjà  il me semble que c’était l’éducation et pas la scolarité qui était obligatoire ? ensuite je ne comprends pas en quoi cette mesure va inciter les élèves à faire plus d’études, quid de valoriser plus les filières professionnelles et techniques qui n’ont rien à rougir des filières dites « classiques » ? vraiment il y a de gros loupés et ça ressemble fort à des mesures qu’ils ne sont pas sur de porter à bout dès que les élections seront passé ( comment ça on veut attirer des gens pour les élections?)

20160921 – News : Les parents plutôt démunis face aux devoirs à la maison

Dans un sondage IPSOS, effectué auprès des parents et des enfants, on en apprend un peu plus sur la façon dont chacun envisage les devoirs scolaires, les apprentissages et les jeux sur écran…

A l’occasion du lancement de la plateforme numérique de jeux éducatifs basés sur les programmes scolaires de la maternelle au CM2, pour enfants, Squla, en partenariat avec les éditions Nathan, un sondage dévoile la façon dont les parents gèrent les apprentissages scolaires et le mode de vie de leurs enfants. Point fort : l’enquête a été menée conjointement auprès de 502 parents et 503 enfants (entre 6 et 12 ans). Leurs avis respectifs en matière de devoirs scolaires, apprentissages, divergences, jeux sur écran, habitudes, ressentis ont pu être recueillis et analysés. Résultat : 99 % des parents pensent que l’apprentissage du français est primordial dans la vie scolaire de leur enfant. Suivi par les maths (91 %), et les langues vivantes comme l’anglais (71 %). L’informatique et l’histoire-géographie arrivent bien après (54 % et 49 % respectivement). Bien plus secondaires, les arts plastiques ou la musique ne sont pas considérés comme des matières primordiales par les parents. Côté enfants, ils ont quant à eux répondu que les maths étaient leur matière préférée (29 %), suivis par le sport (17 %) et le français (16 %). Quand on regarde plus précisément les différences entre les filles et les garçons, on s’aperçoit que les stéréotypes de genre sont bien ancrés : en effet, les garçons préfèrent particulièrement les mathématiques (34 %) et le sport (25 %). Quant aux filles, ce sont les maths et le français ex-aequo (24 %) qui remportent leurs suffrages, suivis par le dessin (16 %). Autre enseignement fort de l’enquête : 22 % des parents ont déclaré qu’ils ne connaissaient pas le programme scolaire de leur enfant. Et ce sont principalement les pères (25 %) qui ne suivent pas ce que font leur bambin en classe (19 % des mères). D’ailleurs, les parents et les enfants ne sont pas d’accord quand il s’agit de préciser qui les aide à faire leurs devoirs : les mères sont seulement 2 % à déclarer que leurs enfants font leurs devoirs tout seuls, alors que les enfants sont 23 % à le déclarer. A ce sujet, les enfants ont précisé qu’ils trouvaient que leurs parents ne savaient pas toujours bien leur expliquer ce qu’ils n’avaient pas compris à l’école (22 %). Et 37 % d’entre eux trouvent que leurs parents s’énervent trop souvent au moment de faire les devoirs. Du côté des parents, ils ont avoué se sentir démunis dans l’accompagnement aux devoirs. Manque de temps (50 %), manque de patience (48 %), moment de stress (47%), incapacité à donner aux enfants le goût des devoirs (39 %)… Au final, ce temps passé à travailler ensemble est mal vécu des deux côtés. Le sondage met en évidence le rôle primordial d’Internet comme outil « indispensable d’aide aux devoirs » pour les parents (85 %). Enfin, les enfants ont confirmé l’engouement pour l’utilisation des écrans, et notamment les jeux sur tablette ou ordinateur. Sans surprise, ils sont 96 % à vouloir jouer sur un écran tout en apprenant !
 
Source : IPSOS pour Squla, septembre 2016

Source : Les parents plutôt démunis face aux devoirs à la maison

20160921 – News : Etude – Les parents, les enfants et l’apprentissage par le numérique | IDBOOX

La plateforme éducative Squla et Ipsos ont réalisé une étude passionnante sur le regard que portent les enfants âgés de 6 à 12 ans et leurs parents  sur les apprentissages scolaires et parascolaires. 

Ce qui est intéressant, outre les résultats riches d’enseignements, c’est que l’étude a été menée en interrogeant les enfants et les parents. Ces regards croisés donnent des tendances dont voici les chiffres clés.

Français et mathématiques

99 %des parents considèrent que l’apprentissage du français, à travers l’orthographe, l’écriture et la lecture est essentiel à l’avenir de leur enfant. De la même manière ils attachent une importance considérable aux mathématiques (91%), les langues vivantes arrivent juste derrière (71%).

Pour les enfants, les mathématiques apparaissent comme étant, de loin, leur matière préférée (29 %) suivie par le sport (17 %) et le français (16 %).

L’accompagnement des enfants

Parents et enfants s’accordent à dire que les mères aident beaucoup plus souvent les enfants à faire leurs devoirs que les pères (entre 4 et 5 fois plus souvent).

Avec une nuance toutefois : les pères sont 23 % à dire que ce sont eux qui aident le plus leur enfant, quand seulement 12 % des mères leur reconnaissent ce rôle. Autre écart, et de taille : 23 % des enfants disent faire leurs devoirs le plus souvent seuls, contre 2 % des parents qui ont ce sentiment.

Le temps des devoirs est souvent un moment de stress et de tension entre parents et enfants : 50 % estiment qu’ils n’ont pas le temps pour accompagner les enfants, 48% qu’ils n’ont pas de patience et d’énergie.

39 % ne savent pas comment donner le goût d’apprendre à leur enfant et 33 % se sentent impuissants quand ils pensent à l’éducation de leur enfant.

Un quart (25 %) mettent aussi en cause leur manque de connaissances ou de capacités. Au total, c’est près d’un parent sur deux (47 %) qui avoue vivre le moment des devoirs comme un moment de stress.

Du côté des enfants, ils avouent pour 37% d’entre eux, l’énervement fréquent des parents au moment des devoirs

Ils aiment faire les devoirs, de préférence avec le numérique !

Aussi étonnant que cela paraisse, 68% des enfants interrogés déclarent aimer faire leurs devoirs de classe.

Ils montrent un grand intérêt à l’idée de pouvoir jouer sur ces supports numériques tout en apprenant des choses : 96 % des enfants aimeraient en avoir la possibilité, dont 66 % qui aimeraient beaucoup.
98 % des enfants aiment utiliser des tablettes, des ordinateurs ou des smartphones.

Méfiance et intérêt vis-à-vis du numérique

Les parents restent méfiants sur l’utilisation d’appareils connectés. 4 parents sur 5 redoutent que leur enfant fasse de mauvaises rencontres sur Internet (81 %) et près de 9 sur 10 pensent qu’il y a trop de contenus dangereux pour les enfants sur Internet (89 %).

Toutefois, 93 % trouvent qu’Internet est intéressant et 85 % estiment que les technologies numériques peuvent épauler les parents afin de mieux aider les enfants dans leurs devoirs.

Ils sont convaincus que l’apprentissage doit être un plaisir pour les enfants (99 %), qu’il peut se faire par le jeu (95 %) et que s’amuser permet d’apprendre plus facilement (95 %).

62% des parents déclarent quant à eux que les enfants utilisent une tablette au moins une fois par semaine.

Les autres chiffres sont dans l’infographie ci-dessous

Découvrez notre rubrique dédiée à l’éducation numérique

 

 

Source : Etude – Les parents, les enfants et l’apprentissage par le numérique | IDBOOX