Sur Europe 1, le psychologue Jean Van Hemelrijck revient sur la difficulté qu’ont certains couples à se séparer.
INTERVIEWEn 2013, près de 125.000 divorces ont été prononcés pour autant de couples séparés, selon l’Insee. Parmi ces personnes, plusieurs n’arriveront pas à se détacher totalement. C’est ce que le psychologue Jean Van Hemelrijck appelle la « malséparation ». Dans Il n’y en a pas deux comme elle, le spécialiste revient sur cette situation qui peut entraîner une souffrance importante.
La prolongation d’une relation destructrice. « Dans tous les cabinets d’avocats et les bureaux de psy, vous avez des gens qui passent des années à se séparer », raconte Jean Van Hemelrijck. Le psychologue définit cette situation comme la « malséparation », cette situation où les gens « s’entendent sur le fait de ne pas s’entendre ». « Les couples arrivent à prolonger de manière absolument invraisemblable une relation destructrice », décrit le psychologue. Un lien est maintenu malgré le divorce et les souffrances liées à la situation.
Pourquoi la malséparation ? « Le départ de l’autre représente un tel danger psychique, un tel risque d’effondrement, (…) que plutôt que de le laisser partir, on le maintient en soi, sous forme de partenaire de haine », souligne Jean Van Hemelrijck pour expliquer le phénomène.
Cette situation, qui peut durer des années, est souvent la conséquence de deux types de rupture. Les séparations par désillusion, « qui arrivent par surprise, où l’autre nous dévoile une part insoupçonnée de lui ». Mais aussi les ruptures brutales, qui vont bien au-delà des simples faits cachés par le conjoint. « C’est différent de découvrir que notre partenaire nous trompe et de se rendre compte qu’il le fait avec notre meilleur ami(e) », conclut le psychologue.
Selon deux podologues américains, ces sabots peuvent causer des douleurs articulaires et des déformations.
Ce sont les chaussures préférées des médecins et infirmiers. Les Crocs, ces sabots en plastique de toutes les couleurs, vendues par millions, sont pourtant pointées du doigt par deux podologues américains, rapporte Sciences et Avenir. Selon eux, les porter de façon quotidienne peut être mauvais pour les pieds.
Déformation des orteils. Une podologue de Chicago affirme sur le Huffington Postqu’elles ne soutiennent pas assez le talon et que dans ce cas là, les orteils ont tendance à se recroqueviller pour retenir la chaussure, provoquant parfois des tendinites. Porter ces chaussures pourraient aussi à long terme causer des déformations d’orteils, des cors, des problèmes d’ongles. Des complications également causées par un port excessif de tongs.
Un intérêt en cas d’œdème. Selon Alex Kor, le président de l’Académie américaine de podologie, les Crocs peuvent seulement convenir aux personnes ayant une voûte plantaire très élevée ou ceux qui ont des œdèmes importants au niveau de leurs jambes ou de leurs chevilles.
Ces chaussures ont à l’origine été créée pour être portée à la piscine ou à la plage.
Dernière ligne droite pour le tournage du prochain opus. Le réalisateur Rian Johnson a mis en ligne une mystérieuse photo pour agiter les fans.
Luke Skywalker va bientôt faire son grand retour. En témoigne la photo de tournage inédite postée mercredi par Rian Johnson, le réalisateur de Star Wars : Épisode VIII. « C’est la dernière ligne droite », écrit le cinéaste sur son compte Tumblr. Sur cette image, on retrouve la tunique à capuche couleur sable de Luke et, en arrière-plan, une grotte énigmatique.
Après les (trop) brèves retrouvailles du Réveil de la Force, Luke Skywalker devrait sortir de son silence et nous expliquer pourquoi il s’est exilé sur une planète très très lointaine, loin de feu Han Solo et de son ami R2-D2. Les détails de l’intrigue du prochain opus sont gardés secrets pour le moment, mais les rumeurs vont bon train depuis la sortie en salle du Réveil de la Force.
Aux dernières nouvelles, tous les personnages devraient « être testés » dans Star Wars 8. Rey pourrait suivre un entraînement de Jedi avec Luke, Finn et Poe Dameron pourraient être kidnappés par Kylo Ren, Han Solo, dont plusieurs espèrent secrètement le retour, devrait définitivement rester dans la tombe et Captain Phasma (Gwendoline Christie) pourrait perdre un bras. Bien sûr, toutes ces informations sont à prendre avec de grosses pincettes puisque rien n’a encore été annoncé. Il reste encore un an et demi avant la sortie du prochain volet de la saga.
Ce processus de sécurité simple permet de protéger ses comptes sur les réseaux sociaux ou sa boîte mail grâce à son numéro de téléphone. Le Figaro vous donne le mode d’emploi.
Ce processus de sécurité simple permet de protéger ses comptes sur les réseaux sociaux ou sa boîte mail grâce à son numéro de téléphone. Le Figaro vous donne le mode d’emploi.
Même Mark Zuckerberg n’est pas à l’abri d’un piratage. Le PDG de Facebook s’est fait piraterplusieurs de ses comptes sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Ses profils Pinterest, Twitter et LinkedIn partageaient tous les trois le même mot de passe: «dadada». Mark Zuckerberg aurait pu éviter cette situation en respectant quelques règles élémentaires de sécurité en ligne, comme avoir un mot de passe complexe et différent pour chaque compte. Il aurait surtout dû activer la double authentification. Le Figaro fait le point sur ce processus de sécurité simple et efficace pour se protéger des piratages en ligne. Car ce qui est bon pour Mark Zuckerberg l’est aussi pour vous.
● Qu’est-ce que la double authentification?
La double authentification est aussi appelée validation en deux étapes ou authentification à deux facteurs. Il s’agit d’un processus qui permet d’ajouter un niveau de sécurité supplémentaire à un compte sur un réseau social ou sur un site, généralement grâce à votre numéro de téléphone portable. Une fois activée, la double authentification protège vos données en deux fois: en vous demandant votre mot de passe, comme d’habitude, puis en vous demandant de renseigner un code unique que vous recevez directement sur votre téléphone.
Même si vous êtes piraté par des personnes ayant eu accès à votre mot de passe, elles ne pourront pas pénétrer dans votre compte sans renseigner cet élément supplémentaire. Cela signifie également qu’à chaque connexion à un nouvel appareil, vous devrez renseigner un code. En cas de tentative d’intrusion depuis une machine inconnue (par une personne ayant votre mot de passe mais pas de code), le site vous informe par mail ou par SMS et vous invite à changer votre mot de passe.
● Est-ce que cela m’évitera tous les piratages?
Il n’existe aucune mesure de sécurité en ligne complètement sûre. Il est possible qu’un pirate puisse accéder à votre compte protégé par une double authentification, en récupérant à la fois votre mot de passe et en prenant le contrôle de votre smartphone. Ce genre d’attaque est complexe, mais possible: en 2012, le bloggueur spécialiste en cybersécurité Brian Krebs décrivait le cas d’une boîte mail hackée suite au piratage de la boîte vocale de son propriétaire. Néanmoins, il est plus efficace de protéger votre compte de deux barrières que d’une seule.
● Comment la mettre en place?
La validation en deux étapes se généralise petit à petit sur les grandes plateformes en ligne. Elle est disponible pour les services de Google, de Microsoft ou d’Apple, Facebook, Tumblr, Amazon, Twitter, Dropbox … La plupart du temps, cette option se trouve dans les paramètres du compte concerné. Voici un mode d’emploi précis pour l’activer sur Google, Apple et Facebook.
Sur Google:
Rendez-vous sur votre compte Google. Il est accessible via l’URL myaccount.google.com. Cliquez sur la catégorie «Connexion et sécurité». Dans le chapitre «se connecter à Google», choisissez «validation en deux étapes». Renseignez votre mot de passe puis votre numéro de téléphone. Vous pouvez choisir d’obtenir vos codes par SMS ou par appel téléphonique. Une fois cette étape passée, Google teste le service en vous envoyant un message ou en vous appelant. Il vous invite ensuite à choisir une option de secours, au cas où vous n’auriez pas votre téléphone sur vous. Vous pouvez choisir d’imprimer des codes de secours, d’utiliser une application dédiée, de renseigner un numéro de téléphone secondaire ou d’utiliser une clé de sécurité.
Sur Apple iCloud:
Apple propose une authentification en deux étapes lors des connexions sur ses services (iCloud, iMessage, Game Center, FaceTime, iTunes Store, Apple Store et iBooks Store) depuis un mobile ou un ordinateur. Pour l’activer, connectez-vous sur la page de votre identifiant Apple, disponible à l’adresse appleid.apple.com et cliquez sur le lien «Modifier» dans la section «Sécurité» pour dérouler les options disponibles, et les réglages de validation en deux étapes, tout en bas. Avant de valider l’opération, Apple demande de répondre aux questions de sécurité préalablement renseignées. Le code de validation de quatre chiffres sera ensuite envoyé sur l’appareil de confiance Apple que vous utilisez, ou par SMS. Il est conseillé d’imprimer et de conserver en lieu sûr la clé de secours de 14 caractères fournie par ailleurs, qui permettra d’accéder à son compte en cas, si vous ne pouvez plus mettre la main sur ces appareils.
Sur Facebook:
Rendez-vous dans vos paramètres puis dans rubrique sécurité. Cliquez sur «approbations de connexion» puis sur «demander un code de sécurité lors de l’accès à mon compte à partir de navigateurs non reconnus». Renseignez votre numéro de téléphone puis le code d’essai envoyé sur votre téléphone. Vous disposez de deux autres options si vous n’avez pas votre téléphone ou que vous ne recevez pas le SMS: des codes temporaires que vous pouvez imprimer ou un générateur automatique. Ce dernier se trouve sur l’application mobile de Facebook, dans les paramètres.
● Je n’ai pas envie de donner mon numéro de téléphone à une entreprise…
Les sites utilisant la double authentification précisent dans leurs règles qu’ils n’exploiteront pas votre numéro à d’autres fins que celui de l’envoi de code. La réception de ces messages est par ailleurs gratuite. Surtout, on gardera en tête que ces plateformes n’ont pas besoin de ces numéros de mobile pour tout savoir ou presque de nos contacts. Leurs applications mobile demandent généralement l’accès à notre répertoire avant de les télécharger. Elles peuvent aussi nous contacter grâce à des notifications ou des alertes. Donner son numéro pour améliorer la sécurité de son compte est certes une concession à faire, mais plutôt faible au regard de tous les désagréments qu‘elle peut éviter.
A l’occasion de son 5e rapport, fruit du travail de la Ligue contre le cancer et de l’Institut Ipsos, l’Observatoire sociétal des cancers révèle les difficultés psychologiques et financières des aidants proches des malades. Cet accompagnement concerne un Français sur 10. Ainsi, 62% travaillent et 12% sont obligés de s’endetter.
Le rôle d’aidant est loin d’être confortable au vu des réponses livrées à l’Observatoire sociétal des cancers. Malgré les difficultés rencontrées, 94% des accompagnants considèrent comme une évidence d’être auprès de leur proche.
Pour les 10% de Français qui accompagnent un proche malade du cancer, le quotidien est rythmé par les traitements, les rendez-vous médicaux et la logistique de la maison (repas, courses, ménage). 32% vivent et assument seules ces tâches auxquelles ils consacrent en moyenne 1 heure 45 par jour.
Ces aidants – principalement des femmes et des personnes actives – ont un moral qui fluctue avec l’état de santé de leur proche. La souffrance psychologique est en effet la conséquence la plus souvent mentionnée, par les aidants. 63% évoquent un impact néfaste sur leur sommeil.
Le bouleversement est aussi professionnel: 10% ont dû arrêter ou adapter leur activité professionnelle, et 24% des étudiants affirment un impact important sur leur projet professionnel. Pour les professionnels indépendants, l’étude révèle que 5% des aidants ont dû cesser leur activité professionnelle.
La vie privée et familiale n’est pas épargnée avec des loisirs mis entre parenthèses. 35% vont même jusqu’à accueillir leur proche malade chez eux ou déménager à son domicile.
Concernant la charge financière, l’étude révèle que 21% des aidants ne savent pas comment finir le mois sans être à découvert, 17% cachent à leur proche leur problème financier et 12% ont dû s’endetter.
Pour se sentir épaulés, les aidants attendent en priorité une aide psychologique (pour 34%), une aide dans les tâches quotidiennes et une aide dans l’organisation des soins pour pouvoir continuer à aider leur proche atteint de cancer.
Face à ces difficultés financières et professionnelles, la Ligue contre le cancer, émet plusieurs recommandations. Elle suggère d’intégrer les informations sur les aides disponibles aux dispositifs existants, comme l’annonce du diagnostic. Elle souhaite aussi que les conditions d’aide aux malades soient élargies, dans le but de lutter contre les inégalités socio-économiques.
Pour cela, les disparités entre les différents régimes sociaux doivent être gommées, estime l’association. Le financement des aides à domicile a aussi besoin d’un coup de pouce et de nouveaux critères. La Ligue propose notamment que l’âge et le niveau de dépendance soient pris en compte.
A compter de l’automne 2016, un outil produit par la Ligue contre le cancer, accessible sur le site www.ligue-cancer.net, apportera aux aidants des informations pratiques à tous les moments de la maladie de leur proche (au début, pendant et après les traitements).
Méthodologie : pour l’Observatoire sociétal des cancers, Ipsos a mené une étude en trois volets : 21 entretiens semi-directifs, d’une durée d’1 heure 15, une enquête en ligne auprès de 2148 Français âgés de 16 ans et plus représentatifs de la population française et une enquête en ligne auprès de 5010 aidants âgés de 16 ans plus.
Les abonnés Netflix suivent leurs propres règles lorsqu’il s’agit de regarder …
Les abonnés Netflix suivent leurs propres règles lorsqu’il s’agit de regarder des séries et en moyenne, ils regardent une saison par semaine. Si le binge watching est sans conteste devenu la norme, toutes les séries ne se regardent pas de la même façon. Netflix dévoile aujourd’hui une échelle de graduation du binge watching selon les shows !
Netflix s’est penché sur les habitudes de visionnage des séries du moment, et a fait le constat suivant : lorsque les abonnés sont réellement pris dans une série, ils passent un peu plus de deux heures par jour devant leur écran afin de terminer la saison. En prenant ce repère, on observe alors des comportements intéressants sur la façon de regarder une série.
Les séries comme Sense8 ou Orphan Black, comme le montre l’échelle de visionnage, sont parmi celles dont on a le plus de mal à décrocher. Les séries d’horreur et de thriller telles que The Walking Dead, American Horror Story ou The Fall figurent également dans la partie haute de l’échelle. De la même façon, les comédies dramatiques telles que Orange is the New Black, Nurse Jackie ou Grace et Frankie se laissent également dévorer facilement.
Par opposition, les séries riches en rebondissements et aux intrigues plus complexes telles que House of Cards et Bloodline nécessitent d’être visionnées sans précipitation. Les drames d’époques et les séries historiques telles que Peaky Blinders et Mad Men sont également des contenus qui se savourent afin d’en apprécier les détails. Pour autant, il est surprenant d’observer que les séries qui se savourent le plus lentement de toutes sont des séries satiriques et comiques telles que BoJack Horseman, Love ou encore Unbreakable Kimmy Schmidt.
Netflix a analysé plus de 100 séries dans plus de 190 pays entre octobre 2015 et mai 2016. L’étude portait sur le visionnage de l’intégralité de la première saison de chaque série. Seules les données des abonnés ayant terminé la première saison ont été retenues. Les taux de visionnage ont été convertis en jours et en heures. Le nombre de jours median pour terminer la première saison de ces séries est de cinq jour. Le nombre d’heures médian pour terminer la saison s’étendait d’une à cinq heures, avec une médiane globale de deux heures et dix minutes. Les séries regardées pendant moins de deux heures par jour ont été identifiées comme étant “savourées”. Les séries regardées pendant plus de deux heures par jour ont été identifiées comme étant “dévorées”. Aucune contrainte de date de sortie, de durée ou de nombre d’épisodes n’était imposée aux séries. La place d’une série sur l’échelle de visionnage de Netflix ne dépend en aucune façon du nombre de spectateurs.
La CGT prévoyait des actions surprises en région jeudi. Dans la capitale, les ordures ne sont ramassées que dans un arrondissement sur deux.
Dans ma rue, les poubelles jaune et gris ne sont plus ramassées depuis le début de la semaine, elles vont bientôt déborder. » Comme Cédric, résidant à Vanves, dans les Hauts-de-Seine, de plus en plus d’habitants sont affectés par la grève des éboueurs qui protestent contre la loi travail. Le mouvement prend de l’ampleur à Paris, en Ile-de-France et dans diverses villes du pays. La CGT a annoncé des actions surprises en région dès jeudi 9 juin.
A cela s’ajoute le blocage de certains sites de traitement des déchets et ordures ménagères. En région parisienne, l’usine d’Ivry-sur-Seine, la plus importante d’Ile-de-France, est bloquée depuis dix jours par des éboueurs et agents de la Ville de Paris, suivis par leurs collègues de Romainville et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Dans les Bouches-du-Rhône, l’incinérateur de Fos-sur-Mer qui traite les ordures ménagères de Marseille, est touché par la grève tout comme deux autres en Ariège.
En revanche, le travail a repris jeudi à Saint-Etienne (Loire) et la fan-zone pourra ouvrir vendredi comme prévu pour le premier match de l’Euro.
Les parents ne devraient jamais sous-estimer l’impact d’une expatriation sur leurs jeunes enfants. Témoignage d’une mère.
“Maman, maman, je veux devenir chanteuse. Je veux faire des chansons.” Quand Manika croit découvrir sa vocation, elle vit à Shanghai avec sa famille, qui se prépare à déménager pour un séjour de six mois à Bali avant de rejoindre Singapour. Or, de Shanghai à Singapour, Manika, 6 ans, a un peu grandi et beaucoup changé.
Sa mère, Rashmi J. Dalai, se contente d’abord de sourire, raconte-t-elle sur le site duWall Street Journal. “Mais ma fille a beaucoup insisté. Et moi aussi, à son âge, je voulais écrire des poèmes et des chansons. Moi aussi, j’ai déclaré à mes parents que je voulais être écrivaine. Mais j’étais fille d’immigrés indiens aux Etats-Unis et on m’a encouragée à travailler plutôt les mathématiques et les sciences. C’est même ce souhait ancien qui m’a poussé, trente ans plus tard, à quitter mon pays dans l’espoir de trouver ma voie. J’ai voulu donner à ma fille une chance de suivre ses passions sans attendre aussi longtemps.”
A Bali, Manika commence donc à apprendre la musique. Avec son professeur, elle compose même deux chansons, dont elle choisit les thèmes : se dire bonjour et adieu ; escalader les montagnes les plus hautes. “C’était comme si ma fille tentait de tresser une corde pour rester reliée à toutes les joies qu’elle avait ressenties en Chine, une corde à laquelle elle pourrait s’agripper dans le nouveau monde qui l’attendait.”
A la fin de l’année scolaire, la famille part s’installer à Singapour – et là, tout change. L’ambiance à l’école, beaucoup plus stricte ; l’état d’esprit de la mère de Manika, qui paie plus cher et devient plus exigeante en termes de résultats ; celui de Manika elle-même, qui perd son enthousiasme en même temps que sa voix s’éclaircit : sa vocation semble bien ne pas avoir résisté au déménagement.
Un jour, Manika, en pleurs, confie à sa mère à quel point tout est devenu difficile pour elle, qu’elle aimerait tant revenir à Shanghai, qu’elle regrette de ne plus pouvoir chanter avec ses amis…
Manika va-t-elle arrêter les leçons de musique ? ou bien va-t-elle convaincre ses nouveaux amis de se mettre à la chanson ? Rashmi J. Dalai n’a pas encore la réponse, mais de ces récentes difficultés elle tire quelques réflexions :
J’ai rencontré beaucoup de parents expatriés qui partagent mes préoccupations. Les difficultés que nous rencontrons pour organiser la vie de nos enfants peuvent nous rendre aveugles. Parfois, le souci d’exercer un contrôle sur leur parcours et de lui donner plus de consistance peut nous faire perdre de vue qui ils sont. Tous ces changements incessants nous rendent parfois incapables de comprendre ce qui est en jeu.”